Le blogue de l'édito

Archive, septembre 2011

Vendredi 30 septembre 2011 | Mise en ligne à 13h57 | Commenter Commentaires (42)

Il nous faut plus d’élus!

NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

363057-pauline-maroisMario Roy

Tout le monde sait que le Québec est sous-gouverné. On n’y trouve pas assez d’élus : ministres et députés à deux niveaux, commissaires, préfets, maires, conseillers, etc. Ni assez de structures de gouvernance : Parlement et Assemblée nationale, conseils des ministres à deux niveaux, Sénat, communautés urbaines, mairies et conseils de ville, mairies et conseils d’arrondissements, commissions scolaires, conseils d’établissement, comités des usagers, plus de 200 ministères et organismes (au provincial seulement!), bureaux régionaux, MRC, CSSS, CMM, CTM, comités, commissions, tables, associations, fédérations, collectifs…

Bref, c’est clair comme de l’eau de roche qu’il en faut plus!

Heureusement, voilà qu’on nous promet, à Québec, une  nouvelle chambre des régions

L’idée est antique (on en trouve des traces en 1993), mais elle vient d’être reprise à la demande générale par la chef péquiste, Pauline Marois, inspirée en cela par le député de Matane, Pascal Bérubé. On ne sait pas exactement ce que ces élus régionaux auraient à faire, avoue madame Marois. Mais, bon. en cherchant un peu, on va leur trouver quelque chose à “brêter” sur la Grande-Allée, y’a pas de souci…

J’en aurais très long à dire là-dessus, mais j’aimerais auparavant recueillir quelques opinions. Celles des gens des régions, par exemple: ressentent-ils le besoin urgent d’une nouvelle fournée d’élus à envoyer à Québec? Est-ce que l’inexistence d’une telle chambre est chez eux une cause majeure d’insomnie? Est-ce pour cela que certains boudent la politique?

Profitez-en. Le PQ est réuni en conseil national, ce week-end…

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Jeudi 29 septembre 2011 | Mise en ligne à 15h17 | Commenter Commentaires (12)

Le mort vivant

_resize_picture_portalNDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

Mario Roy

Depuis le début du procès du docteur Conrad Murray, peu de choses auront été aussi impressionnantes que la diffusion de l’enregistrement de la voix de Michael Jackson commentant sa relation avec ses fans. Et son projet de créer un hôpital pour enfants.

Une voix d’outre-tombe, de mort vivant, qui rappelle immanquablement, même si on sombre ainsi dans la caricature, certaines images du vidéoclip de… Thriller tourné en 1983 par John Landis…

Sinon, ce procès décrit indirectement une chose que nous savions déjà en partie, bien sûr : la vie personnelle misérable d’un artiste génial qui était extraordinairement inadapté au monde réel. (Beaucoup d’artistes se donnent énormément de peine pour se donner une image de « rebelle-marginal-et-inadapté-à-la-société »… Jackson, lui, n’avait qu’à être naturel!)

À mettre en contraste avec les images de répétition se trouvant sur le DVD This Is It. Des images tournées peu avant sa mort, donc, en préparation de la gigantesque tournée qui s’annonçait. Des images qui nous donnent le côté lumineux de Jackson, et qui parviennent à faire oublier le côté glauque de sa vie, le côté équivoque de son entourage…

A-t-on vraiment besoin de tout savoir sur la misère psychologique d’un homme qui devait être anesthésié pour dormir?

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Mercredi 28 septembre 2011 | Mise en ligne à 11h48 | Commenter Commentaires (15)

Nombre d’élus à Montréal : pas qu’un débat comptable…

X00210_9NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.

François Cardinal

Aussitôt ouvert, le débat sur le nombre d’élus au conseil municipal a été fermé. Dommage.

La question, lancée avec courage par la chef de l’opposition, Louise Harel, mérite qu’on s’y attarde plus longuement. Et pas seulement pour épargner quelques sous, motivation trop souvent évoquée par les tenants d’un conseil aminci (mais pas par Mme Harel, qui évoque plutôt des «problèmes de gouvernance»).

Le débat est fondamental en ce qu’il touche la base même de la démocratie municipale, ce qui la distingue, qui la singularise : la proximité des élus avec les citoyens.

Il ne suffit donc pas de nommer des villes où le conseil municipal a moins d’élus pour clore le sujet. Pas plus qu’on ne peut évoquer le traumatisme des fusions-défusions pour balayer le débat du revers de la main, comme l’a malheureusement fait le maire Tremblay.

C’est vrai que le conseil municipal de Montréal est imposant avec ses 103 élus. Surtout si on le compare à Toronto (45), Québec (28, incluant le maire), Ottawa (24) et surtout, Calgary (15). Mais ce que cette comparaison nous montre également, c’est qu’il n’y a pas de nombre idéal.

Or voilà précisément la question qu’on devrait se poser. Pour conserver la proximité qui se doit, combien d’électeurs un conseiller municipal doit-il représenter? Plus de 13 000, comme à l’Île Bizard/Sainte-Geneviève? Ou quelque 24 000, comme à Rosemont/Petite-Patrie?

Autres questions. Est-il nécessaire de garder des conseillers municipaux ET des conseillers d’arrondissement? Doit-on respecter la différence qui existe entre les villes de l’ancien Montréal et celles de l’ancienne banlieue? Doit-on toucher aux frontières des arrondissements?

Bref, ce n’est pas d’un débat strictement comptable dont on a besoin, mais bien d’une sérieuse réflexion sur la gouvernance au sens large. Comme ce fut fait à Québec il y a trois ans, d’ailleurs. Un comité a pondu un rapport entériné par le conseil, ce qui a mené à la disparition de deux des huit arrondissements et de 10 des 37 conseillers.

Si un tel débat mène à des épargnes, comme à Québec (1,3 M $/an), tant mieux. Mais cela ne doit pas être la principale motivation de changement.

L’administration a décidé hier de reconduire le cadre électoral de 2005 à la va-vite, ce qui repousse le débat à… 2017! Ne reste donc qu’une possibilité: que le maire prenne l’initiative de lancer cette nécessaire réflexion.

Mais cela prend du courage…

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