
(Photo: PC)
NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Ariane Krol
On a moins parlé d’eux après les dernières élections fédérales, probablement parce que le taux de participation s’est un peu amélioré. Reste que les citoyens n’ayant pas exercé leur droit de vote demeurent très nombreux: 7,5 millions, nous dit Statistique Canada. Presque autant que la population totale du Québec. Ce qui est encore plus frappant, ce sont les raisons invoquées pour ne pas se rendre aux urnes. Bof. Pas le temps. C’est, en substance, ce qu’ont répondu la moitié (50,6%) des citoyens interrogés. «Pas intéressé» ou «trop occupé» sont en effet les motifs les plus fréquents.
L’abstention comme vote de protestation, un motif souvent évoqué, arrive bien loin derrière: seulement 7,6% des électeurs ont dit qu’ils n’aimaient pas «les candidats ou les enjeux».
La prospérité est-elle un obstacle à la participation démocratique? C’est en Alberta qu’on a le plus tendance à se trouver «trop occupé» pour aller voter (27,5%, contre 22,9% dans l’ensemble du pays). Les Québécois, par contre, étaient les plus portés à se déclarer «pas intéressés» par les élections fédérales.
Le traitement de StatCan a peut-être un peu noirci le portrait. Les répondants ayant l’impression que leur vote ne changerait rien au résultat des élections ont été mis dans la catégorie «pas intéressé», alors que ceux ayant évoqué des obligations familiales ou un conflit d’horaire ont été considérés comme «trop occupés».
N’empêche, il y a un malaise. Quand l’abstention n’est pas le fruit d’une réflexion politique ou la conséquence d’un réel empêchement (maladie, problème de transport, etc.) mais une décision comme une autre, il faut se poser des questions. Surtout quand c’est ce qui justifie la moitié des votes non exercés.
Les élections sont-elles devenues une activité comme une autre, à laquelle on participe si on trouve le temps et qu’on ne trouve pas ça trop plate – bref si on n’a rien de mieux au programme cette journée-là? Ça ressemble pas mal plus à une décision de consommation qu’à une réflexion de citoyen.

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 










blitz
6 juillet 2011
12h16
Allez voter devrait être obligatoire tant qu’a moi. Tu ne votes pas? Pas de passeport,cartes d’assurances sociale,maladie. Des pays sont à feux et à sang pour obtenir ce privilège démocratique. C’est comme ceux qui se plaignent de leur pays le Canada.Faudrait qu’ils en sortent pour comprendre combien nous sommes choyés.
F.Blitz
maximilien
6 juillet 2011
12h22
Nous sommes trop “confortables” et voter dans un sens ou dans l’autre ne va rien changer à notre confort.
Pour changer cet imbroglio, ça va prendre soit un chef vachement sympatique et charismatique, soit une crise très grave.
Maximilien Lincourt.
jeanfrancoiscouture
6 juillet 2011
12h24
Un ami économiste avait coutume de dire: «L’intérêt est la mesure de l’action.»
Pourquoi tant de gens ne sont-ils pas intéressés à exercer leur droit de vote?
Serait-ce parce-qu’aucun enjeu ne les touche directement?
Serait-ce parce que les politiciens en cause ne les inspirent pas?
Serait-ce parce que la politique telle qu’elle est pratiquée a réussi à les désabuser?
Serait-ce parce qu’ils se disent qu’un seul vote, (le leur) ça n’est pas assez pour faire changer quoi que ce soit? J’ai appelé cela le syndrome du «Bof!».
Mais le «Bof!» peut aussi jouer dans l’autre sens. On a vu ce cela a donné au Québec à la dernière élection. «Bof! Je vais voter NPD. De toute façon, avec mon seul vote, ça ne sera pas assez pour le faire passer.»
Mais si ces gens sont raisonnablement satisfaits des gouvernements que d’autres ont élus à leur place, l’aphorisme de mon ami économiste va continuer à s’appliquer.
Et non, je ne crois pas que le droit de vote soit devenu un produit de consommation comme un autre. Je pense que c’est devenu un outil dont certaines gens refusent de se servir parce qu’ils estiment que l’usage qu’en font les autres leur convient,…pour le moment.
Et qu’ils n’ont peut-être pas saisi la force que cela leur donnerait s’ils mettaient ensemble tous ces votes qui restent dans le placard. S’ils appliquaient le «principe du salami», c’est à dire mettre ensemble un lot de tranches minces, c’est fou le poids que cela finirait par représenter. Ça pourrait même faire la différence en termes de résultats électoraux.
À quand la fondation du «Parti des abstentionnistes regroupés».
J-F. Couture.
tonyverdechi
6 juillet 2011
12h28
Bon, je m’essaie aujourd’hui puisque mon commentaire d’hier n’a bêtement pas été publié.
Effectivement les gens sont souvent ainsi. Ils finissent par prendre les choses pour acquises. On croit que la démocratie est là pour rester, que c’est un peu comme le temps, que ça ne peut aller que vers l’avant. Que, lorsqu’on est dans cette région du monde, cela s’inscrit automatiquement dans nos gènes. Une espèce de tare géographique.
C’est un peu la leçon du film «La Vague».
C’est d’ailleurs la raison principale pour laquelle je n’ai pas voté pour les conservateurs. Leur mépris de la démocratie est flagrant et c’est le genre de chose dont il faut se méfier comme la peste car, oui, ça peut très facilement dégénérer. L’histoire, ancienne et actuelle, est là pour nous le prouver.
Tony Verdechi
gilberturn
6 juillet 2011
12h46
La démocratie ne se résume pas seulement à avoir le droit de vote comme le pense la majorité des gens de chez-nous. Le droit de vote est uniquement un élément de la démocratie.
Les pinsons et les perruches du monde occidental aiment tellement simplifier tout jusqu’à ce que les mots ne valent plus rien dire.
Gilbert Filion
Montréal
danose
6 juillet 2011
13h04
La solution à une hausse du taux de participation: que chaque vote compte!
Vivement un scrutin proportionnel!
V. Gagné
Chakana
6 juillet 2011
13h20
J’ai souvent eu le réflexe de me dire que mon vote ne changerait rien, que je suis impuissante à changer les choses… mais je me suis toujours rendue au bureau de vote ne serait-ce que pour annuler mon vote, juste pour avoir l’impression d’exercer ce privilège qui est de voter et d’être certaine que personne ne voterait à ma place.
Je comprends le cynisme et le désintéressement que provoquent les élections… je ne peux m’en empêcher moi-même. Je ne connais pas le programme du parti Conservateur, pas plus que je ne connais celui du NPD… je ne suis pas certaine de saisir des concepts tels que “à droite”, “à gauche”, “néo-libéralisme”, etc. Je sais que c’est de la paresse intellectuelle… je pourrais me renseigner, faire des recherches sur internet, etc. Tout ce que j’ai envie de faire c’est un gros “bof”!!! :o)
Mais j’exerce quand même mon privilège… pour le meilleur et pour le pire.
LR Chakana
carbone-14
6 juillet 2011
13h29
Plutôt curieux que des conservateurs soi-disant antidémocratiques aient été élus de façon tout à fait démocratique, non? Faudrait-il distribuer des billets de loto aux citoyens pour les inciter à aller voter?
Y. ROY, Mtl
seb.b
6 juillet 2011
13h29
@blitz
6 juillet 2011
12h16
Justement, quand on voyage, on se rend compte que le canada n’a rien de particulier par rapport aux autres pays de l’occident.
S. Bouchard
mrzaza
6 juillet 2011
13h56
SI… 7,5 millions de personnes n’ont pas votees alors nous devrions dire VOX POPULI ………VOX DEI ……….Voter c’est exprimer une opinion avant tout……..se peut-il , qu’ un grand nombre de gens en on le raz-le-bol….des elections, et des referendums…..
Yves Richer Gatineau
imandiaz
6 juillet 2011
14h10
Dire que dans un trop grand nombre de pays ils se battent dans l’espoir de pouvoir voter un jour… Et qu’ici, pendant ce temps, dans un trop grand nombre, on s’abstient.
Les gens sont probablement trop affairés, en partie, pour ne pas avoir le temps de se renseigner adéquatement sur ce qui se passe réellement et quels sont, au delà de quelques “spins” bien ficelés, les véritables enjeux électoraux.
Mais non seulement faut-il avoir le temps et encore, le désir de se renseigner mais faut-il, et c’est bête à dire, l’éducation nécessaire pour ce faire et être capable de comprendre et interpréter les renseignements ici et là glanés.
Ceci écrit, bien que je ne sois pas, pour ma part, contre, mais pas du tout : Churchill avait parfaitement raison en disant que ” le meilleur argument contre la démocratie est un entretien de 5 minutes avec l’électeur moyen “.
Pour moi dans une société centrée sur ses citoyens le taux d’abstention présent serait un excellent argument pour une plus grande accessibilité à l’éducation.
I. Diaz
wildnfree
6 juillet 2011
14h13
Mais bien sur que c’est un produit de consommation. Depuis le temps que les *spécialistes* en RP ont la patte dans l’engrenage; depuis le temps qu’on ne cesse de nous dire que la démocratie c’est mettre un simple X dans une simple case; depuis qu’en démocratie, le candidat pour lequel je me déplace pour voter décide que la démocratie, c’est faire le mouton et suivre la ligne du parti.
L’excuse du manque de temps est tout à fait de ces temps modernes de toute facon, personne n’a de temps mais passe des heures devant leur Ti Vi. Mais voyez-vous, la démocratie c’est pas pour les paresseux intellectuels de notre temps.
La démocratie demande du temps et surtout des efforts à comprendre comment ca fonctionne, quelle est la plate-forme de ce parti ou de celui-là, qui est vraiment ce candidat que les bonzes de chaque parti tentent de nous imposer au scrutin.
Démocratie vous dites ?? Où ca !
Mario Bureau
gren
6 juillet 2011
14h14
Tant que plus de 50% exercent leur droit de vote c’est acceptable. Vous n’éviterez jamais d’avoir des gens qui ne s’intéressent pas du tout a la politique. J’ai 5 couples d’amis qui refusent carrément de parler de politique lors de nos rencontres. De peur de faire de la chicane. Foutaise et manque de maturité. J’ai des amis gauchistes caviar avec qui j’aime discuter tout en respectant leur idées. c’est ce qui forme notre esprit politique,en échangeant des idées. Laissez les gens ignorants de la politique et de leur programmes,tranquilles. C,est triste mais c’est comme ça. Vérifiez le % des gens qui lisent un jounal par semaine ça nous donne une bonne idée de ceux qui ne votent pas.
n.y.grenier
nike
6 juillet 2011
14h39
Comment peut-on réalistement croire qu’un jeune de 18 ans se passione ou s’interesse minimalement pour quelque chose dont on lui a jamais parlé avant ou pire qu’on lui a dit que ce ne sont que des gens corompu qui s’interesse à ça?
Croit-on bêtement que, comme les règles de civisme, c’est au parent que revient se role??? Allez vous promener dans le métro.
La politique devrait être enseigné si on veut que le vote veulent dire quelque chose.
Bernard Théroux
Hochelaga
garsdequebec
6 juillet 2011
14h56
Je ne vote plus au provincial, je trouve que voter au Québec, c’est du masochisme si vous être un travailleur de la classe moyenne. Voter pour le PQ ou le PLQ, c’est consentir d’avance à de nouvelles taxes, et les nouveaux partis sont aussi de gauche alors, je ne me sens pas concerné. G. Synnett
tonyverdechi
6 juillet 2011
15h08
@ F.Blitz
Vous avez raison que, ici, les gens chialent souvent pour rien (plaingnards). Pire, ils font rarement quoi que ce soit (apathiques). Pire encore, ils critiquent ceux qui veulent faire avancer les choses (esprits de contradiction).
Cependant, ce n’est pas en se disant qu’on est le pluss meilleur pays au monde que le canada est meilleur que d’autres. Ça rejoint mon premier commentaire en ce sens que ce n’est pas un attribut géographique. Si nous tirons encore notre épingle du jeu, c’est parce qu’il y a des gens qui ont brassé la cage. Et rien n’est acquis…
@ carbone-14
Le parti nazi a aussi été élu. Ce qui prouve que ça ne veut rien dire. Pire, une fois élu, les gens en redemandaient (enfin, ceux qu’on n’avait pas éliminés). Soit parce qu’ils étaient d’accord, pour suivre bêtement la masse, par peur, par opportunisme, je m’en foutisme, naïveté, etc. Bref, pas beaucoup de bonnes raisons.
Le danger avec les anti-démocratiques. Pour prendre le pouvoir et dire un peu ce qu’ils veulent. Mais dès qu’ils ont le pouvoir, ils n’hésitent pas à fermer la gueule aux autres. Ils sont souvent contre la démocratie, mais n’hésitent pas à s’en servir (esprits criminels).
Tony Verdechi
drpapa
6 juillet 2011
15h22
La démocratie actuelle est la boite de suggestions de l’esclave qui change de maitre chaque 3-4 ans et qui a le choix entre des plateformes qui (avec l’exception de la souveraineté) ne sont que des copies conformes: toujours plus d’État, plus de fonctionnaires pour gérer plus de programmes, plus de dépenses, plus de dette et plus d’impôt et taxes pour les citoyens qui en payent.
Je me tiens très au courant de la politique mais je n’ai plus voté depuis le référendum car je trouve qu’on nous donne le choix entre blanc bonnet et bonnet blanc, entre “obéir” et “obéir”.
Ce n’est pas une question de manque de temps, d’intérêt ou d’information mais simplement d’écœurement tant pour moi que pour beaucoup de citoyens.
Le jour ou toute la société va m’imiter, les ripoux qui nous gouvernent vont perdre la légitimité qu’ils ne méritent plus guère.
Mais comptez sur eux pour rendre le processus de plus en plus facile: je suis prêt à parier que le vote par internet n’est pas loin avec toutes les possibilités de magouilles que cela implique. Je suis sur que les responsables électoraux s’en pourlèchent les babines à l’avance: plus besoin d’aller dans les CHSLD pour faire voter les mourants et les déments! Je parie aussi qu’une “taxe” pour tous ceux qui ne voteront pas va apparaitre bientôt, avec la bénédiction des Muguettes et autres zélotes de Gouvernemaman indignés que ces faux citoyens ne font pas leur “devoir”!
Quand aux niais qui voudraient m’enlever mon passeport, ma citoyenneté parce que je ne coche pas un p’tit papier de temps en temps….
Ce n’est pas voter qui me donne droit à participer à la vie de la société mais la moitié de mon argent qui m’est pris de force chaque année pour des raisons de plus en plus loufoques.
La démocratie actuelle est la dictature d’une minorité par une majorité à qui des politiciens véreux font croire qu’ils peuvent bien vivre en ne faisant rien, et qui leur font confondre “besoins” et “droits fondamentaux”.
Dan C. Tudor
dcsavard
6 juillet 2011
15h27
@jeanfrancoiscouture,
«À quand la fondation du «Parti des abstentionnistes regroupés».»
Dès que les anarchistes se seront organisés.
@nike,
mes filles et leurs copains respectifs, tous de moins de 21 ans ont tous voté. Et elles incitent leurs amis à en faire autant. Rien dans les articles référés ne permet de conclure que ce sont plus les jeunes que les autres groupes qui n’ont pas voté.
David Savard
sans_ambages
6 juillet 2011
16h03
Sur qui rejeter la faute?
1) Sur les politiciens qui ne discutent pas intelligemment des enjeux? Et pourtant, nous avions aux élections fédérales des positions fondamentalement différentes entre le PCC et le NPD. Mais les partis n’en parlaient pas vraiment. Et les chefs des principaux partis avaient ou bien un doctorat (Ignatieff et Layton) ou une maîtrise en économie (Harper).
2) Sur les médias qui préfèrent parler de tactiques électorales plutôt que de programmes, d’enjeux ou de philosophies politiques? Et pourtant nous n’avons jamais eu autant de médias différents (des blogues, twitter, etc.) et de temps d’antenne sur les RDI ou LCN de ce monde. Mais oui, ils discutent de façon insignifiante des insignifiances des politiciens.
3) Sur les citoyens qui ne s’intéressent qu’à leur petit nombril, au dernier gadget à acquérir, à leur prochaine destination vacances, à la dernière saveur du jour en culture ou dans les sports? Les citoyens n’ont jamais été aussi scolarisés, mais ils ne pensent pas plus loin qu’au lendemain. Les projets d’avenir et l’organisation “de la cité” ne les intéressent pas, peu importe les politiciens en place ou les enjeux.
Si l’un des 3 décidait d’améliorer les choses, alors ça pourrait commencer à changer. Le plus important est tout de même ce que font les médias, à mon avis.
Car les médias ont conditionné les politiciens à dire des insignifiances et leurs insignifiances éloignent les citoyens de la politique. C’est mon opinion.
Louis Francoeur
davidsonstreet
6 juillet 2011
16h07
La véritable démocratie, c’est le tirage au sort des dirigeants parmis les citoyens. Le régime représentatif n’est PAS démocratique, c’est une recette qui garantie la professionnalisation des politiciens, et donc, qui favorise la corruption et qui fait passer les intérêts personnels avant les intérêts collectifs. C’est un voile qui cache la réalité : le pouvoir des oligarques. Dans ces conditions, il est parfaitement normal que les gens se désintéressent.
Jean-François Vincent
Montréal
patafouin
6 juillet 2011
16h39
Absoluement!!! Donc ça ne prend qu’une bonne campagne publicitaire pour faire sortir le vote…
À quand un vote “léger” et 100% bio? Votez maintenant chialez plus tard? Allez voter et obtenez un laisser-passer aux glissades d’eau? 2 votes pour le prix d’un (Fed+Prov)?? Obtenez des AirMiles avec votre vote?? :-p
Plus sérieusement, il y a un manque inexcusable d’éducation politique dans la population en générale… Un cours de civisme (droits et devoirs) intégré au primaire, secondaire et cégep serait de mise… Qu’un individu ne sache rien des différents axes politiques (gauche-droite, etc) me sidère… Mais bon, quand on sait qu’une bonne partie de la population vit par procuration via la télé, on peut facilement conclure que la réalité ne les intéresse pas vraiment…
F.Jobin
altermontrealiste
6 juillet 2011
18h03
Si voter changeait vraiment, fondamentalement, quelque chose, ce serait probablement illégal.
Et on a jamais tant voté, certains vont même payer 50c par vote ; si les citoyens peuvent donner, par le vote, un mandat politique, on devrait aussi pouvoir retirer par le vote ledit mandat. À quand un mode de scrutin à la loft?!?
La démocratie n’est pas un produit de consommation mais un idéal. Un idéal toujours perfectible, certes, mais un idéal je duquel je ressens qu’on s’éloigne de plutôt que de progresser vers. Dans une démocratie, avec les moyens de communications et le taux d’alphabétisme qui ne sont plus ceux du 19e siècle, on devrait chacun voter nos lois.
Guillaume Blouin-Beaudoin
jeanretro
6 juillet 2011
18h17
Excusez-moi Aurélienne Morin
Jean-Michaël Bissada
6 juillet 2011
18h48
C’est vraiment malheureux, mais le vote est véritablement devenu un produit de consommation. Le meilleur exemple? Les récentes élections fédérales. Les Québécois voulaient voter pour des oranges sans avoir lus l’étiquette, mais ils sont maintenant pris avec des citrons.
Dans notre société, le vote n’est pas un privilège, il n’est pas un droit non plus et n’est surtout pas un produit de consommation. Le vote est un DEVOIR.
J.M. Bissada
amonavis
6 juillet 2011
19h00
Madame Krol,
Je suis assez d’accord avec monsieur Jobin (patafouin).
Puisque les futurs citoyens qu’on forme dans nos écoles ne reçoivent aucune éducation à la chose publique, il est bien normal qu’ils ne se sentent pas connectés.
Rappelons-nous ce qui a frappé l’imaginaire des électeurs lors des dernières élections : les pubs du NPD !
• Les petits chiens qui jappent en chœur sans s’écouter. – La Chambre des Communes.
• Le hamster qui tourne en rond dans sa cage. – Pris entre les deux vieux partis et les pantins interchangeables de la haute finance de Bay Street ou de Calgary plogués sur les États…
Oui, je crois que les élections sont devenues une activité comme une autre.
Mais je ne crois pas que la faute doive en être imputée aux citoyens.
À leur manque de réflexion.
Ils ont simplement développé un anticorps pour se protéger des mensonges et de l’hypocrisie régnantes.
Vous vous rappelez : « Attends-moé, ti-gars» de Félix Leclerc et le couplet censuré : « À la veille des élections, il t’appelait son fiston. Le lendemain, comme de raison, y avait oublié ton nom ».
Rappelons-nous : 93,5 % des électeurs se sont déplacés pour aller voter au référendum de 1995.
Ce n’est pas la prospérité qui éloigne les électeurs des bureaux de scrutin, mais la pauvreté des orientations politiques et sociales des vieux partis.
J’accepte que les analystes, les politologues et les journalistes de campagne s’agitent pour si peu. Ils sont faciles à contenter, pour la plupart. Comme des araignées d’eau, ils papotent à propos de la moindre ride sur la surface de l’étang. Mais ils ignorent ou feignent d’ignorer les êtres qui grouillent, grenouillent ou gargouillent en dessous.
Car ils sont assujettis à une pensée éditoriale mise en scène par les bénéficiaires du statu quo.
Vous avez entièrement raison : ça ressemble pas mal plus à une décision de consommation qu’à une réflexion de citoyen.
On n’en a rien à cirer de ces bouffons.
C’est plus net au Dollarama.
Jacques Lambert
michelnotredame
6 juillet 2011
20h32
L’acte ultime de la démocratie, c’est voter. Ainsi s’exprime la démocratie.
Au Québec, lors de la dernière élection fédérale, on a voté pour le NPD.
Cela ne donnera pas le ¼ du centième de ce que le Bloc Québécois réalisait.
Même vers l’absurde absolu … ainsi va la démocratie.
Michel Notredame
pager
6 juillet 2011
22h13
Il y a un grand nombre de personnes qui ont voté NPD et qui ne savaient même pas pour qui elles votaient alors qu’une bonne proportion ne se déplace même pas pour aller voter ne me surprend nullement!
Tout cela démontre que le problème de fond est l’ignorance d’une bonne partie de la population?
Gilles Tremblay, Québec
legada
7 juillet 2011
01h59
Est-ce que voter pour le NPD était si mauvais et une si grande preuve d’ignorance?
Il était possible qu’on ait encore un gouvernement conservateur minoritaire. Beaucoup de québecois ne voulaient toujours pas voter pour les libéraux. Une association des libéraux avec le bloc n’était pas acceptable pour le reste du Canada. Voter NPD qui pouvait alors s’associer avec les libéraux était un bon choix pour sortir le Québec de l’immobilisme dans lequel il était avec le bloc.
Le problème est que les libéraux n’ont pas fait une bonne job dans le reste du Canada et que les conservateurs ont acheté des comtés un par un en Ontario.
Il est vrai que beaucoup de gens ne savent pas vraiment comment les gouvernements fédéraux, provinciaux et municipaux fonctionnent, qu’ils n’ont pas une connaissance de l’histoire suffisante ainsi que de notre système de justice.
Nous devrions avoir une refonte de notre système d’éducation et réduire les vacances d’été pour ajouter 2 semaines de classe. La durée des vacances d’été est une relique du Québec rural qui avait besoin de main-d’œuvre pour le travail dans les champs.
Cela ajouterai 22 semaines de cours supplémentaires pour le primaire et le secondaire qui devraient être consacré à former de meilleurs citoyens. En les formant sur les sujets suivants: sur notre système politique, notre système de justice, en gestion de budget, en cuisine et en relations humaines. A long terme, nous aurions de meilleurs citoyens.
J’ajouterai que je ne sais toujours pas si nous envoyons de l’argent à la Reine pour sa subsistance et qu’il me semble que cette information était essentielle pour les questions posées cette semaine dans les divers blogues de la Presse. Nos médias devraient nous informer à ce sujet et pas seulement nous faire réagir.
Daniel Legault
nadagami
7 juillet 2011
06h17
Bonjour,
Peut-être bien que si, tout d’abord, on cessait de prétendre que les électeurs sont des imbéciles les gens démontreraient plus d’intérêt pour la chose politique.
Je vous dirais que j’ai été terriblement blessé par les propos émis par nombre de personnes suite aux dernières élections fédérales et en particulier, pour ce qui s’est déroulé au Québec.
J’attends encore aujourd’hui qu’on m’explique sérieusement ce qui s’est passé dans la tête des Québécois pour que le Québec passe du bleu bloquiste à l’orange néodémocrate parce que, hein, ce que j’ai surtout lu à la suite des dernières élections fédérales se limite à peu près à ceci : « les Québécois sont des imbéciles qui ne connaissent rien à la politique s’ils ont laissé tomber le Bloc! »
J’attends aussi qu’on m’explique pourquoi, au sud de la ville de Québec, les gens de ces régions ont voté pour le parti de Stephen Harper.
Comme je vous l’ai déjà dit : « J’attends! » et j’attends autre chose que les Québécois sont des imbéciles qui ne comprennent rien à la politique.
Et si plutôt on s’intéressait à ceux qui ont voté plutôt qu’à ceux qui n’ont pas voté, peut-être bien que l’intérêt à l’égard de la politique irait en croissant.
Daniel Verret
jean-francois_trottier
7 juillet 2011
07h09
C’est le résultat du silence concerté. Quand les gouvernements cultivent le secret comme moi, les tomates, la récolte attendue est le dégoût et, en effet, le désintérêt.
La droite “hautement morale” agit ainsi en Amérique du Nord: toutes ses études de marché disent que moins il y a de participation, plus elle a de chance de l’emporter. Inversement, plus de gens votent, plus la balance penche vers le centre-gauche.
Au sujet du Québec le cas est légèrement différent: le non-vote exprime le découragement, comme partout, mais le vote exprime un genre de “beau risque”: on oublie Meech et les commandites, on revient dans le débat, juste pour laisser un chance à Ottawa. Comme nous avons une peur bien légitime du Bible Belt de l’ouest et que nous avons une culture coopérative, le vote a été au NPD.
Hors tout, dans l’ensemble canadien, le PC a visé juste. En fait Harper devrait remercier le Québec: s’il avait fallu que le balayage passe aussi par le Québec, sa victoire aurait été si écrasante qu’il aurait pu vivre un effet de retour (”back-lash”) violent dans quatre ans. Il peut (nous en)dormir tranquille.
Jean-François Trottier
austerlitz
7 juillet 2011
10h10
UN PLAN SIMPLE EN 3 VOLETS
1. PROBLÈME : le système uninominal a été conçu pour balancer le pouvoir monarchie/parlement. Il est non-représentatif et anachronique. POUR : la proportionnelle à 2 tours. Le second tour portant sur 3 listes d’alliances, issues du vote du 1er tour.
2. PROBLÈME : les sondages continuels prennent la place de l’information RÉELLE sur les plateformes politiques et substituent la forme au fond. Ils donnent l’impression que les cartes sont jouées. POUR : l’abolition des sondages en période électorale.
3. PROBLÈME : les paresseux Canadiens ne réalisent pas que le droit de vote est une richesse inouie, trop occupés qu’ils sont à protéger leur faible productivité. POUR : rendre le vote obligatoire, comme la déclaration d’impôt.
Pierre Tremblay
stridulation
7 juillet 2011
12h23
Les gens ne votent pas par indifférence, parce que le confort moderne rend indifférent. Ceux qui nous gouvernent l’ont bien compris.Du pain et des jeux, la recette pour endormir la masse et l’amener à ne pas se mêler de ses affaires, comme l’écrivait Valéry, est connue depuis longtemps.
L’autre problème est que beaucoup sentent plus ou moins confusément que ceux pour qui ils votent ont de moins en moins de véritable pouvoir. Souvent, le choix démocratique se limite à choisir entre des patates et des pommes de terre… Que l’on vote à gauche ou à droite, ce sont les mêmes politiques néo-libérales, supposément basées sur des impératifs économiques qui sont en fait des politiques délibérées mises en place pour favoriser de la haute finance, des multinationales et des nantis, qui nous sont proposées.
Nous sommes gouvernés en réalité par une oligarchie, par ce que Chomsky appelle « le parlement invisible », celui des capitaux qui vont là où le climat est favorable. Peu importe si ça veut dire baisser les impôts des grandes corporations, des plus fortunés, et que cela se traduise par un endettement de l’État et une perte pour le bien collectif.
Stéphane Thibodeau