NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publiera désormais que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Ariane Krol
C’est le bilan du premier Rapport semestriel des incidents et accidents survenus lors de la prestations des soins et services de santé au Québec, qui vient d’être rendu public. Et c’est bien le seul chiffre simple de ce rapport. Tout le reste nécessite des mises en perspective, souvent difficiles à faire en raison des nombreuses inconnues.
Prenez la question la plus évidente: 179 011 événements en six mois, c’est beaucoup ou pas? Euh… Par rapport à quoi?
On ne sait pas combien de gestes médicaux posés dans le réseau. On ne peut pas se comparer aux autres provinces puisqu’on est la première à se doter d’un registre national. Et c’est le premier rapport qu’on nous remet.
Il va falloir en avoir quelques-uns pour voir si la situation s’améliore. Et encore là, attention. On sait déjà que les prochains chiffres vont aller en augmentant, parce que des établissements n’ont pas pu transmettre leur données à temps cette fois-ci. On sait aussi que tout n’est pas déclaré mais que ça devrait s’améliorer. Améliorer la déclaration empirera le bilan, du moins à court terme.
Bref, pour l’instant on a des chiffres auxquels, à moins de vouloir faire des manchettes racoleuses, il est assez difficile de donner du sens. Cela dit, c’est une pas dans la bonne direction… à condition que les autres suivent. C’est à dire que les hôpitaux, CHSLD et les autres établissements du réseau utilisent ces données pour s’améliorer.
Déjà on voit qu’il y a du travail à faire du point de vue de la divulgation – la communication d’un accident à l’usager ou à ses proches. Dans les hôpitaux et les CHSLD, seulement les deux tiers de ces événements sont divulgués. À l’autre extrémité du spectre, on atteint presque 95% dans les centres jeunesse.
Plus du tiers des événements déclarés au registre sont des chutes, un phénomène connu chez les personnes âgées. Les problèmes de médicaments sont presque aussi fréquentes. À ce chapitre, on pèche surtout par omission (41%) et erreurs de dosage (17%).
Si le ministère de la Santé veut améliorer son registre, il devrait impliquer les patients. Je connais deux personnes qui, dans la dernière année, se sont fait dire qu’elles n’avaient pas de fracture alors qu’elles en avaient bel et bien. Dans un cas, il a fallu insister pour que la radio soit examinée de nouveau, dans l’autre c’est l’hôpital qui s’est rendu compte de l’erreur. Mais est-ce que ça a été enregistré comme des erreurs? Si on incitait les patients à signaler de tels problèmes, il y aurait plus de chances qu’ils soient comptabilisés. Et moins de risques qu’ils se reproduisent.

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americanophile
6 décembre 2011
14h35
Un autre exemple de l’échec du “modèle” québéco-européen-étatiste.
P.Savard
bloganon
6 décembre 2011
15h40
En effet, par rapport à quoi? Difficile à saisir.
C’est déjà plus éclairant : « Plus du tiers des événements déclarés au registre sont des chutes, un phénomène connu chez les personnes âgées. Les problèmes de médicaments sont presque aussi fréquentes. À ce chapitre, on pèche surtout par omission (41%) et erreurs de dosage (17%). »
Il faudrait aussi avoir une ventilation ou une moyenne par établissement, par employé, par gravité des répercussions par exemple.
Merci.
J. Bouthillier
mlebel
6 décembre 2011
15h49
Mon observation et mon expérience me disent que la médecine est autant une science humaine qu’une science exacte. Il ne faudrait jamais l’oublier, “il” incluant autant le patient que le personnel médical. Ce qui n’excuse pas l’incompétence. Mais dans tout domaine, il y des compétents et des incompétents! Donc, réalisme, humilité et exigence sont de mise.
Michel Lebel
guygibo
6 décembre 2011
16h11
Tant qu’à écrire des niaiseries… Comme l’écrit le premier intervenant bien connu de tous les lecteurs de CyberPresse pour ses interventions pleines de bon sens… C’est normal comme résultat du fait que la très grande majorité des médecins du Québec, incluant les intervenants syndiqués dans le secteur de la santé, sont reconnues pour être des adeptes de la pensée gauchiste. Le bon moyen pour améliorer la situation serait tout simplement de fermer la porte des hôpitaux aux malades. Ça se pratique déjà au sud de la frontière canadienne depuis des années et ça marche semble-t-il. Voyons voir maintenant si quelqu’un pourra nous donner quelques chiffres venant d’ailleurs pour nous permettre de mieux juger de la situation. Pour le moment c’est plutôt le néant sinon pour admettre que la situation est préoccupante.
Guy Gibo
lussier.
6 décembre 2011
16h45
Il faut faire très attention à l’interprétation de ces chiffres. Premièrement, il est inexact de parler d’erreurs “médicales”. On doit plutôt parler d’incidents survenus dans la prestation des soins dans un établissement de santé. Certains incidents ou accidents ne sont pas imputables aux médecins mais à un autre professionnel de la santé. Par exemple, l’omission de donner un médicament, ou le donner plus tard que prescrit, n’est pas une erreur médicale mais un incident dans la prestation des soins infirmiers, qui peut s’expliquer de différents façons selon les cas. D’autres incidents ou accidents, comme les chutes, doivent être rapportées car elles sont considérées comme des indices de qualité des soins. Toutefois, les chutes sont fréquentes chez les personnes âgées et, même si l’objectif est de les réduire le plus possible à l’intérieur des établissements de santé, elles ne sont pas nécessairement imputables à une erreur d’un professionnel de la santé, médecin ou autre. Quant aux décès qu’on considère attribuables à une “erreur médicale”, plusieurs sont surement le résultat d’un accident survenu durant une hospitalisation qui n’est pas nécessairement du à une erreur médicale. Un décès en période post-opératoire d’une chirurgie pour fracture de hanche, due à une chute survenue à l’hôpital, par exemple, est certes un événement malheureux qu’il faut éviter le plus possible, mais n’est certes pas le résultat d’une “erreur médicale”.
Ceci dit, il ne faut pas minimiser l’importance de ces statistiques comme reflet de la qualité des soins, et toujours chercher à les réduire le plus possible.
David Lussier, MD
mon_wilson
6 décembre 2011
16h55
Plus vous êtes exposé à l’hospitalisation plus le facteur risque d’erreur grandit.
Mon exemple:
Chute au hockey il y a dix ans, à l’hosto on m’injecte le médicament du lit voisin, perd mes reins, mon foie et après une greffe urgente du foie, je perd un poumon
On m’opère il y a 15 ans pour la visicule bilaire et le médecin la déchire, mais ne le dit pas, une semaine après presque mort à cause d’un diagnostique d’allergie, dose massive.
Il y a 5 ans réanimation suite à l’erreur d’une infirmière, la docteur dit arrète le soluté suite à une cellulite, elle arrête l’antibiotique, choc septicémique, 36 minutes de réanimation.
Les radiographie d’un autre, pas d’anti rejet donné à l’hôpital, mauvais nom, dossier déclaré mort dans un aute hôpital.
J’ai une liste à plus finir, mais c’est la seule place où je dois aller pour me guérir, et pour tous ceux qui font des erreurs stupides et régulièrement, il y a des faiseurs de miracles, des gens super doué juste à côté.
Les erreurs sont souvent l’oeuvre de novice, de gens négligent et surtout de gens pas à leur affaire, leur intéret est de parler de leur congé, de leur vacance, de leur desintéret de ce qu’ils font. De ceux là, il y en a trop, et je les ’spottent’ et redoublent de prudence.
Maurice Caissy-Cyr
claude_lafreniere
6 décembre 2011
16h59
Bonjour Mme Kroll
Vous avez posée la question essentielle: «Par rapport à quoi?» Mais poser cette question et tenter d’y répondre est au-delà de mes capacités à moins bien entendu que me foute des faits et que je veuille faire de la démagogie, ce dont ne se priveront pas les populistes et les cons.
C’est même déjà commencé et ici même! Quand je lis que cela serait la conséquence d’un prétendu “modèle” sur un mode déjà entendu mille fois alors je ne peux que constater que la non-pensée bavarde se porte bien chez-nous. La médecine n’y peut rien: incurable même avec le “modèle” des soins de santé des États-Unis d’Armerdique lequel paraît me’veilleux et inc’oyable quand on a pas à s’y faire soigner.
Pour ma part, je m’en tiens à ma position churchillienne habituelle: «Une pomme par jour chasse le médecin, surtout si on vise bien.»
Portez-vous bien.
–
Claude LaFrenière
piedoq
6 décembre 2011
17h29
par rapport à quoi , par rapport à 0 voyons , 179000 erreurs c est beaucoup d erreurs point , 179 000 erreurs c est 179 000 patients qui ont été mal soignés , ça commence à faire du monde en 6 mois , c est 360 000 en un an si on continue sur la même lancée c est beaucoup d erreurs.
Albert Bela
rien_de_grave
6 décembre 2011
17h37
Qu’arrivera-t-il à ces chiffres si on donne plus de pouvoir médicaux aux infirmières comme elles le réclament?? J’avoue que ça m’inquiète!
Daniel St-Laurent
dcsavard
6 décembre 2011
18h12
@lussier,
bien moi ma mère a reçu une ordonnance d’un médicament contre-indiqué à son état de santé par un médecin trop lâche pour aller même la voir avant de faire sa prescription. J’imagine qu’il était trop fatigué pour lire le dossier médical aussi et qu’il s’est contenté d’écouter les doléances du personnel du CHSLD qui cherchait un moyen de faire taire ma mère. C’est parce que nous avons un ami pharmacien que nous avons pu découvrir que le médicament était contre-indiqué et parce que nous avons surveillé le dossier des prescriptions. Autrement, ma mère serait morte cette fois-là. Par contre, ils l’ont eu la fois suivante.
Des épais qui ne devraient pas être médecins et surtout pas soigner des personnes âgées, j’en connais quelques uns. Et va donc faire une plainte chose pour voir quel parcours du combat t’attends. Ils vont tout faire pour étouffer l’affaire et te décourager de poursuivre en multipliant les obstacles et produisant des rapports aux propos vaseux. Surtout, ne pas faire de plainte quand ton être cher est encore à la merci du personnel médical et du personnel soignant si tu ne peux les surveiller pratiquement 24h/24 parce qu’ils vont bien trouver moyen de se venger les salauds.
C’est bien dommage pour les médecins consciencieux, mais il faudrait peut-être que votre Collège s’efforce un peu moins à protéger les médecins et un peu plus la population contre les médecins incompétents ou carrément problématiques. Mais, vous semblez nier cette réalité et vous êtes plus préoccupés d’obtenir une espèce d’immunité totale du gouvernement pour ne plus être responsables de vos actes.
David Savard
oflannery
6 décembre 2011
18h48
Je suis très perplexe face à la publication de tels rapports. Quel est le but poursuivi, exactement? Quelle en sera l’utilité première, mise à part celle de justifier l’emploi des personnes qui comptabilisent et publient ces données? Odile Flannery
bidouilleur
6 décembre 2011
19h48
Cela serait bien que l’on recherche les causes des accidents, d’abord, et ensuite que l’on cherche à les éliminer ensuite. Si l’erreur n’est pas accidentelle, sera-t-elle rapportée?
Jean-Victor Côté
legada
6 décembre 2011
20h16
Les médecins font aussi des erreurs pas seulement les infirmières. L’admettre aiderait à réduire le nombre d’erreur.
Un des grands problèmes du monde médical est qu’on n’admet pas que les erreurs n’ont pas uniquement pour origines des incompétents.
Des gens compétents surchargés de travail font des erreurs. Des gens compétents fatigués font des erreurs. Des gens compétents dans un système de travail mal organisé fonts des erreurs. Et surtout des gens compétents dans de bonnes conditions ont quand même un taux d’erreur. La seule façon de ne faire aucune erreur est de ne rien faire.
Il faut avoir dans le domaine médical, le même attitude que dans le domaine de l’aviation. Les compiler, les analyser et ensuite trouver des méthodes pour les réduire. Et ensuite recommencer dans un processus amélioration continue.
On en est à la première étape d’un processus. Il ne faut pas sur-réagir. Sinon, les gens vont cacher les incidents et aucune amélioration ne sera possible.
On peut se passer des commentaires idéologiques non fondés. Aux USA, ils font aussi des erreurs médicales.
Daniel Legault
bellinger
6 décembre 2011
21h46
Un système à la soviétique !
1 er cas :
En 2002 ma mère 76 ans entra à l’hôpital pour une pancréatite, elle attrapa une bactérie que le personnel médical n’a pas réussi à éradiquer, elle décéda 3 semaines plus tard, par arrêt des traitements que nous avons accepté suite à nos consultations avec son médecin et sa recommandation (faites le pour elle disait-il). Je ne m’éterniserai pas sur sa maladie, ni sur ses chances de survie réelle, mais comment ça que pendant tout ce temps aux soins intensifs on nous gardait dans l’espoir et on nous disais qu’elle avait des chances de survie puis, tout d’un coup, au bout de 3 semaines, bang, plus d’espoir, on doit prendre la décision de la débrancher.
2e cas :
En 2006, mon père entra à l’hôpital pour se faire déboucher un artère dans le cou. On doit lui passer un cathéter par l’aine et lui installer un ressort dans l’artère au niveau du cou. La journée commença très mal, il devait passer le 2e, mais plusieurs imprévus arrivant, il passa 2 heures dans le passage du bloc opératoire à geler comme un creton. Puis vient son intervention et ce qui devait être une opération de routine (il devait sortir la journée même ou le lendemain) se transforma en cauchemar. En retirant le cathéter, ce dernier déchira un artère au niveau des poumons, une hémorragie se déclencha, versant 2 litres de sang dans sa cage thoracique à l’arrière des poumons. La suite se révéla un autre cauchemar pour notre famille, mon père faisant 3 pneumonies, attrapant lui aussi des bactéries que le personnel n’a pu le débarasser. Au bout de 3 semaines (encore 3 semaines) le personnel nous convoqua avec le médecin pour nous dire qu’il n’y avait plus rien à faire et qu’on devait prendre encore la décision de le laisser partir. Ils sont convaincant et on accepte. La dernière journée que j’ai vu mon père il avait beaucoup de misère à respirer, on nous a dit qu’il se pouvait qu’ils l’intube mais mon père s’y opposa, on a dit au personnel (moi et lui) qu’avant toute intubation qu’ils devaient m’appeller pour que l’on se voit et parle avant (il craignait de ne jamais se réveiller comme ma mère). De retour à sa chambre vers l’heure du midi, il était intubé, je leur ai demandé pourquoi ? on m’a dit qu’ils avaient essayer de me joindre et que c’était engagé. Mensonge, j’avais un cellulaire avec ligne transférée et plusieurs lignes dessus. Je n’ai jamais pu reparler à mon père.
Je n’ai aucune confiance dans notre système de santé !
Quand on vous demandera de débrancher un membre de votre famille ou un proche, vérifier donc si ça fait environ 3 semaines qu’il est au soins intensifs, je soupçonne qu’il mettent un dead line automatique pour les personnes agées et les malades chroniques. Je regrette encore aujourd’hui d’avoir pris cette décision par leur insistance.
Je ne pardonnerai jamais ça à notre système, jamais ! Méfiez-vous des conseils qui vous semblent prématurés. Je leur en voudrai toute ma vie !
François Bélanger
mon_wilson
6 décembre 2011
22h57
@legada 20h16
J’aime l’analise et l’approche
Concernant mes déboires, pour chacun, et il y en a eut beaucoup, une multitude de miracles inespéré par des super-pro qui m’ont sauvé la mise. Il reste que c’est pénible quand ca arrive et que votre vie chavire, comme un avion qui s’écrase, pour peu qui y survive.
@oflannery 18h 48
Le rapport est comme pour la collusion et fraude sur la construction, ca fait des années que diverses enquêtes journalistique les rapportent, et après tant de démenti, on y met des enquêteurs chevronnés, alors pour la santé, après tant de débat concernant l’attente, le C difficile, les soins, les erreurs, tant de démenti par le collège, par les hôpitaux, par des cons-seillés, par le ministre, on ne voit plus la fumée, mais un feu couvant dément qui pointe
Maurice Caissy-Cyr
pbrasseur
7 décembre 2011
07h30
18 heures d’attente à l’urgence avec une chevilles cassée, c’est une erreur?
Vous en vouliez de la médecine communiste, ben maintenant vous l’avez!
Bonne chance à tous…
P Brasseur
piedoq
7 décembre 2011
08h41
le collège des médecins est beaucoup plus habile pour voir la brindille dans l oeil du voisin que le poteau dans le sien , qu un chiropraticien ou un physithérapeute fasse une fausse manoeuvre qui blesse un patient et on en a pour une semaine à les entendre , mais mille erreurs médicales par jour de leur part , bof c est pas concluant
albert bela
ergi
7 décembre 2011
09h39
La question ne devrait pas être le nombre d’erreur mais comment faire pour ne plus répéter ces mêmes erreurs. Et la problématique vient de la pensée supérieur des médecins qui se croient aussi important que le bon Dieu. Il n’écoute à moitié ce qu’on a à dire et on l’idée qu’ils ne font aucune erreur, alors comment pouvoir penser les corriger. Bien qu’on prenne la crème des étudiants pour aller en médecine, je ne pense pas qu’ils ont tous 100% à chacun de leurs examens. Sans parler que ces meilleurs étudiants ne sont pas souvent les meilleurs au niveau relationnels.
Nous avons eu notre premier enfant prématuré à 29 semaines. 82 jours d’hospitalisation. Passant nos journées à son chevet, on suivait très bien le dossier de notre fille. Mais malheur à nous si on avisait quelqu’un des erreurs que l’on voyait. Et la liste est trop longue pour les énumérées.
Mais le pire du pire, c’est à la deuxième grossesse, on rencontre une gynécologue à la clinique de grossesse à risque. On exlique l’histoire de la première grossesse, et oh surprise, elle connait notre cas, ils en ont discutés, pour nous apprendre qu’à un test de suivi de grossesse, les réusltats démontraient un grave danger et qu’ils n’auraient jamais dû la laisser retourner à la maison. Nos n’avions jamais entendu parler de cette erreur. Nous n’avons jamais reçu d’excuse. Pas plus que notre fille qui est venu au monde pas de la meilleure manière.
EGirard
gpitre
7 décembre 2011
10h18
Il y un peu plus de 20 000 médecins au Québec. 179 000 en six mois, c’est moins de 9 erreurs par médecin durant cette période. 1.5 erreur par mois. Quand on considère que la grande majorité des erreurs sont anodines et sans conséquence, peut-on vraiment s’alarmer d’un tel chiffre? voyons!
Les médecins travaillent des heures de fou, font des gardes interminables, sont constamment débordés. Espérer zéro erreurs, c’est comme espérer zéro chômage: impossible.
Alors arrêtez de chialer. Vous faites tous des erreurs au travail. Heureusement pour vous, une vie n’est jamais en danger quand vous le faites.
(Je ne dis pas qu’il n’y a pas place à amélioration, mais plutôt qu’il ne faut pas se mettre à paniquer.)
Guillaume Pitre
dcsavard
7 décembre 2011
10h49
@gpitre,
il y a eu 75 morts en six mois. C’est l’équivalent d’un missile Tomahawk qui s’invite à une noce irakienne, c’est cinq fois Polytechnique, y’a des gens dans la rue pour réclamer un registre national des bistouris?
Le médecin dont j’ai parlé, c’est une erreur médicale? Moi je ne pense pas du tout, c’est de l’incurie et de la négligence criminelle. Dans un autre corps de métier, ce gars-là serait en prison. Ce sont des vies qui leur sont confiées, pas des objets.
David Savard
gpitre
7 décembre 2011
11h26
@dcsavard
Je me prononce sur les erreurs médicales, et vous me répondez en invoquant une statistique sur les morts (statistique que je n’avait pas en main), tout en me ramenant votre histoire personne (aussi horrible soit-elle).
Oui, il y a des incompétents en médecine, comme il y en a partout. Oui, il faut les débusquer le plus possible, considérant qu’ils ont des vies entre leurs mains. Mais le fait reste que la statistique sur les erreurs médicales doit être prise avec un grain de sel, comme je tentait de l’expliquer. Sur ce point, je rejoint lussier.
Pour le nombre de mort, oui à première vu cela semble élevé. Mais ces décès sont-ils tous le fruit d’erreurs médicales, voire même de négligence criminelle comme vous l’invoquez?
Guillaume Pitre
bobof
7 décembre 2011
12h32
@americanophile
«Un autre exemple de l’échec du “modèle” québéco-européen-étatiste» nous dites-vous.
Si le total de gestes posés est de 10 millions/an, ça signifie que 2 patients sur 100 ont subi des inconvénients plus ou moins graves. Et j’arrondis à la hausse!
Peut-être le nombre de gestes est-il encore plus élevé; car il ne faut pas oublier que ce ne sont pas seulement les médecins qui sont mis en cause. Ce qui multiplie les gestes posés.
Environ 980 gestes sur 1000 seraient correctement posés.
98 % = “échec”?
Quel système avez-vous à nous proposer qui soit meilleur, M. Savage?
Quant aux 75 morts, quelle partie d’entre eux était déjà près de la mort? Et l’erreur a peut-être accéléré cette mort. En ce temps où l’on prône l’euthanasie (ce n’est pas mon cas), je me demande comment on doit analyser ce geste erratique.
Bref, avant de juger crûment de notre système médical, comme vous M. Savard, j’attendrai d’avoir plus de détails.
Ce “mini-régistre” sème la rumeur et la crainte, plus qu’il ne nous informe. Dommage.
Pour être terre-à-terre, je reviendrai aux cas les plus nombreux, les chutes et la médication. Pour les chutes, on peut sans doute faire mieux mais c’est difficile à contrôler. Combien de fois ai-je vu des personnes, que l’on avait souvent mises en garde, délaisser les conseils du soignant et prendre des libertés dangereuses. Des personnes saines mentalement. Et la chute suivait.
Côté médication, d’autres précautions ne seraient pas malvenues, c’est certain.
M. Payeur
dcsavard
7 décembre 2011
13h09
@gpitre,
c’est justement parce que des gens ont cette même tendance que vous d’amoindrir les conséquences des actes et des «erreurs» médicales que nous pataugeons depuis de nombreuses années à ce niveau-là. Inquiétez-vous pas pour les grains de sel, le Collège des médecins et les commissaires aux plaintes des différents établissements sont très très bon pour en étendre une grosse couche. Quand il s’agit de se protéger le cul, le Collège des médecins est très fort, mais quand il s’agit de sanctionner ceux qui font honte à la profession, ils essaient plutôt de les cacher.
Quant aux statistiques, elles ont été rendues disponibles en même temps que celles concernant les 179 000 erreurs médicales dont fait l’objet le présent blogue. Et je vous dirais même que 75 est probablement un chiffre conservateur considérant le peu de cas que fait le coroner en chef du Québec des décès suspects dans les CHSLD.
Nos médecins bénéficient d’une position privilégiée dans notre société, il semblerait qu’ils ont atteint le point où ils en abusent.
David Savard
legada
7 décembre 2011
18h38
Pour la moyenne des gens qui n’ont pas de très gros salaire, quel est le système qui est le mieux:
Un système privé qui soigne très bien ceux qui ont beaucoup d’argent et qui ne soigne pas ceux qui n’ont pas ou peu d’argent.
Ou un système qui soigne bien tout le monde.
Pour moi, le deuxième système est le meilleur et je gagne au-dessus de la moyenne des gens au Québec mais je ne suis pas dans le 1%.
La première étape pour régler un problème est d’admettre qu’il y a un problème.
La deuxième étape est de comptabiliser les problèmes pour les quantifier et les classer.
Au Québec, nous commençons la deuxième étape. C’est encourageant.
Daniel Legault