Le blogue de l'édito

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  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Mercredi 30 novembre 2011 | Mise en ligne à 16h38 | Commenter Commentaires (53)

    Attawapiskat: que faire?

    Photo Presse canadienne

    Photo Presse canadienne

    NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    André Pratte

    Chaque fois que nous – les Blancs – sommes confrontés aux conditions de vie difficiles d’une communauté autochtone du Canada, nous manifestons notre indignation. Pourquoi le gouvernement ne vient-il pas en aide à ces gens-là? Certains se sentiront impuissants: avec les centaines de millions que les gouvernements investissent chaque année dans les réserves, comment est-il possible que les choses ne s’améliorent pas? D’autres accuseront, en termes plus ou moins voilés, les autochtones eux-mêmes.

    On a droit ces jours-ci aux mêmes réactions alors qu’on apprend que la situation dans le village cri d’Attawapiskat, dans le nord de l’Ontario, est devenue intenable. Plusieurs familles vivent dans des tentes ou dans des roulottes délabrées, sans eau courante ou chauffage adéquat. La situation s’aggrave d’année en année dans cette localité particulièrement éprouvée. En 2000, l’école élémentaire a dû être fermée à la suite d’une importante fuite d’huile survenue sous le bâtiment. L’école n’a toujours pas été reconstruite. Il y a deux ans, plusieurs résidants ont dû abandonner leur habitation à la suite d’un reflux d’égoût.

    Les politiciens se sont emparés du dossier. Le chef libéral Bob Rae a dénoncé «l’incapacité totale du gouvernement fédéral à assumer ses responsabilités envers les habitants d’Attawapiskat». Dans la mesure où cette incapacité existe, elle ne date certainement pas de l’arrivée des conservateurs au pouvoir et les libéraux doivent assumer une part du blâme. Toutefois, il est vrai que le gouvernement Harper semble moins sensible à la réalité des Premières Nations et des Inuits. On en a eu la preuve lorsque, à peine le gouvernement formé en 2006, l’Accord de Kelowna, conclu par Ottawa et les provinces avec les représentants des Premières Nations, a été mis de côté.

    Les conservateurs sont convaincus que les sommes consacrées par l’État fédéral aux programmes pour les Autochtones sont suffisantes, que l’absence de résultats découle de problèmes de gouvernance au sein des communautés elles-mêmes. C’est ce qu’on lit entre les lignes des propos du premier ministre Harper, en réponse aux critiques de l’opposition: «Depuis son accession au pouvoir, le gouvernement a injecté quelque 90 millions de dollars dans la réserve d’Attawapiskat uniquement, ce qui revient à plus de 50 000 $ par habitant, homme, femme et enfant. Il va sans dire que nous sommes mécontents du fait que les résultats ne soient pas à la hauteur des sommes versées. Nous en sommes très inquiets.» Cette conviction explique la décision du gouvernement, annoncée mercredi, de mettre la communauté sous tutelle. Pourtant, le manque de logements décents n’est pas limité à Attawapiskat. Les villages inuits du nord du Québec, notamment, sont aussi aux prises avec une pénurie de logements décents.

    Ottawa verse plus de 250 millions par an pour la construction et la rénovation de logements dans les réserves. Chaque année, quelques centaines d’habitations sont construites ou rénovées. Le problème, c’est que les besoins croissent encore plus vite. Une évaluation interne des programmes fédéraux pour le logement dans les communautés autochtones, publiée il y a quelques mois, concluait que «la croissance démographique et la demande de logements excèdent le rythme auquel il est possible de construire et de réparer.»

    Qu’on soit sceptique ou non quant à la bonne gestion par les communautés autochtones des fonds qu’elles reçoivent, il est évident que les besoins vont bien au-delà de ce que ces gouvernements – et la population qui les élit – sont disposés à investir. On verra si la mise en tutelle d’Attawapiskat donne quelque chose. Cette mesure va en tout cas à l’encontre de l’approche préconisée par les Premières Nations et par les Blancs qui travaillent de près avec elles, approche selon laquelle les Autochtones ne s’en sortiront que si on leur permet de gérer leurs propres affaires. Cette approche exige évidemment, et c’est peut-être là que le bât blesse à certains endroits, que les dirigeants de chaque communauté sont imputables de leur gestion.

    Quoi qu’il en soit, en définitive, les conditions de vie lamentables dans lesquelles vivent des dizaines de milliers d’Autochtones est une honte pour le Canada. On ne saurait s’en laver les mains en en rendant responsables ceux qui en sont les victimes.


    • La création des réserves fût une erreur monumentale et sans entrer dans les modes de gestion ainsi que les conséquences de ces réserves, le cas qui fait la manchette nous rappelle une chose. Si les médias s’emparent d’une histoire, les politiciens s’en occupent et ce pour une courte période. Il y a des dizaines de réserves qui vivent dans des conditions du tiers-monde mais personne n’en parle. Tout d’un coup, on sort l’histoire d’Attawapiskat et la Croix Rouge débarque et les politiciens en débattent. Par contre, puisque les médias et la population ont un très court temps d’attention, cette histoire sombrera rapidement dans l’oubli et les politiciens pourront remettre ces dossiers dans leurs classeurs, sans avoir régler quoi que ce soit.

      C’est le même principe que les grands désastres ou la famine. On en parle et on veut aider si les médias en parlent, sinon on s’en fout!

      Sylvain Rivard

    • Les conditions de vie à cet endroit semble déplorables, effectivement. Cependant, moi aussi je vous avoue que si réellement le gouvernement fédéral a versé 90 millions de dollars à cette réserve, je ne comprends pas pourquoi les choses ne sont pas en meilleur état… cela me semble une somme suffisante pour réaliser d’importants travaux. On ne peut s’empêcher de dire, effectivement, que l’argent a dû être très mal administré.

      S. Dufour.

    • Il faut commencer par avoir le courage politique pour prendre le taureau par les cornes et abolir cette loi d’appartheid sur le statut d’indien qui, depuis trop longtemps, déresponsabilise et infantilise ces gens et leurs leaders.
      Tant qu’on ne traitera pas d’égal à égal avec ces gens, nous devrons tous vivre avec les conséquences qui découlent inévitablement d’une relation malsaine et basée sur un paternalisme colonial et dépassé.

      Pierre Denis

    • A force de leur donner de l’argent sans demander de comptes, ces communautés ont perdu toute capacité de s’occuper d’elles mêmes. Et cela au niveau individuel et collectif. Il faut avoir vécu près d’un de ces villages pour le croire, le gouvernement construire des maisons et voir ensuite les habitants les démolir planche par planche pour faire des feux de camps. La mise en tutelle est nécéssaire. Et il faut aussi que les autochtones y mettent du leur. On a créé un lien de dépendance totale depuis des siècles, et ces liens ne sont jamais faciles a briser. Chose certaines envoyer des chèques est la pire chose a faire.

      –Georges Henri

    • Ceci vaut pour toutes les réserves. Comment est utilisé l’argent? Qui contrôle les budgets? Qui s’en met dans les poches et qui pratique le népotisme? Et les maisons payées par le gouvernement? Une architecture plus adaptée à leurs cultures les aiderait à retrouver leur fierté. Décidemment, ce qui se passe au nord passe souvent inaperçu et dans les rivières l’argent coule à flots vers le sud et ses condos. Jean Corbeil

    • “approche selon laquelle les Autochtones ne s’en sortiront que si on leur permet de gérer leurs propres affaires”. Celui qui paie devrait à tout le moins avoir un droit de regard sur l’efficacité et l’honnêteté de la gestion.

    • 17h34: Jean Corbeil

    • @teamsteff “Il y a des dizaines de réserves qui vivent dans des conditions du tiers-monde mais personne n’en parle”. Parce que c’est loin et que personne n’y va, sauf des fonctionnaires et quelques rares journalistes ou chercheurs. Informez-vous du prix du transport, vous serez découragé. Et il y a encore un mur d’incompréhension entre le blanc “civilisateur” sûr de lui et l’autochtone qui a perdu ses repères. Jean Corbeil

    • Le problème est le même que celui d’Haiti. Ils sont dépendants de ce qu’on leur donne.

      La seule chose à faire est de couper le financement par le gouvernemaman et qu’ils s’arrangent. Quand tu es réellement mal pris, tu n’as pas le choix de te prendre en main….

      F Racine

    • L’école est fermée depuis 2000? Hier Ghislain Picard disait à Céline Galipeau que la moitié des 90 millions de dollars qu’on leur a donnés était passé en éducation. Qu’est-ce que ce serait si l’école était ouverte?

      Blague à part, quand est-ce que les autochtones vont devenir des canadiens à part entière. À part fesser sur des tamtams et chasser le caribou avec les 4X4 qu’on leur paye, qu’est-ce qu’ils font? Ils attendent les chèques de BS. C’est aussi dommageable pour eux que pour nous, cette situation.

      La préhistoire c’est fini, qu’ils arrivent au XXIe siècle. C’est ben beau leur culture mais moi, je me promènes-tu avec une ceinture fléchée pis une pipe de plâtre entre les dents. S’il n’y a pas de jobs dans leurs réserves qu’ils en sortent, qu’ils étudient et qu’ils travaillent comme tout le monde.

      Ils sont pris pour l’éternité à attendre leurs chèques? Ça n’a pas de bon sens. Il faut qu’ils deviennent des individus à part entière, de cette société qui est la nôtre.
      Rolf Lug

    • CE qu’il faut faire?? Construire des maisons et éduquer! ces communautés partent de tellement loin…. les Cris du Québec ont réussit à obtenir de l’argent du gouvernement du Québec dans les années 70 et ils commencent à vraiment se prendre en main. 40 ans d’efforts, d’éducation et de construction à refaire et à recommencer.

      Comment voulez-vous que des communautés pauvres comme la gale, qui n’ont aucune idée en gestion financière et humaine, qui sont incapable de lire et d’écrire puissent s’en sortir???
      La pauvreté est une maladie terrible qui se transmet de génération en génération….

      Le Canada est un pays hypocrite qui ne s’occupe pas des Premières Nations.
      Les communautés autochtones qui réussissent sont celles qui se sont battues en justice contre les 2 paliers gouvernementaux et qui ont gagné.
      Sans une entrée régulière d’argent, les communautés autochtones isolées très souvent gaspillent par ignorance et détruisent par ennui…

      Les grandes métropoles du Canada sont aux prises avec des gens qui ont le même comportement malgré une immersion dans un monde encadré depuis plus de 400 ans et on s’étonne des dérapages des communautés autochtones???

      C’est pas compliqué, de l’argent, des maisons et des responsabilités de gestion d’un territoire pour y développer des emplois et un goût d’étudier pour devenir autre chose que ce qu’ils sont en ce moment, des laisser pour compte sociaux.

      S. Martin

    • Bonjour M. Pratte

      Je crois que ces situation dignes du tiers-monde ne sont que le résultat nécessaire de notre Loi sur les Indiens, une sorte d’apartheid “soft” qui pouvait être relativement justifié mais qui est devenu à la foi intenable et une honte uniquement pour ceux qui au Canada savent ce qu’est l’HONNEUR.

      Nos ancêtres ont commis de grave fautes et injustices envers les Premières Nations et nous devons réparer les conséquences des erreurs du passé, le faire maintenant et leur donner des garanties pour l’avenir. Cela sans tenir compte de l’opinion mesquine des canailles (la vaste majorité ou la vile multitude comme on voudra) qui s’indigne des coûts trop élevés (pour la populace, n’importe quel coût est trop élevé).

      Je pourrais me forcer la cervelle pour élaborer davantage mais à quoi bon car le niveau de votre journal de merde et de la plupart de ses lecteurs rendent la chose futile. Écrire ici est d’un niveau à peine plus élevé de de faire des graffiti dans le fond d’une ruelle, donc…

      Cela dit, «Qu’un déluge de merde emporte l’humanité!» :-[[


      Claude LaFrenière, devenu misanthrope à force de lire de mauvais journaux.

    • J’aimerais d’abord connaitre l’historique de ce lieu.
      Depuis combien de temps ils y vivent, est-ce une terre ancestrale?
      Sont-ils des squatters?
      Est-ce realiste de vouloir continuer a vivre la?
      P Allen

    • Ne soyons pas dupes. Il y a clairement un programme destiné à réduire la population indigène dans touts les pays du Commonwealth. Vous croyez sincèrement que c’est un hasard si les indigènes des l’Australie, Nouvelle-Zélande, Canada, etc vivent dans la même détresse sociale (pauvreté, isolation, toxicomanie, etc) ? C’est simplement un plan bien ficelé qui vise à nettoyer cette population sur le long terme.

      Marco Lauren, Gatineau

    • Tout ce que ces Autochtones désirent, ce sont la chasse, la pêche, les 4-roues, le ‘char’ payé, la maison ‘payée’ , les cigarettes et les Drogues.

      Je sais que ma phrase est “lourde” mais c’est malheureusement la réalité pour plusieurs d’entre eux.

      Le Fédéral et les Provinces leur donne des MILLIARDS par année depuis des lunes et des lunes et rien ne change… Presqu’aucun compte ne leur est demandé en retour. C’est là le problème.

      Et rien qu’à voir les négociations avec les autochtones des territoires dans le Grand Nord (Plan Nord), on voit que ça va nous coûter des MILLIARDS encore de plus, et non pas des MILLIONS !!

      CHERCHEZ L’ERREUR !!??

      R. Dubuc

    • Quand il est question des peuples autochtones, on voit souvent les stéréotypes sortir, du genre, ils démolissent leur maisons pour se chauffer, etc. Il y a plus de 600 nations autochtones au Canada et il y a une très grande diversité. Ces gens occupaient tout le territoire du Canada d’aujourd’hui lors du contact avec les Européens mais ils ont tout perdu, les colonisateurs ayant pris leur place, leurs territoires et les ayant confinés dans des réserves s’ils refusaient de s’assimiler à la société dominante. Donc, ce qu’on voit aujourd’hui c’est le résultat de 400 ans de colonialisme…

      Ce ne sont pas les autochtones qui ont demandé aux gouvernements (au fédéral en particulier) de s’occuper d’eux – non, ce sont nos chers dirigeants qui ont décidé de les mettre sur le BS pour qu’on puisse plus facilement exploiter leurs territoires au bénéfice de « jobs » pour les uns et de revenus pour les multinationales – pas pour les autochtones qui vivent à côté.

      Savez-vous combien ça coûte bâtir une maison à Attawapiskat? Chaque maison coûte au bas mot 280000$ – plus d’un quart de million $! C’est certain que dans le passé le fédéral a fait construire des maisons au plus bas coût possible, avec des modèles de maisons du sud avec 2 ou 3 chambres à coucher alors que les familles autochtones sont généralement pas mal plus nombreuses que les familles des gens du sud et, surtout, alors que le climat n’est pas aussi «clément» qu’au sud.

      J’ai travaillé et vécu dans le nord canadien pendant une vingtaine d’années et j’en ai vu des villages comme Attawapiskat – il y en a des dizaines un peu partout et les problèmes sont les mêmes – des infrastructures complètement insuffisantes pour les conditions de ces collectivités et insuffisantes tout court pour le nombre d’habitants qui y résident. C’est sans parler de l’absence générale de possibilités d’emplois et la perte de l’identité et de la culture à cause des politiques d’assimilation et de sédentarisation des gouvernements. Le portrait n’est pas rose du tout.

      C’est vrai qu’il y a des communautés où le leadership local est corrompu et se fiche des gens du village mais c’est l’exception qui confirme la règle. Dans la plupart des villages, les élus font un travail honorable mais ils fonctionnent dans le cadre d’une bureaucratie fédérale qui étouffe tout le monde, dans une culture qui n’est pas la leur.

      Il y a aussi beaucoup d’exemples de communautés où ça marche – comme par exemple Wendake près de Québec ou encore Osooyoos dans le sud de la Colombie-Britannique et bien d’autres mais ces communautés ont souvent en commun le fait qu’elles se gouvernent elles-mêmes. Dans le cas d’Osooyoos, le chef Clarence Louie a finalement décidé d’ignorer complètement le fédéral et de faire les affaires selon leur propre culture et leurs traditions – ils sont maintenant une des collectivités autochtones les mieux pourvues au Canada. Mais en arriver là n’est pas facile… D’ailleurs, ironie de l’histoire, les colonisateurs avaient pris les meilleurs terres, dans la vallée de l’Okanagan et avaient laissé les terres hautes aux membres de la nation Osooyoos – or ces terres hautes sont maintenant les meilleures pour la croissance des vignes et leurs vins (N’Kmip) sont réputés dans le monde!

      Tout ça pour dire que premièrement, la tutelle fédérale est généralement plutôt désastreuse pour les peuples autochtones mais nécessaire au moins jusqu’à ce qu’ils se gouvernent eux-mêmes. Mais à long terme il est clair que l’autonomie gouvernementale et le territoire sont les clés de leur succès et il est très probable que si on s’engageait sérieusement dans cette voie, les conditions des peuples autochtones du Canada s’amélioreraient grandement.

      P. Rousseau.

    • Le gouvernement conservateur de Mike Harris, en Ontario, à commencer à connaître des problèmes avec le scandale d’Ipperwash. Ce scandale impliquait la mort d’un amérindien suite à une bavure de la police provinciale.

      Le gouvernement Harper s’en prend aux dirigeants de la communauté d’Attawapiskat plutôt que de reconnaître ses torts. Envoyant, par le fait même, un message de peur : osez nous critiquer ou faire mail paraître et vous en payerez le prix.

      Deux gouvernements conservateurs et même combats : les amérindiens sont pour eux une quantité négligeable – et à négliger.

    • Je signe H. Séguin-Noël

    • Les similitudes avec les pays du tiers monde son tellement évidentes, des populations qui sont habituées de se faire vivre, des leaders qui se graissent la patte à même les dons, une croissance démographique incontrôlée et au bout du compte des enfants laissés à eux mêmes sans avenir.
      Un jour il va falloir accepter qu’il y a des endroits sur terre ou une vie de qualité n’est pas possible, que ce soit dans le grand nord ou les déserts Africains.

      À $50,000 par personne, on serais aussi bien de les envoyer dans un tout-inclus à Cuba.

      Robert Gauthier

    • Il est temps que l’on considère les autochtones comme des personnes à part entière et non comme des laissés pour compte. On s’est donné bonne conscience en les ignorant totalement mais leur misère ne fait que nous rappeler notre manque de respect envers ces gens. Il y a des siècles qu’ils essaient de nous connaître, de s’adapter à nous, de vivre selon nos valeurs… mais nous, que connaissons-nous de leur vie? La plupart des gens ont peur d’eux comme de l’inconnu. Ces réserves, ces ghettos… pas beaucoup de blancs osent s’y aventurer parce qu’on a peur de découvrir toute la misère qui s’y trouve. C’est l’homme blanc qui les a créés… L’homme blanc a tenté d’assimiler ces peuples et les a rendus dépendants du système pour se déculpabiliser. Ce fût une erreur. Nous avons chacun, autant que nous sommes, une responsabilité, celle de mieux les connaître pour mieux les apprécier. Qui d’entre nous a déjà, au moins une fois dans sa vie, pris le temps d’écouter un autochtone et fraterniser avec lui? Moi, je l’ai fait et je le fais encore et cela me demande tout un déconditionnement je vous assure! Comment peux-t-on accepter qu’ils soient traités de la sorte? Aujourd’hui plus que jamais, j’ai honte de ce qu’on leur a fait et je veux mieux les connaître pour cesser de les juger…

      Josée Bégin

    • Fions nous sur maman réformistes pour aller évangéliser les Améridiens.

      S. Pelletier

    • @salomon_freestyle
      …et selon vous le Commonwealth nourrit-il le même complot contre le français et les francophones?
      R. Boisvert

    • n’oubliez pas qu un litre de lait coûte autour de 12 dollars dans ce coin là 90 millions peut sembler beaucoup mais en réalité c est peut être pas le yable

      albert bela

    • @taqulik

      Démolir des maisons en réserve pour bruler les planches, je l’ai vu de mes yeux vu, au Québec. Et je ne suis pas d’accord d’être responsable d’erreurs commisent par le passé sous prétexte que j’ai la langue et la couleur de peau des gens qui ont commis ces erreurs, c’est du racisme. Pas plus que les gens d’aujourd’hui ont moralement droit a des droits spéciaux pour des préjudices posés dans le passé a leurs ancêtres!. C’est la situation aujourd’hui qui nous intéresse.

      D’ailleurs je ne comprend pas qu’on paie a tout prix pour que des gens choississent d’habiter la ou ils veulent. Si ils n’arrivent pas a subvenir a leurs besoins dans certains villages, c’est plate mais il faut déménager. D’ailleurs, construire une maison près de Montréal, ca coute aussi un quart de million, au bas mot…

      Mais on est d’accord que la tutelle est rendue nécéssaire. Sauf que si il veulent se gouverner eux-mêmes, alors ils doivent être auto-suffisants.

      Georges Henri

    • “Chaque fois que nous – les Blancs – sommes confrontés aux conditions de vie difficiles d’une communauté autochtone du Canada, nous manifestons notre indignation.”

      Je ne suis pas certain que les gens s’indignent autant que vous le prétendez. On nous demande déjà à nous, “les blancs” (c’est vous qui utilisez le terme), de sortir les Haitiens, les Africains et tous les autres misérables de la terre de leur pauvreté. Nous devons investir des milliards dans le tiers-monde, des milliards pour accueillir les immigrants du tiers-monde, et tout ça pendant la pire crise économique de l’histoire. Un jour, il y a des gens qui vont devoir apprendre à se sortir de la pauvreté eux-mêmes.

      Les blancs? C’est un terme intéressant. On me répète pourtant sans cesse que les races n’existent pas.

      Et les noirs? Eux ils ne s’indignent pas du sort des amérindiens? Ils ne se sentent pas coupables de ce qu’ils leur arrive? Et les blancs qui viennent juste d’immigrer d’Europe, est-ce qu’il ont le droit d’être indifférents au sort des amérindiens?

      Si mon père est noir et que ma mère est blanche, est-ce que je dois être indigné un jour sur deux?

      Bientôt, le gouvernement Canadien va inscrire la race sur les cartes d’identification des individus. Comme ça, on pourra savoir ce qu’on s’attend d’eux: Les blancs doivent aider les amérindiens, mais les noirs et les autres n’ont pas à s’en occuper.

      Maxime Lamontagne

    • Vous demander que faire ? Réponse: on pompe d’autres millions pour ne pas qu’on dise du mal des Québécois. Comme ça ne changera rien, on va dire ensuite que l’argent ne règle rien. Puis ça recommencera, jusqu’à la fin des temps.
      Patrick Tremblay

    • Je crois que les chef et les autorités autochtones sont responsables de la situation.

      Certains préjugés comme la corruption, le détournement de fonds, l’achat et l’abus extrême d’alcool et de drogue sont tenaces et malheureusement vrais. Nier ces faits équivaudrait à laisser pourrir la situation encore et encore. On a pas découvert ces communautés hier matin après des siècles d’isolement du reste du monde ! Ils étaient là et connus et recevaient des millions par année et les responsables ont tout flamber. Dans quoi ? Mystère et boule de gomme !

      Il y a des responsables et il faut les pointer du doigt. La mise en tutelle est peut être humiliante pour cette communauté, mais c’est cruel à dire, mais ils ne sont probablement pas capables de se gérer eux-même. À défaut, ils auraient pu confronter leurs dirigeants, demander des comptes. On dit que l’argent a été dépenser en majorité dans les dépenses courantes. Y a rien dans ces communautés à entretenir, ils ont même pas reconstruit leur école, y a-t-il quelque choses de plus prioritaire que l’école si on enlève les besoins de base ?

      Je serais prêt à gager ma paye que dans un ans après 1 an de tutelle, ils ne voudront plus retourner en arrière. Premièrement, le gouvernement voudra démontrer qu’avec ce qu’il avaient ils sont capables de subvenir aux besoins de leur population, donc il gèreront serré. Deuxièmement, il vont investir assez rapidement dans les infrastructures (pas le choix après toute cette publicité) et n’oublieront pas de publiciser la chose à chaque fois que la situation s’améliorera.

      Donc, la mise à jour de cette misère humaine aura été la planche de salut de cette communauté. À EUX maintenant à se prendre en main et à ne pas hésiter à remettre leurs dirigeants à leur place quand ils dépasseront les bornes de l’incompétence. Ils ont tous une responsabilité individuelle.

      François Bélanger

    • Le ministère des affaires indiennes et du nord se voit toujours comme un signeur de chèques. Il faut changer la culture de ce ministère. Si tu as des programmes, il faut que tu en mesures l’efficacité et que tu apportes les correctifs. Si tu n’atteins pas tes cibles, you’re doing it wrong!
      Laurent B. Collin

    • En gros, les réserves sont à l’image de nos ville et village qui recoivent de l’argent à tour de bras, et dans les journeaux, ce qu’on y voit, c’est la fraude dans les octrois de contrats, dans les devis, dans la réalisation des projets et ses budgets, sans parlé des maires mentionné à tour de bras pour collusion et malversation.

      Ils ont le même système de santé pourri, même système d’éducation pourri, même infrastrutures pourri, même paperasse, même fonctionnaires, même tracasserie.

      Si ici, à la vue de tous, on se foit avoir de tout bord et de tout côté malgré notre vigilance, eux si loin, se font avoir comme au temps des colonisations, par des profiteurs intéressé aux contrats, à la magouille, aux extras.

      Venez juste dans la zone inondé de cette été en estrie, c’est le chiar, le fiasco, avec des ministres, des fonctionnaires, l’armé et tout le tralala, et dans notre bout dit civilisé de l’estri, ca ressemle à certain endroit à leur région, et on ne parle pas de nos routes qui ressembles bien plus au bombardement de Beyrouth ou de Bagdad, genre Montréal.

      Les améreindiens sont aussi capable que nous, mais papa gouvernement fait une sale job et leur fait subir le résultat, idem, pour ici, sur tous les plans où le gouvernement est impliqué, on a bien dépensé inutilement 2 milliards pour absolument rien pour le régistre des armes à feu, on peut en dépensé autant pour faire du bien en autant que nos chers lobby et les donneurs de fond ne sont pas impliqué.

      Maurice Caissy-Cyr

    • Tant et aussi longtemps que les gouvernement du Québec et du Canada fermeront les yeux sur les actes d’une petite clique mafieuse qui règne sur certaines réserves, on voit difficilement comment la situation de celles-ci pourrait évoluer.

      Alors que l’enjeu de la gouvernance se pose avec un sentiment d’urgence, personne ne semble vouloir s’en soucier.

      Et je dois avouer que tant que la génération de Ghislain Picard agira comme interlocuteur, le dialogue ne pourra être que conflictuel et difficile.

    • Benito Casablanco

    • Que faire?

      1) Abolir la loi sur les Indiens.
      2) Abolir les conseils de bande.
      3) Donner aux autochtones la propriété de leur maison, qui appartiennent au conseil de bande à l’heure actuelle.
      4) Si un autochtone a besoin de BS, le lui verser directement, au lieu de donner l’argent au conseil de bande pour « redistribution ».
      5) Abolir tous les privilèges basés sur la race (apartheid). Faire des Indiens des Canadiens à part entière, avec les mêmes droits et les mêmes privilèges que les citoyens « ordinaires ».

      … et c’est réglé (pour les prochaines générations)!

      G. Lalande

    • Au lieu d’empiéter sur les compétences provinciales, le gouvernement canadian devrait s’occuper des responsabilités qu’il a.

      Daniel Beaulieu

    • @justamat “Sont-ils des squatters?” Ils sont chez eux et, que ça vous plaise ou pas, nous sommes les envahisseurs.
      Jean Corbeil

    • À en lire certains, on dirait que personne ne sait que notre société est beaucoup à blâmer pour le sort des gens du Nord. Nous avons fait les “smattes”, leur avons fait croire que leur mode de vie n’était pas adéquat, avec des chiens d’attelage qui pouvaient s’attaquer aux résidants, alors nous leur avons démontré que les Ski-Doo étaient bien mieux. Mais ce n’est pas évident de distribuer de l’essence dans ces coins perdus. Comme lorsque les Européens sont arrivés au Canada, nous leur avons démontré les bienfaits de l’alcool, comment c’était le fun de se “geler”, alors ils ont trouvé des moyens bien moins dispendieux pour le faire, comme “sniffer” de l’essence, etc.
      Ils ont maintenant appris à manger des frites McCain et autres cochonneries, au lieu de manger du phoque. Mais même le phoque, il n’en resterait plus assez pour nourrir ces gens. Et maintenant leur environnement est littéralement en train de fondre. Pourtant, ce ne sont pas eux les grands pollueurs et réchauffeurs de planète!

      J. Lincourt

    • Indigné? Pas vraiment. Plus écœuré de voir certain nous faire la moral et de voir des opportuniste essayer de se faire de la petite politique plutôt que de régler les problèmes.

      Mais que faire?
      1- Abolir le status d’indien.
      2- Abolir les réserves.
      3- Abolir les conseils de bande.
      4- Abolir la détaxations des indiens.
      5- Créer une économie locale et les nouveaux ‘citoyens’ à y participer.
      5- Pénaliser les irresponsables et encourager ceux qui montrent une réelle volonté d’évoluer.

      J’ai habité plus de 15 ans à côtoyer des communauté autochtones. 10 ans avec les Cris, 5 ans avec les Montagnais. Tant et aussi longtemps que les autochtones seront considéré comme un peuple à part, le problème va demeurer.

      Malheureusement, toutes les communautés n’ont pas les mêmes mentalités, et régler le cas des communautés Cris sera d’une toute autre manière que pour une communauté Montagnaise par exemple.

      Par exemple, un des gros problème, à par l’obésité, c’est irresponsabilité des Cris. Historiquement, à cause du nombre de mortalité élevée chez les jeunes enfants Cris, ceux-ci étaient traités comme des enfants dieux. On ne punit pas un enfant dieu. On ne leur donne pas de responsabilité. 200 ans plus tard, la mentalité est encore là. Résultat, des jeunes adultes qui sont incapable de s’intégrer à la société.

      Un Cris sur un chantier de construction à la Baie-James? Impossible de prédire son horaire. Taux d’improductivité très élevé (2 menuisiers et 1 manœuvre blanc ont fait en 0.5 jour le travail de 5 menuisiers Cris avec carte cadeau en 3 jours). Incapacité de recevoir des ordres d’un patron, menace auprès des patrons et autres travailleurs (t’es sur mes terres, je fais ce que je veux, toi tasse-toi). Absentéisme élevé le lendemain du jour de paie (boisson).

      Avec un tel comportement, il est très difficile d’aider les Cris si on ne change pas les mentalités. On veut sortir des autochtones de la misères? Alors on les traites comme des blancs, avec les privilèges et les responsabilités qui viennent avec.

      Et ce n’est pas à coup de million donné aveuglément que le problème va se régler. Qu’est-il arrivé à l’argent que Hydro à versé une commuté suite à la construction d’une centrale hydro-électrique? Les panneaux solaire sur les chalets de fin de semaine se sont mise à pousser. Des installations solaire de l’ordre des 2000-3000$. Ça ça va aider les cris à sortir de la misère!

      P Busque

    • Pourquoi faire quoi que ce soit? Ne veulent-ils pas vivre de façon ”traditionnelle”? Avant qu’on arrive, il n’y avait pas de maisons, de skidoos, d’écoles et d’hopitaux. Qu’ils retrouvent leurs igloos et leurs traineaux a chiens.

      S’ils veulent vivre de façon occidentale, qu’ils se développent une économie, comme toutes les autres villes. Sinon, ils peuvent toujours déménager a Toronto, Ottawa, etc…

      Ca va faire le BS de luxe, et ce stupide sentiment de culpabilité propre au monde occidental.

      T Rightman.

    • Ce sera pas facile…

      Félix Leclerc ne disait-il pas que la meilleure façon de tuer son homme, c’est de l’empêcher de travailler? Ici, c’est pas ce que l’on a fait, on les a tout simplement déresponsabilisés en leur disant: voilà, on vous donne de l’argent pour s’ôter des remords et que vous demeuriez tranquilles.

      Et le résultat, c’est que le taux de chômage chez les autochtones est très élevé, et les problèmes sociaux aussi. Il me semble assez clair que ces gens-là, malgré tous leurs beaux discours se plaignant que les “Blancs” leur ont volé “leurs” terres, ont honte de ce qu’ils sont. Ils ne se prennent pas en mains.

      Ça peut sembler sans coeur, mais la solution, c’est pas de faire perdurer la situation en signant plus de chèques. Ce que ça prend, c’est une responsabilisation. Ils veulent une école? Bâtissez-là! On peut vous donner un coup de pouce ici et là, mais vous prenez le leadership et vous le faites.

      On met aussi fin aux droits spéciaux. Si vous voulez avoir l’assurance-maladie, l’éducation gratuite et tout ça, plus question de ne pas payer des impôts. Vous serez traité comme tout le monde, comme des citoyens à part entière. Et ce statut implique des responsabilités.

      Comme ils se définissent comme des nations, ils ont droit à un territoire. Mais pas 85% du Québec. À moment donné, faut en revenir des fantaisies – les Québécois sont autant chez-eux qu’ils le sont en Amérique du Nord. Et sur ces territoires, s’ils peuvent faire ce qu’ils veulent, ils doivent aussi endurer les conséquences de leurs actes. Ce qui veut dire, par exemple, que s’ils pêchent tout ce qu’il y a dans le lac, ils peuvent pas par après venir jeter des filets dans les autres rivières et lacs. C’est à eux à se prendre en mains et à se contrôler, comme nous le faisons.

      Et quand vous sortez dudit territoire, vous êtes traités comme tout le monde. Pure-laine, immigrant, étranger. Mêmes droits, mêmes responsabilités.

      La journée où ça arrivera, les nations autochtones ne s’en porteront que mieux.

      Bien sûr, je ne crois pas que ce soit à veille d’arriver. Au lieu de ça, nous aurons des gens bien pensants, bien intentionnés certes mais qui vont essayer de pousser pour mettre en oeuvre les mêmes vieilles “solutions”. “Leur maison est délabrée? Construisons-en une nouvelle, ça a tellement bien marché par le passé”!

      S. Barriault

    • @pbusque

      100% d’accord. Vous avez totalement raison et les réserves, conseils de bande bien administrés vivent très très bien et ses membres profitent de ce qu’aucun canadien, payeur de taxes, peut espérer recevoir .

      Connaissez vous beaucoup de villages de moins de 5000 citoyens, dont environ 2000 résidents qui peuvent se payer :

      -La gestion d’un site internet digne d’une grande ville?

      http://www.mashteuiatsh.ca/communaute.php

      http://www.mashteuiatsh.ca/pol_sec_pub.php

      -Son service de police-incendie qui compte 4 véhicules de police dont 2 banalisés? Son service incendie, supporté par 20 pompiers volontaires, possède une autopompe-échelle ( l’immeuble le plus haut est le clocher d’église), un camion citerne en plus d’une camionnette pour les feux de moindre importance. Son service de sécurité publique est formé d’un directeur qui dirige 6 policiers réguliers, 3 policiers occasionnels, un enquêteur et une secrétaire, (je souligne que la réserve compte 2000 résidents réguliers qui monte à 5000 durant l’été.) La question n’est pas de savoir si c’est bien ou mal. Cette réserve semble très bien administrée. Les résidents ont un compte de taxes de $350.00 par année incluant les infrastructures, les vidanges, égouts-aqueduc , usine de filtration, rues asphaltées. $350.00 par maison, même si vous possédés une propriété de plusieurs centaines de milliers de dollars sur les rives du lac. Évidemment, tous les salaires gagnés sur la réserve sont non imposables et officiellement n’existent pas. Donc si vous demeurez en dehors de la réserve mais y travaillez, votre conjoint vous réclamera comme totalement dépendant sur son rapport d’impôt. Tous achat sur la réserve ou tout bien acheté et livré sur la réserve ( achat d’une auto) n’est pas taxé. Mon point est que les membres d’une réserve vivent extrêmement bien lorsque les fonds reçus des gouvernements sont bien gérés. Ma question est combien de temps encore les payeurs d’impôt canadiens vont accepter de favoriser un groupe de citoyens au dépends des dits payeurs de taxes. Rien n’est éternel sauf l’éternité. Nos politiciens qui fouillent de plus en plus dans no poches devront bien un jour se poser des questions.

      F.Fortin

    • Peut-être que je ne sais pas compter, mais 52k par personne sur 5 ans, c’est assez peu… La moitié de ce montant irait au système d’éducation, et il y a évidemment d’autres frais qui s’ajoutent à part la construction de nouveaux logements… Je ne sais pas si ce montant inclut même les frais de subsistance pour les familles et les allocations familiales, mais si c’est le cas, c’est misérable. Et ce n’est certainement pas suffisant pour régler le problème du logement, à court, moyen ou long terme. Il en coûte cher de construire, mais il faut également entretenir les infrastructures existantes. Harper nous lance ce montant, 96 millions, comme si tout cet argent était destiné au logement et que la communauté l’avait mal géré. C’est une déformation grossière des faits, insultante pour les communautés autochtones qui vivent dans des conditions dignes du Tiers-Monde, et insultante pour l’intelligence des citoyens canadiens qui se font mentir en pleine face. Je n’ai pas de solution magique à proposer, mais commencer par reconnaître les besoins et l’insuffisance des ressources allouées serait un pas dans la bonne direction.

      Dominique Cousineau

    • Rapid Lake sur le réservoir Cabonga à 3 heures de Montréal c’est pas mal non plus : crack, alcool, colle d’avion, PCP, agressions sexuelle, inceste, chaos total…on devrait fermer la place pour insalubrité (des dizaines de chiens dorment dans l’église délabrée) et relocaliser les amérindiens à Ottawa (c’est de leur recours…)

      Isabelle Paquette

    • J’aimerais bien qu’un journaliste se donne la peine de faire un vrai travail d’enquête, un de ces quatres, en commençant par nous expliquer où vont les milliards de dollars des affaires indiennes, de la paix des braves, des divers programmes gouvernementaux, subventions, crédits d’impôts, de taxes etc. Et j’aimerais savoir combien tout cela représente par personne (autochtone).
      Sinon, le gouvernement devrait nommer un vérificateur et lui donner le mandat spécifique de faire la lumière sur ce qui a toutes les apparences d’un scandale.
      Je ne nie pas que plusieurs vivent dans la misère, j’en ai été témoin, mais ce n’est pas normal que cette situation perdure avec toutes les sommes englouties. Ou bien c’est très mal géré, ou bien quelqu’un se remplit les poches, ou c’est les deux ! C. Lalande Brassard

    • On a infantilisés les autochtones depuis toujours. Et on veut qu’ils soient responsables, disciplinés, des citoyens avec les mêmes agissements et la même attitude que nous.

      Impossible. Comme plusieurs le disent ici: abolition des réserves et de la tradition du chef qui dirige la communautés comme au temps des wigwams.

      Ils ne s’agit pas de faire des autochtones des ”bons” blancs. Surtout pas. Mais de fermer les ghettos pour que chacuns est sa propre vie sans avoir à dépendre de sa communauté de façon à découvrir que la vie existe ailleurs.

      Cette vie n’est pas plus pire, pas plus difficile, pas plus merveilleuse. Nous sommes tous dans le même bateau. Il y a donc un vie hors des réserves.

      Notre territoire à tous où on peut avoir un sembler de vie à nous est dans notre appartement, notre maison. Hors nos habitations, la vie, et la vie en société est un combat ou une opportunité pour tous de vivre à plein selon chacuns de nos aptitudes, limites et ambitions.

      Les autochtones dans les parcs de stationnement que l’on a créé pour eux empêchent cela. Et leur mafia de village, de camp, de réserve les abrutissent aussi bien que nous, les ”bons” blancs avont fait.

      Roger Léger

    • T Rightman : En appelant les autochtones des BS de luxes tu affiches ton ignorance au grand jour. Tu craches ton mépris pour les autochtones sur ce blogue et tu n’as même pas le courage de signer ton vrai nom. Un vrai champion.

      Juste quelques points que je voulais adresser :

      L’idée selon laquelle abolir la loi sur les indiens va tout changer relève de la pensée magique, d’un côté comme de l’autre. Car oui, plusieurs indiens demandent l’abolition de la loi sur les indiens. Plusieurs indiens sont conscients de la situation de dépendance dans laquelle la loi les places en dictant la plupart des paramètres de leur vie collective. Cette idée relève de la pensée magique car elle semble prendre pour acquis que l’abolition de la loi effacera les conséquences de cette loi. Loin s’en faut. Les plus gros problèmes des communautés autochtones sont le manque d’éducation (et de ressources afin de régler ce problème) et le manque d’emplois intéressants (ou d’opportunités économiques). Ces deux problèmes mis ensembles créent un cercle vicieux. Les jeunes se disent : Pourquoi étudier s’il n’y pas d’emploi? Les potentiels employeurs se disent : Pourquoi créer des emplois s’il n’y a pas de main d’oeuvre qualifiée pour les occupés?
      Maintenant posez vous cette question : Vers où mène le désoeuvrement des jeunes causés par l’absence de futur? Poser la question c’est y répondre.

      L’idée selon laquelle tout couper va obliger les indiens à se prendre en main est tout aussi ridicule. Les autochtones vivent dans des conditions comparables à celles du tiers monde depuis des décennies, si vivre dans une misère abjecte était l’incitatif nécessaire à la prise en main il y a des lunes que ces communautés auraient entrepris les démarches nécessaires à leur réhabilitation. En fait, les indiens essaient comme ils peuvent de se sortir de la misère. Ils ne s’y complaisent pas, au contraire. Ils n’en tirent aucune fierté. Là encore la qualité de la main d’oeuvre et les débouchés économiques y sont pour beaucoup. Les gens qui travaillent dans les conseils de bande tentent tant bien que mal de faire du mieux qu’ils peuvent avec les ressources dont ils disposent, mais il faut comprendre que dans une communauté comme Attawapiskat, les problèmes sociaux induits par la crise du logement actuelle et les divers retards de la population au niveau de l’éducation font que la communauté est en état de crise sociale perpétuelle. Vous avez donc des gens avec en général un diplôme d’étude secondaire qui doivent gèrer des sommes et des problèmes qui les dépassent. Croyez vous vraiment que couper tous les transferts vont faire disparaître tout ces problèmes comme par magie?

      Et je ne parle même pas de la génération brisée par les pensionnats, la génération de mon père soit dit en passant qui s’en est très bien tiré malgré tout.

      Il n’y a pas de solution magique au problème autochtone mais je pense que cela passe par l’éducation. C’est en créant des conditions dans lesquelles les jeunes ont le goût d’étudier et comprennent l’utilité des études que le retard des peuples autochtones vis-à-vis les non autochtones se comblera peu à peu. Il reste énormément de travail à faire et on ne peut espérer que des améliorations soient perceptibles avant une dizaine d’années (sinon plus)

      Autre point, la fuite d’huile dont parle m. Pratte dans son texte n’a pas commencé en 2000, elle a commencé en 1966. 34 ans d’études dans une école donnant un mal de tête et une belle odeur de diesel. Voilà où ont été formés les jeunes Cris d’Attawapiskat. Présentement, ils étudient dans des roulottes du même genre que celles où les travailleurs de la construction vont prendre leurs pauses café…

      Pour conclure, la réaction du gouvernement Harper est un exemple édifiant de son manque de sensibilité aux problèmes autochtones. Une communauté à terre demande de l’aide, une communauté au prise avec des problèmes qui dépassent manifestement sa compétence. Au lieu de tendre une main aidante vers la communauté, le gouvernement Harper choisi de pointé son doigt accusateur vers la communauté et leur dire : “C’est votre faute”. La mise sous tutelle était inévitable dans ces conditions parce que les problèmes sont trop gros. Cependant, M. Harper n’avait aucune raison d’humilier publiquement ces gens encore plus.

      Mickel Robertson, Innu.

    • @latour,

      “Ils sont chez eux et, que ça vous plaise ou pas, nous sommes les envahisseurs.”

      Après combien de siècles peut-on dire qu’un peuple qui en a conquis (ou envahi) un autre est chez lui? À ce compte-là, tous les peuples de la Terre sont des envahisseurs qui devraient retourner chez eux et/ou faire vivre les autres…

      B. Boyer

    • @kirkpitaine ;-)

      Bon il parait que Thérésa Spence la cheffe du conseil de bande menace de faire la grève de la faim (elle a des réserves pour la faire). Elle joue les indignées mais je pense qu’elle commence à avoir peur que le gouvernemoman découvre quelque chose qui ne ferait pas son affaire.
      Rolf Lug

    • bon encore la faute du gouvernement, je veux bien croire que le fédéral peut avoir une part de responsabilité dans cette histoire mais les autres responsables eux ? les gens du village ? les leaders de la communauté ? les leaders au plan national ? 90 millions ? c’est bcp d’argent …

      Claude Turgeon

    • Les pays d’Asie de l’est n’ont pas reçu 20 dollars d’aide de l’Occident dans les 50 dernières années. Ils sont pourtant en train de devenir les maîtres du monde au niveau économique, politique et scientifique.

      Pendant ce temps, les Africains, les Amérindiens, les autochtones Australiens, les Haitiens, et autres hyper-pauvres de la planète, reçoivent chaque année des centaines de milliards de dollars de l’Occident. Et ils continuent à s’enfoncer.

      @latour

      Si tu te sens coupable d’être envahisseur, tu pourrais choisir de retourner vivre en Europe, et cesser d’occuper la terre des Amérindiens. Quand on a commis un crime, il faut faire amende honorable.

      Ou répond à cette question: Si j’ai un père amérindien et une mère québécoise, est-ce que je suis envahisseur de moi-même? Est-ce que je suis oppresseur le lundi, et victime le mardi? Si mes parents ont immigré au Canada après 1980, et que mes ancêtres n’ont rien fait aux Amérindiens, est-ce que j’ai le droit de me sentir non-concerné par la situation des réserves?

      Que feront-nous le jour où la majorité des Canadiens seront descendants de gens arrivés après 1965? Pourquoi ces gens devraient continuer de payer pour les crimes de ceux qui étaient là en 1705?

      Vite, vite, des cartes d’identité raciales, pour savoir qui doit se sentir coupable.

      Maxime Lamontagne

    • @kirkpitaine

      À ce que je sache, nous n’avons JAMAIS conquis les peuples améridiens. Ils font parti des peuples fondateurs.

      Les réformistes qui se disent contre l’intervention des gouvernements jouent à la maman avec un peuple autochtone. Du joli….J’appelle ça parler des 2 côtés de la bouche. Devons-nous être surpris de l’ingérance des réformistes dans les affaires d’un peuple alors qu’ils s’invitent sans gêne dans des conflits de travail privé. Une belle gang de menteur et d’hypocrite. Gageons qu’ils vont débarquer avec leur “soutane” évangélique question de ne pas intervenir en leur imposant leur dogme moyenâgeux…question de les garder bien asservis et bien docile.

      S. Pelletier

    • Y-a-t-il problème avec mon commentaire pourtant tout à fait correct et dans les normes? Je le resoumets donc:

      Si les blancs déménageaient là où vivent la plupart des autochtones, j’ai l’impression qu’ils seraient aussi pauvres qu’eux, sinon plus pauvres, dans la mesure où ces blancs ne seraient pas éligibles à plusieurs subventions. Pourquoi ces blancs seraient-ils pauvres? Parce qu’il n’y a pas d’emploi là où les autochtones tiennent mordicus (pour des raisons que j’ignore) à vivre.

      Les autochtones doivent quitter le monde de la pensée magique. Si c’est un niveau de vie raisonnable qui les intéresse, ils doivent déménager là où ils auront la chance d’obtenir des emplois ou, sinon, une éducation adéquate pour leurs enfants.

      Si c’est un attachement romantique à la bourgade ou la terre isolée d’où ils proviennent qui les intéresse, ils doivent alors accepter de vivre fort pauvrement pour la plupart, ou à tout le moins de se débrouiller par eux-mêmes avec les moyens sur le terrain.

      J’ai lu quelque part que la population autochtone de ces endroits sans emploi est la population canadienne dont la croissance démographique est la plus grande. Cela n’a aucun sens. La population doit augmenter là où il y a des emplois. Pas là où il n’y en a pas.

      Quand un blanc, un Africain, un Indien, un Mexicain, un Latino-Américain ou un Chinois vit là où il n’y a pas d’emploi, que fait-il? Il déménage ou émigre vers un endroit où il y a des emplois. Les autochtones devraient faire de même au lieu de tenir le lieu de leur naissance comme sacré.

      Olivier Bamville

    • Le problème comporte plusieurs facettes, la solution durable devra tenir comptes de chacune d’elles.
      Le problème à aussi une source. La déchéance graduelle d’une communauté face à un démantèlement de son mode de vie. Un mode de vie millénaire adapté à la rigourosité du climat et l’isolement de la région. Un mode de vie autarcique, maintenant remplacé par un ”grid” d’approvisionnement inefficace et couteux. La dépendance des communautés ne cesse d’augmenté et les routes ou semi-routes qui les relient ne servent en fait qu’a les isoler.

      Je ne sais pas combien de chiens de traineaux ont été délibérément tué dans le but de sédentarisé et surtout de contraindre à utiliser des moyens mécanique pour se mouvoir. Donc dépendre du ”grid”.

      ”Tin v’la des skidoos, tu met du gaz là, dans tank…Non! Snif le pas malheureux, dans tank icitte là.” -Gars du temps

      C’est pas des histoires de ”tree huggers”, c’est vrais. Sans faire de politique il faut regarder froidement la réalité, les causes, et savoir que pour le bien de ces communautés et des autres, grandes ou petites, que les coûts associées à des projets de développement non durables sont énormes; frôle l’hémorragie. Il est très important de relever que ces communautés ont déjà été autonomes, et donc qu’elles ne coûtait rien à personnes. L’appropriation des terre par l’état mène évidement ce dernier à barricader, cadastrer et parker les p’tit indiens dans cette sédentarité où leur espace de vie ne leurs appartient plus. Il n’y a que les murs moisie en gyprock qui est à eux, et encore. Des communautés qui avant coutais zéro. Ont ne peut pas, après les avoir fait mijoter pendant 150 ans sur le rond du poêle, leurs dire tout d’un coup, que maintenant qu’ils sont bien intégré(parker) à notre culture(grid) ont les considèrent maintenant comme ”citoyen avec tout les privilèges”(taxes). Comme ils se doit au 21emme siècle, dans notre monde égalitaire. Mais, on ne redonne pas un mode de vie, ou une solution au manque d’autosuffisance.

      Le problème de l’autarcie des communautés autochtones comporte plusieurs facettes à régler de concert.
      Bien que le retour dans le passé soit impossible, ont peut s’armer de bon sens , et favoriser une approche globale et intégrer au problème. Inspirons nous des leçons que nous pouvons tirer du passé et des observations de la présente situation. Ce servir d’un cas type, pour l’intégrer dans une solution globale qui favorisera le développement de toutes les communautés autochtone. Le tout en symbiose avec les autres communautés. Autre ici employer dans un sens vaste, citadins/banlieusards/villageois.

      Le village de Attawapiskat, c’est une piste d’atterrissage en gravier, 2-3 bâtiments communautaires et environs 1200 habitants. Un approvisionnement en marchandises lourdes par bateau, une route de glace d’hivers, la navette aérienne. Pas toujours fiable et très couteux.
      Les solutions se trouvent dans la capacité, la volonté du gouvernement et de la population de comprendre que des projets d’aménagement du territoire et de communautés doivent se faire en intégrant des notions de design et de planifications urbaine. Pour des questions économiques avant tout. Ils est dans notre intérêts à tout de pouvoir développer des systèmes autarciques et surtout durables sur le plan économique et social.

      C’est pourquoi un projet pilote devrais être mis sur pied.Premièrement faut utiliser nos jeunes tout droit sortis des écoles de design et d’aménagement et s’en servir pour concevoir des habitations ergonomiques, durable, adaptées au rigueurs climatiques et la vie des gens.

      ”Oui mais ça va coûter chers!” -gars

      Non.
      Des habitations bien conçues et intégrées dans le paysage seront beaucoup plus durable. L’utilisation de matériaux locaux combiné à des techniques de construction différentes réduira la dépendance de la communauté type au ”grid” et donc réduira ses coûts d’entretien. Ce ne sont certainement pas de coquilles en CanExel, 2×4, et gyprock qui vont résister bien longtemps aux rigueurs du climat nordique. Surtout quand elles sont mal conçues et bâties, avec des toits trop plat qui favorisent les accumulations de neige et la dégradation du système de circulation d’air. La plupart de ces habitations sont bourrées de moisissures dû à la mauvaise évacuation d’humidité dans la structure. Même parfois, dans le processus de rénovation et de construction, il y déficience à cause d’un approvisionnement difficile et couteux des matériaux, mais aussi des conditions climatiques très humide. Une structure de bois exposée trop longtemps au intempéries se dégrade dans le temps de le dire. L’habitat est déjà contaminé avant que le gypse soit visé.

      Autarcie énergétique . Pourquoi pas un projet géothermique central dans notre village type, couplé avec des panneaux solaires réduirait grandement la dépendance et les coûts ”d’entretiens” de la communauté.

      L’autarcie doit aussi être amélioré avec la mise sur pied(intégré dans le projet ) d’une économie locale de production de denrées allimentaires. Encore une fois des cultures adaptées au milieu qui donneront le maximum de rendement. C’est mesures aussi simples peuvent elles êtres contribuerons à réduire la dépendance. Intégré aussi à des exploitations planifiées des ressources animales du territoire.

      Le tout sous la responsabilité des population locales et des travailleurs extérieurs qui pourraient être intéressés par des projets de la sorte. Les populations locales doivent se réapproprié le territoire, et le retour à un mode de vie autarcique par tout les moyens possible à notre disposition dans l’approche la plus durable et économique. Là devrais êtres la principale préoccupation des conseils de bandes et des gouvernements.

      Aussi, comme mentionné plus haut, les facettes du problème doivent êtres solutionner avec une approche globale. L’accès touristique à ces communauté doit, dans la mesure du possible, être amélioré et valorisé. Beaucoup de ces villages pourraient servir de camps de base pour des expéditions de hiking, observation de la nature etc…Je ne dit pas le Loveboat qui accoste, ni seulement le touriste américain qui est prêt à se faire une partie de chasse pour 5k, mais valoriser un petit tourisme local de trekkers. Il a un potentiel énorme, qui ne demande qu’a être exploité.
      J’aimerais ça moi une trail piétonnière des Laurentides à la Baie James, qui passe par toutes sorte de beau petit villages autochtones. Ces villages pourrais offrir des petit forfaits exploratoire, de survie en forêts etc. Il y à déjà de tels projets et réussites, mais il faut intégrer tout ça dans une approche de gestion globale et durable du territoire.

      C’est drôle la première fois que j’ai entendus parlé du plan Nord je croyais que c’était un projet intégral et global d’exploitation des richesse du territoire du nord québecois. Je savais qu’il y avait l’aspect ressource naturelle, mais je croyais que l’on cherchait avant tout a développer la richesse humaine.

      J’aimerais vous laisser avec un passage tiré de la préface du livre ( Destins d’amérique les autochtones et nous. -Rémi Savard, l’hexagone 1979)

      ” Le contenu du présent ouvrage s’explique, avant tout, par l’ensemble des circonstances ayant marqué l’origine de mes intérêts pour ces voisins. Il rend compte d’une démarche qui tente, sans toujours y parvenir, d’éviter le double écueil contre lequel se heurtent les propos habituellement tenus au sujets de ces peuples: soit valoriser leurs pratiques culturelle, au risque de les reléguer dans une sorte de limbes politiques, d’en deçà ou au delà de l’histoire, soit accepter de les inclure dans nos trajectoires historiques, dans nos vécus politiques, au risque cette fois d’en arriver à nier la pertinence actuelle de ce qui leur est propre. cet ensemble d’articles est d’abord destiné ai public euro-québécois, que l’insuffisance du discours politique maintient encore dans l’ignorance de certaines réalités. Il est question de groupes contemporains devant lutter farouchement pour continuer à présider à leur destin et qui, malgré des obstacles en apparence insurmontables, y parviennent de plus en plus. Faut-il souligner, au risque de bouleverser un peu nos petits dogmes socio-politiques, que ceux qui inspirent aujourd’hui les organisations autochtones les plus rigoureuses, sont également ceux qu’on reconnaît dans ces quartiers comme les détenteurs d’une sagesse ancestrale, prenant la forme de ce que nous appelons mythes, rituels, incantations? Le véritable défi, c’est de comprendre et d’admettre ce fait. La facilité, ce serait de persister à le réduire à des étiquettes: culture vs politique, ou encore recherche fondamentale vs recherche appliquée. Une réflexion est d’autant plus utile qu’elle est fondamentales, et d’autant plus fondamentale qu’elle remet en question des classifications devenues paresseuses…

      …Puisqu’une certaine conjoncture nous a tous rassemblés ici, et qu’il n’est désormais plus permis ni d’espérer, ni de déplorer leur éventuelle disparition, le temps ne serait-il pas venu de tenter d’imaginer ce qu’il serait possible de faire en leur compagnie?”

      Merci.

      Antoine Cosentino

    • @g.t.t. (Antoine Cosentino)

      C’est fantastique: Chaque paragraphe de ton texte propose des interventions massives et constantes de la part des blancs. Jamais tu ne considères les Amérindiens comme pouvant faire quelque chose par eux-mêmes. À te lire, on comprend que ce sont les blancs qui vont bâtir le futur des Amérindiens. Les Amérindiens, eux, ne doivent qu’attendre ou exiger plus d’aide de la part des blancs.

      On leur donne des milliards chaque année: Pourquoi est-ce qu’ils ne la construiraient pas eux-même leur centrale géothermique? Pourquoi est-ce qu’ils ne les construiraient pas eux-mêmes leurs maisons?

      Pour ce qui est des skidoo, tu rêves complètement. Les Amérindiens du grand nord n’échangeraient pas leur skidoo pour un traineau à chien. Les traineaux à chien, c’est pour les touristes français.

      Tout ton commentaire est composé de solutions impliquant l’investissement de millions de dollars. Pendant ce temps, les Québécois non-amérindiens ont de la misère à se faire soigner à l’urgence. Disons que l’appui public à la cause amérindienne est en chute constante. D’autant plus que les Canadiens de souche sont remplacés par des nouveaux arrivants, qui ne comprennent pas pourquoi ils devraient faire des faveurs aux amérindiens.

      Les Amérindiens veulent vivre avec les avantages du XXIème, mais avec les responsabilités des chasseurs-cueilleurs de l’âge de pierre.

      Maxime Lamontage

    • @maxlamontagne
      Je ne suis pas d’accord avec vous sur les AK-47 mais mosus que vous voyez clair en ce qui regarde ce dossier amérindien.

      P.S: En passant les libéraux qui crient au viol et jouent les vierges offensées, avec Bob Ray tout rouge fâché, fâché, ils étaient où quand ils étaient au pouvoir et que l’école de Attawapiskat a fermée? Et la Frulla qui perd presque connaissance parce qu’elle est trop émue, dans le club des ex, elle faisait quoi pour les amérindiens quand elle était au gouvernemoman?
      Rolf Lug

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