Le blogue de l'édito

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  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Mercredi 31 août 2011 | Mise en ligne à 11h24 | Commenter Commentaires (61)

    Le télétravail pour contrer les bouchons? Pas du tout…

    PX014_5E27_9NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    François Cardinal

    Rappelez-vous il y a 20 ans, on nous disait que le télétravail était l’avenir, que nous allions tous travailler de la maison en étant branchés au bureau en temps réel, en son, images et mégabits…

    Et pourtant, ce miracle n’a pas eu lieu, comme en attestent chaque matin les bouchons de circulation dans la région de Montréal.

    La plupart des travailleurs semblent se rendre au boulot, jour après jour après jour, même s’il n’y a plus grand monde qui a besoin de s’enchaîner à une grosse machine, si la majorité des emplois ne nécessitent qu’un branchement haute vitesse et si la conciliation travail-famille gagne en popularité…

    Statistique Canada le confirme, d’ailleurs. La plus récente étude sur la question précise qu’en 2000, à peine 10% des employés rémunérés travaillaient au moins quelques heures à la maison chaque semaine. Aujourd’hui? Le taux est à… 11,2%, un minime point de pourcentage de plus en une décennie!

    Les prédictions ne se sont donc pas avérées… au contraire, même.

    Non seulement les employés se rendent-ils en masse au boulot chaque matin, ils le font malgré les bouchons, les chantiers et les chutes de béton… En outre, la plupart des travailleurs qui restent chez eux ne le font pas plus d’une journée par semaine.

    On ne parle donc pas d’une option peu populaire, mais bien d’une option… qui ne semble même pas en être une!

    Chez les travailleurs autonomes, sans surprises, le taux est plus élevé. Il avoisine les 60 %, mais ceux-ci ne sont pas en nombre suffisant (en plus de se concentrer au cœur des grandes villes) pour que l’on ressente la différence sur les ponts…

    Comment expliquer la faible participation au télétravail? Les hypothèses des uns valent celles des autres. Mais personnellement, j’en vois trois.

    D’abord, le télétravail n’est pas pour tout le monde : les infirmières et les enseignants, par exemple, ne peuvent s’y adonner. Ensuite, les entreprises sont encore peu enclines à laisser leurs employés travailler de la maison, peu importe les hausses de productivité qu’on leur fait miroiter. Enfin, bien des employés trouvent encore aujourd’hui nécessaire d’avoir des contacts humains avec leurs collègues, que ce soit pour leur propre bien-être, le sentiment d’appartenance à l’entreprise ou encore l’innovation.

    Mais il y a certainement d’autres raisons. Vous, pourquoi continuez-vous à vous rendre au bureau chaque matin, malgré tous les désagréments?


    • C’est une évidence que si on n’investit pas pour promouvoir le télé-travail que ça ne se développera pas. C’est la même chose avec le transport en commun, les infrastructures, le co=voiturega, …

      L’intérêt existe, la technologie existe, et certains secteurs d’activité se prêtent bien au télé-travail.

      il ne manque que la volonté politique de faire aboutir une bonne idée.

      Jean Émard

    • Très simple… c’est parce que mon employeur le propose pas!! Si c’était le cas, je sauterais sur l’occasion et je suis près a gager que je serais plus performant…

      En passant, quelles entreprises offrent cette possibilité?? J’aimerais bien en connaître quelques une!!

      François C.

    • Le télé-travail, ce n’est pas s’isoler dans une caverne.

      Le télé-travail à 3-4 jours par semaine, ça permet de maintenir le contact avec les collègues, les liens sociaux et le lien d’appartenance.

      Une masse importante de travailleur pratiquant le télé-travail, ça aurait un impact majeur sur la circulation.

      Jean Émard

    • C’est très facile à expliquer : les boss ne veulent pas. Ils veulent voir leur employés même si ils ne sont pas tout à fait là à cause du stress du transport. Le “présentéisme” est un sujet tabou. Il y en a mais ils ne le reconnaissent pas. Y en aurait-il moins si on était à la maison ? Pas sur.

      La dernière job, je le faisais plus et ça fonctionnait très bien. Celle-ci, beaucoup moins et ça fonctionne tout aussi bien. Même que je travaille plus longtemps à la maison. Au bureau, je suis pressé de partir avant que le trafic commence (je commence à 7:00 du matin).

      Alain Lajoie

    • Je me rends au bureau tous les matins parce que le patron l’exige.
      Je travaille en informatique. Nous sommes tous assis devant nos ordis et la plupart des communications se font par courriels et messagerie. Le presque 2 heures par jour de transports pourrait être utilisé sûrement mieux.
      Il m’est arrivée de travailler de la maison et j’avoue que la concentration y était nettement supérieure.
      joséetrahan

    • Bonjour M. Cardinal

      Vous avez écrit: “Comment expliquer la faible participation au télétravail?”

      Étrange formulation Monsieur; comme si une telle option existait mais qu’il n’y aurait pas de volontaires…

      Le fait est que cette alternative est inexistante et que les principaux responsables sont les entreprises.

      Cela étant dit, je remarque qu’il y a deux types de travail: ceux qui consistent à manipuler des chose et ceux qui, au contraire, ne manipulent que de l’information (à peu de chose près).

      On comprendra facilement que les travailleurs de la première catégorie doivent être physiquement présents ce qui n’est pas le cas des autres…

      Le télétravail est techniquement réalisable et s’il n’a pas été déjà adopté rien n’empêche qu’il le soit à l’avenir. Et par télétravail, il ne faut pas entendre exclusivement “travail à la maison”.

      On pourrait par exemple envisager des centres locaux de communications multi-entreprises à partir desquels les télétravailleurs pourraient réaliser la partie “manipulation de l’information”… Pour fixer les idées: un tel centre situé à Brossard pour des entreprises localisées aux centre-ville de MTL. Les entreprises n’auraient qu’à louer un nombre “x” de postes de travail selon leurs besoins… Voyez l’idée?

      Cette solution ne sera envisagée sérieusement que lorsque les contraintes occasionnées par le transport des travailleurs manipulant de l’information seront suffisamment grandes pour affecter le chemin le plus direct vers la cervelle des “businessmen”: le porte-feuille…

      En attendant “Kamarades”, marinez dans votre jus et sur le Pont Champlain.

      Bonne journée à tous. :-)


      Claude LaFrenière
      Qc city, Canada

    • Traductrice dans la région d’Ottawa, j’aimerais beaucoup être en télétravail une semaine sur deux, lorsque j’ai la garde de mes enfants. Malheureusement, mon patron invoque les coûts du loyer pour nous inciter à venir au bureau. Je travaille donc à la maison deux journées au deux semaines, ce qui est bien peu, même s’ils savent que je suis beaucoup plus productive lorsque je reste chez moi.
      Mel

    • >Vous, pourquoi continuez-vous à vous rendre au bureau chaque matin, malgré tous les désagréments?

      Parce que je suis paresseux, pleurnicheur et doubler d’un crosseur, si je reste à la maison pour travailler je vole mon patron dans sa tête.

      j’vois aucune autre raison.

      -
      Mathieudesro

    • Une réponse simple, ce qui peut se faire à distance a été transféré aux Indes. Moins cher encore que le télétravail.

      C.Constant

    • Pourquoi je continue à me rendre au bureau chaque matin?

      Car notre employeur nous a retiré le télé-travail, supposément pour protéger l’information confidentiel. Et aussi parce qu’une succursale de l’Ontario a suspendu 2 employés qui profitait de leur période en mode “à distance” pour travailler à leur propre compte! Ces employés représentent 0,001% de tout le personnel…

      Depuis, beaucoup de pression pour qu’on nous redonne le droit de travailler à domicile, même sur une base de quelques heures par semaine, mais la direction refuse de se plier à nos demandes.

      Le combat continue, mais n’est pas encore gagné.

      Sonia Larousse

    • La fonction controle du processus de gestion est largement responsable du peu d’évolution qu’on observe dans le télétravail. Prenez l’exemple des commissions scolaires qui assument des couts exorbitants pour l’occupation d’immense centre administratifs. Il y a belle lurette que tout le personnel des services pédagogiques aurait pu travailler de leur domicile. Meme chose pour les professionnels des écoles pendant la période d’été. Alors que j’étais directrice d’école, j’ai reçu une réprimande pour avoir autorisé un psychologue, un psycho-éducateur et des éducateurs à travailler à la maison pendant l’été. Pourtant, leur présence n’était nullement requise à l’école puisqu’ils travaillaient à la finalisation des dossiers élèves et à la planification de l’année scolaire à venir. Ce n’est qu’une question de confiance.
      C.Gosselin

    • Je n’y avais jamais pensé. Je reviens dans 5 minutes, je dois expliquer à mon boss que je ne rentre plus jamais au bureau pcq j’adhère dès maintenant au télétravail.

      C’est ça votre vision du monde, cher editorialeux?

      B Grandchamp.

    • À tous ceux qui veulent réagir, n’oubliez pas de signer. Il y a déjà une bonne dizaine de commentaires que je n’ai pu approuver, faute de signature…

      Merci

      François Cardinal

    • Comme le souligne claude_lafreniere, ces centres représentent une idée géniale. Tellement qu’à Amsterdam, il existe 108, oui, oui, 108 de ces *Smart Work Centers*. Visite virtuelle d’un de ces centres : http://tinyurl.com/3rtunbo

      Pour le reste, inutile de répéter ce que les précédents intervenants, le télétravail passe inaperçu au Québec parce que trop d’employeurs sont encore en 1950 en ce qui concerne l’organisation du travail et l’utilisation des tech. de l’info !

      Mario Bureau

    • Je suis télétravailleur, et je peux confirmer que ma productivité a grimpé d’au moins 30 % depuis que je travaille de chez moi. J’ai aussi gagné du temps de loisirs et de sommeil. Bref, tout le monde y gagne.

      B. Boyer

    • Le concept génial du télétravail est actuellement bloqué par un paradigme bien ennuyeux… Tout y est: technologie, volonté des travaillleurs, espaces bureau à la maison de plus en plus dispo, etc…

      Le problème, le dogme qui ne veut pas mourir, c’est le sentiment complètement dépassé que le patron peut maintenir un contrôle ou une surveillance sur ses troupes, si celles ci se trouvent à 2m de lui… C’est non seulement con, mais c’est archi faux.

      Quiconque a déjà travaillé dans un bureau sait très bien que de nombreux employés se pognent le beigne solidement, qu’ils soient au bureau ou à la maison…
      Secondo, les moyens de contrôle et de surveillance à distance sont à ce point performants maintenant, qu’on en ressent la présence du boss même chez soi!

      Une question de coûts? Pas du tout! L’espace bureau est excessivement cher pour des entreprises… Le T.T. représente donc une source d’économies majeures…

      Je ne compte même plus tous les avantages pour les 2 parties (travailleurs-employeurs) tellement ils sont nombreux: gain en productivité, en flexibilité, économies substantielles de fonds, aussi bien pour le travailleur: plus besoin d’une 2e bagnole, plus besoin de dépenses folles en fringues de bureau, etc, etc.

      Alors c’est quoi le problème?

      L’organisation du travail, coincée dans de vieilles mentalités, alors que le monde des affaires, lui, évolue à la vitesse grand V depuis belle lurette.

      On demande à des professionnels, des consultants et un tas d’autres travaillleurs d’être présents au bureau, alors qu’on les évalue sur la base des résultats, de livrables, qui n’ont rien à voir avec le fait d’être présent physiquement, le cul bien installé dans une chaise. Les meetings se font de plus en plus par téléphone, video conférences, les communications de façon électroniques. Ce point n’est même plus un argument en soi!

      Alors j’en suis là dans ma réflexion: la schizophrénie corporative, qui se dote de tous les moyens d’accroitre la productivité et le rendement, mais qui base encore sa conception du travail sur un canevas datant du début de l’ère industrielle….
      Tout comme s’acheter la dernière TV denier cri, et souhaiter en tirer un rendement extraordinaire en la branchant à des oreilles de lapin…

      Résultat: des équipements et technologies très couteux utilisées à 10% de leur capacité, des espaces bureaux chers et inutiles, et une productivité en deça de ce qu’elle pourrait être. Pour le travailleur, il y a l’écoeurantite aigue du voyagement, la fatigue et la pression inutile d’avoir à “puncher” au bureau alors que ce concept est totalement révolu, le besoin de flamber du fric pour se déplacer, se vêtir, pour les besoins du bureau, etc…

      En sommes, les 2 parties flushent actuellement des sommes considérables dans la toilette, de façon consciente, alors que tout est déjà en place pourtant pour que tous réalisent des économies monstres… Totalement absurde.

      J.Trudeau
      Montréal, Qc

    • Je travaille pour le gouvernement Fédéral et ici aussi, la mise en oeuvre du télétravail se fait à pas de tortue.

      La technologie permet maintenant le télétravail, mais comme il arrive souvent, ce sont les gens et les cadres qui ne sont pas encore prêts. De nombreuses questions demeurent un peu floues et inquiètent, telles que:

      - Comment mesure-t-on la performance à distance ?
      - Comment s’assurer que le lieu de travail soit toujours sécuritaire ?
      - La CSST ira-t-elle inspecter les lieux ?
      - Qu’en est-il de la sécurité des données ?
      - La population verra-t-elle cela d’un bon oeil ?
      - Comment garantir que les longues périodes d’isolement n’affecteront pas le travail d’équipe ?
      - Mises à jour et dépannage local de l’ordinateur, etc.

      Je crois que l’économie en temps, en énergie et en espace de bureau voudra que la progression du télétravail ira en s’accélérant dans un futur pas trop loin, tenant compte évidemment que bien des emplois ne peuvent tout simplement pas être virtuels.

      Richard Thériault

    • Donc le problème ce sont les patrons qui sont trop stupide, c’est ça? Damn… j’ai hâte que la société ne soit pas paralysée par la stupidité de milliers de personnes qui n’ont rien en commun sauf leur statut de cadre!!!

      C’est donc un problème de volonté politique, nous avons besoin de loi à cet effet!

      Kevin Picard

    • @needle
      “nous avons besoin de loi”. On pourrait demander aux Normes du Travail de légiférer ? ;-)

      Alain Lajoie

    • Le télétravail ne convient pas à tous. Je gère des télétravailleurs (dans le domaine de l’informatique), et je constate que plusieurs d’entre eux n’ont aucune discipline, et ne traitent pas leur maison comme un lieu de travail entre 9 et 5. Ils (ou elles) font des courses, s’occupent des enfants, etc. etc., pour ensuite bâcler leur travail à la dernière minute en se plaignant de surcroît qu’ils ont dû travailler toute la nuit pour respecter l’échéance.

      John Andrianakis

    • Il n’y a tout simplement qu’un petit pourcentage d’emplois qui se prête au télétravail. Le vendeur doit rencontrer ses clients, le comptable doit aller sur les lieux, le commerçant doit se rendre…au commerce, l’agriculteur au champ, le responsable des ressources humaines doit vivre parmi les ressources humaines,…..etc…..etc.

      Il y a peu d’emplois qui demandent de travailler sur un ordinateur ou au téléphone ou sur les autres outils de télécommunication à longueur de journée (et c’est tant mieux). On pourrait tout au plus parler d’un maximum de 15% de tous les emplois.

      JPCorbeil, Montréal

    • @cathou_76 : Wow, c’est en plein ça! Je ne saurais mieux dire.

      À mon ancienne job, on recevait souvent des courriels nous expliquant à quel point la compagnie avait mis en place TOUS les outils nécessaires pour faire du télétravail et que ça reste complètement transparent. Cependant, la boss voulait pouvoir faire de la petite gestion de cuisine : qui arrive 5 minutes en retard, qui prend 10 minutes de trop le midi, qui jase 30 secondes de trop autour de la machine à café. Donc on nous disait que le télétravail, c’était pas pour nous.

      J’ai changé d’emploi, entre autres pour cette raison. Après 5 ans au même endroit, si on veut encore surveiller mes allées et venues et me gérer comme un enfant, malgré des évaluations annuelles exemplaires, c’est tant pis!

      Maintenant, l’entreprise pour laquelle je travaille laisse presque tout le monde faire 2 jours de télétravail par semaine. Je suis plus productive, je dépense moins en linge et en transport, je suis moins stressée, je dors mieux. Et les deux heures que je gagne dans ma semaine en ne me déplaçant pas, je les prends pour faire du sport.

      Ah oui, et je me sens plus libre. Et j’aime mes boss!

      M. Garon

    • @john55 êtes vous certain que le problème est le télétravail ou bien une très mauvaise sélection et embauche que fait votre entreprise ?

      Il va de soi que le télétravail ne s’applique pas à tous pas plus qu’il est uniquement la panacée à tous les problèmes. Je crois, à la lecture de certains commentaires que la définition de télétravail est mal comprise et assimilée.

      On pourrait aussi dire que les travailleurs qui passent des heures en pause café, en discussions futiles au téléphone ou dérangé par la visite de tel ou telle autre employé à son bureau n’est pas productif et ne devrait même pas travailler au bureau non plus.

      Ce qui est assez ironique dans ce domaine aussi est de voir le nombre sans cesse grandissant de travailleurs qui doivent apporter et/ou faire du boulot à la maison mais qu’ils est hors de question qu’on leur offre la possibilité de faire du télétravail !!

      Mario Bureau

    • Je perd environs 480 heures dans le transport par an, près de 3 semaines par an à simplement me rendre à mon travail.

      J’accepterais une baisse significative de mon salaire ( quelque milliers par ans ) contre la chance de faire du 4 jours semaine en tele-travail

      J’épargnerais ainsi en temps et en frais de transport. De plus, je pourrais m’éloigner de Montréal et m’acheter une maison plus abordable…..

      Mon travail en informatique pourrait être fait à 100 % a distance via courriel / telephone et visio-conférence et pourtant, je sais que ce rêve ne se réaliseras jamais…..

      Je serais plus enclin à faire de l’over-time, si je peux faire du 7h00 – 17h00 et qu’à 17h05, je suis prêt à faire mon souper. Actuellement, je dois me lever à 5h30 pour être au travail a 7h20… Je termine vers 4h30 et je suis à la maison a 6h00… la joie !

      J.Harvey

    • @John55

      La solution est simple : Vous permettez à vos employés de faire du télétravail. Si le rendement d’un employé diminue, vous enlevez la permission. Si le rendement de l’employé est bon, vous laissez la permission.

      Mais plus fondamentalement, pourquoi gardez-vous des employés indisciplinés ?

      Olivier Laroche

    • Pour les emplois où le travail d’équipe est primordial (je travaille en génie logiciel, mais ce n’est qu’un exemple parmis d’autres) et où chaque membre de l’équipe doivent communiquer entre eux souvent au cours de la journée, la proximité entre les membres de cette équipe favorise grandement cette communication. Et une équipe qui travaille ensemble et communique bien est de loin plus productive que lorsque chacun travaille individuellement. Je ne dis pas que le télétravail rends celà impossible, plutôt que ca le complique.

      V.Audette

    • J’aurai l’air minoritaire mais moi, il m’est arrivé le contraire… En fait, notre petite équipe travaillait en télé-travail (comme tout le monde dit, moins de frais pour l’entreprise, pas de déplacements, certaine liberté dans l’emploi du temps, etc.) et un jour, mon employé-clé m’a demandé (lire exigé) de nous trouver une place d’affaires ou sinon il donnait sa démission… Il était tanné de travailler chez lui, manquait de motivation, etc… C’est bien pour dire… Chaque personne étant différente, il devrait peut-être y en avoir pour tous les goûts, je pense…

      M. Gauthier

    • Je pense que le timing de votre éditorial est mauvais. Le télétravail ne fait que prendre son élan et je pense qu’il và augmenter rapidement dans les prochains cinq ans. Ce ne sont pas nécessairement et seulement les entreprises qui hésitent. Dans le cas de mon mari, après 38 ans dans un bureau il travaille maintenant de la maison 3 jours semaine. Les problèmes qu’il rencontre sont les structures informatiques dans nos domiciles et la fiabilité des réseaux dans notre quartier. On a beau dire qu’on và faire du teleconferencing, faut que cela fonctionne. Une augmentation rapide du télétravail implique nécessairement une amélioration des services internet dans les quartiers résidentiels. Et plus il y aura de gens qui feront du télétravail, plus le problème s’aggravera.

      L King

    • 100%

      Je suis à 100% pour le télétravail. À condition de le gérer par objectif.

      Fini le temps ou les petits patrons, justifiaient leur présence dans les bureaux, tel un service de garde d’enfants.

      Nous vivons à l’aire de l’informatique. Pourquoi donc payer pour des étages entiers en espaces de bureaux, et tout le tintouin pour s’y rendre, stationner, y bouffer, revenir etc. etc.

      À moins que la présence soit absolument requise, il n’y plus lieu d’aller mariner dans les bureaux…

      Mon bureau, à la maison, a toujours été beaucoup fonctionnel et confortable que celui de mon employeur ! Quelques rapports par semaine, et, une ou deux rencontres aux deux semaines, sont amplement suffisants pour justifier mon efficacité.

      La présence obligatoire dans des bureaux pour une foule de fonctions = une véritable aberration !

      Michel Notredame

    • Il y a 3 ans , je me suis fracturé la cheville, j`ai travaillé de la maison pendant 6 semaines, je peux dire que j`accomplissait mon travail en 4 heures au lieu de 8 (j’avais besoin de repos à cause de ma condition). Moins de réunionites inutiles, moins de dérangements moins de questions répétives de mon patron etc… mais toujours en lien avec le bureau et mes clients.
      C.Constant

    • Pourquoi le télétravailleur devrait-il être plus productif que celui qui va au bureau? Cette façon de «vendre» le télétravail est stupide. Le plus grand défi est aussi de mettre l’employeur à sa place. C’est-à-dire que ce n’est pas parce que quelqu’un fait du télétravail que l’employeur peut s’attendre à pénétrer dans l’intimité de l’employé à toute heure du jour ou de la nuit. Ce sont deux raisons pour lesquelles je n’accepterais pas de faire du télétravail.

      De plus, est-ce que l’employeur verse une prime à l’employé pour utiliser une partie de son logement, son condo ou sa maison pour installer le bureau? Non? Vous vous faites fourrer, l’employeur empoche la différence de loyer et vous vous essayez de vous installer dans la cuisine sur un bout de table ou de comptoir pour travailler, vous payez vous même votre bureau. Si vous êtes travailleur autonome, ça se comprend, mais si vous êtes employé régulier, c’est un peu stupide quelque part.

      Mais, le plus difficile dans le télétravail, c’est de faire comprendre aux gens qui partagent votre demeure que ce n’est pas parce que vous êtes physiquement là que vous êtes disponible. Ça, il y a des gens qui n’arrivent jamais à l’imposer à leur maisonnée et il y a des gens qui ne comprendront jamais que leur conjoint à la maison TRAVAILLE. Une autre bonne raison pour éviter le divorce en allant au bureau chaque jour.

      David Savard

    • Je suis travailleur autonome depuis peu…

      Non seulement je n’ai plus à me rendre au bureau et je sauve énormément en frais de déplacement, mais je réalise à quel point les « relations » avec les collègues me bouffaient du temps et de l’énergie.

      Cependant, mis à part ceux pour qui c’est impossible, je crois que le télétravail n’est pas fait pour tous.

      Paul Boudreau
      S-Hyacinthe

    • J’ai travaillé dans les bureaux d’une commission scolaire, et je dois dire que le temps qui se perd en salutations, niaisage à la machine à café, périple à l’imprimante laser, au bureau du collège d’à coté, en bavardage de corridor qui n’a rien à voir avec le travail, c’est assez effarant.

      Jean Émard

    • Je travaille de chez moi une journée par semaine, parfois deux, et je l’apprécie beaucoup. Je sauve du temps et des coûts de transport. Je suis quand même la majorité du temps au bureau pour les réunions et autres obligations.

      John Rodriguez

    • Eh oui, je fais également partis de ceux qui travaillent en TI et qui pourrait accomplir mes tâches à la maison sans problème. Mais je travaille pour une grande entreprise de télécom qui, prétextant toutes sortes de limitations techniques, refuse obstinément de proposer une telle alternative. On préfère déménager nos bureaux encore plus loin du centre-ville, juste à côté de ponts et autoroutes en train de tomber en morceau. J’ai doublé mon temps de déplacement en voiture, et je n’ai même plus l’option de prendre mon vélo ou le transport en commun vu l’accessibilité impossible. Évidemment, personne ne nous compense pour l’usure accrue de nos véhicules, ainsi que les coûts d’essence et le temps perdu dans le trafic. La solution est là, toute simple, mais chaque fois que j’essaie d’aborder le sujet avec la gestion, toutes les excuses sortent, mais on comprend qu’avant tout, l’employeur ne nous fait simplement pas confiance. La décision vient des preneurs de décisions avec leur grosse maîtrise en gestion et non pas de la gestion locale. S. Beaudoin

    • Je suis gestionnaire et j’ai déjà autorisé le télétravail à une personne qui habitait loin du lieu de travail. Je lui ai retiré pour les raisons suivantes: premièrement nous sommes une équipe de travail et cette personne utilisait beaucoup plus que les autres le courriel pour nous communiquer ses commentaires et lorsque tout le monde travaille à partir du bureau, les interactions se font verbalement. Elle devenait très irrespectueuse dans sa façon de s’adresser aux employés de l’équipe. Ensuite, si elle tentait de nous appeler et qu’on ne répondait pas du premier coup (car occupés à répondre à d’autres départements et que nous n’étions pas dans notre bureau lorsqu’elle appelait), elle ne se gênait pas pour nous demander ce que l’on faisait. Elle me questionnait même moi, sa gestionnaire. Quand il manque une personne dans une équipe de travail et que des interactions sont nécessaires avec des personnes de d’autres départements, les personnes présentes sur place écopent beaucoup plus. En raison du non-respect, et j’ai personnellement senti que lorsque cette personne travaillait à partir de son domicile elle était fort différente (et pas en bien) que si elle était au bureau, je lui ai donné plusieurs mois d’avis pour qu’elle règle sa situation au niveau de l’endroit où elle habite et je le lui ai retiré. Elle n’était pas plus productive, mais elle n’était plus une personne d’équipe en travaillant à partir de son domicile.
      P.Dubé

    • Je suis programmeur-analyste. Je fais souvent du télé-travail, surtout l’hiver, et mon employeur, une multi-nationale, ne le sait même pas. De toute façon il s’en tape si je suis au bureau, chez-moi ou au sommet de l’Everest. Ce qui compte, c’est que mes programmes soient opérationnels le jour dit.
      Côté bouchon, je vais travailler à vélo, fait que je suis mort de rire.

      Denis Roussel

    • Je pense que les patrons sont têtus. Toutes les objections sont faciles à contrer:

      - Surveillance électronique pour la productivité
      - Pièce réservée au travail exclusivement, pas de chien qui risque de japper, ni de télé en fond sonore
      - Aviser son entourage qu’entre 9 et 5 nous devons être considérés comme absents de la maison. Donc pas de visite ni d’appels personnels.
      - S’assurer de la sécurité des employés à domicile en leur demandant de se rapporter par MSN aux deux heures. Un simple Coucou! suffit.
      - MSN permet aussi de voir si une personne est connectée et on ne sait jamais quand on va recevoir un petit message du patron auquel il vaut mieux répondre ou avoir une bonne explication à fournir si on n’a pas pu donner signe de vie.
      - Les enfants doivent obligatoirement être à la garderie ou à l’école comme si on allait travailler au bureau.
      - Les contacts nécessaires et rapides se font aussi par MSN ou par téléphone intégré à l’ordi.

      J’ai eu le bonheur de travailler dans ces conditions deux jours/semaine. Je n’ai jamais compris POURQUOI ce n’était pas toute la semaine. Les réunions de blablatage inutile, toujours une perte de temps. L’équipe était en contact constant.

      Mettons que pour avoir le droit de me lever 15 minutes avant le début de mon quart de travail et d’admirer les pauvres diables en train de pelleter comme des malades au vent et au froid ou en train d’enjamber les bancs de neige en sachant qu’ils vont se taper la route pour arriver au bureau épuisés, et rebelote le soir, pour avoir le privilège de travailler en pantoufles et en vêtements relax, de faire une petite brassée de lavage pendant ma pause du matin et d’éplucher mes patates pour le repas du soir à celle de l’après-midi, pour avoir le bonheur de finir à 5 heures et d’être “partie du bureau” et rendue chez moi 15 secondes plus tard…..

      … mettons que pas mal de monde est prêt à filer doux pour ne pas perdre ces immenses avantages.

      Les patrons n’ont aucune excuse et j’irais même jusqu’à obliger ceux qui ont la technologie, à mettre ses employés en télétravail. L’employé qui ne voudrait pas pourrait envisager un autre choix de carrière, s’il tient à ce point aux contacts humains.

      Nous respirons de l’air de plus en plus pollué, nous sommes de plus en plus stressés. Toute voiture qui quitte la route est déjà un gain appréciable.

      Au télétravail, j’ajouterais les horaires flexibles. De moins en moins de monde fait du 9 à 5. Pas mal de commerces pourraient étendre leurs heures d’affaires pour accommoder les travailleurs aux horaires non-traditionnels. Il y a des travailleurs qui fonctionnent mieux le soir ou la nuit et que ça arrangerait. Petit exemple bien simple: je me suis trimballée avec un pneu de secours toute la fin de semaine à défaut d’avoir un garage ouvert pour effectuer la réparation. Personnellement, je suis un oiseau de nuit. Des gardiennes la nuit? Sauf une parente ou une amie qui vient chez vous? Une bonne grippe, une rage de dents, une migraine ou une gastro et pas le moindre médicament pour vous soulager? Fermé: endurez jusqu’à demain matin. Et combien d’endroits comme ça qui pourraient étendre leurs heures d’affaires. Qui a dit chômage? Un autre problème de réglé.

      Nous n’aurons pas le choix avant longtemps d’avoir recours au télétravail et à l’étalement des heures d’affaires. Il y a de plus en plus de monde sur les routes, de moins en moins d’espaces de stationnement, l’étalement urbain a ses limites, les transports en commun les ont atteints, les limites, et c’est de plus en plus ridicule se rendre au travail avec l’état des routes. Il faudra aussi penser à délocaliser les entreprises. Les taxes et les loyers sont moins chers en banlieue et ça fait moins suer les employés qui ont moins loin et aucun pont à traverser pour se rendre au boulot.

      Aller travailler à Montréal quand on peut faire autrement, c’est insensé.

      Dominique Lavoie

    • travailleur de la santé sur la route , je visite mes patients à la maison en plus de les recevoir à la clinique

      albert bela

    • C’est étrange: L’article semble prendre pour acquis que la majorité des travailleurs ont la possibilité de travailler à domicile.

      Les gens qui se rendent à chaque jour au bureau ne sont pas des masochistes. La majorité d’entre eux n’ont pas le choix.

      On pourra juger de l’effet du travail à domicile sur la société quand ce mode de travail sera offert à une grande partie de la population. Pour l’instant, ils sont extrêmement rares ceux qui peuvent choisir de le faire.

      Maxime Lamontagne

    • J’ai télé-travaillé pendant 2 ans chez IBM avant de partir à mon compte. Depuis je fixe mes rendex vous à 10h le matin quand je dois aller à Montréal rencontrer des clients. En 10 ans j’ai refusé plusieurs offres d’emploi au centre-ville, je suis trop bien chez moi même si je gagne moins, j’ai beaucoup moins de dépenses et une meilleure qualité de vie .

      Robert Gauthier

    • Le télétravail c’est même pas pour un demi de un pour cent des travailleurs. Oui c’est vrai qu’on peut développer un logiciel plus vite tout seul dans son coin… en autant que l’on ait une discipline de fer, car il y a beaucoup de distractions à la maison… mais de toutes façons, il n’y a pas grand monde qui développe un logiciel tout seul, c’est un travail d’équipe, de la conception au développement à la livraison et “follow-up” il faut être là, rencontrer des gens, échanger des idées, participer, et celui qui se cache à la maison laisse toute cette charge de travail aux “tatas” qui sont au bureau. Non au télétravail.

      PS C’est comique de lire les commentaires de ceux qui essaient de nous convaincre que ce serait tellement plus productif pour eux de se cacher à la maison pour écouter de la musique et manger des chips!

      G. Lalande

    • Il y a le travail. Je suis en télétravail à 90% du temps. Autrement, transport en commun.
      Mais il n’y a pas QUE LE TRAVAIL. Il y a les gens qu’on aime qu’on veut aller voir à l’hôpital, au Jardin botanique… Ça existe, ça.
      De plus en plus de boumeurs – et j’en suis – auront plus de liberté pour ce type d’activité. J’ai des petits-enfants à Saint-Hubert et à Saint-Eustache. :(
      Des amis demeurent à Saint-Colomban et donc, doivent ‘fréquenter’ la ‘15′. Ils me disaient que s’ils veulent faire courses et visites de façon pas trop stressante, c’est entre 10h et 14h30. Après, c’est l’horreur.
      Mais qu’ont donc fait toutes nos adorables ‘autorités’, à quelque niveau que ce soit, de tout l’argent qu’on leur a versé à même nos humbles revenus, depuis 20 ans!! Payé des salaires et… des collatéraux?
      Je suis vraiment en colère. Je ne fais pas partie des boumeurs riches. À 64 ans, je dois continuer à travailler et je suis chanceuse, j’adore mon travail (linguistique française).
      Ah lala!
      lise boileau

    • @ dcsavard

      J’ai un ami qui travaille à la maison depuis un an, et il vit exactement la situation que vous décrivez. Avant, lorsqu’il était au bureau, personne de son entourage ne l’appelait. Depuis qu’il est à la maison, on lui demande mille et un services entre 9 et 5. Il a beau expliquer qu’il travaille, on le prend plus ou moins au sérieux sous prétexte “qu’il n’a pas de boss qui regarde par-dessus son épaule”.

      John Andrianakis

    • Je me méfierais du télétravail si j’étais vous … Si l’entreprise n’a plus besoin d’avoir ses employés au bureau parce qu’ils peuvent tous se brancher à la maison, ça veut aussi dire qu’ils peuvent tous être branchés en Chine ou en Inde, à coût bien moindre … Pensez-y avant de demander à votre boss de travailler à partir de la maison !

      S. Barry

    • Je travaille très régulièrement en télé-travail et j’ai droit à des allusions et commentaires sur mon supposé travail, par exemple de la part de voisins, voire de collègues…et pourtant ma productivité est très bonne, je dirais hautement supérieure à ce qu’elle serait à mon bureau (e.g. jasage, politique )…Tirez-en vos propres conclusions. A. Tanguay

    • J’ai fait du télé-travail avant la mode. J’ai fait de la surveillance de chantier. Tu es loin du bureau, tu communique par téléphone, au début par courrier, ensuite par fax et maintenant par courriel. J’ai constaté que lorsque qu’il y a peu de contact humain, on finit par te traiter comme un numéro.

      Comme par exemple, que la comptable te dise que ta paie sera en retard parce que ta feuille de temps est en retard de 15 minutes. Le fait qu’il y a eu un bris la veille est que tu es resté au chantier jusqu’à 3h00 du matin et que le client est comptent parce qu’il a été dépanné n’est pas une excuse. Elle oubliait le fait que s’il n’y avait pas de chantier et de clients satisfaits, il n’y aurait pas de service de la paie.

      Une des grandes difficultés pour obtenir une organisation efficace est qu’il faut que les gens veuillent travailler en équipe et y prennent un certaine plaisir. On ne peut pas décrire sur papier de façon exacte et couler dans le béton toutes les tâches et fonctions d’une entreprise. Ce sont les bonnes relations entre les gens qui permettent de contourner les zones grises et les flous. Parfois une conversation dans un ascenseur ou dans une pause sont la source de nouvelles idées ou de solutions.

      Le télé-travail peut être utile pour un certain nombre de personnes pour des portions de leur temps de travail plus ou moins grande selon le cas mais il n’est pas une solution miracle.

      Il peut être un élément de la solution. Mais il peut aussi avoir des effets pervers comme contribuer à l’étalement urbain et contribuer à augmenter le nombre d’individualiste qui ne veulent pas contribuer à la société.

      Daniel Legault

    • @dcsavard
      Bon, maintenant que vous avez sorti tous les cotés négatifs, allez-vous parler des cotés positifs ? Comme le fait de ne plus perdre X heures dans le trafic et en dépensant X dollars en essence.
      Je perds entre 40 et 60 minutes par jour et j’ai une voiture diesel. Donc, ça me coute moins que bien des gens et je le ferais avec plaisir 2 ou 3 jours par semaine.

      @sbarry
      Pas entièrement vrai ce que vous dites. Aux Indes, il y a un décalage de 12 heures. Et tout un décalage au niveau de la langue de travail. Et peu importe que ce qu’ils disent, la qualité n’y est pas tout le temps (cas vécu).
      Et en télé-travail, vous pouvez aller au bureau de temps en temps. En fait tout le monde qui télé-travaille devrait aller au bureau régulièrement pour ne pas qu’il arrive ce que plein de gens ont dit plus haut.

      @legada
      J’ai travaillé pendant 4 ans dans une équipe avec 8 personnes à Montréal, 4 à Toronto, 2 à Chicago et 1 à Indianapolis. Et nos clients informatiques étaient partout au Canada et USA à l’est des Rocheuses. Et on avait du fun, on travaillait bien et on était une équipe. C’est faisable. Ca dépend beaucoup du boss et de si l’organisation croit que ça peut marcher.
      J’ai connu une autre organisation qui faisaient sensiblement la même chose. Ca a foiré après 2 ans parce que certains vieux croutons de la haute direction n’y croyait pas et mettaient des batons dans les roues à l’équipe.
      Le phénomène est nouveau, il n’est pas mature mais en y mettant de la bonne volonté, ça peut fonctionner pour ceux qui veulent le faire. C’est du cas par cas.

      Alain Lajoie

    • Voilà donc un débat très intéressant! Je fais du télétravail depuis plusieurs années et j’y suis vendue! Je comprends cependant que selon les types d’emploi et de personnalité, tous ne peuvent s’y prêter.

      Étant étudiante (maîtrise) le télétravail est juste parfait pour coordonner mes horaires. Je combine deux emplois à temps partiel, l’un plus important dans le milieu de la rédaction (je gère des petits comités, des auteurs, je fais de la correction et.) et l’autre, un petit “side line”, comme transcripteur (analyse de discours). Pour ma part j’ai le summum du télétravail dans mon emploi de rédactrice puisque je n’ai aucun horaire, je travaille quand je veux. J’ai des échéanciers à respecter bien sûr, mais mon boss se moque bien du quand, du comment, du où, tant que mon travail est fait à la date prévue. Pour mon travail de transcripteur je suis dépendante du moment où il se présentera des transcriptions, mais encore là c’est à ma discrétion. Si je ne peux les faire, je passe mon tour, un autre transcripteur les fera (et c’est moi qui ferai moins d’argent à la fin du mois).

      Le télétravail convient parfaitement à ma personnalité! J’ai fait du 9 @ 5 dans un bureau du lundi au vendredi pendant quelques années et ça m’a flingué le moral au point d’en faire une dépression (bon il n’y avait pas que ça, mais ça y a contribué. Je me suis déjà d’ailleurs demandée si j’étais anormale d’être incapable de me conformer au mode de vie 9@5). Je préfère maintenant gagner moins mais faire un job que j’aime, non que j’adoooore en plus d’avoir ma précieuse liberté d’horaire.

      Pour ma part ma liberté d’horaire, c’est ce qui me permet d’être bien dans ma tête, d’être en accord avec moi-même et d’être heureuse! Bien entendu, je comprends parfaitement qu’on puisse obtenir le même bien-être dans du 9@5 au bureau (j’ai déjà entendu des gens dire qu’ils ne s’en passeraient pas, qu’ils seraient incapables de travailler de la maison). Mais moi ce n’est pas mon cas et j’avoue que je trouve difficile qu’il n’y ait pas plus de télétravail pour les gens qui ont mon type de personnalité…

      Le télétravail, c’est une autre réalité: Il est 14h et j’ai soudainement un coup de barre? Et hop! une petite sieste dans mon grand lit, je continuerai la correction du texte dans une heure… ou deux!; Je veux prendre un rendez-vous important? Pour un rendez-vous le soir après 5h c’est quelques semaines d’attente, mais oh regardez, il y a une belle place libre un jour de semaine en après-midi dans quelques jours! Cool!; Une amie en congé ou étudiante ou qui fait un job avec un horaire atypique m’appelle un mercredi midi et me dit qu’elle veut sortir profiter du soleil et faire du roller ou prendre un verre sur une terrasse? Ok, je ne suis pas dans le rush, laisse-moi terminer un truc et je te rejoins… je continuerai ce soir en rentrant ou demain… si l’après-midi se prolonge tard en soirée; On annonce un super soleil aujourd’hui vendredi et de la flotte pour demain samedi? Bah… je prends mon vendredi off et je bosserai samedi… pendant que la plupart des gens râleront sur le mauvais temps (Quel mauvais temps? Hier il a fait super beau! Fallait sortir eh!); Je fais de l’insomnie? Bon au lieu de stresser et de me retourner dans le lit à regarder le réveil égrener les heures, je me lève, je fais mon travail et je me couche à 7h du matin en prévenant mon patron que s’il m’écrit ce matin mes réponses auront un peu de retard…

      Bref maintenant je n’ai plus la conception de “semaine” et de “week end” (les fameux syndromes du TGIF et du “blues du dimanche soir”). Toutes les heures de la journée et tous les jours de la semaine sont ouverts, je m’accorde des congés quand MOI ça me le tente! Par exemple, il est pour moi beaucoup plus reposant psychologiquement de travailler 50-60 heures dans la semaine mais de savoir que je peux prendre spontanément un après-midi off ou encore sortir tard et sans culpabilité un soir de semaine sachant que je pourrai dormir le lendemain matin que de travailler 35h et d’avoir deux jours de congé les samedi et dimanche.

      Avec ce type de vie je n’attends pas après le week-end ou après les vacances pour faire quelque chose que j’aime ou avoir l’impression de vivre. Toute ma vie reste très spontanée! Le travail est simplement intégré à ma vie (parfois même je réponds à mes courriels en faisant les courses, vive les téléphones intelligents!). Je suis beaucoup moins fatiguée sur les plans physique et psychologique et de ce fait, je suis plus productive (bien sûr ça demande une excellente discipline). Évidemment je relate ici les bons côtés, il m’arrive aussi d’être dans le rush et de refuser des invitations, de me lever tôt, d’aller à des réunions, d’être débordée etc. Je ne fais pas que glandouiller en terrasse non plus! Mais juste savoir que je peux le faire me procure un sentiment de liberté que je n’avais pas lorsque j’étais dans un bureau de 9@5 où je me sentais emprisonnée dans un rythme qui n’était pas le mien…

      Cependant, mis à part un grand sens des responsabilité et beaucoup d’auto-discipline, je dirais que le succès du télétravail vient de la CONFIANCE du patron et de sa capacité à ne pas être “control freak”. Ce qui compte de toute façon c’est le résultat, la façon d’y arriver, ça devrait être secondaire. Mais pour certaines directions (du moins dans mes expériences) il est apparemment réconfortant de voir tout le monde travailler (ou faire semblant de…) à son poste à l’heure pile, de voir tout le monde aller manger en même temps à la même heure, de voir tout le monde fonctionner rondement comme une machine bien huilée…

      J’ai la nausée juste de me remémorer l’appel de mon patron à mon bureau à 9:01 chaque matin (un simple ralentissement de métro me donnait des palpitions et m’angoissait), les commérages de collègues dont on se balance et qui ont en commun avec nous que le nom de la société sur leur chèque de paie, de ces horaires si rigides qu’on nous dit même à quelle heure on doit avoir faim…

      J’ai l’impression que cette culture d’entreprise est encore trop bien ancrée… Dans mon travail actuel j’ai vu deux patrons passer. Le premier, plus vieux, me laissait travailler de la maison mais il tenait mordicus à me voir la face au bureau de temps à autre (et ce même s’il n’y avait rien à faire et que je faisais “semblant” de travailler), le second, plus jeune, mi-trentaine, m’a dit qu’il ne voulait pas me voir la face au bureau et que si le travail n’était pas fait, ça se saurait (résultat oblige). J’ai l’impression que ce sont les jeunes générations qui vont mettre de l’avant le télétravail. Nous sommes une génération qui, me semble-t-il, est habituée de déléguer, de faire confiance et surtout qui comprend ce besoin de liberté d’horaires. Dans notre société on prône sans cesse la différence et l’acceptation de celle-ci, alors pourquoi ne pas accepter que les gens n’ont pas tous le même rythme circadien? Il n’y a rien de bizarre à travailler la nuit et dormir le jour si notre peak de productivité est nocturne. Se lever à midi n’est pas nécessairement un signe de paresse (pas plus que d’arriver au boulot à 8h est un gage de productivité). Quelqu’un plus haut a dit qu’on a encore une vision du travail comme en 1950, c’est hélas un peu vrai…

      En attendant, sachez que je pense bien fort à vous, que je suis heureuse de ma vie et que j’apprécie mon boulot lorsque je travaille du fond de mon lit par une froide journée de pluie d’automne ou encore en bikini sur ma terrasse par une chaude et belle journée d’été ;-)

      A. Trudel

    • @gl000001,

      la question de M. Cardinal était: «Mais il y a certainement d’autres raisons. Vous, pourquoi continuez-vous à vous rendre au bureau chaque matin, malgré tous les désagréments?»

      Pourquoi je parlerais des aspects positifs? M. Cardinal voulait comprendre pourquoi les gens NE font PAS de télétravail, pas pourquoi ils en font.

      David Savard

    • @ dariane: Votre témoignage démontre vraiment à quel point nous sommes dûs pour une grande révolution du monde du travail. Et comme vous le dites, ce sont les jeunes générations qui vont changer les choses. Je suis une Y qui travaille dans un milieu de dinosaures (fonction publique fédérale) si vous saviez comment moi et ma “gang” on a hâte que les croûtons à la tête de la direction partent…

      S. Larousse

    • @Dariane

      “Je combine deux emplois à temps partiel, l’un plus important dans le milieu de la rédaction (je gère des petits comités, des auteurs, je fais de la correction et.) et l’autre, un petit “side line”, comme transcripteur (analyse de discours). ”

      Exactement le genre de travail j’adorerais faire! S’il est un acte qui devrait pouvoir être accompli facilement de chez soi, c’est bien écrire! Si je puis me permettre, quelles formation demandent ce genre de poste? :)

      La possibilité d’adapter rapidement son horaire à tout les évènements imprévus de la vie est le meilleur argument en faveur du télé-travail. Que de stress pourrait être évité ainsi! C’est par trop malsain que tant de travailleurs doivent “profiter” de leurs fins de semaine pour se dépêcher d’accomplir la montagne de tâches qu’ils n’ont pas eu le temps d’accomplir durant la semaine. Certains d’entre eux rentrent le lundi encore plus épuisés qu’ils n’ont quitté le travail le vendredi!

      S.LeBlanc

    • “Je me méfierais du télétravail si j’étais vous … Si l’entreprise n’a plus besoin d’avoir ses employés au bureau parce qu’ils peuvent tous se brancher à la maison, ça veut aussi dire qu’ils peuvent tous être branchés en Chine ou en Inde, à coût bien moindre … Pensez-y avant de demander à votre boss de travailler à partir de la maison !” sbarry

      ===

      Vous confondez les choses. Le télé-travail c’est différent de la délocalisation du travail en Inde.

      En télé-travail, le lien avec le bureau demeure important, il y a des réunions 1 ou 2 fois semaine. Des contrats ponctuels ça peut se donner à l’étranger mais un travail régulier ça se prête pas mal moins à la délocalisation.

      Jean Émard

    • - Une semaine de travail de 4 jours (allongés)
      - Fini le 9 à 5. Des plages horaires différentes parmi les employés
      - Heures de livraison le soir

      Voilà 3 modifications aux habitudes de travail qui pourraient rendre plus fluide la circulation automobile.

      Le télétravail aussi mais pas 5 jours sur 5 car c’est la meilleure manière de détruire l’esprit d’équipe et le sentiment d’appartenance à une maison ou une compagnie. De plus, avec le télétravail le patron dira que sauver 10 heures de route par semaine (temps et argent, donc) suppose une baisse de salaire…

      Y Labonté

    • @ramses2.1,

      vous avez raison, le télétravail et la délocalisation sont deux choses différentes. Par contre, il arrive souvent que le télétravail devient un banc d’essai pour la délocalisation. Je l’ai vu à quelques reprises. Et détrompez-vous, il y a des endroits dans le monde qui font un travail régulier pour des compagnies canadiennes.

      David Savard

    • Si vous êtes prêt à vous contentez de résultats du style blogues de cyberpresse oui le télétravail c’est bon. Mais, si vous œuvrez dans un secteur hautement compétitif, n’importe quel entrepreneur vous sortira le mot de Cambronne si vous lui parlez de télétravail.

      simon picotte

    • @montréalaise
      Nous sommes payés pour le travail qu’on fait. Pas pour le temps qu’on passe au bureau plus le temps qu’on prend pour se rendre au bureau.
      J’ai un collègue qui habite Lavaltrie et qui travaille au centre-ville. Il n’est pas plus payé que moi. Et l’autre qui vient travailler à pied n’est pas moins payé.

      @ramses2.1
      Tout à fait. Le télé-travail, ça se gère et ce n’est pas pour tout le monde.

      Alain Lajoie.

    • @respectable
      J’ai travaillé dans un secteur hautement compétitif. Et j’ai pu télé-travailler sans mots grossier de mon patron.
      Contentez-vous de parler de choses que vous connaissez s.v.p. Ou bien mentionnez que c’est juste une opinion.

      Alain Lajoie

    • “Le télétravail c’est même pas pour un demi de un pour cent des travailleurs.” gasston

      ===

      Avez vous une source crédible pour supporter cette affirmation ?

      Jean Émard

    • “vous avez raison, le télétravail et la délocalisation sont deux choses différentes. Par contre, il arrive souvent que le télétravail devient un banc d’essai pour la délocalisation. Je l’ai vu à quelques reprises. Et détrompez-vous, il y a des endroits dans le monde qui font un travail régulier pour des compagnies canadiennes.” dcsavard

      ===

      Bien sûr, mais je répondais à quelqu’un qui voit le télétravail comme un premier pas vers la délocalisation. Tous ceux qui doivent garder un contact avec le bureau peuvent difficilement être délocalisé en Inde, par contre on peut possiblement les mettre en télétravail..

      Jean Émard

    • @ gl000001
      “Nous sommes payés pour le travail qu’on fait. Pas pour le temps qu’on passe au bureau plus le temps qu’on prend pour se rendre au bureau.”
      ————

      En principe, oui.

      Dans les faits, je ne serais pas surprise que des employeurs jouent la note du “Tu veux que je t’accommode, ça se monnaye.”

      Y Labonté

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