Le blogue de l'édito

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  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Mardi 1 novembre 2011 | Mise en ligne à 14h15 | Commenter Commentaires (24)

    Silence, le Québec réfléchit!

    NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    338882-marie-france-bazzoMario Roy

    En quelques jours, apparaissent dans nos librairies et sur nos écrans cinq objets, trois livres et deux films, proposant des réflexions sur la modernité, la gouvernance, l’avenir du Québec et même du genre humain –rien de moins. On ne dira pas des Québécois qu’ils sont des inactifs de la cervelle : brasser des idées, des tas d’idées (que des idées?…) ne nous fait pas peur!

    Suis plongé dans tout ça cette semaine. De sorte que je reviendrai d’ici peu sur quelques-unes de ces propositions en colonne éditoriale.

    Un livre et un film, d’abord, donnent la parole à une ribambelle de citoyens de métiers et d’horizons différents. Il s’agit du recueil De quoi le Québec a-t-il besoin?, œuvre du trio Jean Barbe/Marie-France Bazzo (photo)/Vincent Marissal (ce dernier est journaliste à La Presse). 136809-hugo-latulippeEt du documentaire République, un abécédaire populaire, de Hugo Latulippe (photo), déjà en salles.

    Le gros canon, lui, atteindra les écrans vendredi. Survivre au progrès, de Mathieu Roy et Harold Crooks, inspiré d’un livre à succès de Ronald Wright, se situe dans la veine écologiste et fait l’inventaire des destructions dues à l’homme. Va-t-on survivre à tant de progrès et de civilisation? That’s the question…

    Enfin, deux bouquins à des années-lumière l’un de l’autre. De colère et d’espoir, de Françoise David, co-chef de Québec solidaire. On devine que ça porte à gauche. Et Pour en finir avec le Gouvernemaman, de Joanne Marcotte, auteure du documentaire L’Illusion tranquille en 2006 et co-fondatrice du Réseau Liberté-Québec. On devine que ça porte à droite.

    A priori, quelque chose vous intéresse dans cette vitrine?…


    • Le Québec est en pleine crise d’adolescence: il rejette toutes les valeurs de ses ancêtres, il jette le bébé avec l’eau du bain, il se cherche comme un ado, il renie tout mais ne sait pas ce qu’il veut…
      La vie est basée sur les valeurs que vous adoptez: les valeurs superficielles sont trompeuses et mènent à la perte… et sans valeurs, vous courez au déclin de l’empire, à la déchéance…
      Le Québec a besoin de croire en quelqu’un, un Robin Des Bois digne de ce nom, qui ravivera l’espoir d’une vie meilleure et d’un monde plus humain…

      F Vézina

    • Tout m’intéresse dans cette vitrine sauf….Joanne Marcotte:-(

      L’illusion tranquille et Réseau Liberté-Québec, démagogie au cube.
      Joanne Marcotte et ses sbires…..danger pour moi.

      Pour le reste, je vais m’y intéresser en lisant et en réfléchissant moi aussi.

      Un petit coup de coeur spécial pour Mathieu Roy….
      J’aime bien l’optimisme de ce jeune homme.
      Et surtout, il n’est pas dans le prêchi-prêcha comme plusieurs.
      J’ai hâte à vendredi.
      Louise April(Laloue)

    • Permettez-moi d’être sceptique. Déjà le titre du billet n’inaugure rien de bon car la réflexion est individuelle et jamais collective. Le “Québec” réfléchit? Vraiment? Une entité abstraite qui réfléchit: pas très réfléchit justement mais passons rapidement là-dessus.

      Excuse my english but… pensent-ils “out of the box”? Pas sûr de ça et je me demande si cela vaut la peine de dépenser une cent pour le livre des “3 mousquetaires” par exemple. Déjà que Madame Bazzo avait avouée dans un magazine féminin qu’elle n’était pas une intellectuelle (on le savait!)… Monsieur Barbe a une belle tête d’intellectuel ce qui lui donne l’apparence d’en être un, quant à Monsieur Marissal, il est “sympa” comme disent les FrOnçais mais son jupon souverainiste dépasse souvent, bref… :-S

      Du “souviens-rienisme” réchauffé, voilà ce que je présume de la chose ou pour reprendre une formule hégélienne: “le même vieux bouillon recuit que l’on répand de tous les côtés” (in Principe de la Philosophie du Droit, citation de mémoire donc sujette à vérification).

      Le début du commencement de quelque réflexion valable doit être la critique implacable de toutes les prémisses idéologiques de la soi-disant révolution tranquille. Cela ou alors on retournera à la “vieille gadoue” (Karl Marx).

      Au revoir Monsieur.


      Claude LaFrenière
      qui
      Refuse d’être intimidé, entubé et de se taire.

    • Impardonnable.

      Michel Gendron

    • Est-ce l’exceptionnel soleil d’un premier novembre plus chaud que d’habitude? Toujours est-il qu’en lisant votre texte et surtout ceci:
      «On ne dira pas des Québécois qu’ils sont des inactifs de la cervelle : brasser des idées, des tas d’idées (que des idées?…) ne nous fait pas peur!», ces mots d’une chanson de Sardou (Le temps des colonies) me sont revenus en tête. Allez savoir pourquoi!

      «Dis-nous ce que t’as pas, on en a.
      Y a pas d’café, pas de coton, pas d’essence
      En France, mais des idées, ça on en a.
      Nous on pense».

      Il est toujours intéressant de lire des textes ou voir un film produit par des gens brillants et en position de diffuser le fruit de leurs cogitations. Il arrive que des «dépossédés de la parole publique» soient d’accord avec certaines de ces réflexions et soient contents que ceux qui «ont accès» puissent les diffuser.

      Le problème avec les idées, c’est que pour les «actualiser», il faut du pouvoir et on dirait bien que, présentement, ce ne sont pas ceux qui les ont qui sont au pouvoir.

      Donc, influencer ceux que l’on appelle pompeusement les «décideurs», c’est autre chose mais c’est toujours agréable d’en parler autour d’une table en sirotant une chope.

      J-F. Couture.

    • Parle parle, jase jase et j’ajouterais chiâle chiâle, c’est le sport national des québécois….malheureusement, peu d’actions!

      Sylvain Rivard

    • Non ! Toujours la même chose. L’important est de chercher son idéal et de cheminer pour l’atteindre !

      Clarissa Kayisire

    • Avec tout ce brassage d’idees, de revirements, d’un absence de consensus,
      le silence des agneaux risque d’etre tres long , dans une societe ou le mouton est roi.
      P Allen

    • Si vous voulez savoir si nous allons survivre à tant de progrès, la réponse est oui et nous allons survivre par le progrès. Hors du progrès point de salut, quoiqu’en pensent les pisse-vinaigre.

      David Savard

    • LE NAUFRAGE QUÉBÉCOIS…

      Le Québec est un de ces rares pays à être passé de l’enfance à la vieillesse et à la décadence sans connaître l’épanouissement et la maturité.

      Tous les “objets” mentionnés par M. Roy convergent pour montrer que le Québec a atteint un état de décadence avancée. Mais ce n’est plus seulement un déclin ou une décadence, c’est un pourrissement.

      Au-delà de la faillite économique, de la chute démographique, de la perte de la langue, de la présence au pouvoir d’une classe politique déconsidérée, effets que nous pouvons tous constater, on observe aussi ce déclin dans l’éducation, les lettres, dans les arts, le commerce, la recherche scientifique, etc. Même la bonne vieille Université Laval a été exclue du classement mondial des universités, notamment de celui du Times (”Times Higher Education World University Rankings”). Nos grandes firmes d’ingénieurs, autrefois la fierté du Québec, sont maintenant embourbées dans de sordides scandales de bas étage dignes des pires républiques de bananes. L’art québécois n’est plus grand chose et nos artistes ne réussissent à survivre qu’en demeurant agrippées aux mamelles de l’État. Ils ne sont devenus qu’une vile bande d’assistés. Nos écoles ne produisent plus que des drop-outs et nos médias, des lobotomisés serviles soumis à la pensée unique.

      Bref, le soi-disant “modèle québécois” est devenu une sombre blague.

      En fait, ce déclin n’est rien d’autre qu’un reflet de la perte de sens qui caractérise la société québécoise. Cette perte de sens prend sa source dans cette bête rupture que les québécois ont opéré dans les années 60 avec leur histoire, leurs valeurs et leurs traditions. Le résultat? Nous l’avons devant nous ce “beau” résultat de 50 années de soi-disant “progressisme”: une société déboussolée, déliquescente, sans colonne vertébrale.

      Heureusement, une petite lumière a commencé à briller à notre droite. Il y a encore de l’espoir.

      James A. Arthur
      Québec

    • Le Québec se doit de passer à la seconde vitesse. On ne voit que du mal en ce moment sur cette remise en question québécoise… Pourquoi ne pas se tourner vers l’optimisme en élaborant, à la mesure du temps et des gens, des projets de société revalorisants au lieu de s’embarquer dans la psychose d’une crise existentielle ?

      Pour moi, le livre intéressant à se procurer serait celui de Mme Françoise David puisqu’elle provient du réseau communautaire, a fait la tournée pan-québécoise et c’est elle qui devrait prendre la tête de Québec Solidaire pour endiguer au mieux la démagogie à outrance d’Amir Khadir.
      Peut-être le livre de Marie-France Bazzo et Jean Barbe, mais je crains une vision montréalisante du Québec…

      Frédéric Moisan

    • Encore des intellos et des “artistes” qui pensent à la place du peuple !!! Les intellos nous ont menés à la ruine. Je propose de consulter le peuple via des référendums. Exemple: êtes-vous en faveur de la peine de mort ? Etes-vous pour ou contre l’avortement ? Voulez-vous abolir Radio-Canada ? Etes-vous en faveur de diminuer les privilèges des fonctionnaires ? Vivons – nous dans une démocratie ? Non. Nous vivons dans une oligarchie menée par les syndicats et les cartels d’affaires. Les intellos font partie de ce système. En ce sens, leur réfléxion ne vaut guère mieux que le papier sur lequel est imprimé leurs “réflexions”.

      P.Savard

    • Ji Wenzi n’agissait qu’après avoir réfléchi trois fois. Maître Confucius en eut vent et dit :
      - Deux fois ce serait déjà bien assez. Y. Roy, Mtl

    • Va-t-on survivre à tant de progrès et de civilisation? Non, un jour ou l’autre, nous irons trop loin dans l’excès, ou l’un de nous trouvera la solution finale.

      L’humanité n’est pas la fin du monde, elle est vouée à disparaître tôt ou tard et, comme toute chose, ce sera pour le mieux.

      J. Bouthillier

    • “Hors du progrès point de salut, quoiqu’en pensent les pisse-vinaigre.” – David Savard

      Encore faut-il être capable de définir progrès. Le progrès peut prendre plusieurs formes, d’où les divergences de modèles de développement. Mais bon, restons dans le simplisme, ça se glisse mieux dans un blogue.

      Sébastien Massey

    • Pour l’instant le Québec n’a besoin que d’une chose et c’est urgent : un système d’éducation plus solide et exigent. Plus de professeurs, plus d’heures de travail et d’étude. Plus de sciences humaines.

      Isabelle Paquette

    • Je lirai les bouquins du trio Marissal-Bazzo-Barbe et de Françoise David. Je ne pense pas que les idées de Joanne Marcotte m’intéressent, pour l’avoir vue et entendue à la télé et à la radio.

      Je verrai certainement avec plaisir les deux documentaires.

      J’ajoute que je verrai aussi “Trou Story” du duo Desjardins-Monderie, histoire d’en apprendre plus sur l’histoire des minières en Abitibi-Témiscamingue. J’ai écouté attentivement les bémols émis par les autorités et les sociétés minières au sujet de ce que raconte ce film, mais ils ne m’ont pas convaincue. Françoise Raymond

    • @ fredou5

      Euh, vous êtes au courant que Québec solidaire a deux leaders: Françoise ET Amir? Vous pouvez ne pas aimer Amir mais vous ne pouvez quand même pas lui reprocher d’avoir été élu et pas Françoise.
      Si Françoise était élue, les journalistes lui donneraient plus souvent la parole et probablement moins souvent à Amir. Et de ce que j’ai entendu d’Amir, il serait très content que Françoise soit élue.

      Tony Verdechi

    • Vous voulez dire que nos intellectuels patentés réfléchissent pour nous. C’est de même depuis les Pères de l’Église et Saint-Augustin. Jacques Saint-Cyr

    • Je vais surement feuilleté, l’oeuvre du triumvera Barbe/Bazzo/Marissale, je n’aime pas beaucoup leur approche genre GBS (gros bon sens) mais de gauche mais je vais donner une chance au couraur. Pour ce qui est des autres il s’agit de pamphlet qui se discrédite par leur utilisation de demi-vérité et leur parti prix reconnu.

      Bernard Théroux
      Hochelaga

    • @sebastienmassey,

      nul besoin de définir le progrès outre mesure, votre propre intervention identifie bien que le problème n’est pas avec le progrès, mais avec les modèles de développement. Quand des gens viennent nous dire qu’il faut stopper le progrès à cause de la pollution, c’est la réaction la plus simpliste qui soit justement. Les problèmes de pollution se régleront grâce au progrès et aux améliorations que nous pourrons apporter, pas en se mettant la tête dans le sable.

      David Savard

    • Et j’ajouterais qu’il faut être naïf, pour ne pas dire pessimistement jovialiste pour croire que les problèmes et défis de l’humanité se résorberont sans progrès. En général, les gens qui sont contre le progrès portent des oeillères et ne regardent que partiellement les problèmes et trouvent donc dans l’immobilisme une solution aux parcelles des problèmes qu’ils perçoivent. Ils prônent un retour à un modèle de l’humanité qu’ils prétendent plus humain en vertu de leurs critères propres, mais qui en bout de ligne ne peut que mener à une hécatombe mondiale. Qui veut le retour de la peste bubonique et de la variole? Qui veut d’une espérance de vie de 50 ans?

      David Savard

    • J’ai l’intention le lire et voir chacune des ses oeuvres. Le livre de Joanne Marcotte devrait être assez marrant à lire. Je prévois de la démagogie à chaque trois lignes.

      J’ai déjà visionné République: un abécédaire populaire. Très intéressant, malgré qu’il y ait trop de critiques est pratiquement aucune solution concrète à nous proposer. Mais cette oeuvre propose des réflexions qui sont souvent “out of the box”. Ce film devrait plaire à tous, même aux gens de droite (les vrais et honnêtes, pas les wannabee à la américanophile). Les constat qui y sont fait sont transcendent souvent les idéologies gauches/droites.

      Bref, à voir.

      Kevin Charron

    • Québec réfléchit ou Québec radote?

      Georges Allaire

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