NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publiera désormais que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Ariane Krol
J’étais justement en train de manger mon repas du midi lorsqu’ils ont parlé, aux nouvelles, de la «Journée nationale Moi j’fais mon lunch». Wow! Mon modeste assemblage riz-haricots verts-boîte de thon venait de prendre une dimension événementielle, avec 20 jours d’avance par-dessus le marché.
Je n’ai que des bons mots pour l’organisme responsable de cette activité, la Tablée des chefs, qui s’est d’abord fait connaître en redistribuant les surplus alimentaires de la restauration et a progressivement élargi ses activités jusqu’à donner des ateliers de cuisine à des jeunes de milieux défavorisés. C’est justement cette mission que la Tablée cherche à financer avec sa Journée, par la vente de boîtes au coût de 2$. Plusieurs partenaires, dont Ricardo, Desjardins et de grandes entreprises alimentaires soutiennent l’initiative, mais je me demande si la formule, un peu complexe, ne nuira pas à leurs efforts. Ce serait dommage.
D’autant que la période me semble particulièrement bien choisie pour revaloriser le lunch fait maison. Contenants plus attrayants que jamais, variété quasi-infinie d’aliments, on a fait du chemin depuis la tour de macaroni Kraft Diner froid (démoulez du thermos au moment de servir) de mon enfance. Seul inconvénient: contrairement aux enfants, on doit préparer nos lunchs nous-mêmes. Mais au moins, on n’est pas limités par une liste interminable d’interdits (petits gâteaux pré-emballés ou, au contraire, faits maison, arachides, noix, chocolat, sucre, alouette…). Sans oublier le rapport qualité-prix, vraiment imbattable. Un argument de poids en ce début d’automne, où les dépenses de la rentrée s’ajoutent à celles des vacances.











trash
6 septembre 2011
16h15
Je suis un peu déçu que ce sujet ne soit pas COUVERT par m.Pratte. Il aurait pu pour une fois nous donner quelque chose de consistant, ainsi que des conseils Pratte-tic.
Je suis content qu’il y est cette journée Nationale du lunch, mais ne devrait-on pas dire journée Canadienne du lunch…
En fait selon M.Persil-chilli, cette journée serait connue sous le termes, What’s frog eatnig beforee becomming a lunch…
Louis Lafontaine
superlulu
6 septembre 2011
16h45
Pas trop clair ce site.
On achète quoi? Je n’ai vu aucune description de ce qui est une boîte à lunch.
C’est un don de $2.00? C’est symbolique?
Ce sont des contenants réutilisables vides?
Éclairez moi. Merci!
Lucien Trépanier
Montréal
gren
6 septembre 2011
17h11
MAGNIFIQUE. D’un côté on tente de convaincre de faire des lunchs a la maison et cette initiative vient directement en contradiction avec les gens qui se glorifient d’enlever l’
initiative des mamans qui n’ont plus a faire des petits déjeuner a leur enfant. Ces groupes qui cherchent la gloire dans ces initiatives devraient se parler pour ne pas lancer des messages contradictoires a ces mamans qui ne savent plus a quel saints se vouer.
n.y.grenier
A oui j’oubliais il y a toujours le G.B.S
marie-danielle
6 septembre 2011
17h42
Quand je travaillais, j’avais toujours hâte d’ouvrir mon sac à lunch même si la cafétéria de l’école offrait les repas chauds du midi. On comprend sans doute mon choix quand on pense aux menus des cafétérias se voulant sains mais souvent fades. Les bonnes salades que je me concoctais comme celle aux jambon, pomme , fromage recouvert d’une vinaigrette balsamique attirait toujours des remarques sur l’odeur qui en émanait. En fait, je n’allais au resto que parfois le vendredi pour fêter la fin de la semaine . Et encore, nous allions au Vietnamien renommé pour sa cuisine santé. Il n’y a rien de désagréable à faire son lunch en vue du travail. Pour ma part, j’ai même aimé me préparer des plats agréables à la vue comme au goût et à l’odorat.
M-D Turcotte
respectable
6 septembre 2011
21h02
Le problème avec les lunchs c’est que tout le monde veut savoir que les autres mangent comme si c’était un concours pour savoir qui mange le plus “santé”. Un subway végé 6 pouces coûte 3-4 piastres, pas besoin de se faire un lunch. Et d’où vient cette manie de manger 3 fois par jours et de collationner à tout bout de champ ? Avez-vous vu comment les gens sont gros ? Ils ont beau manger des carottes devant moi tant qu’ils veulent, lorsqu’ils sont seuls, il est évident qu’ils mangent un paquet de cochonnerie. Cessez de vous mentir à vous-même !
simon picotte
gl000001
7 septembre 2011
07h36
Heuuu! Franchement, ça ne m’intéresse pas. “J’veux ton lunch”. “Lunch à la pige”. On va être pogné pour manger des restants peu ragoutants ? Je me fais rarement des lunchs parce que je déteste les restants. On en a trop mangé plus jeune. Et je regarde certains collègues qui se privent en faisant leurs lunchs. Moi, je me suis privé 8 ans pour payer mon hypothèque plus vite pour pouvoir me payer un peu de luxe plus tard. Non merci. Je ne retomberai pas en arrière.
J’ai une cafétéria qui a des pris raisonnables. Il y a des restos intéressants autour (pas cher et pas des portions monstres). Par-contre, j’amène mon café qui me revient la moitié du prix de la caf et qui est deux fois meilleur.
@respectable
” Cessez de vous mentir à vous-même !”
Comme ceux qui croient que tout ce qui est cachère est santé ? Chips, pizza, pudding, chocolat … Red Bull (Halal également).
Alain Lajoie
stephanie2009
7 septembre 2011
08h34
@respectable
“Et d’où vient cette manie de manger 3 fois par jours et de collationner à tout bout de champ ?”
Les collations diminuent justement les risques de s’empiffrer aux repas et de manger plus que nécessaire. La difficulté vient simplement d’apprendre à être attentif à la sensation de faim et de satiété. Ça peut être effectivement difficile si on grignote constamment mais là c’est une question de doser les cochonneries par rapport aux aliments sains. Avant que la révolution industrielle n’introduise le modèle des trois repas par jour, les gens mangeaient quand ils avaient faim. S. Leblanc
claude_lafreniere
7 septembre 2011
08h44
Bon matin Madame Kroll
Je lis:
“donner des ateliers de cuisine à des jeunes de milieux défavorisés” …
et je m’étouffe avec mes toasts au beurre de pinote! (Rôties au coulis de cacahuètes)
Madame, malgré les intentions louables qui motivent ce projet il quelque chose de naïf, je dirais même d’odieusement niais: dans les “milieux défavorisés” les gens n’ont pas suffisamment d’argent pour s’alimenter correctement de quelque façon qu’on s’y prenne.
C’est de la simple arithmétique…
Je suis étonné que ce FAIT ne soit pas connu.
Les gens pauvres Madame ne se nourrissent pas correctement du fait de leurs trop faibles revenus et pas – nécessairement – par ignorance…
Avec un revenu limité les pauvres achètent d’abord des aliments bourratifs et les questions de qualité ou de saveurs (raffinées) passent en dernier quand ils ne sont tout simplement pas mis de côté.
Un cours de cuisine aux pauvres? Aussi stupide que de donner des cours de gymnastique à des sous-alimentés (initiative idiote à Qc city il y a quelques années…). Pour que les pauvres soient en santé il faudrait qu’ils ne le soient plus. “Kek” chose comme être AU-DESSUS du seuil de la pauvreté par exemple…
Le tiers-monde Madame est à 5 minutes de vos bureaux: je pourrais même aller reconduire (par la main si nécessaire) l’un de vos vaillants reporters aux “spots” en question…
En attendant ceux-ci peuvent visionner depuis leur MAC tout neuf quelque chose qui ressemble à du journalisme: la série “Naufragés des villes”: http://naufrages.radio-canada.ca/emissions_episode.aspx
Bon appétit (et bonne journée).
–
Claude LaFrenière
Qc city, Canada
stephanie2009
7 septembre 2011
08h47
Certaines écoles s’ingèrent tellement dans la façon dont les parents préparent les lunchs que je me demande si elles n’obtiendront pas l’effet contraire à celui escompté. Il faut encourager les saines habitudes alimentaires mais pas en jouant “à la police des boîtes à lunch” et en traquant tout ce qui n’est pas 100% sain et bio. Pour les aliments allergènes, je peux comprendre puisqu’une allergie alimentaire peut être mortelle mais le sucre et le gras en soi ne sont tout de même pas du poison.
On ne fait pas ça qu’avec la pizza et les gâteaux, j’ai déjà entendu parler d’une mère à qui on a dit que les salades de fruits en boîtes étaient inacceptables parce que le sirop était sucré! Rien ne pousse un enfant à manger une friandise que de savoir qu’il agit en “rebelle”.
Notre façon d’aborder la nourriture oscille constamment entre deux extrêmes, la privation et la jouissance. La privation amène souvent la surconsommation. Beaucoup de personnes boulimiques sont d’ailleurs d’anciennes anorexiques.
s.leblanc
gl000001
7 septembre 2011
10h48
@claude_lafrenière
Il n’y a rien de stupide là-dedans. Il faut juste orienter le cours sur l’économie d’argent réalisée en s’organisant.
Je connais une coop d’habitation dans Verdun qui faisait de la cuisine collective. Ils faisaient des plats en grosses quantités et ça leur revenait pas mal moins cher. Et surtout moins cher qu’au Roi de la Patate du coin. Il s’agit de s’organiser.
@stephanie2009
” pas en jouant “à la police des boîtes à lunch””
Il faut les laisser amener du café dans leur thermos (histoire vécue) ?
Alain Lajoie
stephanie2009
7 septembre 2011
14h45
@gl000001
“Il faut les laisser amener du café dans leur thermos (histoire vécue) ?”
Quand je parle de police de boîte à lunch je pense surtout à ceux qui poussent l’obsession de l’alimentation santé jusqu’à rejeter certains aliments raisonnablement sains juste parce qu’ils contiennent du sucre (salade de fruits, barres de céréales, jus de frits, etc). Il est certains que si je travaillais dans une école et que je voyais un enfant apporter du café, du Red Bull, de l’alcool ou de la nourriture avariée, j’interviendrais!
S.LeBlanc