Le blogue de l'édito

Archive, août 2011

Mercredi 31 août 2011 | Mise en ligne à 11h24 | Commenter Commentaires (61)

Le télétravail pour contrer les bouchons? Pas du tout…

PX014_5E27_9NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.

François Cardinal

Rappelez-vous il y a 20 ans, on nous disait que le télétravail était l’avenir, que nous allions tous travailler de la maison en étant branchés au bureau en temps réel, en son, images et mégabits…

Et pourtant, ce miracle n’a pas eu lieu, comme en attestent chaque matin les bouchons de circulation dans la région de Montréal.

La plupart des travailleurs semblent se rendre au boulot, jour après jour après jour, même s’il n’y a plus grand monde qui a besoin de s’enchaîner à une grosse machine, si la majorité des emplois ne nécessitent qu’un branchement haute vitesse et si la conciliation travail-famille gagne en popularité…

Statistique Canada le confirme, d’ailleurs. La plus récente étude sur la question précise qu’en 2000, à peine 10% des employés rémunérés travaillaient au moins quelques heures à la maison chaque semaine. Aujourd’hui? Le taux est à… 11,2%, un minime point de pourcentage de plus en une décennie!

Les prédictions ne se sont donc pas avérées… au contraire, même.

Non seulement les employés se rendent-ils en masse au boulot chaque matin, ils le font malgré les bouchons, les chantiers et les chutes de béton… En outre, la plupart des travailleurs qui restent chez eux ne le font pas plus d’une journée par semaine.

On ne parle donc pas d’une option peu populaire, mais bien d’une option… qui ne semble même pas en être une!

Chez les travailleurs autonomes, sans surprises, le taux est plus élevé. Il avoisine les 60 %, mais ceux-ci ne sont pas en nombre suffisant (en plus de se concentrer au cœur des grandes villes) pour que l’on ressente la différence sur les ponts…

Comment expliquer la faible participation au télétravail? Les hypothèses des uns valent celles des autres. Mais personnellement, j’en vois trois.

D’abord, le télétravail n’est pas pour tout le monde : les infirmières et les enseignants, par exemple, ne peuvent s’y adonner. Ensuite, les entreprises sont encore peu enclines à laisser leurs employés travailler de la maison, peu importe les hausses de productivité qu’on leur fait miroiter. Enfin, bien des employés trouvent encore aujourd’hui nécessaire d’avoir des contacts humains avec leurs collègues, que ce soit pour leur propre bien-être, le sentiment d’appartenance à l’entreprise ou encore l’innovation.

Mais il y a certainement d’autres raisons. Vous, pourquoi continuez-vous à vous rendre au bureau chaque matin, malgré tous les désagréments?

Lire les commentaires (61)  |  Commenter cet article






Mardi 30 août 2011 | Mise en ligne à 15h46 | Commenter Commentaires (13)

C’est amusant, les listes!

NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.

nonfiction_package_tout_aMario Roy

Le Time a fait la liste des 100 livres de « non fiction » en anglais qui, selon lui, ont été les meilleurs et les plus influents. La catégorie des « non fiction » comprend les essais (philosophiques, politiques, économiques, culturels, etc.), les biographies et autobiographies, les récits, l’Histoire. On a choisi de partir le décompte en 1923, année de fondation du magazine.

La liste est géniale.

Elle contient évidemment les noms auxquels on s’attend, d’Ernest Hemingway à Noam Chomsky (ce cher Noam Chomsky!…) en passant par Milton Friedman, Dale Carnegie, Ralph Nader, Susan Sontag, Benjamin Spock, Truman Capote, Woodward/Bernstein ou Norman Mailer. Suit un très bref aperçu des bouquins selon moi impossibles à ignorer (titres en français lorsque traduits).

Une bande dessinée en deux volumes, Maus, qui est en somme un récit de l’Holocauste et qui a valu le prix Pulitzer à son auteur, Art Spiegelman. Pour comprendre les médias, de Marshall McLuhan. Toute l’oeuvre « non fiction » de Tom Wolfe, le géant du journalisme, souvent imité, jamais égalé… Le Choc des civilisations, de Samuel Huntington.

Enfin, trois hommes de science, Stephen Hawking, Desmond Morris et Richard Dawkins, dont on se régalera de l’oeuvre complète… sauf le premier: avec Hawking, vaut mieux se contenter de sa Brève histoire du temps, certains de ses autres écrits étant un peu trop… hum… pointus, disons!

Plusieurs autres auraient dû être évoqués, mais l’espace manque ici: allez voir sur le site du Time, c’est assez amusant.

Petite remarque: pourquoi le Time n’a-t-il pas inclus le fameux Hitler de Ian Kershaw ainsi que Richesse et pauvreté des nations, de David Landes, des méga-chefs d’oeuvre à mon sens? Mystère.

Et vous, dans la liste du Time, un bouquin ou un autre vous a marqué?

Lire les commentaires (13)  |  Commenter cet article






Lundi 29 août 2011 | Mise en ligne à 15h13 | Commenter Commentaires (36)

Trop peu, trop tard?

PX119_0BE1_9NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.

François Cardinal

Et la lumière fut…

Après avoir nié l’existence de tout problème, accusé les uns et les autres de démagogie, la Fédération des commissions scolaires se ravise enfin et promet une transformation de ses façons de faire.

«Ce qu’on veut dire à la population, c’est qu’on a compris», a lancé en entrevue la présidente de la FCSQ, Josée Bouchard.

Enfin!

Il aura fallu des années de critiques et de révélations embarrassantes, deux rapports accablants du vérificateur général (dépenses administratives et transport scolaire) et des promesses d’abolition de la part deux formations politiques (ADQ et Coalition Legault) pour rompre l’infaillibilité légendaire de la Fédération.

«On sent qu’il faut changer nos façons de faire, nos façons de travailler, notre façon peut-être de demander des comptes et d’en rendre aussi», a reconnu Josée Bouchard.

Eh oui! C’est précisément ce que s’évertuent à dire leurs critiques depuis des années!

La Fédération promet ainsi de renouveler la gouvernance et la gestion des commissions. Elle s’engage même à prendre «un virage à 180 degrés» et à «donner un sens à la démocratie scolaire».

Mais est-ce trop tard? La question se pose. Après toutes ces histoires sordides de gaspillage de fonds publics, ces critiques existentielles, ces rapports de vérification accablants et cette participation électorale toujours plus désastreuse, y a-t-il encore place à l’amélioration, à la simplification, au dégraissage? Les Québécois se sont-ils déjà fait une tête, ont-ils déjà enterré cette structure bureaucratique?

Bref, est-il trop tard pour sauver les commissions scolaires? Je vous pose la question…

Lire les commentaires (36)  |  Commenter cet article






publicité

  • Twitter

  • Catégories



  • publicité





  • Calendrier

    août 2011
    L Ma Me J V S D
    « juil   sept »
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
    293031  
  • Archives