Photo Robert Skinner, La Presse
NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publiera désormais que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Ariane Krol
Il y a des trucs qui piquent votre curiosité et qui, lorsque vous y regardez de plus près, se révèlent bardés d’épines. C’est le cas de cette étude, dont j’ai appris l’existence ici. Coiffé d’un titre abstrait qu’on pourrait traduire par Le dividende d’une démographie durable, le papier défend une idée pourtant toute simple: le succès des économies modernes est étroitement lié à celui de la famille. La famille au sens le plus traditionnel, soit deux parents vivant non seulement ensemble, mais mariés, et ayant plusieurs enfants.
L’argumentation, habile, s’appuie sur toutes sortes de données.
On y rappelle l’implacable équation du vieillissement: la fertilité des pays industrialisées étant généralement en-deçà du fameux seuil de remplacement (2,1 enfants par femme en moyenne), il y aura de moins en moins de travailleurs pour soutenir la population retraitée en forte croissance. Même en Chine, on prévoit que la population en âge de travailler fondra de 1% par an à partir de 2016.
Et on y vante la dynamique économique des familles mononucléaires. Les hommes mariés gagnent généralement plus. Les enfants élevés par deux parents habitant sous un même toit sont plus susceptibles de réussir à l’école, d’obtenir un diplôme universitaire et de se trouver un emploi payant. Quant aux consommateurs qui ont des enfants, ils sont plus portés à consacrer leur argent à des produits d’épicerie, des soins de santé, de l’assurance, des produits de première nécessité, à l’entretien de leur maison et, tenez-vous bien… aux soins des enfants et à des produits pour les jeunes.
Plusieurs des recommandations sont de nature à plaire aux couples avec des enfants qui trouvent difficile de conjuguer les besoins de la famille avec les pressions de la vie actuelle. Réduire dramatiquement l’impôt sur le revenu des parents. Faire en sorte que les femmes n’aient pas à choisir entre études ou carrière et famille, mais puissent conjuguer les deux. Développer des communautés accueillantes pour les familles.
Mais d’autres sont plutôt étranges. Des campagnes gouvernementales en faveur du mariage? Promouvoir la frugalité pour mettre fin aux problèmes d’endettement? «Nettoyer la culture» en valorisant le modèle familial à la télé et au cinéma ? Bonne chance!
Oui, la démographie actuelle est préoccupante, et le changement de valeurs en est largement responsable. La somme des choix individuels pose aujourd’hui d’immenses défis, auxquels on commence à peine à réfléchir. Il est donc bien trop tôt pour déclarer forfait. Prêcher le retour à un modèle unique, impraticable pour une grande partie de la population, ne constitue pas une solution. Il faut trouver des moyens de s’adapter, ce qui ne pourra se faire sans quelques remises en question: sur l’âge de la retraite, les services qu’on exige de l’État, l’importance donnée à l’éducation, la solidarité entre générations et au-delà des liens parentaux…










minotte
3 octobre 2011
15h10
C’est mon ancien prof de philo à La Pocatière qui va être heureux de lire ça ! Il ne va certainement pas tarder à se manifester ici, hein M. GALL ?
«Promouvoir la frugalité pour mettre fin aux problèmes d’endettement?»
Il n’y a pas que l’économie qui en sortirait gagnante si on appliquait ce remède , la planète aussi !
S. Girouard
kirkpitaine
3 octobre 2011
15h42
S’il y a une donnée préoccupante, c’est que nous serons bientôt neuf milliards sur Terre (dont trois milliards au Carrefour Laval). Je ne vois pas en quoi la dénatalité est une si grande menace.
B. Boyer
carbone-14
3 octobre 2011
15h43
Les caisses de retraite vont-elles survivre encore longtemps aux dégringolades en cascades actuelles de la Bourse et des taux d’intérêt? Y. Roy. Mtl
ralbol
3 octobre 2011
16h04
Le seul espoir de l’économie…
Tout le système économique mondial est basé sur un principe fondamental: la croissance infinie.
C’est cette croissance infinie qui crée l’argent nécessaire au paiement des intérêts sur nos emprunts. Autrement dit, comme l’argent ne se matérialise pas de l’air ambiant, c’est la «croissance» qui génère l’argent qui sert à payer l’intérêt sur l’argent qui nous est prêté.
Évidemment, la croissance infinie est une illusion, un leurre.
RIEN ne peut croître à l’infini, surtout sur une planète d’un volume limité (la terre ne gonfle pas), aux ressources naturelles limitées, et ayant une capacité limitée à absorber les déchets humains.
À ceux qui croient que l’économie mondiale peut continuer de croître grâce aux 1,5 milliard de Chinois et 1,3 milliard d’Indiens, sachez que des calculs scientifiques irréfutables prouvent que la terre ne peut fournir assez d’énergie pour que ces milliards de nouveaux consommateurs atteignent notre niveau de vie et ainsi perpétuer la croissance.
De toute façon, si cela devait arriver et que l’on s’entête à vouloir continuer dans cette voie, l’écosystème planétaire n’y survivrait pas.
Nous en sommes donc arrivés au point où la croissance de l’économie est devenue impossible. Sans croissance, plus de nouvelle création d’argent pour payer les intérêts aux Rois-Banquiers. Faillites massives de corporations, de banques, de pays et tout l’toutim.
C’est inévitable, et c’est ce à quoi nous assistons présentement.
Le seul espoir de l’économie, serait que nos génies de la finance inventent un nouveau système économique, basé sur la stabilité plutôt que la croissance, et encore mieux, basé sur la décroissance, de façon à ramener la population humaine à un niveau acceptable pour la planète, plutôt que d’être à inventer des moyens de «patcher» un vieux système désuet qui n’a aucun espoir de survie à long terme.
Daniel Lefresne.
surlacloture
3 octobre 2011
16h25
Je seconde absolument monsieur Lefresne
E. Vincent
gall
3 octobre 2011
16h27
Mon ancien élève du cégep de La Pocatière me demande de me manifester… sur le problème de l’endettement. Je ne peux malheureusement pas parler d’expérience. Hormis l’hypothèque, et une dette de deux mois, nous n’avons jamais été endettés. Mille regrets. :-)
- Georges Allaire
sulnet
3 octobre 2011
16h49
Merci pour cet article Madame Krol. Je suis extrêmement ravi que vous lanciez cette discussion. Pour moi le sort des familles repose sur trois axes, pas vraiment traditionnels toutefois…
D’abord il faut garantir un revenu de citoyenneté pour assurer l’autonomie financière complète de chaque parent.
Je suis effectivement tout à fait d’accord pour que la maternité cesse d’être pénalisant pour les femmes. À mon avis, il s’agit d’un grand oubli du mouvement féministe. Il fallait aussi valoriser le rôle maternel et pas seulement se limiter à offrir aux femmes les mêmes avantages qu’aux hommes. Quoique cela soit aussi un aspect fondamental de la réalité des femmes, évidemment.
Toutefois, il faudrait que les femmes obtiennent en fait plus d’avantages que les hommes. À cet égard une solution que j’aimerais voir discutée davantage est le revenu de citoyenneté. Avec le revenu de citoyenneté, toutes les femmes seraient autonomes financièrement et pourraient bénéficier du revenu de citoyenneté de leurs enfants (par exemple, à partir de la confirmation médicale de la grossesse de la moitié du revenu de citoyenneté d’un adulte). À partir de 18 mois le montant pourrait être partagé avec l’autre parent. Et à partir de l’adolescence, le revenu de citoyenneté serait progressivement majoré jusqu’à l’âge adulte.
Nous devons aussi offrir aux parents des communautés d’habitations familiales, pour partager les tâches parentales au sein d’un vrai village.
L’être humain n’est pas fait pour vivre à deux. L’être humain est fait pour vivre en groupe. C’est une nuance fondamentale. Le modèle de la famille nucléaire est en déclin, voire en faillite. L’indépendance financière a progressivement détruit le lien de dépendance économique qui forçait les conjoints à rester sous le même toit. Aujourd’hui, 1 enfant sur 2 verra ses parents se séparer avant d’entrer à l’école. Cela se traduira le plus souvent par un état de crise dans la cellule familiale qui ne manquera pas de laisser des séquelles sur la plupart des enfants. Il s’agit d’un échec monumental!
On dit que la période de 0 à 6 ans est la plus importante pour les enfants. Et c’est tout ce que nous avons à offrir à nos enfants?
Le couple n’est plus une institution assez solide pour supporter la famille. Les parents doivent devenir responsables individuellement au sein d’une communauté qui les supportent de façon tangible. Il faut briser l’isolement des familles! Ah oui? Alors mort au bungalow!!! Ce concept architectural est tout à fait inadéquat pour la famille d’aujourd’hui. Bien sûr il continue de faire le bonheur des promoteurs immobiliers et des vendeurs de trampolines. Mais c’est le malheur quasi assuré pour les parents et les enfants…
Il faut offrir aux parents un concept architectural beaucoup plus flexible, capable de permettre à la famille de traverser la formation et la déformation des couples, sans briser le lien parental. Le couple de parents ne fonctionne plus? Pas de problème! On déplace quelques murs et toute la famille continue d’habiter au même endroit.
La résidence communautaire familiale doit intégrer un Centre de la petite enfance ouvert 24hres. Il pourrait y avoir un immense terrain de jeux, des installations de repos et de divertissement au centre avec des unités résidentielles tout autour. Allez les architectes un peu d’imagination!
Par ailleurs, je ne peux croire que notre société se soit résolue à accepter un concept aussi inadéquat que la mono-parentalité. Il ne devrait pas y avoir d’autre modèle que la multi-parentalité pour assurer un cadre de développement acceptable pour nos enfants.
Troisièmement, et il s’agit de ma proposition la plus bouleversante, je souhaite l’étatisation des services sexuels, afin d’offrir une sexualité saine à tous les membres de la communauté de parents (et pour tous les adultes, évidemment).
En plus de la dépendance financière, la dépendance sexuelle entre les parents est une des grandes carences du modèle nucléaire. Le problème de la jalousie entre les partenaires, qui provoque souvent l’éclatement des familles est généralement lié à une carence dans la vie sexuelle des parents.
Nous devons accepter que le plaisir sexuel est un besoin tout à fait légitime et même essentiel. L’état doit ainsi mettre en place un réseau de centres de services sexuels permettant aux travailleuses et aux travailleurs, ainsi qu’aux clientes et aux clients, de profiter d’un environnement sécuritaire, sain et agréable pour satisfaire leurs besoins sexuels, lorsqu’ils en ressentent le besoin et surtout, lorsqu’ils ne sont pas en couple.
A. Pilon
basilic
3 octobre 2011
16h52
Un retour à la famille traditionnelle. Ça va crier dans bien des milieux. N’importe quoi sauf les anciennes valeurs familiales. Et si ces valeurs familiales étaient toujours les bonnes ? J’y crois personnellement.
Albert Champagne
americanophile
3 octobre 2011
16h59
On se rend de plus en plus compte que le divorce, la tolérance envers le mariage gai, les drogues, le divorce,le laissez-aller général, l’avortement, la justice molle, les familles monoparentales, la culture véhiculée par des artistes de gauche, sont un billet pour la décadence et l’effondrement des sociétés. Il est évident que nous ne pouvons construire de société que sur la famille traditionnelle. Il faut saluer cette étude.
P.Savard
wildnfree
3 octobre 2011
17h01
il y a fort longtemps que l’économie et la société se sont divorcés et ce, sans aucune garde partagée ! Cette société et cette économie sont pour qui, servent à quoi ? Dans une *société* où le choix de vivre ou mourir n’appartient même pas à l’individu, où l’on traite les animaux avec plus d’empressements et de sympathie qu’envers les humains, où une mise à pied de 200 travailleurs constitue une bonne nouvelle !
Une société de have not qui a prit son courage et le peu qu’elle avait pour elle afin de regarder vers l’avant, avec des espoirs, des rêves, des motivations. Il est plus que temps de refaire ce parcours, que chaque individu soit assez honnête en se regardant dans le miroir en se demandant ce qu’il veut pour demain, ce qu’il veut pour ses enfants ou même, pour de purs étrangers composant cette pseudo société.
Le monde moderne a drôlement évolué depuis 40 ans et pratiquement rien de ce que j’y retrouve aujourd’hui ne fournit d’élément de base pour servir de sous sol au mot société. Tout est plus efficace, productif et rapide mais personne n’a encore réussit à changer le fait bien simple qu’une journée a et aura toujours 24 heures !
Fonder une famille est une décision entre 2 personnes conscientes et éclairées, comprenant les pour et les contre, les avantages et les coûts réels s’y rattachant. Une société doit se composer d’un ensemble d’individus qui ont des valeurs, pour qui le progrès se fait en regardant devant, sans garder les yeux perpétuellement dans le rétroviseur en se disant, ah mais c’était tellement mieux avant !
Lorsque tout ça et bien plus aura changé, faites moi signe.
Mario Bureau
jutamat
3 octobre 2011
17h11
Bien d’accord avec D Lafreniere.
Cela signifie que la famille traditionnelle du futur sera sur le BS
pour sauver l’espece et la planete.
C’est du sarcasme. Mais je crois qu’il est deja trop tard pour sauver
l’espece humaine, quand a la planete, elle en a deja vue d’autres et
de bien pires encore, elle s’en remettera.
P Allen
ixelles
3 octobre 2011
17h29
Malheureusement pour toutes ces belles hypothèses, l’homo-famo sapiens n’est pas monogame comme 90% des espèces animales. Il aime en mettre plein la vue à ses voisins et consomme donc comme s’il était un prince.Changer la nature humaine est vain et ne se fera que par des mutations qui ne sont pas encore arrivées d’après ce que je constate…C.Buysse
jeffmorin99
3 octobre 2011
19h02
J’ai peut-être le cerveau dans le Jello ce soir, mais aucun des arguments ne me convainc. À part le fait que bien des familles sont pris à la gorge financièrement puisqu’ils doivent dépenser énormément pour le bien de leurs enfants (je ne parle pas de consommation inutile, mais de vêtements, nourriture,activités sportives, etc.), je ne vois pas comment ces familles puissent être de meilleurs moteurs de l’économie que des célibataires ou des couples sans enfant. J’ai personnellement trois enfants et je vie en mode”mononucléaire” et oui, je dépense en…Mais probablement que vivre seul, je dépenserais autant, mais dans un autre type d’économie (davantage en culture, gastronomie, etc). Je pense que c’est la dichotomie poche gauche-poche droite. Pour le reste, cette étude me semble rédigé par des évangélistes prêcheurs de la bonne nouvelle.
jeffmorin99
3 octobre 2011
19h03
oups, je signe, J.-F Morin
mon_wilson
3 octobre 2011
19h58
Quand la DPJ remplace le clergé de notre enfance et tous ses travers (nos enfants sont aussi à risque d’être abusé en famille d’acceuil que dans l’église), quand les garderies ont remplacé les pensionnats (orphelinats), quand chacun à son Ipod sur l’oreille et se sacre de son entourage, quand l’école est un lieu d’éducation à rabais, quand l’arrêt de travail prime sur le service essenciel et la loi non écrite de gestion en bon père de famille.
Beaucoup, trop nombreux ne veulent pas s’astreindre à un effort. Partout, au travail, à l’étude, dans sa famille, dans son environnement, ses amis, son couple, ses enfants.
Je regarde un chat sauvage qui toute l’année traine autour de la maison, ses petits sont bien portant, bien éduqué, bien préparé, discipliné, aimé, protègé, réuni.
Je regarde les usagés de la garderie juste à côté, et je me demande qui serait capable de faire autant et aussi bien. Très peu pour me démontrer un optimisme du futur pas si lointain. Mais la terre survivra, probablement avec elle un futur meilleur, sans nous.
Maurice Caissy-Cyr
marcheavant
3 octobre 2011
20h08
La famille au service de l’économie … moi qui croyait que l’économie devait être au service des familles. On n’est pas loin du « mariez-vous et faites des enfants pour soutenir la religion » avec cette idée là.
C’est à croire qu’on aime que nos créations deviennent les monstres qui nous dévorent. Remarquez, c’est déjà un peu plus porteur que le “ne faites pas d’enfants, passez go et réclamez 200″ des années 80.
f.jean
maniacs
3 octobre 2011
20h11
Totalement d’accord avec Daniel Lefresne.
Les supposées spécialistes en économie nous diront jamais que la croissance infinie est un leurs. C’est le fondement même de leurs payent.
L’offre et la demande c’est la base de tout, une famille unie et l’université va rien changé au grave problème économique de notre planète. Les grands penseurs vont diront qu’il faut de l’immigration pour régler nos problemes, mais la vérité, c’est qu’ils utilisent l’immigration augmenter l’offre de leurs enteprises local, et pour trouver une multitude de travailleur manuel.
Il est temps que les peuples travaille de façon conciencieuse, vers le futur et d’arrêter de vers accroire au gens ordinaire que la seul réussite d’une société dépend d’une compétition maladive suivit d’une croissance.
Il est temps que les démocraties trouve des pistes de solution pour en devenir a des économies stable et a un taux de nationalité contrôler. Plus nous lessons nos bas instinct régner sur le monde, plus la pente sera abrute, non pas pour nous mais pour les générations futur.
Frédéric Collin
hdufort
3 octobre 2011
20h45
Oups. Sans les fautes d’orthographe cette fois:
Voici les trois segments de la population qui font le plus rouler l’économie, si je me fie aux données “sur le terrain”:
1) les couples gay qui organisent leur mariage
2) les multi-divorcés avec enfants issus de plusieurs unions, surtout dans le Temps des fêtes
3) les jeunes professionnels célibataires qui redécorent souvent leur loft branché
Tout le reste a des relents suspects de “travail, famille, patrie”, si vous voyez ce que je veux dire.
H. Dufort
gl000001
3 octobre 2011
21h35
Ouais !!! Disons que le groupe qui a écrit le rapport est un peu beaucoup biaisé. Voici sa mission :
“The Project’s mission is to provide research and analysis on the health of marriage in America, to analyze the social and cultural forces shaping contemporary marriage, and to identify strategies to increase marital quality and stability. ”
Le dernier bout de phrase dit qu’ils veulent “identifier des stratégies pour améliorer la qualité et la stabilité des mariages”
Produire un rapport qui dit que les mariages traditionnels sont meilleurs pour l’économie est une bonne façons de “stabiliser” les mariages.
Ils se disent “non-partisans, non-sectaires” mais ils sont clairement “intéressé”.
http://www.virginia.edu/marriageproject/mission.html
Et quand on regarde leur personnel … ils viennent de: Virginia, Utah, Brigham Young, Texas, Iowa. Ca sent le Sud Profond avec des relents de poches de thé passé date.
Et quand on a des enfants, d’habitude, on consomme des produits pour les enfants. On ré-invente le bouton à quatre trous en plus ?
Alain Lajoie
ina34
3 octobre 2011
21h38
@sulnet: avez-vous pris ça directement dans Brave New World (Le meilleur des mondes) de Aldous Huxley? Certains éléments ressemblent drôlement à ce que vous dites. Cela dit, je suis loin d’avoir envie que ça arrive…
Plutôt d’accord avec D. Lefresne pour le reste.
À propos de l’ouvrage mentionné, on apprend, à la lecture de l’article du Globe and Mail, qu’il a été commandité par le Institute of Marriage and Family Canada (l’institut du mariage et de la famille du Canada), un mouvement associé à la droite religieuse canadienne, quelle surprise! (Insérer regard sarcastique) Selon moi, cela discrédite totalement et complètement le document en question.
S. Dufour.
jeanretro
3 octobre 2011
22h03
Je ne sais pas si cette étude servira à quelque chose,mais pour moi le type de famille traditionnelle
revenir comme les années 40-50 ne fonctionne pas,la plupart des couples auraient rêvés de pouvoir se séparer mais la religion et les lois civiles leurs mettaient des bâtons dans les roues,pour ma part mon mariage s’est terminé après 22 ans et je ne le regrette pas par contre nous avons gardé des lien d’affection et d’amitié qui n’ont pas perturbé les enfants,nous n’avions pas d’argent et les enfants ont compris que rien n’est donné qu’il faut travailler dur pour avoir ce que l’on veut et encore pour le conserver.Les valeurs morales n’existaient pas tant que ça dans le bon vieux temps,des pères qui buvaient et des mères qui chialaient les gens conduisaient complètement saouls et se tuaient ou en tuaient d’autre en voiture,il y avait des délinquants,des voleurs ,des violeurs etc…Non la société n’était pas meilleure la différence est que les gens étaient moins instruits et il y avait moins de biens pas d’assurance maladie alors les gens s’endettaient ou perdaient leurs biens,non pour moi revenir en arrière n’est pas la solution.J’ajouterai que mon père a travaillé comme un forcené toute sa vie pour payer les factures d’hôpital. A. Morin
legrandflancmou
3 octobre 2011
23h45
Cette étude est complètement absurde. Une personne qui vit seule dépense simplement ailleurs que pour la petite famille. La seule différence c’est que la personne seule paie de ses impôts pour la petite famille, pour les allocations, les soins, l’éducation etc. et que le père et ou la mère de famille paie moins d’impôts que ceux et celles qui n’ont pas d’enfants.
Alors le père et la mère paient moins d’impôts et ont plus de revenus, au détriment de ceux qui n’ont pas d’enfants. Normal qu’ils dépensent plus!
C’est n’importe quoi.
R. Thibodeau.
dcsavard
4 octobre 2011
01h25
@kirkpitaine,
pourquoi la dénatalité est un problème étant donné que nous serons semble-t-il toujours plus nombreux sur la planète? Parce que les endroits où la population est en augmentation se situent à des milliers de kilomètres des endroits où il manque de monde ou manquera d’individus d’ici peu. Qu’il s’ajoute un milliard d’Africains d’ici 10 ans ne fait rien pour améliorer la situation économique des occidentaux. Et vous croyez vraiment vous que ces Africains viendront vous donner votre mangé-mou quand vous serez rendu là? Et qu’ils viendront ici pour payer toujours plus d’impôts afin de payer les services pour une population vieillissante? Je pense qu’ils risquent plus de faire voter des lois pour faire piquer les vieux avec exonération de toute responsabilité criminelle au cas où quelqu’un s’avérerait de se plaindre que son vieux n’a pas été consulté avant de se faire piquer.
David Savard
an_guille
4 octobre 2011
01h33
Tssss… «Réduire dramatiquement l’impôt»…
Il est où, le drame ?
Albert Kahn.
jeancharles80
4 octobre 2011
07h00
Bien d’accord avec l’étude mentionnée ci-haut dans l’article.
Oui la croissance économique passe par la croissance démographique.
Et j’ajouterais qu’il ne faut pas oublier que notre civilisation s’est construite avec la famille traditionelle comme pierre angulaire: un père, une mère et plusieurs enfants.
Alors depuis quatre décennies en Occident on fait fausse route en accord avec une certaine idéologie de gauche féministe.
On considère que pour une femme, il vaut mieux faire carrière que faire des enfants.
On considère que si une femme a des enfants, elle se doit d’expulser le père de la cellule familiale à plus ou moins court terme pour les raisons les plus futiles qui soient quitte à rendre les enfants à moitié orphelins dans le processus.
On considère qu’un père c’est inutile une fois qu’il a procréé, que seul son rôle de pourvoyeur économique est nécessaire et que la mère s’occupera de tout le reste.
Et le système juridique encourage cette façon de voir les choses.
Pour une femme, divorcer et détruire ainsi la cellule familiale pour nimporte quelle raison réelle ou imaginaire est devenu plus facile et souhaitable que de travailler à la maintenir.
Et dans la très grande majorité des cas, les enfants et tout ce qui vient avec, maison, auto, chalet, réer, en plus d’une bonne partie du salaire du conjoint lui seront octroyées par des juges complaisants.
Le Jackpot quoi.
En conséquence dans la très grande majorité des cas, évidemment c’est la mère qui demande le divorce ou la séparation et qui l’imposera au reste de la famille.
Avec pour conséquence que les hommes ne veulent plus s’engager et faire des enfants.
Avec pour conséquence que si enfants il y a, ce sont des enfants laissés à eux-mêmes avec une clé de la maison dans le cou et des sandwich au beurre d’arachide parce que la mère monoparentale par choix est le plus souvent absente au travail.
Avec pour conséquence en plus de la dénatalité, des enfants sans pères et sans repères, qui décrochent de l’école, se droguent et dérivent vers la drogue et l’hypersexualisation.
Des enfants qui souffrent de problèmes psychologique qu’on enterre à coup de Ritalin.
Avec pour conséquence une démographie en chute libre chez les Québécois de souche depuis 40 ans parce que madame veut faire carrière avant de faire des enfants et qu’à 40 ans il est parfois trop tard ou trop difficile de se trouver un conjoint et faire des enfants..
Une chute démographique que seule l’immigration de gens ayant des valeurs familiales plus traditionnelles peut contrecarrer.
Des immigrants qui vont choisir de parler Anglais pour des raisons de survie économique en Amérique du Nord.
C’est pas très compliqué: une société qui saborde la cellule familiale traditionelle nucléaire avec un père, une mère et des enfants est tout simplement une société en voie d’extinction.
Et c’est la fausse route qu’a choisi la société Québécoise de souche depuis quatre décennies.
Jean-Charles Tremblay.
superlulu
4 octobre 2011
08h19
Plus d’enfants = plus de dettes. Pas seulement pour du luxe, mais pour les nécéssités de base.
Continuons de couper dans l’immigration.
Dans mon temps, le salaire de mon père suffisait à faire vivre une famille de 5. Essayez ça aujourd’hui. Même en étant des plus frugal, c’est impossible.
L’immigration et les impôts sont une grande partie de la solution.
L. Trépanier
Montréal
siocanrf
4 octobre 2011
09h12
“Faire en sorte que les femmes n’aient pas à choisir entre études ou carrière et famille, mais puissent conjuguer les deux.”
En ce 21e siècle pourquoi toujours parlé des femmes? Pourquoi un homme ne pourrait pas avoir ce choix et laisser la mère travailler? Ou encore pourquoi les 2 ne pourraient pas faire ce choix?
François Racine
pjeanguy
4 octobre 2011
09h37
Bonjour, petite suggestion de lecture:
http://joomlaserverhost.com/misctradebooks/ProtectYourselfandProfitintheNextGlobalFinancialMeltdown.pdf
Je ne crois pas que la famille au sens large va “sauver” l’économie.
L’économie, telle qu’on la connaît maintenant, est en mode implosion.
Jean-Guy Poupart
sulnet
4 octobre 2011
09h52
@ina34
Merci pour vos remarques. Non ce sont mes propres conclusions, après avoir beaucoup voyagé et étant maintenant pris dans l’engrenage familial avec 3 jeunes enfants. J’ai vécu plusieurs années en alternance entre l’Europe et le Québec. J’avais l’habitude de dire que je profitais du “meilleur des deux mondes”. Le titre de l’ouvrage que vous mentionnez m’a donc fait sourire.
Par ailleurs, je ne m’étonne pas du peu d’enthousiasme que ce genre d’idées suscitent pour l’instant. L’être humain offre toujours une grande résistance au changement, ce qui n’est pas toujours une mauvaise chose. Je sais aussi que les grands changements prennent place en général après un état de crise. Nous ne sommes pas trop loin de cela semble-t-il.
J’espère seulement que les changements que laissera la crise que nous vivons seront dans le sens du bonheur des individus. Et non pas pour le bonheur d’une nouvelle élite qui viendra dicter de nouvelles règles pour profiter indûment de ses compatriotes.
Je m’efforce donc de lancer quelques idées qui me semblent offrir des solutions répondant directement aux problèmes que j’ai identifié. Je concède toutefois que celles-ci sont loin d’être facilement praticables au sein d’une société comme la nôtre. Mais je suis tout à fait contre l’idée de revenir à un modèle traditionnel qui n’a fait qu’étaler ses déficiences au grand jour.
Mais contrairement au pessimisme ambiant j’ai bon espoir que le futur nous réserve de bien belles choses. Quand le pessimisme et le cynisme m’envahissent je repense à Gandhi. Ce qu’a accompli cet homme est proprement divin. Le bonheur pour nous c’est que sa pensée et ses actes sont bien documentés. Au contraire malheureusement de nos autres ancêtres à la pensée divine, dont l’héritage a été le plus souvent détourné au profit des élites religieuses. A. Pilon
syl20_65
4 octobre 2011
09h57
“Pour le reste, cette étude me semble rédigé par des évangélistes prêcheurs de la bonne nouvelle.”
Bien d’accord avec vous. Les religions encrassent de plus en plus l’espace public.
S. Pelletier
stephanie2009
4 octobre 2011
10h01
La famille est sûrement l’un des moteurs les plus important de l’économie mais on ne devrait pas en restreindre la définition à la famille nucléaire stricte. Aujourd’hui, une famille peut être reconstituée, homoparentale et bien sûr monoparentale.
Le mariage indissoluble d’autrefois donnait certes aux familles une image de stabilité vu de l’extérieur mais cette stabilité de façade a été parfois payé très cher par certains de ses membres. Bien des personnes ont dû supporter sans se plaindre les infidélités d’un(e) conjoint(e), sa violence envers l’autre ou envers les enfants, une homosexualité non assumée, la dépendance financière dans le cas des femmes ou le stress d’être seul pourvoyeur dans le cas des hommes (qui devaient souvent supporter des conditions de travail dangereuses), etc.
Nous ne sommes pas si vertueux qu’on veut bien le croire. Lorsque nous modifions un mauvais comportement, la peur des conséquences négatives nous motive bien davantage que notre conscience. L’accessibilité du divorce aura au moins eu l’effet de rappeler aux personnes mariées qu’elles ne pouvaient plus prendre l’autre pour acquis, lui manquer de respect et le/la tromper sans que leur mariage ne soit menacé.
S.LeBlanc
syl20_65
4 octobre 2011
10h05
“qu’il a été commandité par le Institute of Marriage and Family Canada (l’institut du mariage et de la famille du Canada), un mouvement associé à la droite religieuse canadienne, quelle surprise!”
…et probablement fortement subventionné par le gouvernement réformistes évangélistes de la colonie britannique d’à côté. Quelle surprise, en effet.
S. Pelletier
sulnet
4 octobre 2011
10h13
@jeancharles80 (et aux autres partisans du retour aux valeurs traditionnelles)
Les “valeurs” du mariage et de la famille nucléaire est une pure invention des élites religieuses, politiques et économiques afin calmer les crises majeures au sein des populations affamées au fil des siècles. Et surtout afin de leur permettre de maintenir leur pouvoir sur les populations et leurs privilèges quant à la répartition de la richesse collective.
Aujourd’hui nous sommes immensément riches, assez bien éduqués et partiellement conscients. Ce modèle et ces valeurs doivent laisser la place à de nouvelles valeurs et à de nouveaux modèles plus proches de notre évolution collective comme société.
A. Pilon
bloganon
4 octobre 2011
10h13
@ ralbol
Daniel Lefresne, je suis d’accord avec vous. Je me suis toujours méfier de ce système économique fondé sur la croissance, qui me semble être une solution trop facile. Qu’est-ce que ça peut bien faire dans l’absolu que l’économie connaisse une baisse de 2 %, voir de 10 %. Il y a toujours moyen de s’arranger, sauf peut-être en cas de grande pauvreté.
Et si justement on s’attaquait véritablement à la pauvreté et à ses sources, on serait tous plus riches.
J. Bouthillier
melio
4 octobre 2011
10h29
Ce commentaire je le trouve assez méprisant. Avec quel enthousiasme on fait la promotion des formes de vie et de famille et de socialisation dite “alternatives” sans bien en mesurer les impacts. D’où vient ce cynisme sur un rééeexamen des modèles traditionnels ?
Le mariage te la famille traditionnelles avaient leurs défauts comme institutions. Plut^to que de tenter de les moderniser, on a carrément financé leur destruction. Pourtant, `mon sens comme à celui de beaucoup d’autres, il est peu d’institution plus constructive pour l’épanouissement individuel et le bien commun.
Plutot que de rendre le divorce aussi facile et payant, il est temps de penser à ses conséquences destrutrices et d’envisager d’autres moyens de moderniser les rapports. Un meilleur enseignements des droits, devoirs et responsabilités avant d’entrer dans ce contrat serait notamment le bienvenu, plutot que ces vapeurs romantico-eclésiatiques qui alterent le jugement. Des capmagnes de valorisation et la promotion de ce modele par rapport à d’autres : oui, parfaitement !. Des incitatifs fiscaux aux couples qui durent. Du Counseling familial gratuit plutot que des avocats d’aide juridique pour aider les divorcer à se faire du mal. Réaliser l’importance du père plutot que de valorise le msoit-disant modele mono-parental.; etc etc. etc. J. Dulude
jeancharles80
4 octobre 2011
11h27
@ sulnet
Vous n’avez absolument rien compris de mon commentaire, nulle part je n’ai mentionné la religion.
Je ne suis même pas religieux moi-même.
Seulement la famille nucléaire avec un père, une mère et des enfants, unis et structurés, est un modèle familial qui a fait ses preuves durant des siècles pour construire la civilisation occidentale dont nous bénéficions aujourd’hui, indépendemment de la religion catholique, protestante, juive, musulmane ou autre.
Et si on compare nos familles acutelles expérimentales dysfonctionelles avec celles du passé, on y retrouve non seulement moins d’enfants, mais aussi des enfants laissés à eux mêmes, qui commencent leurs vies parkés dans des garderies, et qui finissent décrocheurs, drogués, hypersexualisés, psychiatrisés et médicamentés au Ritalin et aux antidépresseurs.
On en cite des exemples tous les jours dans les journaux, à la radio, sur le net et à la télévision.
Qu’est-ce qui a le plus changé dans nos sociétés depuis 40 ans ?
Facile: c’est le modèle familial traditionnel qu’on a échangé pour des modèles familiaux expérimentaux et dysfonctionnels en accord avec des idéologies féministes radicales issues de la mouvance Marxiste des années 50-60 et 70.
Jean-Charles Tremblay.
melio
4 octobre 2011
11h27
qu’il a été commandité par le Institute of Marriage and Family Canada (l’institut du mariage et de la famille du Canada), un mouvement associé à la droite religieuse canadienne, quelle surprise!”
“…et probablement fortement subventionné par le gouvernement réformistes évangélistes de la colonie britannique d’à côté. Quelle surprise, en effet.”
S. Pelletier
Ce qui me fait sourire c’est que quand ce sont des think thanks de gauche, alors vous perdez votre sens critique face aux opinions des énonciateurs , car bien sur, quand des féministes affirment que la famille nucléaire c’est mauvais, alors ca c’est de la science sociale digne de ce nom ?
Misère ! J. Dulude
sulnet
4 octobre 2011
12h34
@jeancharles80
Vous excluez de ma remarque les élites politiques et économiques. Enfin, nous sommes d’accord pour dire que la famille traditionnelle a accompagné le développement économique dont nous bénéficions aujourd’hui. De là à en faire l’apogée, il y a une bonne marge… Pendant des siècles, ce modèle était adéquat pour faire fonctionner la société au profit de l’élite en place et non pas au profit des citoyens. Y aurait-il eu possibilité moderniser notre monde plus rapidement avec un autre modèle plus équitable? Vous ne le croyez vraiment pas?
Longtemps les élites ont volontairement maintenu leurs sujets dans la pauvreté et l’ignorance. Ce n’est que lorsque quelques braves révolutionnaires sont venus éduquer leurs pairs, et ensuite que tout ce beau monde a suffisamment menacé le système en place, qu’elles ont partagé une partie de leur richesse et de leurs privilèges.
Aujourd’hui nous sommes (enfin!) rendu au point où la majorité de la population est suffisamment éduquée et consciente pour se rendre compte de ces abus et de ces non-sens. Nous vivons une période historique en ce sens qu’un nouvel ordre social plus équitable est à se mettre en place. Allez-y vous aussi! Mettez l’épaule à la roue. ;-)
A. Pilon
bimo
5 octobre 2011
17h20
Avant la femme était soumise à ses enfants ,maintenant elle est soumise à ses enfants et au patron. L’église et la droite patronale leur ont fait croire qu’elle devait travailler par liberté, mais c,est plus tôt pour qu’il y est deux salaires à gaspiller plus tôt qu’un ,celui du mari .La consommation à pousser les femmes au travail mais la nature leur rappel chaque moi quel est leur rôle biologique . S’occuper de ses enfants est un travail en soit que le gouvernement devrait rémunérer.
Biebsa Morandi