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André Pratte
QUÉBEC – Il y a quelques jours, le congrès du Parti libéral du Québec s’annonçait relativement difficile pour Jean Charest. Relativement, parce que les libéraux laissent rarement paraître publiquement leur mécontentement. Tout de même, l’entêtement du premier ministre à refuser la tenue d’une enquête publique sur l’industrie de la construction, malgré le vœu presque unanime de la population, suscitait un malaise évident même dans les rangs libéraux. De rares militants avaient annoncé leur intention de soulever la question lors du congrès. Un certain Martin Drapeau comptait même demander un vote de confiance à l’égard du chef.
Mercredi, M. Charest a annoncé la tenue d’une enquête dirigée par la juge France Charbonneau, criminaliste d’expérience. Pendant quelques heures, cela a semblé calmer la grogne. Mais à mesure que les juristes, les uns après les autres, ont déploré le fait que le mandat de la commission ne lui permettrait pas de contraindre les gens à témoigner devant elle, l’effet positif de l’annonce s’est étiolé.
Aussi, vendredi soir, le congrès du PLQ s’est ouvert à Québec sous un nuage d’inquiétude. Jean Charest a bien sûr été accueilli avec l’enthousiasme obligatoire de circonstance. Mais le poids des dernières semaines pesait…
Le chef libéral a commencé son discours ainsi : «Quand je suis entré dans la salle, des gens m’ont dit : «Lâche-pas.» Est-ce que j’ai déjà lâché ? Ce n’est pas dans ma nature.» Le ton était donné. Et de livrer un de ses bons discours des dernières années.
On dit souvent que Jean Charest est un formidable orateur. C’est vrai mais il est inégal. Ce ne sont pas ses textes qui sont de grande qualité, c’est l’énergie qu’il y met. Parfois, il est éteint, il bafouille, il n’a pas l’air de croire, de posséder les paroles qu’il prononce. Vendredi soir, on le sentait au contraire parfaitement à son aise. Il a fait le bilan des actions de son gouvernement. Très partisan évidemment, mais pas dénué de fondement pour autant. Il a attaqué le duo Marois-Legault, efficacement. Cela a plu à la foule. Après 15 minutes, les problèmes de la construction étaient oubliés. Presque…
Le discours achevait et on se demandait : se peut-il qu’il n’en parle pas ? Puis: «On peut se le dire entre nous: la politique n’est pas un long fleuve tranquille. Je pense notamment au secteur de la construction. Parlons-en.» Mais que pouvait-il dire de neuf? Quelques minutes plus tôt, le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, avait réagi au communiqué du Barreau du Québec selon lequel «il n’y a aucun cas où une Commission d’enquête ait empêché les policiers de faire leur travail et de porter plainte par la suite». M. Fournier avait réitéré la position du gouvernement selon laquelle accorder à la commission le pouvoir de contraindre les témoins, donc leur accorder l’immunité, nuirait aux enquêtes policières et risquerait d’empêcher la condamnation de certains d’entre eux.
M. Charest a donc créé la surprise générale lorsqu’il a dit : «Je demande aux Québécois de faire confiance à la juge Charbonneau. Si dans la progression de ses travaux, elle en venait à la conclusion qu’un pouvoir de contrainte devenait nécessaire, elle pourra alors en faire la recommandation au gouvernement, lequel accèdera à cette requête.»
Les militants se sont levés pour applaudir. On a senti non pas l’enthousiasme, mais le soulagement. Cette interminable controverse de la commission d’enquête allait enfin prendre fin. (On verra…)
Samedi, les partis d’opposition ont dénoncé ce nouveau virage du gouvernement. Selon eux, M. Charest se déleste de ses responsabilités sur les épaules de la juge Charbonneau. «La juge Charbonneau n’a pas à se mettre à genoux devant le premier ministre pour demander une modification du décret, cette responsabilité incombe à Jean Charest», a dit le député péquiste de Verchères, Stéphane Bergeron.
Je comprends l’opposition de sentir M. Charest affaibli et de viser la reddition totale. Mais, sur le fond, la situation est la suivante: la commissaire Charbonneau est maintenant en contrôle total de la situation. Elle peut décider qui seront les commissaires avec qui elle travaillera, quel sera son budget, ce qu’elle fera en public et à huis clos, quand elle aura besoin de la contrainte, ce sur quoi elle enquêtera, etc. Ce qu’on sait de sa carrière et de sa personnalité laisse croire qu’elle ira jusqu’au bout. Un moment donné, il faut faire confiance aux gens, non?
Position importante, le bâtonnier du Barreau, Me Louis Masson, s’est montré satisfait du virage effectué par le premier ministre, lors d’une entrevue accordée à RDI. D’autres juristes se montrent toutefois plus critiques.
Samedi matin, le militant Martin Drapeau, qui avait menacé d’exiger une révision du leadership de Jean Charest, a félicité le gouvernement d’avoir ainsi donné plus de marge de manoeuvre à la commission Charbonneau. Et ce congrès se déroule maintenant comme tous les congrès du PLQ, sans controverse, sans grands débats.

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grumbar
22 octobre 2011
12h41
Comme je l’ai déjà mentionné, le ministre Fournier a expliqué très clairement ce matin que la juge doit travailler selon son mandat actuel. Elle ne pourra faire la demande de pouvoirs supplémentaires, et donc d’un nouveau décret, que si au bout de ce travail, elle considère qu’elle a besoin de plus de pouvoirs.
Les libéraux ne viennent pas de créer une commission d’enquête en bonne et due forme. Ils repoussent à plus tard la modification.
Jean Charest n’a agit que pour gagner du temps. Ne soyons pas dupes!
Il faut continuer de demander une commission d’enquête qui aura tous les pouvoirs dès maintenant! Il faut une véritable commission soumise à la loi qui les régit, avec tous les pouvoirs de contrainte et d’immunité.
Commission (une vraie) ou démission!
P.S. Alors M. Pratte, toujours tenté de défendre l’indéfendable? Vous croyez toujours que des nuances sont nécessaires, ou si ce gouvernement ne mérite plus notre confiance et que ses actions dans ce domaine sont condamnables?
Sylvain Gauthier
Longueuil
superlulu
22 octobre 2011
12h46
Et si Mme Charbonneau décide de ne pas trop se mouiller pour ne pas nuire et qu’elle attend 12-18 mois avant de faire des demandes, il sera temps d’aller aux urnes.
Si elle fait des demande tôt, Charest trouvera sûrement de quoi tergiverser jusqu’aux prochaines élections.
D’ailleurs le fait d’en changer les règles immédiatement ne rend t-elle pas caduque cette commission?
Il faut repartir un nouveau projet avec des balises établies au départ.
De toutes manières, De la façon, et à la vitesse que Mme Chabonneau a accepté ce mandat avec la bénédiction du juge en chef, il est clair que ça fait longtemps que cette arnaque se préparait en coulisses.
On nous prend vraiment pour des tarés.
L. Trépanier
Montréal
mlebel
22 octobre 2011
12h55
Avec ce dernier comportement et bien d’autres depuis quelque temps, Jean Charest ne fait pas sérieux. L’homme n’a plus guère de crédibilité. Une grande partie de la population n’a plus confiance en lui. Je doute fort qu’il soit là pour la prochaine élection. La rupture avec la population me semble définitive. Je ne crois pas que cette fois-ci le temps jouera pour lui; il est passé minuit…
Michel Lebel
maddog
22 octobre 2011
12h56
Si la juge veut contraindre un individu à témoigner elle devra le demander à John James Charest. Il garde encore et toujours le contrôle. La décision finale lui revient d’accéder aux demandes de la juge. Il n’aura qu’à dire à celle-ci que ça peut nuire à une enquête policière et le tour est joué. Qu’en saurons-nous, ces discussions se feront entre elle et lui.
John James Charest est un pro de la manipulation. Encore une fois il aura baisé les québécois…
Michel Granger
allenzheimer
22 octobre 2011
13h03
Mme la juge Charbonneau était-elle dans la salle au moment de la pirouette de Charest ?
Charest avait-il consulté le conseil des ministres lequel conseil qui était si enthousiaste suite au décret?
Vous ne croyez plus aujourd’hui Mr Pratte que le pouvoir de contraindre les témoins puisse contaminer la preuve au criminel ? Toutes vos belles élucubrations ont fondu comme neige au soleil au contact du chaleureux congrès libéral et de son chef chauffé à blanc. Vous êtes très versatile vous ! Vire le vent…Un vrai derviche tourneur” full crinqué”.
Qu’en est-il maintenant de l’immunité des témoins et de la “commission” ?
Ça ne vous tente pas de nous faire un beau petit éditorial sur la liberté du système judiciaire versus le parti politique au pouvoir?Un nouveau concept direz-vous !
P.J.Audette
gilbertrochon
22 octobre 2011
13h26
Le Gouvernement Charest est le pire Gouvernement du québec depuis 1867, même les Gouvernement Taschereau (Libéral) et Duplessis ( Union Nationale)furent malgré leur corruption et collusion légendaire furent de meilleur gouvernement parce qu’eux ont agi et non réagi comme CHarest le fait depuis qu’il est au pouvoir.
Le gros problème avec vous ce n’est pas tant votre capacité à analyser une situation politique votre problème, mais plutôt de défendre l’indéfendable en autant que c’est libéral, c’est ce qui mine votre crédibilité.
Encore là le Gouvernement charest n’agit pas il réagit devant la grogne, il commence par voir si ses absurdités vont passer, et ensuite il réagit pour faire plaisirs à tous sans trop prendre de chance, et comme d’habitude il s’en remet sur les autres pour prendre des décisions, dans le présent cas il dit tout bonnement si La Juge Charbonneau sente le besoin d,avoir plus de pouvoir nous les lui donnerons, dnc comme la Magistrature et le Barreau il est tout aussi conscient qu’il est dans le champs, mais il a pris une chance au cas où ça passe, tout comme il l’a fait dans le Suroit, les Mont-Orford, et maintenant les commissions Scolaires, et autre incongruité le placement dans la construction, autre bras de fer imbécile, à quoi ça sert d’avoir une commission sur la corruption et la collusion dans la construction ainsi que le financement des partis politiques, et commencer à légiférer sur le placement des ouvriers alors que le tout est très lier à la corruption,la collusion tant chez les entrepreneurs que les syndicats, donc en plus de ne que réagir il met la charue en avant des boeufs s’en rellement savoir où il s’en va.
La bonne nouvelle semble que John-James en est sur ses derniers milles, moins d’un an, mais avec lui je ne suis pas certain qu’il aurait même un ponceau pour nous rappeler son passage.
Gilbert Rochon
menton
22 octobre 2011
13h29
Alors qu’est-ce çà donne un congrès sans grand débat, on suit le chef pour le meilleur et pour le pire. La dernière semaine de Jean-Charest et des libéraux est une farce monumentale, il aura certainement contribué à augmenter la grogne populaire et le cynisme. Dès qu’il est majoritaire le PM n’écoute plus…
Jean-Claude Tanguay
Val-Morin
carbone-14
22 octobre 2011
13h37
Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon coeur
D’une langueur monotone.
Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà
Pareil à la
Feuille morte… Verlaine
Y. ROY, Mtl
sebastien24
22 octobre 2011
13h40
Si l’on en croit les derniers sondages, il y’a encore presque 30 % des Québécois qui voteraient pour Charest et les libéraux si une élection était tenue aujourd’hui. Dans le cas ou François Legault est dans la course, le niveau d’appui aux libéraux descend à 22 %. 22 %, c’est juste un peu moins que le pourcentage des non francophones au Québec. Alors, qui sont ces gens qui se disent encore prêt à supporter les libéraux? Essenrtiellement, ce sont les anglais, les juifs, les italiens calabrais et siciliens ainsi que les grecs. Ce n’est pas très gentil de ma part de dire ça, mais c’est la réalité. Je refuse d’utiliser la notion de votes ethniques car de plus en plus de nos compatriotes Québécois issus de l’immigration non européenne sont tout autant dégouté et indigné par la corruption libérale que les Québécois de vieille souche. Ce serais leur manquer de respect que de les asscocier aux libéraux corrompus.
Alors j’ai une suggestion très utile à faire. Puisque la corruption libérale représente dans les faits une surtaxe pour les contribuables québécois (1 km de route coûte 40 % plus cher au Québec qu’en Ontario et la qualité des travaux est médiocre en plus), je propose que l’on impose une «taxe Charest» à tout ceux qui voteront libéral à la prochaine élection afin d’éponger les coûts de la corruption libéral.
En passant , ce n’est pas parce que certains d’entre-vous êtes libéral que ça vous donne le droit de défendre les bandits. À quand une commission d’enquête publique sur Jean Charest and the LIEberal Party of Quebec ?
S.Robert
Repentigny
Claude St-Jean
22 octobre 2011
13h43
On aura tout entendu. Pas de pouvoir, un peu, énormément et a la follie.
C’est vraiment nous prendre pour de pauvres cons tarés cosanguin.
Faite cette enquete comme il se doit et cessez de tourner autour du pot. J’en ai rien a cirer que quelques imbéciles aillent en prison. Ce que je veux c’est que toutes ces magouilles cessent une fois pour toute.
Ne vous déplaise M. Pratte, la position de M. Charest est intenables et insultantes et ce, malgré se que vous appelez un volte-face. Pourquoi ne pas dire un petit tour de passe-passe. Encore du temps de gagner pour M. Charest et sa troupe de zombies.
Le plus interressant et le plus drole a lire, c’est vous. Comme patineur de haute-voltige, vous etes sans pareil et vous servez bien vos maitres. Tout compte fait, vous etes vraiment drole.
C. St-Jean
Repentigny
dormammu
22 octobre 2011
13h51
@superlulu – 22 octobre 2011 – 12h46
Vous êtes aussi cynique que moi :-). Là, les gens seront contents. Ca va prendre des mois avant que la commission se mette sur pied, encore des mois avant la juge Charbonneau, qui mange dans la main de Charest et des libéraux, décide peut-être de demander plus de pouvoir, ça devrait nous mettre autour de fin 2012 … et oh surprise, il y aura eu des élections au Québec entretemps et il n’est pas impossible du tout que les libéraux gardent le pouvoir tant l’opposition est faible et même nulle. Si jamais la juge Charbonneau demandait plus de pouvoir après une réélection de Charest, parier que la réponse serait non.
Charest et les libéraux continuent de nous prendre pour des coquerelles et des imbéciles.
André St-Gelais.
dcsavard
22 octobre 2011
14h07
@superlulu,
juste pour clarifier, est-ce que vous êtes en train de dire que l’honorable juge France Charbonneau est à la solde politique des Libéraux?
David Savard
yomaurice
22 octobre 2011
14h07
Je commence à trouver que Charest ressemble à une certaine personne déchue qui brandissant son livre et faisant la lecture devant une foule de partisans se convainquait que ça lui permettrait de rester au pouvoir. Ça reste quand même incroyable que le fossoyeur du PLQ soit acclamer par les militant du PLQ.
Mathieu Lafleur
gillesfpelletier
22 octobre 2011
14h11
Je vais dire de quoi d’énorme, mais ayant été fonctionnaire, il m’est arrivé souvent de constater qu’on se gargarisait souvent en offrant des postes “en vue” aux femmes, mais souvent c’était parce que l’on s’attendait d’elles qu’elles fassent une job de bras. Du sal boulot autrement dit. Alors dans ces circonstances, on a offert un joli mandat à cette dame Charbonneau, mais dans les faits ont vient de lui confier une sale besogne et je demeure persuadé que si on avait confié le même travail à un homme, le mandait aurait été très différent.
Madame Charbonneau osera-t-elle demander au Gouvernement ce bonbon qui permettrait au public de sentir qu’il est écouté? Je vous le dis, pour être “forte”, elle ne demandera rien au Gouvernement, point à la ligne.
Gilles Pelletier, Québec
claude_lafreniere
22 octobre 2011
14h15
Bon samedi
Ça alors! Comme on s’amuse ici. Le seul point que je retiens de la «patente» c’est la récurrence ce certains comportements, hum… comment dire, du “peuple québécois”…
Pas de discussions dans la tribu: c’est soit l’unanimité (le cas Pléquiste) ou les chicanes de bas étage (le cas Péquiste) et rien entre les deux.
La seule chose qui m’intéresse dans la «patente II» (la première patente était celle de Taschereau, si ma mémoire est bonne) c’est quand Jean Charest va-t-il s’en aller pour de bon.
J’ai toujours voté pour le parti Libéral (sauf en 1976). La dernière fois c’était en me bouchant le nez. Eh bien le lendemain de l’élection, j’écumais de rage car LE Charest, élu parce qu’il N’était QUE le moins mauvais choix – rien de plus – nous éructait un discours sur le “mandat” qu’il aurait reçu de la population. Ah ouais?
J’ai vraiment hâte aux prochaines élections. Pas question de voter pour les souviens-rienistes du PQ, les médiocres de l’ADQ, les bigots moralisateurs de la “gÔche” Qs et encore moins pour l’improvisation mi-chair mi-poisson de Legault. J’ai décidé qu’à mon âge, je méritais de me payer la traite: dès l’ouverture des bureaux de votes, j’irai annuler mon bulletin de vote.
Juste pour voir une dernière fois la gueule de Jean Charest aux nouvelles puis plus jamais.
Remarquez que je pourrais être déçu: la division de l’opposition pourrait lui permettre d’obtenir un autre mandant par la peau des fesses. Encore du Jean Charest pendant 4 ou 5 ans de plus. Rien qu’à y penser, j’ai envie de restituer mon déjeuner…
Ch’tanné là: “La cabane à Midas, pu capab’ d’y voir la face…”
–
Claude LaFrenière
lenomade
22 octobre 2011
14h17
”Le Parti québécois a immédiatement condamné sur Twitter ce dernier virage du gouvernement Charest, exigeant qu’il accorde tout de suite à la commission le pouvoir de contrainte. Mais là, on est dans les détails. ”
Justement , le diable est dans les détails. La commissaire Charbonneau n’a pas les pouvoirs d’un juge, car la “patente” n’a pas été créée conformément à la loi sur les commissions d’enquêtes! De plus, il semble qu’elle ne pourra bénéficier de l’immunité accordée à un juge président une commission d’enquête, toujours selon la même loi sur les commissions d’enquête.
“Si dans la progression de ses travaux, elle en venait à la conclusion qu’un pouvoir de contrainte devenait nécessaire, elle pourra alors en faire la recommandation au gouvernement, lequel accèdera à cette requête.»”
Le mot de trop dans cette phrase est “Si”. Que voila une belle porte ouverte à interprétations, négociations et autres atermoiements! Oserai-je avancer le rappel subtil de qui l’a nommé à cette fonction? On m’accuserait de croire à une théorie du complot…
Cette “volte-face” de Charest n’est toujours qu’un faux-fuyant, une manière d’acheter la paix avec les militants qui commencent a avoir les “kettles” à l’approche de l’échéance électorale. Tout en essayant de donner l’illusion d’avoir entendu la populace qui se satisfera de cet “ajustement”.
La politique qui n’a comme seul objectif le pouvoir et la conservation de celui-ci, mène à ce genre de comportement méprisable. De plus, c’est une manière efficace sur le long terme. Le désabusement quasi général de l’électorat qui ne voit même plus l’intérêt de s’en occuper, permet à des médiocres et des carriéristes de prendre toute la place. Quand on regarde les alternatives au PLQ, le paysage est assez désolant!
André Doucet
Laval
jutamat
22 octobre 2011
14h27
Comment mater les liberaux? En enlevant la girouette de son promontoir
P Allen
pasmagnan
22 octobre 2011
14h35
Est-ce que la juge Charbonneau était au congrès? Sinon, c’est dommage que les militants libéraux l’aient su avant elle! Ça démontre bien ce qu’on pense de cette juge! Et elle, c’est quasiment confirmé par Charest, n’a jamais pensé à demander ce pouvoir de convoquer.
Le moins que l’on puisse dire c’est que ça nourrit les critiques à son égard!
Hector Laframboise
krampon
22 octobre 2011
14h39
Une farce de Isabelle Richer de Radio- Canada Depuis 3 ans que la population demande a Charest une enquête sur la corruption au Québec et durant tout ce temps les déchiqueteuses des fraudeurs ont travaillées sans arrêt aujourd’hui elles sont en burn- out.. H.Lavoie
Claude St-Jean
22 octobre 2011
14h39
Ouf, je ne voudrais pas etre dans les souliers de Mme Charbonneau. Toute la crédibilité de la pseudo-commission d’enquete et de M. Charest repose maintenant sur ses épaules.
En somme, elle n’a d’autre choix que de demander les pleins pouvoir d’une réelle commision d’enquete. A défaut de quoi, même son intégrité personnelle et professionelle sera entachée a tout jamais.
Jean Charest l’a bien piègée. Un maitre en la matière
Claude St-Jean
Repentigny
dormammu
22 octobre 2011
14h45
@dcsavard – 22 octobre 2011 – 14h07
Aussitôt que nous avons eu les paramètres de cette soi-disante commission, à peu près tout le monde ont dit: what? Pour ce qui est des autres, ils avaient fumé du mauvais stock :-). Comment cette femme, Madame Charbonneau, a-t-elle pu embarquer dans cette commission broche-à-fois, alors que presque tous ont décrié l’annonce de M. Charest. Elle a bien mauvais jugement ou il manque un morceau au puzzle. D’après le peu que je sais d’elle, elle a une très bonne réputation. Qu’elle accepte de faire partie de cette masquarade est vraiment curieux, c’est le moins qu’on puisse dire.
André St-Gelais.
garmic
22 octobre 2011
15h14
Quand on a pas de couilles, on transfère la responsabilité aux autres. C’est exactement ce que John James vient de faire, la juge est un peu pas mal coincée. Comme le mentionne Claude St Jean, si elle ne demande pas de revoir de fond en comble le mandat de cette “commission d’enquête”, avant même de débuter, elle coure le risque réel de voir sa crédibilité personnelle entachée. Sans parler qu’elle est aussi exposé aux poursuites que les autres qui ne bénéficient pas de l’immunité.
Encore une fois John James le grand et fin stratège a pondu un oeuf qui à première vue donne l’impression de répondre à la grogne populaire, mais il s’agit en fait d’un autre écran de fumée et de miroirs, il repousse dans le temps la décision d’en faire une vraie commission d’enquête. Il espère sans aucun doute que ceci lui achètera encore plein de temps, et suffisamment pour que ça tombe dans l’oubli. Espérons que la juge Charbonneau ne sera pas dupe de son jeu, comme certains le sont déjà.
Michael Garant
fraymonjo
22 octobre 2011
15h21
Je ne parviens pas à croire en la sincérité de cette annonce. Quand arrivera le temps de vraiment s’exécuter et donner plus de pouvoirs à la commissaire, il trouvera une ”astuce” pour ne pas le faire.
F. Raymond
mlebel
22 octobre 2011
15h31
Plus sérieusement, je dirais que les libéraux se matent eux-mêmes avec un leader si peu leader que Jean Charest. Tout cela est assez pathétique. Mais moins pathétique que les débats entre candidats républicains pour la course présidentielle aux États-Unis. J’arrive de ce pays, et c’est encore plus pathétique qu’ici! Qui se compare peut donc se consoler! Peut-être…
Michel Lebel
kevin_23
22 octobre 2011
15h31
Bonjour,
J’essaie de comprendre sur quoi se base cet emballement naif suite aux propos de M. Charest. A ce que je sache, c’est toujours une petite enquête qui repose sur la responsabilité de la Juge Charbonneau. Tout se déroulera comme prévu dans le décret du gouvernement de Jean Charest: y a du huis clos et du public mais personne n’est contraint de venir témoigner et personne n’est protégé d’une poursuite quelconque. Est-ce que ça veut dire que la première année, quelques personnes de bonne volonté viendront témoigner qu’elles ont vécu dans la peur, qu’elles ont vu des enveloppes brunes, que la FTQ a fait des menaces…Ces personnes videraient leur sac, ces victimes du système dans un système, sans aucune guarantie de protection, sans immunité. Je n’y crois pas. Et vous voulez me faire croire que la Juge Charbonneau un bon matin dira: c’en est assez, je demande à Jean Charest de me donner le pouvoir de convoquer les voleurs du système, les gens de la mafia, les profiteurs, et Jean Charest lui dirait oui…POSSIBLEMENT pour ensuite déclencher des élections. Alors, il y aura une campagne électorale sans qu’on sache encore la vérité, TOUTE LA VÉRITÉ.
Jean Charest cherche à gagner du temps en attendant de partir et met tout le fardeau de la preuve sur le dos d’une Femme Juge, la Juge Charbonneau. Quelle belle stratégie, quelle arnaque.
Je demeure convaincu que le temps me donnera raison. Il est trop rusé ce Jean Charest pour faire TOUTE LA VÉRITÉ alors qu’il a profité amplement de notre argent pour financer son salaire, pour financer son parti. Je trouve cà lâche de sa part et encore une fois, on se ramasse avec rien, pratiquement rien.
Excusez-moi, mais je suis vraiment désabusé de ce qui se passe au Québec.
Emilien Marcoux
Plessisville
candela
22 octobre 2011
16h06
J’avais oublié de donner mon nom…
- – - – - – - –
Comment la juge peut-elle avoir deux poids, deux mesures dans l’audition de témoins ?
Ça ne peut fonctionner avec des témoins sans imputabilité et des témoins avec imputabilité !
Ce sera tout un ou tout l’autre !
Reno Campani
respectable
22 octobre 2011
16h08
Moi je pense que c’est Charest qui est écoeuré de nous autres. Qu’il aille se faire élire chef du PLC et les québécois voterons pour lui tellement ils détestent Harper. Et la roue tourne.
simon picotte
superlulu
22 octobre 2011
16h10
@dcsavard 14:07. Pour répondre à votre question, je ne doute pas de l’intégrité de Mme Charbonneau.
Par contre je me pose des questions quand une juge embarque dans ce genre de truc en 24 heures ou moins.
Carriériste? Allez savoir.
Mme Charbonneau a sauté là dessus sans poser aucunes conditions (ce qui est de son devoir).
Le juge en chef le dit lui même: ”“le projet de décret en conseil doit aussi être examiné attentivement, surtout par le juge qui va présider l’enquête. Le juge – peut-être par l’intermédiaire du bureau du juge en chef – ne devrait pas hésiter à proposer des modifications appropriées au décret en conseil avant que celui-ci soit adopté. Il pourrait être utile de consulter d’autres juges en chef ou le groupe-ressource de membres de la magistrature qui a été mentionné plus tôt. Même devant une urgence apparente, il est important pour le gouvernement, la magistrature et le public de prendre le temps qu’il faut
pour structurer l’enquête convenablement.”
C’est de l’intégrité de Charest dont je doute. Il nous martelle que rien n’a changé et le lendemain il nous propose sa fameuse patente et le juge en chef l’appuie.
Ces décicions ne se prennent pas en si peu de temps. Donc Charest avait des discussions depuis longtemps avec la magistrature. Preuve flagrante qu’il nous ment.
Je vous invite fortement, si vous ne l’avez déjà fait, à lire l’article d’Yves Boisvert sur le protocole des commissions d’enquête:
http://blogues.cyberpresse.ca/boisvert/2011/10/21/le-juge-en-chef-a-t-il-lu-le-protocole-sur-les-commissions-denquete/
Tellement pertinent.
Lucien Trépanier
Montréal
madmaxx
22 octobre 2011
16h28
M. Pratte,
Toutes mes félicitations!!! Je comprends de plus en plus pourquoi vous avez une admiration sans borne pour notre premier ministre… Il doit être votre gourou de la mauvaise foi. Vous avez le même talent que lui pour expliquer une chose et finir par présenter le contraire comme une vérité dans le même texte.
Pour citer vos écritures;
Quelques minutes plus tôt, le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, avait réagi au communiqué du Barreau du Québec selon lequel «il n’y a aucun cas où une Commission d’enquête ait empêché les policiers de faire leur travail et de porter plainte par la suite».
Bien lire ce que dit le barreau.
La commissaire Charbonneau sera en mesure de décider ce dont elle a besoin pour faire son travail. Si elle peut avancer sans nuire aux enquêtes, tant mieux. Quand ça ne sera plus possible, elle demandera plus de pouvoirs, et elle les aura.
Pour cette partie ce sont vos propos. Vous dites ‘’si elle peut avancer sans nuire aux enquêtes, tant mieux”
Alors le barreau n’a pas raison de dire ”il n’y a aucun cas où une Commission d’enquête ait empêché les policiers de faire leur travail et de porter plainte par la suite”.
Vous avez certainement plus de crédibilité que le barreau M. Pratte. À moins que ce soit votre admirable sens de la nuance qui vous rende si clairvoyant.
Passez tout de même une bonne soirée, mais n’oubliez pas que vous lecteurs ne sont pas sans sens critique à défaut d’avoir de la nuance.
M. Daoust
lalouapril
22 octobre 2011
16h34
Sir John James Charest dit:
[Si dans la progression de ses travaux, elle en venait à la conclusion qu’un pouvoir
de contrainte devenait nécessaire, elle pourra alors en faire la recommandation
au gouvernement, lequel accèdera à cette requête.]
-Elle pourra en faire la recommandation au gouvernement……
Ce ne sera toujours qu’une recommandation, simple recommandation.
- Lequel accédera à cette requête…..
Il aura aussi le droit de refuser.
Comment ferons-nous pour le savoir?
Depuis quand un juge est-il redevable à un gouvernement pour faire son travail?
Depuis quand la justice est-elle assujettie aux choix d’un gouvernement?
Troublant comme affirmation.
Très inconfortable pour la juge Charbonneau.
Elle vient de perdre beaucoup de crédibilité.
Les militants se sont faits matés et entubés à vitesse grand V.
Charest ne voulait que la paix pour le congrès.
Je suis certaine que Charest à déjà une autre entourloupette de prévue.
À suivre!!!!
Et moi être à la place de Fournier …..je démissionnerais……dindon de la farce.
Louise April (Laloue)
dormammu
22 octobre 2011
17h28
Bonjour M. Pratte, j’ai énormément de respect pour vous et votre travail, je ne suis pas toujours d’accord avec vos positions, mais c’est souvent le cas. Cette semaine, nous sommes apparemment dans la semaine des je ne suis pas d’accord :-).
M. Pratte, la confiance, ne se donne pas, elle se gagne et M. Charest ne l’a clairement pas gagné. En ce qui concerne Madame Charbonneau, vous avez raison, il faut donner la chance au coureur et on va attendre avant de porter un jugement, mais disons, qu’il y a des doutes en partant. André St-Gelais
superlulu
22 octobre 2011
18h00
Lorque j’étais jeune, nous avions une phrase que nous utilisions souvent:
Arrête, plus tu parles plus tu te cales.
Ça commence à être le cas de notre hôte et définitivement le cas de Charest. (remarquez que depuis un temps, je ne met plus de M. devant son nom. Quant à Honorable…).
l. Trépanier
Montréal
legada
22 octobre 2011
20h58
Le parti Libéral du Québec qui a été un grand parti dans le passé vient de démontrer qu’il n’est plus que l’ombre de lui-même et qu’il ne mérite plus de diriger le Québec. Il devrait avoir le même sort que le parti Libéral du Canada.
Toute la discussion autour de la “pseudo-commission d’enquête” est une perte de temps. La magistrature devrait demander à la juge Charbonneau de ne pas accepter de diriger cette “pseudo-commission d’enquête” tant que ce ne sera pas une vrai commission d’enquête, c’est-à-dire faite sous la loi des commissions d’enquête. La crédibilité de la magistrature est en jeu. Les juges ont un devoir de réserve et ils n’ont pas à participer aux bases besognes que M. Charest veut leur donner.
La seule solution que le peuple a, c’est de continuer à faire des pressions sur ce gouvernement. Si nous n’avons pas une vraie commission d’enquête d’ici les prochaines élections, il faudra demander aux autres partis de s’engager à en faire une vraie. Et il faudra élire un autre gouvernement que le parti libéral.
En ce qui me concerne, c’est n’importe sauf les libéraux aux prochaines élections. Et je vais suivre les sondages pour m’assurer que mon vote ne sera pas perdus.
N’en déplaise à M. Charest, j’ai une très bonne mémoire et aux prochaines élections je vais rappeler à tous ceux que je connais que le refus de bouger de M. Charest nous a couté des centaines de millions de dollars de nos taxes qui ont été gaspillés. Après tout le Québec est si riche, on a les moyens.
Daniel Legault
blade791
22 octobre 2011
21h56
Mouhahahaha, on dit que nous avons le gouvernement que nous meritons et dans notre cas, c’est effectivement le cas. Pour un petit peuple comme les Quebecois, faut pas demander d’avoir un gouvernement d’elite! Nous avons le choix (presentement) entre les Liberaux dirige par un homme SOUPSONNE de corruption, un parti Puequiste qui n’a pas evolue depuis les annees 80 et qui est dirige par une matante incapable de faire evoluer ses troupes, un parti qui etait un one man show et qui s’est desintegre aussi rapidement qu’il s’etait leve et un parti dirige par deux personnes, dont une croit encore que boycotter des magasins de souliers donne des resultats.
Et outre cela, nous avons un petit peuple de 7 millions de touristes qui demandent encore aux autres de faire quelque chose plutot que de se lever et de se presenter aux elections en esperant changer quelque chose.
Pour ma part, je suis dubitatif, mais je vais laisser la chance au coureur. Anyway, on a un exemple direct avec Gomery que les commissions d’enquete servent a rien: ca a pas empecher les Conservateurs (elus GRACE a la commission) de depenser des montants completement ridicules pour le G20, dont certaines depenses sont tres suspectes. Alors aussi bien essayer la patente a Charest plutot que de reutiliser une solution qui a DEJA echoue.
Mais bon, le petit peuple veut du lancage de bouette.
M. Brassard
derive
22 octobre 2011
22h07
Je trouve dommage M. Pratt votre pathétique propension à essayer de légitimer les décisions du gouvernement malgré leur incohérence, je commene à croire que J. Charest a vraiment peur de ce que une vraie commission pourrait révéler, mais vous de quoi avez vous peur?
Hier vous disiez que la ‘patente’ était utile malgré tous les points négatifs que vous révéliez dans l’article.
Aujourd’hui il faudrait applaudir que les juges devront quémander au gouvernemnt de leur décerner plus de pouvoir lorsqu’ils en auront besoin, alors que les règles d’une vraie commission d’enquête existe déjà et leur donne déjà ces pouvoirs.
Beaucoup d’inertie du côté ‘droite libérale’ au Québec envers une vraie commission, que cela cache t-il?
Spectacle vraiment désolant.
C. Boily
dcsavard
23 octobre 2011
02h29
@superlulu,
je ne vois pas en quoi le fait qu’il y ait eu des discussions en coulisse entre la magistrature et le gouvernement pour déterminer le mandat et les pouvoirs de la commission est en soit quelque chose qui vous pousse à qualifier le tout d’arnaque. Qu’il y ait des discussions entre le gouvernement et les différents acteurs, il me semble que c’est juste la procédure normale. Là où c’est inquiétant, c’est du côté du juge en chef qui, lui, n’a pas exercé son pouvoir dès le départ avant d’autoriser la participation d’un membre de la magistrature. Mais encore là, rien qui ne permet de toucher à la crédibilité et à l’honorabilité de la juge Charbonneau.
J’avais lu Boisvert.
David Savard
jeanfrancoiscouture
23 octobre 2011
09h46
@AP. Vous dites:«…. la commissaire Charbonneau est maintenant en contrôle total de la situation….»
++++++++++
Eh! Oui! Jean Charest vient de lui passer la patate chaude. Et on doit convenir que c’est d’une habileté redoutable.
Tout ce beau monde, qui a loué à la quasi unanimité les immenses qualités de la juge Charbonneau, se trouvera fort dépourvu si jamais leur héroïne, utilisant son jugement que tous ont déjà porté aux nues, décide de ne jamais utiliser ce «nouveau pouvoir» que vient de lui conférer Jean Charest. Comment alors le lui reprocher puisque… et patati et patata.
Et Jean Charest, invoquant la sagesse et l’autonomie de la juge, pourra pavoiser tout en se tenant à distance respectueuse de la controverse.
Pour ma part, je doute fort que la juge se serve «mur à mur» de ce pouvoir. Peut-être le fera-t-elle parcimonieusement face à certaines têtes d’affiche déjà bien identifiées. Le peuple sera content.
Il ne faut pas oublier que la juge a d’abord accepté tel quel le mandat amputé que lui a confié Jean Charest. L’analyse est simple:
Ou bien elle était totalement d’accord avec son approche ou bien elle a accepté en s’attendant à un éventuel élargissement. Ou bien, pire encore, les deux se sont mis préalablement d’accord sur le scénario qu’on vient de nous jouer.
Tout ce «fling flang» m’a rappelé un des tout premiers épisodes de la série Duplessis dans lequel, voyant Duplessis commencer à manoeuvrer, un des alliés de Paul Gouin, Oscar Drouin je crois, s’est exclamé: «Il est habile. Maudit qu’il est habile».
Et maintenant, regardez bien aller Jean Charest. Il va prendre son air calme d’homme d’État au-desus de la mêlée et, répondant aux piques de l’opposition, il va proclamer les vertus de la juge Charbonneau et citer au texte les nombreux éloges que ces mêmes opposants lui ont servi.
Il va réclamer que l’on continue à lui faire confiance puisqu’elle a maintenant les «deux mains sur le volant» et lui, confortablement installé à l’arrière de la limousine, toutes glaces levées, bien à l’abri des bruits ambiants, va secrètement arborer ce petit sourire en coin du chat qui vient de bouffer le canari.
Sera-ce suffisant pour lui permettre de passer à travers de la prochaine campagne électorale? À voir le concert de satisfaction à peu près unanime qui a accueilli ce rebondissement, et comme le disait RBO: C’est certainement «à suire».
J-F. Couture.
youbablue
23 octobre 2011
09h50
Il appartient au gouvernement, et au gouvernement seul, de définir le mandat de cette commission et d’en fixer les balises, le tout régi par la loi sur les commissions d’enquête.
Je trouve particulièrement ignoble le procédé utilisé par le premier ministre de se délester de ses responsabilités sur les épaules de la juge Charbonneau qui de voit ainsi obligée de quémander des modifications à la pièce et d’en assumer ainsi la totale responsabilité en mettant en jeu sa réputation et celle de la magistrature.
Si j’étais à la place de cette dernière, je demanderais au premier ministre d’instaurer immédiatement une véritable commission d’enquête régie par la loi.
À défaut de quoi je me désisterais immédiatement de cette patente à gosse. il ya des limites à faire ainsi le jeu d’un politicien en crise de panique.
Jean-Charles Morin
sahibel
23 octobre 2011
11h21
Je demande a tous les journalistes de cesser de jouer le jeu du PLQ et de son chef! C’est-à-dire informer la population sans omettre de faits importants. Ce que M. Charest a annoncer à l’ouverture du congrès libéral est seulement un Ajout à l’ Omission d’enquête et ce n’est toujours pas une commission d’enquête sous la LOI des commissions d’enquête du Québec.
M. Charest a donné un bonbon à ses militants pour qu’ils se taisent, voilà tout et il a réussi. Maintenant tout le fardeau est mis sur les épaules de La juge Charbonneau. C’est de la lâcheté!!!
Oui le barreau et la magistrature se réjouissent de cette annonce mais si on les écoute bien, ils continuent d’affirmer que cette “Patente” n’est toujours pas une Vraie commission d’enquête.
Manon Bévillard
dencour
23 octobre 2011
13h04
Ponce-Pilate Charest vient de se laver les mains en portant le poids de responsabilité de l’omission d’enquête sur le dos de la juge Charbonneau. Si j’étais Mme Charbonneau, je démissionnerais immédiatement. En ce qui concerne Ponce-Pilate Charest ont va le “démissonner” lors de la prochaine élection provinciale s’il ne l’a pas fait d’ici lors.
D. Courbron
ghistos
23 octobre 2011
13h17
@Sebastien24
“Ce serais leur manquer de respect que de les asscocier aux libéraux corrompus.”
Elle est bien bonne. Après avoir tenté de démontrer de manière non scientifique que ce sont les immigrants qui doivent être pointé du doigt, de terminer avec cette phrase me rappelle Judas lorsqu’il embrasse Jésus.
Mon cher krimePuff, a quel moment un immigrant devient de souche comme vous dites ? Combien de générations doivent t-ils avoir pour être de souche ? Car entendons-nous bien, les 22% que vous ciblez ne sont pas tous arrivé ici la semaine dernière via un gros paquebot. Votre analyse est de bien mauvaise foi( et très grossière )comme l’est bien sur Jean Charest.
G. Tanguay
americanophile
23 octobre 2011
13h45
Jean Charest n’a plus de crédibilité. Il nous menti trop souvent sur trop de sujets. de plus qu’attend Charest pour assainnir la politique municipale ? Voici qqs idées pour réformer la vie politique municipale: deux mandats maximum pour les maires; proportionnelle intégrale aux élections muncipales; élimination des dépenses électorales dans les villes (les candidats auraient droit à un site internet point final et au porte à porte).Le problème du népotisme et de la corroption doit être réglé dans les villes. La commission Charbonneau ? Parions que ça ne donnera absolument rien.
P.Savard
dormammu
23 octobre 2011
13h49
@sahibel – 23 octobre 2011 – 11h21
Je suis entièrement d’accord avec vous et pour confirmer notre cynisme envers l’annonce du premier ministre vendredi, M. Fournier vient de confirmer que le mandat de la commission ne changera pas et donc, nous n’avons toujours pas de commission. Si on veut donner les pouvoirs à la juge Charbonneau, on les donne tout de suite, pas bien après le début des travaux. Cette annonce n’a été faite que pour jeter de la poudre aux jeux et éviter des discussions en fin de semaine au congrés libéral. La bande de moutons est bien contente et on se tape dans le dos et M. Charest continue à prendre les Québécois(es) pour des imbéciles en faisant passer les intérêts de son parti et de lui-même au-dessus des intérêts du Québec: ce premier ministre est une honte pour tout le peuple Québécois.
André St-Gelais.
grumbar
23 octobre 2011
16h18
La position du gouvernement n’est toujours pas claire.
En point de presse ce matin, Jean-Marc Fournier insistait sur le fait que le mandat de la juge Charbonneau ne serait pas modifié et qu’elle devrait s’efforcer de faire son travail dans les limites actuelles. Puis, lorsque son travail le nécessiterait, elle pourrait faire la demande de pouvoirs additionnels.
Et cet après-midi après 14h, lors d’un point de presse, Jean Charest répondait à une question d’un journaliste que la juge pourrait faire la demande du pouvoir de contrainte dès maintenant si elle jugeait cela nécessaire. Il lui laisse le choix et s’en remet à son bon jugement…
Qui dit vrai?
Il faut que cesse cette mascarade! Une juge n’a pas à quêter ses pouvoirs et mandats au gouvernement! C’est en conflit avec l’indépendance du système judiciaire.
Une vraie commission dès maintenant! Un nouveau décret et un mandat clair dès maintenant! Ça suffit les doubles discours du premier ministre et de ses ministres!
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M. Pratte, comment pouvez-vous soutenir les positions indéfendables de ce gouvernement qui improvise depuis mercredi? Ne voyez-vous pas, comme le souligne votre collègue Yves Boisvert sur son blogue, que l’indépendance de la justice est attaquée?
Que vos lunettes soient teintées rouges, c’est votre choix. Mais il y a des choses que même les lunettes les plus sombres permettent de voir… lorsqu’on ne ferme pas les yeux…
Votre entêtement à défendre l’indéfendable vous déshonore.
Sylvain Gauthier
Longueuil
stormymonday
23 octobre 2011
19h35
C’est la première fois au Québec qu’un juge se fait retirer les pouvoirs légitimes d’une commission d’enquête avant même d’avoir commencé à y travailler.
Pourquoi autant de méfiance envers l’honorable Juge Charbonneau de la part de Jean Charest et du gouvernement Libéral avant même qu’elle ne commence ses travaux?
Est-ce qu’il manquait à son CV la qualification principale recherchée par Jean Charest et le parti libéral; le post-it jaune?
Dans l’affirmative, on peut comprendre la méfiance de Jean Charest néanmoins, les Québécois demandent à Jean Charest et au gouvernement libéral de faire confiance à l’honorable Juge Charbonneau et de lui donner tous les pouvoirs d’une commission d’enquête tel que décrit par la loi.
J Valois
Montréal
hemi
23 octobre 2011
20h02
C’est clair, on est pour, ou on est contre………………l’article 1 du PQ. On est libéral ou on est indépendantiste, rien n’y changera et tout les débats tourneront autour de cette question.
Je propose aux fédéralistes de délaisser les forums et de laisser les indépendantistes se gargarisé entre eux.
Jacques Fréchette
gillesmenard
23 octobre 2011
22h28
En tout cas c’est l’épisode 2 de girouette.
Il traitait Mario de girouette mais depuis quelques jour JJC est devenu un expert en la matière.Si c’est pas cela être opportuniste je ne sais pas ce que cela peut être sinon du tournage en rond.
Gilles Ménard
legada
24 octobre 2011
00h40
Ça va faire un beau Québec, si la partisanerie est telle que si un libéral voit un voleur libéral et se dit que ce n’est pas grave et qu’un péquiste fait la même chose.
Un citoyen du Québec ne peut pas être d’accord avec M. Charest et ses ministres sans être un anti-libéral. Est-ce qu’être un citoyen honnête qui ne veut pas que le Québec devienne la Sicile de l’Amérique du Nord est impossible?
Daniel Legault
totallymezzedup
24 octobre 2011
02h58
Charest vient de s’auto-enfoncer le dernier clou dans son cercueil. S’il avait voulu survivre, il lui aurait fallu (1) s’en tenir a la commission sans pouvoir de contrainte ou (2) prévoir le décret avec le pouvoir de contrainte et l’immunité dès le début. Un des point fort de Charest dans l’opinion publique est de laisser transparaître de l’assurance. En fait, cette apparence d’assurance est le mince fil qui garde son gouvernement en vie. Il lui fallait soit virer d’un coup à 180 degrés ou ne pas virer du tout. Le fait de virer de 45 dégrés à de multiples reprises depuis 2 semaines lui sera fatal. C. Boily
hemi
24 octobre 2011
09h46
Quand le PM donne au péquistes ce qu’ils réclament, il est une girouette, quand il ne le fait pas, il a quelque chose à cacher. Comme si le PQ était quelque chose de marginal, ils ont leurs entrées au gouvernement ainsi que leurs informateurs, pourquoi ne pas donner l’information tout de suite, et on en parle plus.
Jacques Fréchette
glanglais
24 octobre 2011
10h31
Bonjour,
Rien de surprenant dans le virage à 180 degrés de M. Jean Charest. Les militants libéraux se sont présentés au congrès de fin de semaine avec la férocité du mouton, l’hardiesse de l’autruche et la voracité de l’oiseau-mouche. M. Charest n’avait donc aucun choix, il devait céder devant une telle démonstration de force. Je pense à M. Jean-Marc fournier qui doit se sentir un peu Ti-coune depuis samedi. Alors qu’il défendait toujours la position de son gouvernement, M. Charest montait en même temps sur la scène pour annoncer ses nouvelles intentions. M. Fournir ignorait totalement le tournant qu’avait déjà amorcé son chef derrière le rideau. J’espère, comme électeur, ne pas être obligé d’attendre un autre deux ans (un mandat de cinq ans qu’évoquait hier M. Charest) avant de pouvoir participer au grand ménage politique dans mon Québec devenu la risée des autres.
Gaston Langlais – Gaspé.
sebl31
24 octobre 2011
11h32
Monsieur Pratte,
J’ai lu votre éditorial ce matin . Il n’y a donc rien, dans l’improvisation et la bullshit de Jean Charest, qui pourra vous faire émettre la moindre critique vis-à-vis ce chef et ce parti complèment déconnectés de la réalité ? Ce chef qui refuse obstinément de créer une véritable commission d’enquête pour faire la lumière sur les criant problèmes de corruption et de collusion dans le monde de la construction . Et ces membres qui lui réserve un accueil de rock star en suivant la ligne de parti. Le PLQ devrait se rebaptiser le Parti des Apôtres de l’Amour Infini. Cela câdrerait mieux avec leur soutien aveugle de ce premier ministre qui ne peut faire autrement que de “bullshitter” chaque fois qu’il ouvre la bouche.
Franchement, Monsieur Pratte, votre éditorial de ce matin n’est rien de moins que pathétique.
Sébastien Laflamme, Montréal.
jeanbottari
24 octobre 2011
12h21
Bonjour M Pratte,
Jean Charest a encore trouvé une façon élégante de s’en sortir. La juge Charbonneau devra porter seule la décision délicate de contraindre les acteurs de l’industrie de la construction à témoigner devant elle. Certains donateurs du PLQ possiblement impliqués dans la corruption ne pourront jeter le blame sur M Charest s’ils sont accusés. Cours de politique 101 par le prof Charest à son meilleur!
Jean Bottari
Montréal
gren
25 octobre 2011
12h23
Monsieur Charest peut enfin lâcher du lest. Il a eu amplement de temps pour faire vérifier ses arrières par son groupe de recherchistes. Maintenant il est certainement a l’aise de faire exécuter l’enquête en bonne et due forme. On lui a certainement recommandé d’attendre a la dernière minute car les vérifications d’usage n’étaient pas complétée.
Tirez s’en vos propres conclusions. Voyez ce qui se passe dans la construction et ANALYSEZ S.V.P.
LA PEUR CE QUE ÇA PEUT FAIRE.
n.y.grenier