
Le directeur du service incendies, Serge Tremblay, répond actuellement aux questions des élus au conseil municipal de Montréal.
NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.
François Cardinal
La Ville vient d’accorder aux pompiers un mandat qui dépasse de loin les incendies : ils décideront désormais, rue par rue, arrondissement par arrondissement, sur tout le territoire de Montréal, qui pourra implanter des mesures d’apaisement de la circulation et où. Et surtout, qui n’aura pas le droit de le faire.
La décision se défend quand on la regarde du strict point de vue de la réponse aux urgences. Un dos d’âne fait perdre de sept à dix précieuses secondes à un camion de pompiers.
Mais la décision, néanmoins, n’a aucun sens…
D’abord, précisons une chose : le service de sécurité incendie de Montréal a toujours eu son mot à dire lors de l’implantation de mesures d’apaisement, que ce soit des dos d’âne, des trottoirs en saillie, des bollards ou autre. Seulement, il n’avait pas le dernier mot, qui revenait, bien évidemment, aux maires d’arrondissement.
Ensuite, attardons-nous à l’aspect «sécurité» de la question. Il est vrai qu’un dos d’âne ralentit quelque peu les véhicules d’urgence, un fait important dans le débat. Il y a quelques minutes, devant le conseil municipal, le directeur du service, Serge Tremblay, rappelait que des décès avaient été provoqués, il y a quelques jours sur la rue Van Horne, par un temps de réponse trop lent (le cas en question n’est cependant pas lié aux mesures d’apaisement, M. Tremblay le citait plutôt pour souligner l’importance de chaque seconde lors d’une réponse des pompiers).
En même temps, sur la balance, on doit mettre tous ces accidentés de la route, ces piétons bousculés par des voitures qui roulent trop vite. Selon la Direction de la santé publique, chaque jour, cinq piétons en moyenne sont heurtés par des véhicules dans les rues de Montréal. Au cours de la décennie 1999-2008, près de 19 000 interventions ambulancières ont ainsi dû avoir lieu pour un piéton ou un cycliste blessé.
Voilà pourquoi les arrondissements veulent réduire la circulation, comme l’ont rappelé en chœur le Conseil régional de l’environnement, Vélo Québec et le Centre d’écologie urbaine de Montréal. Et voilà pourquoi le maire du Plateau, Luc Ferrandez, rappelait tantôt à Serge Tremblay qu’il «est responsable de la sécurité incendie, non pas de la sécurité de tout à Montréal».
Enfin, il y a l’aspect politique. Les arrondissements ont des responsabilités de proximité, parmi lesquelles on retrouve la circulation résidentielle. En fait, allons plus loin : s’il y a une responsabilité, une seule, que les arrondissements devraient conserver, c’est bien celle-là!
Or en accordant aux pompiers le droit de refuser des mesures d’apaisements aux maires d’arrondissement, l’Administration Tremblay centralise, par la bande, une juridiction qui ne devrait absolument pas l’être.
En lieu et place, la Ville devrait pousser plus fort encore sur ces «quartiers verts» proposés dans son plan de transport de 2007, elle devrait accorder plus d’autonomie aux arrondissements dans les décisions qui les regardent en premier lieu et elle devrait publier le fameux guide d’aménagement pour les piétons attendu depuis longtemps, comme l’a rappelé Louise Harel.
Que les pompiers soient partie prenante des décisions, la chose va de soi. Mais qu’ils prennent les décisions, cela est carrément ridicule.










gren
25 octobre 2011
12h16
Le maire de Montréal qui n’a aucune responsabilité pour une grande partie de la ville,doit se servir de toutes les ruses pour mettre a leur place certains maires de petite partie de la belle ville de Montréal(notre ile). Il y a plusieurs façon de fouetter un chat.
n.y.grenier
piedoq
25 octobre 2011
12h32
On en serait pas la si certains maires d arrondissementa n avaient pas été aussi morrons
Dans leur désirs de vouloir recréer la campagne en ville
Albert bela
gl000001
25 octobre 2011
12h52
Les mesures d’apaisement ne sont rien comparé à l’incompétence des conducteurs lorsqu’un véhicule d’urgence passe près d’eux. Le code de la route dit qu’il faut se tasser à droite et s’immobiliser. Bien peu de gens le font. 90% du temps est perdu là.
Alain Lajoie
nike
25 octobre 2011
12h54
Je ne comprend pas l’administration Tremblay, ce faisant ils rendent encore plus bancale les barronneries que sont les arrondissements.
Tout ça devient un foutoir sans nom, ingérable et qui accentue encore un peu plus l’immobilisme de la ville.
Comment puis-je croire que je peut avoir une chance de faire accepter des dos d’anes sur Chambly dans Hochelaga si en plus de persuader mon conseillé, mon arrondissement je dois faire en plus des yeux doux au services de police.
Comment ne pas devenir cynique!
Mr Tremblay partez maintenant!!!
Berrnard Théroux
Hochelaga
lecumedesjours
25 octobre 2011
13h11
Réponse du maire Tremblay… Ah quoi je ne savais pas…. au moins je ne suis pas responsable…
Je ne crois pas que ce soit seulement le syndicat des pompiers… Il semble que tout le monde sauf le maire à trop de pouvoirs à Montréal.
G. Mayer
towermaster
25 octobre 2011
13h15
À mon avis, les considérations sécuritaires ne devraient faire l’objet d’aucun compromis.
Elles doivent prendre le pas sur toutes les autres sinon, en poussant jusqu’à l’absurde, qu’est-ce qui empêcherait un Maire d’arrondissement d’abuser de la pensée magique et d’essayer de faire naître son utopie piétonne plus rapidement en enlevant carrément tous les feux de circulation de son arrondissement, puisque dans sa tête, l’automobile n’existe plus.
Cette approche utopique semble être celle préconisée par les radicaux de l’écologisme : rendre la circulation automobile totalement impossible…on s’occupera du transport en commun plus tard, on éteindra les incendies en se passant les seaux de main à main comme autrefois et les petites vieilles glisseront en traîneau à -40 jusqu’à l’urgence.
C. Nadeau
nike
25 octobre 2011
13h47
cher towermaster,
Il ne s’agit pas ici de rendre les immeubles inaccessible, juste de retarder le traffic, parceque certains conducteurs prennent les rue résidentiel du centre ville pour des pistes de courses.
Que ceci cause un désagrément au pompier j’en convient. Que les pompiers aient droit au chapitre, c’est normal, souhaitable et sain.
Mais de leur donner un droit de veto… On se calme le pompon.
Berrnard Théroux
Hochelaga
obam
25 octobre 2011
13h50
M. Cardinal: utilisez un vocabulaire plus objectif et moins activiste. Les mesures dont vous parlez sont des mesures de RALENTISSEMENT de la circulation, et non des mesures d’apaisement. Ces mesures sont loin d’apaiser les conducteurs et les pompiers, par exemple. Prétendre que ce sont des mesures d’apaisement, c’est une INTERPRÉTATION, et non une description de la réalité.
Vous me faites penser à George Bush qui nous parlait de “tax relief” alors qu’il s’agissait de “tax cuts” (réduction d’impôts). Dire que cela soulage, c’est une interprétation. Ces mesures ne soulagent pas tout le monde.
Nommons les choses telles qu’elles sont, sans langue de bois et interprétation, et le monde n’en sera que moins confus.
Olivier Bamville
dcsavard
25 octobre 2011
13h55
@towermaster,
relisez le texte du M. Cardinal. Les considérations sécuritaires ce n’est pas que le service des incendies. Les considérations sécuritaires c’est aussi celles concernant les centaines de piétons qui chaque année et année après année se font téléscoper par des automobilistes. Combien de piétons meurent à Montréal d’accidents de la route vs le nombre de décès suite à un incendie et causés par un retard d’intervention lui-même causé par une mesure d’appaisement? Là, je pense que le service des incendies, bien qu’étant très important pour la sécurité, n’est quand même pas en position de décider en lieu et place des mairies d’arrondissement.
Vous semblez oublier que les maires d’arrondissements sont aussi élus pas les citoyens de ces arrondissements-là. Or, vous semblez penser que les citoyens n’ont pas à coeur leur propre sécurité, c’est absurde.
David Savard
mathieu_p
25 octobre 2011
15h15
Je suis entièrement totalement contre votre point de vue et dieu sait que je ne suis pas le seul!
Savez-vous combien de personnes dans mon petit cercle d’ami Facebook était content d’apprendre que les mesures draconiennes du maire du plateau Mont-Royal Luc Ferrandez serait peut-être révoqué et qu’il y aurait un retour à la normale? Je crois avoir battu les scores de la bonne nouvelle TVA!
Ce n’est plus des farces, on ne parle pas de dos d’ânes anodin que vous appuyer tout votre argument sur ce fameux dos d’âne. On parle de sens unique qui empêches 95% de la population de se rendre du point A au point B dans le plateau, et comme de raison ça empêche aussi 95% du temps les services d’urgences!
Mathieu Pigeon
montrealaise
25 octobre 2011
15h23
@ towermaster
“À mon avis, les considérations sécuritaires ne devraient faire l’objet d’aucun compromis.”
————-
Entièrement d’accord avec vous sur ce point.
Je rajoute que même dans les ruelles, chacun ne doit pas faire ce qu’il veut quand il le veut sans risquer de compromettre la sécurité des riverains. Exemple: il y a quelques hivers, des gens ont décidé de faire ouvrir la ruelle mais ils ont déposé la neige en un immense tas qui coupait la ruelle en 2 sections. Et si les pompiers devaient passer par là? L’ambulance? La police?
Comme nous vivons dans des triplex collés les uns aux autres, la ruelle, verte en été et blanche en hiver, reste toujours une voie de circulation indispensable en cas d’urgence.
Y Labonté
montrealaise
25 octobre 2011
15h27
Pour assurer ma sécurité, je fais 99,9% confiance aux pompiers. Ce sont eux les experts.
Y Labonté
gaslev
25 octobre 2011
15h45
Un dos d`âne sur une voie publique rend la ville imputable devant les Cours de Justice, la responsabilité leur incombe. Nul ne doit mettre un entrave à la ciculation.
Si une personne est blessée ou meurt en étant heurtée par un véhicule qui aurait perdu le controle à cause de ce dos d`âne, la ville devra répondre de sa responsabilité.
G. Levesque
Paix-verte
25 octobre 2011
17h41
Pour considérer pleinement la question de la sécurité, il faudrait inclure dans l’argumentaire l’impact de la polution athmosphérique occasionné par circulation automobile sur la santé. Selon un communiqué produit par Direction de la santé publique de Montréal en janvier 2008, 1500 personnes meurent chaque année à Montréal à cause de la pollution de l’air. En plus de ces 1500 décès, on attribue également à cette pollution 6000 cas de bronchites infantiles par an.
Il ne fait plus de doute que le mode de vie que nous entretenons depuis les années 1960 (banlieues + multiplication des automobiles) doit être corrigé, et le plus rapidement possible. Cette correction ne se fera pas sans heurts et frustrations de la part de ceux qui font grand usage de leur auto, mais ces derniers doivent prendre conscience de l’impact négatif qu’ils ont sur leurs concitoyens et sur l’environnement.
Ralentir la circulation automobile est une stratégie qui s’impose et je suis convaincu qu’en réduisant de 10%, 25% ou même 50% la quantité de voitures dans nos rues permettra aux pompiers d’arriver plus rapidement sur les lieux d’un incendie.
Pierre Montminy
mrzaza
25 octobre 2011
18h14
Dans cette ville qui dirige qui ????? le maire ? le chef de police? le chef syndical des cols bleus? le chef des pompiers? QUI pour l’amour………….
yves richer
nordik16
25 octobre 2011
18h31
Si une personne est blessée ou meurt en étant heurtée par un véhicule qui aurait perdu le controle à cause de ce dos d`âne, la ville devra répondre de sa responsabilité.
Si quelqu’un perd le contrôle en passant avec son véhicule sur un dos d’âne c’est peut-être qu’il allait trop vite? Si les citoyens ont demandés à leur municipalité de mettre un dos d’âne sur cette rue ou section de rue c’est peut-être parce que que certains automobilistes peux respectueux des lois et surtout des résidents roulent trop vites. Les pompiers peuvent avoir leurs mots à dire lorsque les arrondissements se mettent à jouer avec le sens de la circulation des rues ce qui pourrait effectivement augmenter le temps d’intervention des pompiers mais de grâce qu’ils ne touchent pas aux dos d’ânes qui contribuent à la sécurité sur les rues ou ils sont installés en obligeants les fous du volant ou les pressés de ralentir sur ces rues.
M. Raymond
sarcasme
25 octobre 2011
19h12
C’est en faisant ralentir les automobilistes et en donnant l’occasion aux piétons de traverser n’importe comment que les automobilistes se mettent à conduire comme des fous.
Mohammed Chen
dcsavard
25 octobre 2011
20h11
@gaslev,
n’exagérez-vous pas un brin la responsabilité de la ville. Si le gars perd le contrôle de son véhicule en passant un dos d’âne, c’est qu’il a enfreint la limite de vitesse, qu’il était saoul ou drogué ou les trois à la fois. Avant que la ville soit responsable de l’accident, les poules auront des dents.
David Savard
jolico
25 octobre 2011
23h35
Si tout le monde obéissait aux règlements existants comme les “Stop”, les feux, les passages piétonniers, la vitesse maximale, la bonne direction sur les pistes cyclables, etc., ces questions ne se poseraient même pas.
J. Lincourt
dcsavard
25 octobre 2011
23h40
@sarcasme,
j’espère que vous n’avez pas le permis de conduire. Votre raisonnement s’apprente au suivant: C’est parce qu’on allume les lumières le soir que le soleil se couche.
David Savard
legada
26 octobre 2011
05h06
Le problème est le dogmatisme de certains.
On n’a pas à donner une pouvoir absolu aux pompiers. Les élus sont là pour arbitrer les conflits. La politique c’est l’art du possible.
Il doit y avoir un équilibre entre la protection incendie, la sécurité des piétions et la circulation automobile.
Les dos d’âne n’ont pas leur place dans des rues ou il y a une bonne circulation.
Dans le cas du Plateau, si son maire avait fait preuve de patience et d’empathie envers tous ces citoyens et les citoyens du reste de la grande région de Montréal, il aurait mieux planifié ses actions et il aurait retardé certaines éléments de son projet pour attendre la fin de certains chantiers ce qui aurait significativement réduit l’ampleur de la crise de cet été. Il avait raison sur le fond mais pas sur les moyens utilisés.
Dans le cas du maire de Montréal, il aurait du agir comme un grand coordonnateur et mettre à leur place ceux qui ne veulent pas collaborer au lieu d’agir par la bande en utilisant les pompiers pour faire sa job.
Daniel Legault
mamiedou
26 octobre 2011
07h10
Les pompiers, comme les policiers, ne devraient pas être syndiqués. C’est ça qui n’a aucun sens!
Marie Miedou
mrmounding
26 octobre 2011
07h53
@jolico: Faux, plusieurs conducteurs ne savent pas conduirent mais conduisent tout de même. Arrêtez de penser que tous les accidents sont causés par les non-respect du code routier. De nombreux accidents sont causés par une vaste portion de la population qui ne sait simplement pas conduire
A. Mounding
dcsavard
26 octobre 2011
10h21
@montrealaise,
et pourquoi n’avez-vous pas tout simplement appelé la police concernant cette montagne de neige dans la ruelle? Il n’y a aucune nécessité de confier aux pompiers les mesures de temporisation de la circulation pour ça. C’est un très mauvais exemple, je suis certain que c’était illégal et que la police aurait possiblement distribuée des contraventions à ceux qui ont bloqué la ruelle ou tout simplement exigé du service d’entretien des routes qu’ils aillent dégager la ruelle. Mais, remarquez qu’il y a des ruelles qui ne sont pas déblayées l’hiver, il faut donc conclure que ça n’a aucun impact sur la sécurité des citoyens.
David Savard
sydrol
26 octobre 2011
11h51
@dcsavard ,
On ne peut passer un dos d’âne à plus de 10 ou 15 km/h en toute sécurité. Donc, pas besoin de dépasser la limite de vitesse pour perdre le contrôle de son véhicule. D’ailleurs, plusieurs dos d’âne de Montréal sont mal identifiés et sont dangereux. En passant, aucun maire ou conseiller de Projet Montréal n’a obtenu la majorité absolue. On repassera pour la volonté des citoyens.
Je suis résident du Plateau Mont-Royal et mon expérience me confirme que les piétons de Montréal (moi inclus!) sont terriblement imprudents. Malheureusement, plus la circulation ralentit, plus les piétons prennent de risques, ce qui rend les mesures tels que les dos d’âne à peu près inutile.
Sylvain Drolet
gasston
26 octobre 2011
15h04
Si c’est la seule façon que Tremblay a trouvée pour contrecarrer Ferrandez, alors je l’appuie… mais me semble que ce ne devrait pas être si compliqué d’interdire à ce petit roitelet de bloquer la circulation dans « son » arrondissement?
G. Lalande
obam
26 octobre 2011
19h26
“plus la circulation ralentit, plus les piétons prennent de risques” (sydrol) Enoncé très profond que les politiciens devraient méditer longuement avant de prendre des décisions simplistes dont ils n’ont pas analysé toutes les conséquences, notamment les conséquences non désirées..
Olivier Bamville
dcsavard
27 octobre 2011
14h04
@sydrol,
mon énoncé ne visait pas à dire que les piétons étaient prudents, mais concernait bien le fait que perdre le contrôle sur un dos d’âne implique la conduite à une vitesse illégale de toute manière. Entre se blesser en passant un dos d’âne à trop grande vitesse (en passant, la limite est de 40 km/h partout dans les rues susceptibles d’avoir des dos d’âne) et perdre le contrôle du véhicule il y a une marge. Je n’adhère pas du tout à votre énoncé et je vis aussi dans un milieu où il y a beaucoup de dos d’âne. Trop, et je les hais. Surtout qu’en plus avec les nids de poule, c’est une véritable ménagerie. Par contre, je n’irai certainement pas croire que le dos d’âne peut être dangereux. Il peut briser une bagnole par contre, tout comme le nid de poule.
Aussi, dans mon coin, je suis persuadé que les piétons sont encore moins respectueux des règles que chez-vous. Je m’étonne toujours par temps de pluie le soir qu’il n’y ait pas plus de piétons qui se fassent frapper dans mon coin. Ils traversent n’importe où, n’importe comment, ne regardent pas, etc. Mais, ça n’a rien à voir avec les dos d’âne.
David Savard