NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publiera désormais que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Ariane Krol
Si vous avez manqué les nouvelles hier, lisez ma collègue Caroline Touzin. Autrement, vous savez déjà que Claude Robinson, le plus célèbre créateur spolié du Québec, a eu gain de cause sur le fonds en Cour d’appel, mais qu’il y a perdu presque la moitié de ses gains. Les 5,2 millions accordés en première instance ont fondu à 2,7 millions. Combien lui restera-t-il un fois payés ses frais d’avocats ? Surtout si la Cour suprême accepte d’entendre la cause…
Le plus frustrant n’est pas tant le jugement en Cour d’appel que l’ensemble de l’oeuvre. Oui, certains points sont dérangeants, notamment la réduction dramatique des dommages psychologiques et punitifs. Mais peut-être que ça se défend en droit. Tout comme la révision à la baisse des profits – imputable, selon les trois juges d’appel, à des erreurs de calcul et d’interprétation en première instance. Sauf qu’au terme de l’exercice, une question fondamentale demeure: est-il possible, pour une victime comme Claude Robinson, d’obtenir justice?
Le type a déjà perdu 16 ans de sa vie avec ça, dont 14 uniquement pour faire reconnaître l’arnaque dont il a fait l’objet. Et il en retire quoi, au bout du compte? Deux tribunaux lui ont donné raison contre des voleurs et des menteurs qui tentaient de le faire passer pour un illuminé. L’honneur, donc, est sauf. Mais l’honneur, contrairement à ce que chante Anne Sylvestre, ça ne se mange pas en salade. Ça aide à vivre, mais ça ne nourrit pas son homme.











dcsavard
21 juillet 2011
11h21
Je trouve comme vous que les dommages ne correspondent pas à la réalité de ce qu’a vécu cet auteur. Le message que retiendront les plagieurs dans le futur, c’est que si le plagiat est payant, ça vaut probablement la peine de plagier, quitte à être condamné par la suite à des dommages proportionnellement bénins en supposant que la victime sera aussi acharnée que M. Robinson à faire valoir ses droits. C’est un bien triste dénouement.
David Savard
pikouik
21 juillet 2011
11h37
La justice oui, mais à quel prix?
La cour d’appel nous dit clairement ce matin dans l’affaire Robinson que la loi existe pour les victimes, mais que ça prend des reins vraiment solides. Que tous les fraudeurs de ce monde continuent de dormir tranquille, la justice prendra toujours plus soin d’eux que des victimes.
Danny Mansour, Longueuil
bloganon
21 juillet 2011
11h38
Les dommages exemplaires étaient pleinement justifiés. Cinar et ses acolytes ont tout fait et recouru à tous les recours imaginables pour ne pas reconnaître les droits d’auteur de Claude Robinson. Mauvaise foi, multiples mensonges et abus de la justice, cela doit être sanctionné sévèrement.
J. Bouthillier
patafouin
21 juillet 2011
11h48
Malheureusement, il n’y a pas de Justice, il n’y a que la Loi…
Si on réduit le montant des dommages punitifs, il serait de mise de forcer les coupables à payer les honoraires qu’a encouru M. Robinson, ce sont eux qui ont fait trainer les choses, eux qui l’ont forcer à perdre 16 ans de sa vie, 16 ans!!!!
Est-ce que les juges sont conscients du message qu’ils envoient?? Je ne le crois pas…
F.Jobin
somsom
21 juillet 2011
11h50
Madame Krol,
Il est étrange que vous remettiez en cause la décision du plus haut tribunal de la province composé de trois éminents juristes concernant un homme qui, certes, a été floué par des requins mais qui a la chance d’être en vie et d’avoir gagné son point, en partie, alors que vos collègues Lortie, Pratte, Boisvert et Foglia se prosternaient (et nous exhortaient à faire de même) devant la décision de 11 individus choisis à partir des listes électorales de ne pas tenir criminellement responsable de ses actes un meurtrier ayant sauvagement enlevé la vie à ses deux petits enfants à l’aide, respectivement, de 27 et 19 coups de couteau au ventre.
Mais comment faites-vous à La Presse pour vous regarder dans le miroir? Moi, à votre place, je me vomirais dessus.
Martin Parent
Montréal
laikatypic
21 juillet 2011
11h54
Vraiment dommage comme situation, il méritait de gagner pleinement sa cause. Cependant, quelqu’un sait-il où est allé l’argent amassé lors de la campagne de soutien? Cet argent ne devait-il pas servir à couvrir les frais d’avocats? En a-t-il reçu assez?
Alexandre Lacoste
needle
21 juillet 2011
12h04
D’une certaine façon, heureusement que Cinar a pris le concept de Robinson!! Sans ça, personne n’aurait jamais entendu parler de son histoire, personne n’aurait jamais entendu parler de lui, il serait toujours aussi pauvre et il ne pourrait pas obtenir 2.7 millions en poursuite.
Moi je me demande c’est quoi les profits généré par l’émission Robinson Sucroé. Après avoir fait la conception, la diffusion pis toute… il reste quoi? En général, un profit convenable c’est 3% (même si des imbéciles pensent que les marges de profits sont de 50%)…… la production devait coûter cher en sacrament si Cinar a fait plus de 2.7 millions SEULEMENT en profits.
Kevin Picard
lgiguere
21 juillet 2011
12h06
Bravo encore à Claude Robinson pour son courage et sa détermination. Mais la Cour d’Appel vient de lui servir un sérieux camouflet. Mais avec 16 ans de procédures, si quelqu’un peut justifier ça et nous expliquer que le système fonctionne, qu’il nous l’explique.
Car le message de la Cour d’Appel est clair:
Le système de justice civil n’est pas pour les individus, il est réservé aux corporations, seules capables de payer les frais d’avocats.
Donc, sages citoyens, si vous êtes victimes de fraudes, plagiats, vols et autres méfaits, rentrez à la maison, prenez une tisane et fermez vous la …
Luc Giguère
Montréal
ducalme
21 juillet 2011
12h09
La Cour Suprême du Canada ne révise à peu près jamais, dans les temps modernes, le quantum des dommages accordés à un demandeur par une cour d’appel.
Mais dans ce cas-ci, je crois qu’il y a lieu de demander à la Cour Suprême la permission d’en appeler de la décision de la Cour d’appel, au motif quil s’agit d’une question d’intérêt national que de déterminer si en pareille affaire, le demandeur a droit à des dommages exemplaires et punitifs.
Dans l’affirmative, les juges de la Cour Suprême pourraient ou bien faire revivre le jugement de la Cour Supérieure ou encore le renvoyer devant la Cour d’appel pour correction.
Je m’épargnerai de répondre au commentaire odieux, déplacé et digne de la République populaire de Chine fait par somsom au sujet d’une autre affaire jugée devant juge et jury.
A.Gilles
phgauthier
21 juillet 2011
12h09
J’admire le courage remarquable de Monsieur Robinson, mais toute cette histoire prouve une fois de plus, à mon avis, que la loi ne protège pas assez les créateurs. Il y aurait long à dire sur le subtil glissement de la loi, qui laisse les «auteurs» de plus en plus démunis face aux détenteurs de la soi-disant «propriété intellectuelle» – les deux concepts sont loin d’être équivalents.
Pour revenir au revenir au récent jugement, il envoie un message très clair aux entreprises qui seraient tentées de spolier les auteurs de leurs droits:
1. Les chances qu’on vous condamne pour ce vol sont à peu près nulles
2. En cas de condamnation, la peine qu’on vous imposera sera lègère par rapport
a) aux profits qu’auront rapportés les ventes des oeuvres volées
b) aux subventions que la production de l’oeuvre volée aura permis de récolter
Bref, avec ce jugement, la Cour confirme que le crime paie, et qu’il paie très bien. Elle confirme aussi que faire valoir ses droits en cas de spoliation du droit d’auteur n’en vaut pas la chandelle, parce qu’il est improbable que la compensation obtenue soit à la hauteur des frais judiciaires obtenus. La Cour confirme encore une fois que les criminels en cravate ne sont pas considérés comme de vrais criminels et que les entreprises aux poches profondes peuvent se permettre d’ignorer la loi en quasi-impunité.
Et dire que nous sommes censés être dans un État de droit… Quelle parodie de justice! Il vaudrait mieux parler du droit des plus forts à spolier les plus faibles avec la complaisance de l’État.
P. Gauthier
normy45
21 juillet 2011
12h11
à David Savard: parfaitement d’accord avec votre point de vue.
à Martin Parent: vous faites de la démagogie et c’est du dérapage intellectuel de comparer le jugement d’une poursuite civile à celui d’une cause criminelle. Du populisme de bas étage!
Normand Thouin
bobof
21 juillet 2011
12h15
Après que la cour supérieure ait sanctionné CINAR d’un montant exemplaire, la cour d’appel a décidé de réduire ce montant de moitié.
Bref, après le montant exemplaire voici la coupure exemplaire.
Coupure qui devrait enlever aux moins bien nantis toute idée de s’acharner à poursuivre jusqu’au bout leurs actions en “justice”, fussent-elles les plus valables, et encourager les détenteurs d’argent mal acquis à continuer leurs malversations et leurs harcèlements en cour.
Quel “magistral” discernement!
Nos juges chéris en sont arrivés à la conclusion qu’un montant de 168, 850$ par année (2,7millions$/ 16 ans ) est un montant raisonnable pour dédommager M. Robinson. Eux (les juges), qui n’ont pas à débourser des dizaines de milliers de dollars chaque année pour payer des avocats, reçoivent en rémunérations annuelles autour de 191,000$ + indemnités (en moy. ….en 2006. Aujourd’hui….?)
Comment en sont-ils venus à considérer qu’un montant représentant un revenu annuel moindre que leur propre revenu soit un montant convenable, susceptible de faire réfléchir des criminels?
Je me répète: Quel “magistral” discernement! Quelle exemplarité…pour les criminels!
M. Payeur
mam_barette
21 juillet 2011
12h15
@Somsom
Et vlan, dans les dents! Mdr!
Votre argumentation, simple, directe et efficace me fais sourire et m’impressionne. Je reste tout de même déçue du dénouement de ce dernier chapitre de la saga Robinson. Je lui suis pour lui, ainsi que pour tous les créateurs qui pourraient subir les conséquences de ce jugement…
M-E Barette
ypelchat
21 juillet 2011
12h18
La justice est toujours équitable…… pour les riches et les corporations, qui ont les moyens de faire traîner les causes, en longueur, en saignant, par le fait même, les petites gens qui essaient d’obtenir justice et réparation, pour le tort qui leur a été causé.
Il y a une blague qui dit ceci: ”Comment fait-on pour reconnaître ce qu’est un BON avocat? Et bien, il fait traîner la cause longtemps. Donc, comment faire pour reconnaître quel est le MEILLEUR avocat, et bien, il fait traîner la cause, encore plus longtemps.
Y. Pelchat
zyxx
21 juillet 2011
12h21
Des juges comme ça, ça doit faire plaisir aux voleurs et aux bandits qui ont les moyens de se payer des troupes d’avocats pour obtenir qu’injustice soit faite.
Les dommages punitifs reflétaient une réalité très concrètes : le coût nécessaire pour faire valoir ses droits, dans ce système de ‘justice’ (parce qu’en effet, dans une Cour de justice, il y a plus de loi que de justice). Le message que devrait envoyer les dommages punitifs : ‘ne tuez pas (à petit feu) les gens que vous avez volé’. Si ces bandits ajoutent l’insulte à la blessure, en mentant et en pervertissant les faits pendant des années, ils doivent assumer les coûts (littéralement, et moralement) encourus par lapersonne spoliée.
Que ces juges aient estimé que la loi leur permettait de réduire ainsi l’indemnité dûe à M. Robinson, de même que la sanction méritée par les bandits qui l’ont volé et ensuite tourmenté, me dit : soit que le système de justice et la loi ne suffisent pas à créer une vraie justice, soit que ces juges sont des larbins sans vision et sans conscience de l’impact de leur décision.
Le système marche bien pour les avocats. C’est le plus que j’arrive à en dire en cette affaire.
Éric Michel
vitaebella990
21 juillet 2011
12h22
Le jugement d’appel est juste malgré le fait qu’il diminue le montant des dommages alloués. Les juges doivent appliquer le droit et ont corrigé les erreurs de droit du juge de première instance. En droit canadien, on octroie généralement de 5 000$ à 250 000$ (dans les pires cas) en dommages punitifs alors, le juge de première instance a erré en octroyant 1 000 000$. Il a également fait des erreurs de calcul en évaluant les profits qu’à générer l’oeuvre. Malgré toute la sympathie que les juges de la Cour d’appel pouvaient avoir pour M. Robinson, ils doivent appliquer le droit. Les montants ne sont pas aussi faramineux qu’aux États-Unis, j’en conviens. Nous aurions tous souhaiter qu’ils obtiennent le plus d’argent possible étant donné ce qu’il a vécu… Mais comment peut-on mettre un montant sur cette épreuve? Aléatoirement? Non, on doit se fier au droit en vigueur et c’est ce qui s’est produit.
Anne-Sophie Fontaine
jeanfrancoiscouture
21 juillet 2011
12h24
Maher Arar: 10,5 millions après quatre ans et une enquête publique.
Claude Robinson: 2,7 millions après seize ans, deux procès, des frais d’avocats qui accapareront les trois-quarts de la somme et vraisemblablement un troisième et dernier procès en Cour suprême. Et si le Canada était encore une colonie, il s’en trouverait certainement pour aller vers un quatrième recours au Conseil privé de Londres.
Cherchez l’erreur.
Claude Robinson aurait-il dû demander une enquête publique?
J-F. Couture
rllemieux
21 juillet 2011
12h34
On questionne la justice mais au fond on ne parle que d’argent.
Robert Lemieux
blitz
21 juillet 2011
12h52
Pour tenir tête à des amis(es) de Jean Chrétien et du parti Libéral ca prends plus qu’un gars qui a du courage et qui croit en la justice. La justice elle est pour les riches et les puissants de ce monde
F.Blitz
pjeanguy
21 juillet 2011
12h55
Ma réponse est non, car c’est toujours le plus fortuné qui en bénéficie. Dans ce cas, ceux qui ont volé Claude Robinson, avec l’argent qu’ils ont fait avec ses idées, peuvent faire durer les appels et “abuser” de procédures que le commun des mortels ne peut s’offrir.
Il devrait y avoir une loi contre l’abus de procédure, comme dans ce cas-ci.
Malheureusement des bandits comme Weinberg sans tirent sans trop de dommage.
Je suis presque tenté de me réjouir du décès de l’ex-femme d’affaire de l’année!
J.G. Poupart
mlle_crackwood
21 juillet 2011
13h28
@ Alexandre Lacoste
Je vous suggère de consulter le site de soutien http://clauderobinson.org/ pour savoir où l’argent est allé. Ils expliquent qu’outre les frais d’avocat, il y a beaucoup plus de dépense entourant la tenue d’un procès.
@Martin Parent
D’abord, ce sont deux procès et deux crimes complètement différents, ça ne se compare pas. De plus, ce n’est pas parce que des collègues ont une opinion sur un sujet que tous les autres doivent avoir le même opinion. Les journalistes ne parlent pas toujours au nom du journal, mais en leur nom propre, surtout lorsque l’on consulte un blogue ou une chronique, qui sont des textes d’opinion de l’individu qui les écrit. Ceci dit, je suis autant outrée par les issues de ces deux procès.
@ Kevin Picard
Sachez que Claude Robinson est avant tout un artiste au talent extraordinaire, qui a fondé sa propre boîte d’animation et qui a créé des publicités pour nombre de grandes compagnies. S’il n’avait pas créé Robinson Curiosité, aujourd’hui il serait probablement à travailler sur tout plein de projets d’animation, en publicité ou pour la télé, il gagnerait un très bon salaire car il est talentueux et serait reconnu auprès des gens du milieu. Et il serait probablement un homme très heureux, en santé, et beaucoup moins stressé. Mais le fait est qu’il a créé Robinson Curiosité, qu’il a cru en son projet, et qu’il l’a présenté à des gens qui auraient pu l’aider à mettre en oeuvre cette émission éducative et amusante. Au lieu de celà, il a fallu qu’il se batte pendant 16 ans pour faire valoir ses droits. Et aujourd’hui, la leçon qu’on en retire, c’est qu’il faut être vraiment fait solide pour se battre contre une entreprise remplie aux as. Ce n’est pas une question de profits pour M. Robinson, mais une question de respect envers son travail. Je vous suggère de consulter http://clauderobinson.org/ si vous êtes assez curieux pour en connaître plus sur sa vie avant le procès.
Pour ce qui est du jugement, tout ce que j’espère, c’est que M. Robinson pourra bientôt respirer un peu. Mettre l’épreuve derrière lui et passer à autre chose. Heureusement, le plus important est fait: Cinar et cie sont bel et bien coupables de l’avoir plagié, volé. Maintenant, oui le nouveau montant est très décevant car il ne reste que peu d’argent une fois les avocats payés. Le plus gros problème c’est le message que celà apporte aux artistes qui voudraient suivre l’exemple de M. Robinson, l’engagement que ça prend, les années perdues, le stress. Ce n’est pas qu’une question d’argent, mais une question de morale, et de propriété intellectuelle.
M. Robinson, je vous souhaite de bientôt pouvoir profiter de la vie, et de créer encore, pour le plaisir du public, qui lui, vous appuie.
Maya Brisebois
ypelchat
21 juillet 2011
13h33
L’accessibilité à la justice… en 2011… N’est un mythe.
Y.Pelchat
gasston
21 juillet 2011
13h43
Ce pauvre Robinson ne touchera jamais un seul dollar de sa poursuite. À la toute fin des procédures, dans une dizaine d’années peut-être: (1) il sera mort, ou (2) les coupables auront fait disparaître leur argent et ne paieront pas. Tout a été calculé avec la complicité des avocats et du système de justice qui encouragent les délais et procédures afin de bien graisser la machine.
G. Lalande
gren
21 juillet 2011
13h54
incomprehensible! C’est normal je ne suis pas juriste. Mais quand un juge dans cette cause dira:C’est assez plus de recours supplémentaires,plus de revenus pour les avocats ça suffi. Mais j’ai le droit de rêver.
n.y.grenier
hermy
21 juillet 2011
14h19
À mon avis, les dommages qui avaient été alloués à Claude Robinson, en première instance, étaient beaucoup trop EXORBITANTS par rapport à la fraude commise par Cinar et ses complices.
Oui, le personnage Robinson Sucroé était, de fait, tout à fait similaire au Robinson Curiosité créé par le créateur. Il y a donc eu plagiat. C’est évident ! Mais là s’arrête la ‘fraude’ car Claude Robinson n’avait pas encore développé l’entièreté du concept et rien n’indique qu’il aurait été dans la même direction que le dessin animé qui a été créé par la suite par Cinar. L’analyse de la Cour d’appel en a certainement tenu compte. Ce n’est pas comme si on avait ‘volé’ un Tintin, qui est déjà reconnu à travers le monde, ou une de ses aventures. À ce moment là, la faute aurait été plus grande car il y aurait eu exploitation directe d’une image ou d’une histoire connue.
D’ailleurs, on se demande si ce n’est pas là que s’arrête le talent de Claude Robinson, soit celui de créer un personnage et d’imaginer un concept sans l’élaborer. Qu’est ce que ça vaut ? Voilà la question que la Cour d’appel devait se poser ! Le dernier jugement semble donc s’être penché exclusivement sur ”le vol d’un personnage et d’une idée en ébauche”, sans tenir compte véritablement du machiavélisme de Cinar dans toute cette affaire ! La Cour d’appel ne pouvait pas non plus évaluer en profondeur si le ‘choc émotif’ éprouvé par M. Robinson, lorsqu’il a réalisé avoir été spolié’, a été responsable de l’inhibition de sa créativité, pendant les 14 années suivantes, et aurait ainsi empêché pour lui un possible succès dans sa carrière artistique. Cela ne peut nullement être prouvé d’aucune façon !
En définitive, la décision de la Cour d’appel de réduire les dommages ’surévalués’ me paraît quand même couler de sens !
André Félix Delisle
secondaire
21 juillet 2011
14h35
L’injustice est flagrant, qui est ce juge pour évaluer les dommages psychologiques que M.Robinson a et subit encore?
Quand t’as les moyens de te payer des avocats de prestiges et qui parlent bien, je me demande si certains juges prennent même la peine d’écouter les arguments des avocats des plaignants.
D. Peti
rogem
21 juillet 2011
14h41
@Martin Parent
Plus que jamais vous confirmez la nécessité d’une expression telle: ‘On ne mélange pas des pommes avec des oranges’!!!
À votre place, je régurgiterais ce que vous souhaitez aux journalistes de La Presse!
Roger Marcotte
Hull
basilic
21 juillet 2011
14h51
Seize ans avant d’obtenir ce jugement. C’est déjà un déni de justice. Comment les juges peuvent-ils accepter ces remises sur remises sur remises. En matière criminelle vivent les procès devant jury. Former le jury de juristes ce serait attendre les décisions pendant des années.
Albert Champagne
vetoleduc
21 juillet 2011
14h57
Le problème vient beaucoup du fait qu’on ne peut pas inclure dans la poursuite les frais que l’on doit payer à nos avocats. Personnellement, j’ai poursuivi un entrepreneur en “paysagement”. Ça m’a coûté près de $40 000 en frais d’avocats et le juge m’a accordé $35 000 pour refaire les travaux… Les frais d’avocats, exorbitants et dont on ne connaît jamais d’avance l’ampleur, peuvent facilement décourager les victimes à demander réparation en justice. Robinson devrait recevoir son 2,7 millions en plus des frais d’avocats qu’il a déboursé non?
vetoleduc
21 juillet 2011
14h57
…déboursé non?
Daniel Leduc
Gatineau
hibouxdoux
21 juillet 2011
15h01
D’abord , bravo a M. Lemieux! On ne s’enrichit pas avec un proces meme si on le gagne. Le but d’un tel jugement est de réparer , dans la mesure du possible, le dommage subi et non de donner une prime au vainqueur. Quant a tous ceux qui souffrent de victimologie aigue, je leur suggere d’essayer de trouver un meilleur systeme. J’en ai vu plusieurs et le notre est parmi les meilleurs. Mais ce n’est pas une loterie.
gérard rouleau
RobertBoulanger
21 juillet 2011
15h08
Ça démontre, une fois de plus, à quel point le système de justice au Québec est au service des avocats$$$ et des juges$$$ et,… pouri à l’os.
Le montant réservé aux honoraires d’avocats est maintenu élevé. Le montant pour la victime est réduit à néant.
À quand des juries de citoyens capables de se mettre à la place des victimes et de rendre des décisions justes et non des décisions qui favorise les avocats et encouragent des procédures à l’infini qui ruinent les victimes et les découragent de poursuivre.
De telles décisions obligent le petit à se laisser manger par le gros qui lui à les moyens de nourrir le système de la magistrature.
R. Boulanger
souverain
21 juillet 2011
15h17
@blitz 21 juillet 2011-12h52
Vous écrivez : «Pour tenir tête à des amis(es) de Jean Chrétien et du parti Libéral ca prends plus qu’un gars qui a du courage et qui croit en la justice. La justice elle est pour les riches et les puissants de ce monde…»
Là vous venez d’ouvrir une canne de vers…
Si on fouille dans les archives de Radio-Cacanne, on va voir un certain commissaire en chef du CRTC assis à la même table que Madame Charest et son mari Weinberg et, quelques instants plus tard, après le repas, physiquement pousser un journaliste qui posait des questions à madame Charest…
Sachez que ledit commissaire en chef du CRTC était l’ ami de celui à qui la famille du gendre à Chrétien avait vendu un important réseau de médias électroniques…
Robert Alarie
P.S. Pas sûr que mon message (facilement confirmable par vous Madame Krol) va passer car il touche aux amis des amis de Chrétien….
deadly_moogly
21 juillet 2011
15h18
Je crois que la première sentence était plus juste. Il ne faut pas oublier que toute l’affaire a été teintée de mensonge et d’hypocrisie. Je crois que 50% de la pénalité devrait correspondre à la faute et 50% devrait correspondre à la présence/absence de facteurs aggravants, et les exemples de facteurs aggravants ne manquent pas dans ce cas-ci : menaces, fausses déclaration, fraude, etc.
5 Millions pour une fraude aussi disgracieuse par un conglomérat aussi riche, c’était un minimum!!!
D. Moogly – Montréal
patafouin
21 juillet 2011
15h27
@Hermy 14h19
Vous êtes dans le champ… Les dommages punitifs ne devraient pas être évalués en fonction du délit commis mais plutôt en fonction de la capacité de payer des coupables.
Une amende de 1000$ à quelqu’un qui a des revenus de 12,000$ par année, n’a pas du tout le même effet dissuasif qu’à quelqu’un qui en a 300,000$ n’est-ce pas?? J’ai l’impression que les juges ont oublié le coté “punitif” des dommages…
Seriez-vous au moins d’accord pour que les coupables acquittent les frais d’avocats encourus par M. Robinson? Ce sont eux qui ont fait durer le processus en utilisant toutes les procédures possibles non? ils devraient en assumer les conséquences… Dans ce dernier cas, je serais d’accord avec vous que 2.7M seraient suffisant pour M. Robinson.
F.Jobin
dj_yanno
21 juillet 2011
15h39
C’est encore un exemple flagrant d’acharnement juridique par une personne ayant beaucoup de moyens. Je ne suis pas un expert juriste mais a un moment donne il faudrait que le systeme juridique soit modifie afin d’assister les gens de la classe moyenne contre ces matamores du subpoena. L’evaluation des dommages ne me trouble pas, a la limite, ca pourrait etre evalue par une firme independante mais dans un cas si flgrant d’acharnement, monsieur Robinson, en cas de victoire ultime, devrait voir ses frais d’avocats couvert par cette petite merde repugnante qu’est Ronald Weinberg.
Yann Laliberte
Montreal
scotch
21 juillet 2011
15h50
On pourrait faire un débat philosophique sur la qualité de l’artiste. Déjà au départ l’histoire de Robinson Crusoé existe. Son oeuvre est une adaptation d’une autre oeuvre cela n’empêche pas le plagiat certes, mais ce n’est pas un personnage original crée par l’auteur comme Betty Boop par exemple. Et normalement, un artiste continue de créer même en dépression. Je comprends qu’il avait un joyau entre les mains mais était-il l’artiste d’une seule oeuvre? Et cette oeuvre valait-elle des millions? La question se pose.
F. Moulin
bananajoe
21 juillet 2011
15h51
Je ne veux pas faire mon casseux de party mais des questions :
- Si un plagiat vaut quelques millions, comment vaut les dommages psycholigiques d’un viol ?
- Si M. Robinson s’était rasé et coupé les cheveux voilà 16 ans, est ce que celà se serait régler plus vite ?
Yvon Desboisés
marcelleduc
21 juillet 2011
15h54
Il y a quelques années, un reportage télévisé faisait un lien entre Cinar, Micheline Charest et le parti libéral de Jean Chrétien. Cinar à l’époque était un important bailleur de fonds du parti libéral. Sachant l’accointance entre les magistrats et le parti libéral (Ottawa et Québec) pas besoin de comprendre le pourquoi de l’acharnement de la justice envers un pauvre et simple citoyen.
M.Leduc
petitvampire
21 juillet 2011
16h01
De tout temps des artistes créateurs ont été exploités , manipulés et volés par des têtards sans vergogne et sans talent autre que celui d’exploiter un filon payant . Dans l’industrie du disque et de la musique les têtards ont été Roi et Maître pendant des decennies . Combien un auteur-compositeur d’une chanson a succès d’une vedette pouvait récolter a comparer aux profits des maisons de disques et des autres exploiteurs qui profitaient de ces chansons pour s’en mettent plein les poches . Les créateurs sont souvent les moins rénumérés dans la chaine de production .
Dans le cas de Robinson c’est encore pire car des têtards d’une grande malhonnêteté lui ont VOLÉ une oeuvre pour en faire un succès qui leur rapporta beaucoup .
@Kevin Picard
Evidemment il y’aura toujours des gens pour admirer les têtards voleurs tout comme il ‘y en a qui admire les plus grands criminels . Heureusement que vous êtes en minorité .
@Martin Parent
Evidemment si tout les frustrés du verdict de Marcotte tombent dans ce genre de démagogie émotionelle qui est la vôtre les insultes gratuites se multiplieront . Ont peut ne pas être d’accord avec la décision d’un juré mais quand même respecter le fait que ces gens ont fait un travail difficile et n’ont pas en plus a subir les crises émotionelles des bien-pensants .
Réjean Asselin
needle
21 juillet 2011
16h34
“Evidemment il y’aura toujours des gens pour admirer les têtards voleurs tout comme il ‘y en a qui admire les plus grands criminels . Heureusement que vous êtes en minorité . ”
J’ai pas dit que j’admire Cinar, j’ai rien dit pantoute! J’ai même pas présenté ma façon de voir les choses! Je fais juste m’amuser en écrivant le moins possible dans mes commentaires et en mélangeant sarcasme et vérité. Moi je m’amuse des réactions ;)))
Kevin Picard
jppineau
21 juillet 2011
17h03
L’article ne mentionne pas que la Cour d’appel a refusé la demande de Robinson pour les 850,000$ d’honoraires d’avocats que lui occasionnent ces acharnements des défendeurs reconnus d’emblée coupables par 2 tribunaux. Ça n’est pas rien…
Jean-Pierre Pineau
alexandrine55
21 juillet 2011
17h11
Le système de justice protège uniquement les malfaiteurs, aucun droit pour les victimes…
F Vézina
jppineau
21 juillet 2011
17h12
@F.Moulin aka Scotch
Vous dites : «Je comprends qu’il avait un joyau entre les mains mais était-il l’artiste d’une seule oeuvre? Et cette oeuvre valait-elle des millions? La question se pose. »
—-
La question a, de fait, été posée deux fois à la Cour et celle-ci à dit «OUI» 2 fois. Son oeuvre, bien que basée sur celle de Defoe passée au domaine public, a rapporté à ces fraudeurs des revenus directs importants, issus de plusieurs pays. De plus, le prestiqe que Cinar et ses partenaires véreux en ont tiré leur aura été profitable dans l’élaboration d’autres projets pour l’obtention de financement etc. N’oublions pas que CINAR a fraudé les institutions de financement (SODEC, TFC etc.) en utilisant des prête-noms, comme la propre fille du couple Weinberg. Rien en les rebutait, à ce chapitre. Quant à savoir si Robinson a été «l’homme d’une seule oeuvre» ou non. je ne vois pas en quoi cela devrait altérer ses droits. Vous?
Il aura certes été l’homme d’un seul combat, par contre.
Jean-Pierre Pineau
ramses2.1
21 juillet 2011
17h29
En regard du grand principe de Justice : “Gratte moi le dos, je vais te gratter le dos”, ouf la Cour d’appel n’a pas touché aux honoraires des avocats. Justice a donc été rendue.
Scusez, j’ai la nausée.
Jean Émard
ramses2.1
21 juillet 2011
17h53
Le message est clair, si t’as pas les moyens de celui que tu poursuis, tu vas finir par te faire enc*ler.
Jean Émard
fauconcanadien
21 juillet 2011
17h54
Si jamais cela va en Cour Suprême, j’espère que la Cour va multiplier par 10 la compensation. Si c’est cause avait été devant une cour américaine, les chiffres seraient vraiment plus favorable à Robinson.
Nelson Guillemette
cratyle
21 juillet 2011
17h55
C’est peut être plate à dire mais je souhaite presque que la défense fasse appel à la cours suprême, car il y a une possibilité que cette dernière réitère le premier jugement – et donc que cet amas de four… se fasse botter le cul une bonne fois pour toutes, au plus grand intérêt justifié de M. Robinson.
Serge Lapierre
souverain
21 juillet 2011
19h33
Oups, oublié de signer mon commentaire précédent
Robert Alarie
Madame Krol,
Je croyais que lorsque l’une des deux parties perd une cause, elle doit payer les frais d’avocats de l’autre…
Puisque Robinson a gagné sa cause (oublions pour l’instant le montant du dédommagement) pourquoi la partie adverse n’est-elle pas responsable de payer les frais d’avocat de Robinson ?
Quelqu’un (autre que Kevin Picard évidemment) pourrait-il m’éclairer ?
Robert Alarie
q.terreux
21 juillet 2011
19h43
Non !
Robert Duquette
imprezars
21 juillet 2011
20h23
@ alexandrine55 je dirais plutôt la justice protège uniquement les riches, aucun droits pour les pauvres :-)
Turcotte (qui à tué ses enfants) s’en est sortie parce qu’il avait les moyens de se payer une des plus brillant avocat, idem pour Cinar qui on mis contre Robinson une armée d’avocats. Malheureusement il n’y a pas de système parfait.
Pierre Dauphinais
St-Urbain de Charlevoix
curley
21 juillet 2011
20h29
Que dire de plus qui n’a pas été dit depuis l’annonce fatidique de cette cour d’appel qui n’en finit plus d’être critiqué, et avec raison d’ailleurs. Claude Robinson est un artiste, que les artistes se lèvent et lui rendent hommage en organisant un spectacle bénéfice en son honneur. tout le monde va contribuer, j’en suis convaincue. Si on peut le faire pour la cause d’Haïti, on peut très bien le faire pour quelqu’un de chez nous qui vit un calvaire (n’ayons pas peur des mots) depuis presque 16 ans. Tenez-bon, nous sommes derrière vous.
L.St-Laurent
petitvampire
21 juillet 2011
20h53
@Kevin Picard
C’est amusant quelqu’un qui se fait voler tout rond par des trous du c……..l ?
Y’en a qui s’amuse d’une drôle de façon !
Réjean Asselin
souverain
21 juillet 2011
21h55
@bananajoe 21 juillet 2011-15h51
Est-ce que vous avez suivi des cours pour être aussi insignifiant ?
C’est quoi le rapport entre sa chevelure, sa barbe et la concluison du procès ?
Robert Alarie
hermy
21 juillet 2011
22h00
@patafouin,
Vous, et plusieurs autres personnes, avez laissé entendre que la Cour d’appel avait omis d’inclure les frais d’avocats de Claude Robinson…. Or, en fait, la Cour d’appel a ordonné que les intimés paient 1 500 000 $, plus TPS et TVQ, à titre d’honoraires avocat-client avec intérêt au taux légal à compter du 26 août 2009, pour couvrir TOUS les frais d’avocats encourus par M. Robinson. La Cour d’appel a aussi AJOUTÉ que les intimés doivent payer TOUS les frais des expertises déposées en Cour lors du procès.
Ce sont SEULEMENT les dommages punitifs qui ont été réduits à 100 000 $.
Personnellement, outre les frais énumérés ci haut, Claude Robinson recevra autour de 1,2 Millions $ + intérêts pour son oeuvre qui lui a été spoliée…
Il s’agit donc, au total, d’un dédommagement de 2,7 millions de dollars + intérêts, soit la somme que les plaignants devront verser à Claude Robinson.
N° des causes visées qui peuvent être consultées sur ”www.jugements.qc.ca” : 500-09-020014-098 ; 500-09-020033-098 ; 500-09-020034-096 ; 500-09-020035-093 ; (500-05-021498-967)
jolicoeurpierre
21 juillet 2011
22h46
J’ai eu à poursuivre pour récupérer des bandes et des chansons il y a qqs années; j’ai eu 2 jugements en ma faveur, ça m’a coûté pas loin de $5000 de frais d’avocat et de Cour pour un jugement de, justement, $5000, et comme je commençais à récupérer des sommes d’argent, le type a déclaré faillite, et en claquant des doigts, tout le travail et l’argent investis à “obtenir justice” s’est écroulé comme un château de cartes, because la “Loi sur les arrangements avec les créanciers”.
J’ai récupéré une partie des bandes, ce que l’autre a bien voulu me remettre; une situation qui aura durée 7 ans et m’aura hypothéqué sur le plan de la santé pour le reste de mes jours.
Je ne peux que sympathiser avec Claude Robinson.
@ Martin Parent: vous mélangez les choses et les causes: la raison, c’est non-responsable pour cause de troubles mentaux, pouvait pas faire la différence du bien et du mal au moment des gestes… Idem pour le jeune garçon qui a tué sa soeur l’an dernier; ce sont des tragédies, malheureusement, qui arrivent…
Pierre Jolicoeur
jolico
21 juillet 2011
23h28
Il n’y a plus de justice qui tienne. Il n’y a que de la “bizness”. N’est-ce pas désolant? Pour chaque Claude Robinson qui a les médias pour parler de ses problèmes, il y a des légions de pauvre hères qui se sont fait … vous-savez-ce-que-je-veux-dire … par la soi-disant justice. Il n’y a pas de justice aux mains des avocats de la terre.
J. Lincourt
michelnotredame
22 juillet 2011
07h18
La Cour Suprême du Canada devra trancher, une bonne fois pour toute.
Il est évident que la Cour d’Appel du Québec, a erré dans l’attribution des dommages. Claude Robinson, si la Cour Suprême accepte d’entendre la cause, devrait reformuler sa demande aux alentours de 7 millions de $.
Loin de respecter l’apparence de justice, et les droits de M. Robinson, la cour d’appel du Québec, a tout simplement lessivé financièrement l’auteur, qui a été roulé par des canailles.
Michel Notredame
decembre
22 juillet 2011
07h41
Justice ? Non mais, êtes-vous fiévreux ? Ça n’existe que dans la tête de ces illuminés qui voient la lumière.
N. Clusiau
americanophile
22 juillet 2011
07h59
La justice ??? Ha, ha…. Après l’affaire Turcotte, toute personne qui croit encore dans l’intelligence des tribunaux québécois devrait aller consulter un “expert”. La justice québécoise se discrédite à tous les jours: affaires Turcotte, Robinson, pédophiles condamnés à des peines de prisons ridicules, trafiquants de drogues sortis de prison après 2 mois, acquitements de meurtriers sadiques pour cause de “maladie mentale”… Justice ding et dong. Typique d’ici. Comme dirait des jurés québécois, il faut comprendre ceux qui ont “volé” Robinson: ils souffraient de “déconnexion de la réalité” au moment des faits. Leur enfance ne fut pas drôle. Un peu de compréhension pour les financiers retors svp. Acquitons-les, comme Turcotte.
P.Savard
P.Savard
tipoporapido
22 juillet 2011
08h06
deadly_moogly résume très bien le fond de ma pensée. Je suis révoltée de constater que le combat cet homme se termine ainsi. Les voleurs méritaient pleinement la première sentence qui envoyait clairement le message que la propriété intellectuelle et créatrice existe!! Je suis de tout coeur avec M.Robinson, il aura au moins lever le voile sur la malhonnêteté de cette industrie, de feu Cinar, en particulier. Je n’ai plus jamais vu leur production du même oeil après, même Caillou me semblait tout à coup un sinistre fraudeur.
P.Lavoie
fruitloops
22 juillet 2011
08h40
JU$TICE?
Il semblerait que ceux qui ont les moyens de monopoliser la justice ad nauseam finisse invariablement par avoir gain de cause. Je ne serais pas surpris que Robinson se ramasse avec l’addition à la fin de ce party de juges et acolytes.
Question : est-il normal qu’un avocat commande des honoraires de 600$ de l’heure pour servir la Justice?
Si oui, 90% de la population, de la classe moyenne jusqu’au niveau BS, n’ont clairement pas les moyens de recourir à l’appareillage de justice pour régler un différend — surtout si une corporation est impliquée.
Il y a quelques années, un ex-planificateur financier de la RBC a eu gain de cause, après 14 longues années de luttes juridiques contre son employeur corporatif, qui l’ont amené à déménager très tôt dans un sous-sol de banlieue — seul, pas de chien, avec ses dossiers de recherche. Sachant ce qu’il lui en avait coûté financièrement et humainement, le journaliste lui avait alors demandé s’il le referait aujourd’hui. La réponse fut non, le prix n’en vaut pas la chandelle, a répondu ce vainqueur-vaincu.
Robinson est un artiste et un idéaliste — et fort sympathique. Il va sans doute lui rester que de la sympathie…. et une apparition-caméo dans le film qu’une corporation, de type CINAR, va faire de sa vie.
André martin
bellinger
22 juillet 2011
08h55
Comme simple citoyen, une justice est un service de luxe que l’on ne peut plus s’offrir.
Au fil du temps et de plus en plus, l’habileté des avocats à trouver les failles et à jouer (oui, jouer) avec les articles de lois font en sorte que seuls ceux pouvant se payer de tels manipulateurs ont des chances d’obtenir un règlement intéressant. Et nous pauvres petits minables payeurs de taxes, nous payons les frais de cette justice à sens unique.
Je crois sincèrement qu’il serait temps que les citoyens esclaves de cette justice (définitivement non aveugle) trouvent un moyen de se faire justice. Et il est faux de prétendre que nous vivons dans un société de droit démocratique. De plus en plus les citoyens se retrouvent démunis face à des industries, des banques, des gouvernements, etc. qui ont les poches remplies de beaux dollars et qui imposent la dictature de leurs droits à des citoyens qui ne peuvent se défendre.
Un jour, certains préféreront se faire justice eux même et sincèrement, je serai avec eux à 100% tant que ce sera pour défendre une cause juste.
François Bélanger
bananajoe
22 juillet 2011
09h06
@ souverain
Hey bien, mon cher souverain, lorsque la défense essaie de te faire passer pour un illuminé et que tu as l’air d’un illuminé, son argument a pas mal plus de poid.
Je suis bien conscient que dans un monde idéal l’apparence ne doit pas jouer un rôle important, mais il ne pas oublié que la justice reste composé d’être humain.
Probablement que s’être présenté au Palais de juste “Clean cut” et en veston cravate, son dossier n’aurait pas mis 14 ans avant d’être accepté.
Sinon, je passe par dessus les insultes et je vous invite à réfléchir le prochain coup.
Yvon Desboisés
cruncher_20
22 juillet 2011
10h20
Un homme contre une entreprise c’est comme David contre Goliath. Je trouve le combat de M. Robinson remarquable et j’espere que la route sera plus facile pour les prochains du a la jurisprudence.
Ceci dit, je ne crois pas que donner plus d’argent aurait ete la solution. C’est comme si ton enfant est assasinee, que le meutrier soit condamne a 1 ans ou 100 ans, ca ne te redonne pas l’enfant. La perte reste la.
Pour M. Robinson je ne suis pas tres inquiet, a la fin des procedures je suis sur 100% qu’une biographie relatera son histoire et ce livre sera un Best-seller en peu de temps ! Et je vois bien l’adaptation au cinema pour la suite !…
Sylvain Ethier
louise52
22 juillet 2011
10h40
M. Robinson est victime de notre système tout croche de la justice, encore plusieurs années avant de toucher ce qui lui revient, quel âge aura-t-il à la fin de cette saga ? Un beau message aux arnaqueurs qui ont les moyens et un message
très néfaste pour les victimes de la classe moyenne. Le crime
n’est pas payant, arrêtons d’employer cette phrase qui n’a plus
son sens.
L.Tremblay
joslapatate
22 juillet 2011
11h51
La ‘justice’ au Canada fut remplacée par la ‘procédure’.
Un système qui s’auto-nourrit et qui encourage les avocats à prolonger (lire: facturer) le client le plus longtemps possible.
Je l’ai vécu plusieurs fois et fait à noter: L’avocat est le seul gagnant qui s’empare toujours de 50% du montant réclamé!!
Lorsque l’intimé se pointe au palais des procédures, parmi toutes ces prima donnas togés, il doit s’attendre à se faire plumer.
Joseph Lebrun
souverain
22 juillet 2011
12h42
Robinson est victime d’une machination dont les gens d’en face sont de «nobles» citoyens (sic) ayant des contacts politiques et économiques au-delà de tout soupçons (re-sic) si on se donne le trouble de faire des recherches sur Wikipedia…entre certains personnages dont le fil conducteur est une agence gouvernementale et un télédiffuseur….
R.Alarie
souverain
22 juillet 2011
13h41
@bananajoe 22 juillet 2011-09h06
Vous mÉcrivez: «….. lorsque la défense essaie de te faire passer pour un illuminé et que tu as l’air d’un illuminé, son argument a pas mal plus de poid.»
Dites-moi: avez-vous assisté au procès ?
Où avez-vous découvert que la défense tentait de le faire passer pour un illuminé ?
Si c’est le cas, ça ressemble à du «profilage» racial non ?
Je sens que vous êtes impatient de me répondre et je vous en remercie à l’avance.
Robert Alarie
scotch
22 juillet 2011
14h32
jppineau
21 juillet 2011
17h12
@F.Moulin aka Scotch
Vous dites : «Je comprends qu’il avait un joyau entre les mains mais était-il l’artiste d’une seule oeuvre? Et cette oeuvre valait-elle des millions? La question se pose. »
—-
La question a, de fait, été posée deux fois à la Cour et celle-ci à dit «OUI» 2 fois. Son oeuvre, bien que basée sur celle de Defoe passée au domaine public, a rapporté à ces fraudeurs des revenus directs importants, issus de plusieurs pays. De plus, le prestiqe que Cinar et ses partenaires véreux en ont tiré leur aura été profitable dans l’élaboration d’autres projets pour l’obtention de financement etc. N’oublions pas que CINAR a fraudé les institutions de financement (SODEC, TFC etc.) en utilisant des prête-noms, comme la propre fille du couple Weinberg. Rien en les rebutait, à ce chapitre. Quant à savoir si Robinson a été «l’homme d’une seule oeuvre» ou non. je ne vois pas en quoi cela devrait altérer ses droits. Vous?
Il aura certes été l’homme d’un seul combat, par contre.
Jean-Pierre Pineau
********************************************
Non, je n’ai jamais dit le contraire. Je ne faisais que poser la question parce qu’il me semble qu’un artiste combat aussi et grâce à l’art. Le personnage de son oeuvre n’était pas un personnage original. La bataille, selon moi, aurait été beaucoup plus facile avec une oeuvre originale. N’importe qui peut s’inspirer de l’histoire de Robinson Crusoé tandis que lorsque vous créez un personnage fictif, personne ne peut en revendiquer la paternité ou la maternité. Pour ce qui est de la fraude de CINAR, c’est un autre débat. Il n’y a pas que CINAR qui contourne les lois et je ne sais pas si le gouvernement était complice ou non et pour quelles raisons. Mais je sais que la meilleure arme pour un artiste est de répliquer avec son talent. C’est ce que faisait les artistes sous les régimes communistes qui les censuraient ou même les artistes un peu trop audacieux faisaient pour contourner la censure, ils trouvaient toutes sortes de façon de faire passer le message. N’est-ce pas là la force de l’art et de l’imagination?
F. Moulin
souverain
22 juillet 2011
15h56
J’écoutais à la radio de R-C il y a quelques minutes Me Hébert qui disait que la justice a le devoir de s’assurer que les décisions des juges font en sorte que la population garde confiance en notre système judiciaire…
Mouahahahaha
Robert Alarie
pierrejcallard
22 juillet 2011
21h39
Encore un camouflet au sens de la justice de la population. Les Martiens du systeme judiciaires, juges et avocats confondus, n’ont plus rien d’humains. Ici on a un tribunal qui veut s’appuyer sur la jurisprudence plutôt que sur l’équité. La population est dégoutée de cette frilosité dont ce n’est pas le premier exemple. De toute façon la véritable infamie est qu’il faille 16 ans et dépenser des millions pour avoir justice. Il n’y a pas de justice au Québec.
Pierre JC Allard
Ancien avocat maintenant retraité