NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.
André Pratte
Le magazine Maclean’s a publié récemment les résultats d’un sondage mené auprès d’une centaine d’historiens et de spécialistes de la politique canadienne, sondage visant à déterminer qui fut le plus grand premier ministre de l’histoire du Canada. C’est Wilfrid Laurier, premier ministre de 1896 à 1911, qui figure au premier rang, tout juste devant John A. Macdonald (1867-1873 & 1878-1891) et William Lyon Mackenzie King (1921-1926, 1926-1930, 1935-1948).
Je suis particulièrement heureux de ce choix parce qu’il reconnaît à quel point M. Laurier fut un leader exceptionnel. Comme je l’ai écrit dans la courte biographie que je lui ai consacrée (Wilfrid Laurier, Boréal, 2011), «plus encore que ses prédécesseurs, Laurier fut confronté aux démons de l’intolérance et du préjugé qui n’allaient cesser de menacer l’oeuvre des Pères de la Confédération et qui, encore de nos jours, montrent leur visage à intervalles réguliers. Et c’est Laurier qui, mieux que tout autre avant lui et depuis, montra aux Canadiens la seule voie possible, celle du compromis.»
Contrairement à Macdonald (l’alcool, la corruption) et à King (le spiritualisme), Laurier ne souffrait pas de graves lacunes personnelles. Si, comme King, il était foncièrement pragmatique, il exprimait aussi avec force une vision ambitieuse de l’avenir de son pays. «Passionné, charismatique, une puissance intellectuelle dans les deux langues, Sir Wilfrid avait tout pour lui», résume un des historiens consultés par Macleans.
En rédigeant mon livre, j’ai été consterné de réaliser combien les Canadiens, en particulier les Québécois francophones, ne savaient à peu près rien de ce grand leader qui, à son époque, était littéralement adulé. Quand je raconte à des interlocuteurs la vie de Laurier, sa contribution à la naissance d’un sentiment national au Canada, son combat contre les évêques ultramontains, sa résistance aux volontés des impérialistes britanniques, je constate à quel point ils sont intéressés et fascinés par le personnage que je leur fais découvrir, et que j’ai moi-même découvert au fil de mes recherches.
Quand Laurier devient premier ministre, en 1896, sa victoire est une sorte de révolution pour le Canada. Le pays n’existe encore que sur le papier de l’Acte de l’Amérique du Nord Britannique, adopté 30 ans plus tôt. Dans l’esprit de la grande majorité des habitants de ce territoire, le Dominion du Canada sera un pays essentiellement anglais. Les Canadiens français n’acceptent la Confédération que parce qu’elle leur accorde leur gouvernement à eux, le gouvernement de la province de Québec, d’où ils pourront gérer leurs propres affaires.
Personne ne s’attend à ce qu’un jour, un Canadien français devienne premier ministre de ce pays. Les francophones ressentiront donc un immense fierté à la vue de l’un des leurs parvenu au sommet de la pyramide politique. D’autant que Laurier est vraiment un politicien à part. D’un port naturellement noble, très cultivé, il tranche par ses discours qui évitent la démagogie et les attaques personnelles. La carrière de Laurier prouve au monde que les Canadiens français sont tout autant capables de gouverner le Canada que leurs compatriotes anglophones.
Laurier fut accusé par ses adversaires, en particulier par le formidable Henri Bourassa, d’accepter trop de compromis, de ne pas défendre avec assez de conviction les droits des francophones catholiques des provinces anglaises. Il est vrai qu’on a parfois l’impression que le chef libéral aurait pu faire davantage. Mais avant tout, Laurier veut préserver l’unité du jeune pays. C’est pourquoi il cherche toujours des solutions susceptibles d’être acceptées par le plus grand nombre. À ses yeux, les francophones ont besoin du Canada pour préserver leur culture. S’ils refusent toute concession, le pays éclatera, et le Québec sera avalé par les États-Unis. C’en sera fait de la langue française, qu’il chérit autant que quiconque.
Qu’on soit sympathique ou non à l’approche de Laurier, on ne peut qu’admirer son intelligence, ses grandes qualités d’orateur, son opiniâtreté et son caractère éminemment aimable. Tout le monde aime Laurier, y compris ses adversaires. Lorsqu’il meurt en 1919, toujours chef du Parti libéral, les Canadiens sont profondément attristés. Le plus bel hommage funèbre lui fut rendu par Henri Bourassa, lui qui l’avait tant combattu: «Les vertus privées de l’éminent homme d’État, ses admirables qualités de coeur, cette inlassable et discrète charité, la grande dignité de sa vie, sont autant de motifs de confiance et de consolation pour tous ceux qui l’aimaient. Et qui, de ceux qui le connaissaient, partisan ou adversaire, ne l’aimait pas, pouvait ne pas l’aimer?»











andrepratte
28 juin 2011
12h29
«À ses yeux, les francophones ont besoin du Canada pour préserver leur culture. S’ils refusent toute concession, le pays éclatera, et le Québec sera avalé par les États-Unis. C’en sera fait de la langue française, qu’il chérit autant que quiconque.»
On voit que les campagnes de peur ne date pas d’hier!!
APratte
Sherbrooke
cscapital
28 juin 2011
12h30
Était-il un vendu et un pourri qui crachait sur le Québec pour gagner en popularité au Canada anglais dans la lignée des Trudeau et Chrétien ?
M. Savard
nanlaj
28 juin 2011
12h34
Voyons donc !!
Laurier a fermé les yeux devant l’assimilation étourdissante des francophones hors-Québec, et était un des architectes de l’immigration est-européenne dans l’ouest alors que le Québec lui se dépeuplait de la moitié de sa population, vers le New England.
Ayoye !!
Ironique non ?
Au contraire, Laurier n’aura été qu’un Stéphane Dion de l’époque, donnant au Québec quelques “nananes” pour se contenter mais travaillant de manière obéissante sous les ordres de l’establishment anglo-canadian pour raffermir leur grappin sur le continent et continuer le long travail d’affaiblissement et d’isolement du Québec en particulier et des francophones en général.
Vous devez en être très fier cher monsieur
Napoléon N. Lajoie
gl000001
28 juin 2011
12h34
Si je me souviens bien de mes cours d’histoire, il chérissait la langue française mais il s’opposait aux lois qui auraient garanti des écoles francophone hors-Québec. Et il s’opposait au droit de vote pour les femmes également.
Très aimable indeed.
Alain Lajoie.
babypapillon
28 juin 2011
12h45
Entièrement d’accord avec vous M. Pratte: trop peu d’entre nous ont pu reconnaître la valeur pleine et entière de ce Grand Homme que fut Sir Laurier. Et ne comptons pas sur nos bons cours d’histoire du Québec au secondaire pour ce faire…
On peut ajouter également: Lester B. Pearson.
Maintenant, les pires…..ohlala la liste est trop longue….. (!!!), mais je m’en voudrais de ne pas souligner l’ensemble de l’oeuvre de notre chic et délicieux PM actuel, le mange-québécois par excellence, l’anti-intello et le pro-imbécile d’entre tous…
Claude Lauzon
stridulation
28 juin 2011
12h49
Un Trudeau avant l’heure… UN homme qui vivait à une époque où l’on croyait que les Canadiens français ne pourraient se suffire à eux-mêmes.
Bof, c’était pas un visionnaire, mais simplement un homme de son époque. Sans intérêt.
Stéphane Thibodeau
carbo43
28 juin 2011
13h00
Monsieur Pratte.
Il est très rara que je sois d’accord avec vous. Mais cette fois-ci je vous lève mon chapeau. Vous avez su dans peu de mots retracer la carrière éminente de ce que fut celle de Wilfrid Laurier, que je garde en mémoire comme étant un des plus grands premier ministres canadien.
Je vous salue!
R.Carl Bourque
michelnotredame
28 juin 2011
13h01
Le premiers ministres du Canada ont tous été des menteurs, et ont tous trahi le peuple canadien français, québécois…appelez le comme vous voudrez !
En conséquence, aucun premier ministre du Canada ne mérite de mention.
S’il en est un qui se démarque, malgré la petitesse de ses moyens, c’est René Lévesque.
En effet, il proposait un Québec libre et souverain, dans le cadre de liens forts avec ses voisins canadiens et américains.
Un peuple sans pays n’est pas grand chose. En ce sens, le Canada est davantage un carcan, qu’un terreau fertile.
Vive le Québec libre !
Michel Notredame
michelnotredame
28 juin 2011
13h02
Pas d’honneur pour les traitres.
Les premiers ministres du Canada ont tous été des menteurs, et ont tous trahi le peuple canadien français, québécois…appelez le comme vous voudrez !
En conséquence, aucun premier ministre du Canada ne mérite de mention.
S’il en est un qui se démarque, malgré la petitesse de ses moyens, c’est René Lévesque.
En effet, il proposait un Québec libre et souverain, dans le cadre de liens forts avec ses voisins canadiens et américains.
Un peuple sans pays n’est pas grand chose. En ce sens, le Canada est davantage un carcan, qu’un terreau fertile.
Vive le Québec libre !
Michel Notredame
carbone-14
28 juin 2011
13h31
Laurier est surtout celui qui a vendu tous les droits des écoles françaises du Manitoba en échange de quelques votes en Ontario. Rien à cirer à vrai dire.
Y. ROY, Mtl.
hdufort
28 juin 2011
13h50
Et quels sont ces “démons de l’intolérance” que vous ne nommez pas?
H. Dufort
souverain
28 juin 2011
14h46
Ben moi M.Pratte,
Je vais échanger votre Prattitude pour une platitude: Si vous pensez que Laurier fut le plus grand PM, alors moi je pense que le plus grand cinéaste québécois fut votre grand ami Pierre Falardeau…!
En tant que propagandiste en chef des colonisés, qu’en pensez-vous M.Pratte ?
Robert Alarie un fier Québécois…
editorial
28 juin 2011
15h06
M. Roy écrit: «Laurier est surtout celui qui a vendu tous les droits des écoles françaises du Manitoba en échange de quelques votes en Ontario.»
C’est une opinion qu’ont efficacement répandue les adversaires nationalistes de Laurier. Toutefois, les choses ne sont pas si simples. Le gouvernement du Manitoba voulait uniformiser son système d’éducation, selon précisément la même logique qui amena, plusieurs décennies plus tard, le gouvernement du Québec à prendre le contrôle du système d’éducation. Ce faisant, toutefois, le gouvernement provincial de Thomas Greenway avait décider d’abolir l’enseignement de la religion catholique et du français. Les nationalistes pressaient Ottawa de forcer le gouvernement manitobain à revenir sur cette décision par une loi fédérale.
Laurier était bien sûr sensible à l’aspect politique de la question. Mais surtout, il savait que le gouvernement fédéral n’avait aucun moyen d’imposer sa volonté à une province (envoyer la police montée?), d’autant que l’éducation est un domaine de compétence provinciale. À ses yeux, le seul moyen de préserver le droit des enfants francophones et catholiques du Manitoba à un enseignement catholique et en français était de négocier avec le gouvernement de la province. Ce qu’il fit, pour conclure une entente qui permettait aux enfants de recevoir une partie de leur enseignement en français et d’avoir 30 minutes d’enseignement catholique chaque jour.
Laurier trouvait le point de vue des nationalistes contradictoire: si on permettait au fédéral d’imposer ses vues dans une domaine de compétence provinciale au Manitoba, comment empêcherait-on ensuite Ottawa de se mêler des affaires de la province de Québec?
Le compromis était loin d’être parfait. Mais un affrontement à finir avec le gouvernement du Manitoba aurait été encore plus néfaste.
Par ailleurs, ce n’est pas à cette entente qu’est due l’assimilation des francophones de l’Ouest, mais à une immigration considérable, à l’époque comme depuis, Venus par dizaine de milliers des États-Unis et d’Europe de l’Est, les immigrants apprirent naturellement la langue de la majorité. La situation aurait pu tourner autrement si les centaines de milliers de francophones partis pour les États-Unis avaient plutôt choisi de s’installer dans l’ouest canadien, comme Laurier les encouragea à le faire.
Je ne prétends pas que Laurier n’aurait pas pu faire mieux. Mais, comme Abraham Lincoln dont il était un admirateur, Laurier savait que celui qui ne tient pas compte de la réalité atteint rarement ses objectifs. Henri Bourassa, lui, était un brillant théoricien. Mais il ne fut jamais capable de gouverner, parce qu’il refusait tout compromis sur quoi que ce soit.
André Pratte
Éditorialiste
La Presse
franco-ontarien
28 juin 2011
15h35
Je suis abassourdi par le manque de nuance dans les attaques de plusieurs blogueurs envers Laurier. S’il y en ait qui ne l’ont pas eu facile pour accéder au poste de PM, c’est bien Laurier. Atteindre le plus haut poste de la hierarchie politique en tant que Canadiens français minoritaire au moment où la francophobie était probablement la plus rampante de notre histoire et parvenir à des solutions pragmatiques, faut le faire. En dépit du fiel qui a été et qui semble-t-il est encore relâché sur lui, Laurier a donné beaucoup de confiance à la nation canadienne-française et il l’a défendu du mieux qu’il pouvait en tenant compte du contexte dans lequel il se trouvait. De là à l’appeler , un traitre, un vendu, c’est vraiment pas fort comme ce n’est pas fort de le faire pour Trudeau, Chrétien, Dion, St-Laurent qui sont de grands canadiens et de grands Québécois qui ne partagent la vision du Québec de plusieurs blogueurs. Ce type de discours sans nuance et irrespectueux n’est pas à votre honneur. Il commence même à éloigner des gens du concept légitime d’un Québec souverain que d’autres parviennent tout de même à défendre très bien. Débarrassez-vous de cette hargne, vous vous porterez beaucoup mieux, de même que votre option.
René Roy
paul_gendron
28 juin 2011
15h52
@ michelnotredame
Quel talent unique que de pouvoir en si peu de mots cracher sur tous les premiers ministres canadiens d’un seul coup, tout en enfonçant le doigt dans l’oeil à ce pauvre René Lévesque, seul Premier ministre Canadien (??!!??) à se démarquer!!
Brillant!
Paul Gendron
carbone-14
28 juin 2011
16h05
La réalité est que Laurier se servit des subsides envoyés par le Québec aux écoles du Manitoba pour faire sa campagne, ce qui les laissa sans subsides ni subventions après ses élections, tout comme avec la loi 17 en Ontario par la suite.
Ce qui explique pourquoi Gabrielle ROY dans sa Petite Poule d’Eau était obligée de sortir le portrait de Victoria avant les visites de l’inspecteur dans les écoles, pour ressortir aussitôt après celui du pape pour faire bonne mesure.
Riel ayant été pendu haut et court pour avoir voulu faire du Manitoba une nouvelle province française pour les Métis, le conservateur Honoré Mercier commença à perdre du gallon par après pour laisser les libéraux profiter de la vague au Québec à qui mieux mieux pendant que les bonnes soeurs et les curés continuaient de quêter pour envoyer des cahiers et des crayons pour les petits francofuns de Toronto et de l’Alberta, ainsi dénommée sans sourire en l’honneur du pauvre mari de Victoria; qui fit apposer la croix de l’Angleterre en haut de tous les emblêmes des nouvelles provinces de l’Ouest tout comme sur le drapeau de Montréal pour faire plus Kenadian anglais.
Et voilà pourquoi les Canadiens francais n’auront jamais d’opinion mais seulement des émotions en politique selon Sir Laurier, mes chers-z-amis. Mononcle Harpeur est le plus grand Premier ministre du Canada au moment où l’on se parle, et foin des libéraux d’une mer à l’autre avec tous les Gros Kaderre en passant….
Y. ROY, Mtl
ollie
28 juin 2011
16h09
Eh Monsieur! Tout ce qui grouille et grenouille d’anti-Canada se déchaîne, ça doit être parce que M. Pratte a touché la corde sensible…
En effet, pour oser vouloir reconnaître du mérite à quelque Québécois que ce soit qui ne se prosterne pas à l’autel de la chapelle du chanoine Groulx, c’est l’anathème et l’excommunication assurée… Si un quelconque québécois parvient à défendre à la fois la nation et le pays (les “de souche” et le Canada, respectivement), c’est sûrement parce qu’ils nous a vendus trois fois pour avoir trois miettes, n’est-ce pas?
Allez donc lire Le Devoir, bande de pisse-vinaigre! Vous y trouverez la confirmation de vos biais, comme dans le temps béni qu’on y faisait l’apologie de Pétain et le procès De Gaulle — celui-là même qui vous a un jour souhaité, du haut d’un balcon, de découvrir la liberté, la vraie, qui n’est sans doute pas tout à fait celle que votre mythologie en a fait! Allez-y, allez-y — en sifflotant “Ô Kébèk” même, si vous y tenez: l’histoire vous a donné “raison” si souvent, et bien amplement de “victoires morales” pour vous convaincre de la supériorité de cette “race” à l’appel de laquelle vous répondrez cent fois “présent”! Et quand bien même un million de nouveaux Riel se faisaient pendre, de Chéticamp à Gravelbourg: “what do we care? Outside of Québec, it’s foreign policy!”
Olivier Bouffard
souverain
28 juin 2011
16h28
@ollie 28 juin 2011-16h09
Vous avez oublié d’ajouter: «we in the ROC believe that…from Newfoundland to Victoria, these frogs (in whatever province they may live) should be assimilated as soon as possible… !»
Robert Alarie
rllemieux
28 juin 2011
16h28
« Était-il un vendu et un pourri qui crachait sur le Québec pour gagner en popularité au Canada anglais » – cscapital
« travaillant de manière obéissante sous les ordres de l’establishment anglo-canadian pour raffermir leur grappin sur le continent et continuer le long travail d’affaiblissement et d’isolement du Québec » – nanlaj
« Le premiers ministres du Canada ont tous été des menteurs, et ont tous trahi le peuple canadien français, québécois » – michelnotredame
Allons-nous finir par reconnaître et accepter la profonde déchirure qui existe chez-nous. Il y a des gens qu’il faudra finir par simplement ignorer dans la discussion nationale parce qu’ils n’ont rien à dire, que de la haine à répandre. Ces trois petits exemples témoignent d’une dysfonction qui se vit à grande échelle et qu’entretient une certaine élite qui mérite tout autant d’être ignorée dans la discussion nationale.
Robert Lemieux
Mathieu Leblanc
28 juin 2011
16h29
Le mot-clé du débat, c’est compromis. Définition d’un compromis? Solution acceptable que personne n’aime vraiment. Le Canada est un compromis. Normal que les figures historiques canadiennes marquantes soient des champions dans la catégorie.
Cent ans après Laurier, on est encore à essayer de trouver des solutions que personne n’aime vraiment.
Le Québec est mûr pour se choisir lui-même des solutions qui ne sont pas un exercice d’équilibre entre des philosophies irréconciliables. On a assez donné dans l’immobilisme, il serait temps d’avancer. J’ai hâte au jour où, parmi les choix que j’aurai à la veille d’un vote, il y aura une option que je veux vraiment.
Mathieu Leblanc
fauconcanadien
28 juin 2011
16h30
Vous avez raison.
Cependant, vous avez évidemment recevoir une tonne de briques des séparatistes québecois.
Nelson Guillemette
andrepratte
28 juin 2011
17h01
@rllemieux,
«… une certaine élite qui mérite tout autant d’être ignorée dans la discussion nationale».
Vous avez raison: la censure, rien de plus efficace ni de plus… Canadian!
God bless Canada
APratte
Sherbrooke
michelnotredame
28 juin 2011
17h04
@paul_gendron
Et je le pense avec conviction et fermeté.
Le Québec n’a plus rien à foutre dans le Canada.
Michel Notredame
nanlaj
28 juin 2011
17h09
@ Robert lemieux et OLLIE Bouffard
Tous les gens qui croient que Laurier était un vassal du pouvoir anglo-canadien ne sont ni dysfoncrionnels ni emplis de haine. Il sont ni des pisse-vinaigre et ne lisent pas nécessairement le Devoir. Ils ont un point de vue aussi subjectif que le votre basé sur une lecture très personnelle de l’histoire.
Depuis l’acte d’Union, le Bas-Canada (Québec) a connu une certaine croissance c’est vrai, mais toujours en voyant sans cesse son pouvoir proportionnellement diminuer au sein du Canada. Cette tendance se dessine d’ailleurs toujours, et très dangereusement, jusqu’à aujourd’hui.
Laurier fait partie de ceux qui auront contribué a cette double dynamique. Alors ne soyez pas aveuglés par ces soi-disant compromis de sir Wilfie qui auraient “sauvé” notre existence. C’est du revisionnisme historique a la sauce fédéralo-aplaventriste.
Napoléon N Lajoie
johnbull
28 juin 2011
17h24
( Suite du commentaire )
Quelle liberté intérieure que de se délivrer des chaînes du nationalisme qui effectivement est une prison à Ciel ouvert ! Bien à vous, Erwan Basque.
casse-noisette
28 juin 2011
17h58
J’ai beaucoup travaillé la période 1840-1914, et j’ai vu Laurier arriver dans ma soupe. J’ai même épinglé sur le mur de mon bureau l’encart victorieux publié dans La Patrie au lendemain de l’élection qui l’a porté au pouvoir, le 23 juin 1896, il me semble. Si ma mémoire est bonne, c’est grâce à l’appui massif du Québec (49 sièges sur 65) qu’il y est parvenu. Une avant-trudeaumanie! Le vote libéral fut moins évident dans le reste du Canada. D’ailleurs, un journal anglophone (Gazette ou Star) parle déjà du French Power et redoute que le nouveau premier ministre accorde trop de place aux députés du Québec dans son cabinet.
Vous avez dû constater comme moi que le grand débat au Québec durant cette campagne, c’était la question des écoles françaises et catholiques du Manitoba. Laurier avait promis de la régler par les «suny ways» plutôt que par une loi réparatrice. N’oublions pas que tout ça a été négocié avec Rome par un émissaire envoyé par Laurier lui-même (Encyclique Affari vos). Le compromis Laurier-Greenway rappelle un peu la loi linguistique de Trudeau sous certains aspects.
Sa décision d’envoyer un contingent de volontaires en Afrique du Sud en 1899 est assez contestable, même encore aujourd’hui. Des étudiants de McGill se sont bagarrés avec ceux de l’université Laval de Montréal à ce sujet, parce qu’on trouvait les Frenchies trop mous et trop peu enthousiastes à participer à une guerre pour l’Empire.
Le bonhomme avait du panache, de l’éducation et il était charmeur. Quand ma grand-mère nous parlait de Laurier, c’était Dieu sur la terre.
Deux citations de Laurier ont fait mouche : «Le XXe siècle sera le siècle du Canada»; et «La Province de Québec n’a pas d’idées, elle n’a que des sentiments». WOW!
Je dois dire que ces concours de popularité à retardement me laissent indifférente, d’autant plus que, parfois, ceux qu’on a admiré le plus sont ceux qui nous trahissent le mieux.
Tant mieux si Laurier vous enchante. En tous cas, je préfère qu’on l’ait choisi, lui, plutôt que Louis Saint-Laurent.
Mireille Barrière
ilisepa
28 juin 2011
18h07
Tous auront travaillé inlassablement à l’assimilation du peuple québécois. Sur un modèle anglo-saxon ils ont essayé le génocide “soft”. Ils devraient donc tous être couronnés…par l’ONU…
Isabelle Paquette
jon8
28 juin 2011
18h35
@ ollie
Haha! merci vous avez fait ma journée :-)
Jonathan Ménard
stridulation
28 juin 2011
19h33
@Mathieu Leblanc
Il y a une différence entre compromis et compromission. Si monsieur Laurier a été élu par l’ensemble des Canadiens, ce n’est pas pour rien. Monsieur Pratte fait l’impasse sur l’essentiel, avec son habituelle mauvaise foi: Laurier n’a rien fait pour défendre le peuple canadien français. Rien de rien. Il n’hésitera pas d’ailleurs à faire participer le Canada à la guerre des Boers, montrant par là où était son allégeance: à l’empire britannique. Pas pour rien que la reine Victoria l’a anobli…
Stéphane Thibodeau
carbone-14
28 juin 2011
19h45
” L’important en politique est de ne pas mentir à tout le monde en même temps.”
Abraham Lincoln.
Y. ROY, Mtl
gilbertrochon
28 juin 2011
20h20
Bien comme tous les Premiers Ministre du Canada d’avant le développement des médias, Sir Wildrid Laurier a fait tout simplement comme tous es autres, un discours pour les écanadians et un autre complètement différent pour les candiens français, en somme il a fait comme tous les autres pour accèder au pouvoir il s’est prostitué, remarquez que même au niveau provicial c.était exactement pareil un doiscours pour les villes et un autre différent pour les campagnes.
Oui, Laurier était le premier moinistre des compromis, mais tout simplement pour se maintenir au pouvoir, il a enquelque sorte montré le chemin aux autres qui ont suivi et qu’ils l’ont copié à outrance le pire étant Trudeau.
Gilbert Rochon
altermontrealiste
28 juin 2011
21h57
Laurier certainement plus que Bennett, qui finançait ocultement les fascistes de A.Arcand ; lire http://fr.wikipedia.org/wiki/Adrien_Arcand.
@éditorial: Pouvez vous, M.Pratte, commenter cet épisode ne l’histoire, dans ce blogue ou dans un autre billet, attendu qu’il fait partie de l’histoire de votre journal.
J’aurais aimé pouvoir les comparer avec des PM provinciaux ou de l’époque pré-confédérale, tels les R.Lévesque (Qc.) pour ses valeurs démocratiques ou Tommy Douglas (Sa.) pour sa conscience sociale, ou même Joseph Howe (N-E) pour sa critique contre la confédération. Désolé, mais les politiciens actuels m’apparaissent insipides…
Au final, je voterais, en tant que chef de parti politique majoritaire à la chambre législative, pour L.-J. Papineau pour sa capacité d’avoir pu unir canayens et irlandais derrière ses 92 résolutions.
Bref, n’en déplaise à certains ici, j’espère que le 20e siècle aura été celui du Canada et que suite à ce compromis perdant-perdant qu’est la confédération, nous mettrons fin à cette fusion forcée.
Guillaume Blouin-Beaudoin
mrzaza
28 juin 2011
22h07
Laurier etait surement un homme de compromis, il a fait plaisir aux canadiens anglais imperialistes de l’epoque entre autres avec l’envoi d’une milice durant la guerre des Boers…cependant on ne peut pas lui reproche une certaine autonomie face au Royaume uni…est-il le plus grand premier ministre canadien… difficile a dire …surement que les historiens lui donneront un A +….
Yves Richer Gatineau
carbone-14
28 juin 2011
22h25
Bye the way! Qu’est-ce qu’un Canadien de nos jours, M. Pratte?
Y. ROY, Mtl
gillesfpelletier
28 juin 2011
22h42
Je suis bien content que Sir Wilfrid Laurier ait réussit à faire une sorte d’unanimité canadienne pour être perçu comme étant notre plus grand PM.
En 1952, j’avais cinq ans et ma mère en avait 35 et elle me parlait souvent de son Sir Wilfrid Laurier. Pour elle, c’était un modèle à suivre et elle voulait surtout me faire comprendre que c’était un travailleur acharné et donc, elle m’indiquait que la réussite dans la vie vient du travail et elle semblait reconnaître tout le travail de cet homme pour avoir été le Premier ministre du Canada et un francophone par dessus le marché.
À l’âge adulte, j’ai eu toutes sortes de sentiments à propos de Laurier. J’ai finalement cru, moi aussi comme bien d’autres, qu’il ait été sans doute un peu traitre envers les francophones. Oui, il aurait pu faire plus, mais en examinant bien ce pays, il est vrai qu’il vaut mieux nuancer nos approches tout autant qu’apprendre à négocier des compromis. Il n’y a pas beaucoup d’exemple sur la planète où deux Nations fondatrices d’un pays réussissent à vivre et prospérer. Les francophones seront toujours minoritaires et devront toujours apprendre à faire leur place et partager avec les autres, différents intérêts qui permettent à un pays de briller dans le concert des autres nations.
Faire des compromis, ce n’est pas nécessairement mettre de l’eau dans son vin. Faire des compromis, c’est comprendre l’autre, c’est souvent accepter moindre, mais dans un esprit de créer une nouvelle base qui pourra éventuellement épauler les partenaires, sans leur faire peur et en toute harmonie. Dans ce même esprit on est loin de vouloir noyer son vin, bien au contraire.
Je préfère vivre dans un esprit de nuances et de compromis plutôt que de vivre sous des férules comme semble vouloir privilégier les nationalistes et nationaleux de notre coin de pays.
Gilles Pelletier, Québec
amonavis
29 juin 2011
00h25
Si le Maclean’s et les historiens du Canada considèrent Wilfrid Laurier comme le meilleur « premier » de leur histoire, ça soulève en moi un petit doute – moi qui croyais que c’était Trudeau.
Décidément nos historiens manquent de recul historique.
Selon vous, la seule manière dont la Grande-Bretagne pouvait maintenir son Dominion en Amérique du Nord, « la seule voie possible » pour éviter sa dislocation, était de proposer des compromis face aux démons de l’« intolérance et des préjugés ».
De quelle intolérance et de quels préjugés parlez-vous au juste ?
L’intolérance des Canadiens-français ou celle des Anglais du « Beaver Club » ?
Vous vous rappelez ? Cette gang d’Anglos qui ont mis le feu au Parlement du Canada à Montréal en 1849 parce qu’il venait d’approuver l’indemnisation des habitants lors des « troubles » de 1837-38… Comme « euphémiste » en chef, vous comprenez mon choix lexical.
Laurier fut le « Québécois de service » de l’époque. L’avant Trudeau, Chrétien, Dion de son époque.
Les historiens « canadians » ne l’ont pas élu « best premier » parce qu’il avait une belle gueule, qu’il était parfaitement bilingue marié à Zoé, la pianiste figurante.
Sa plus grande qualité, c’est qu’avec son charisme, il a pu aller chercher les votes des Quebecers, allergiques aux assassins de Louis Riel. Et il les a mis au service leur voies, donc au service des « développeurs » du Canada.
Son originalité tient à ce que, à l’ère de l’urbanisation, le clergé catholique n’était plus nécessaire pour « encourager » à coups d’excommunications l’issue des votes en faveur du projet des Pères de la Confédération. Non, car lui, il savait parler. Et séduire.
Ardent « libéral » dans sa jeunesse professionnelle, il permettait aux « Pea Soups » de se croire partie prenante dans la « business » canadienne.
De croire qu’à travers lui, la pendaison de Riel par les Conservateurs en 1885 avait été vengée…
À chacun ses rêves. Aux politiciens de les exploiter !
Pendant ce temps-là, les grands capitaux construisaient un chemin de fer pour imposer la frontière du territoire britannique à l’ouest de l’Ontario d’où seraient exclus – au nord – les Américains et – à l’ouest – les francophones (compromis Greenway). Mais où les immigrants d’Europe de l’Est seraient accueillis à bras ouverts et subventionnés pour s’établir dans les Prairies.
Vous souvenez-vous, monsieur Pratte, qu’à l’époque de la Confédération, il était impossible de voyager à l’Ouest de Toronto sans un guide et interprète francophone ?
Alors, quand vous parlez d’intolérances et de préjugés, et des compromis « nécessaires » qu’a dû faire Wilfrid Laurier pour se maintenir à son poste de « premier du Dominion du Canada », dites-nous donc à qui ont profité de ces fameux compromis.
Qui a proposé la Loi du service naval pour créer et soumettre une marine canadienne au pouvoir de l’Angleterre ? Qui, après avoir été nommé « Sir » par la reine Victoria a engagé le Canada dans une guerre impérialiste contre les Boers en Afrique du Sud pour la Couronne britannique (où sont nés les premiers camps de concentration) ?
Ce nationaliste de compromis, comme vous dites. Compréhensif, comme vous le laissez supposer.
Le petit gars de St-Lin a préféré fermer les yeux sur le non-avenir des francophones au sein du Canada.
Il a exploité sa prestance de premier ministre en condamnant son propre peuple à l’insignifiance au sein du Dominion canadien.
Si je vous comprends bien, monsieur Pratte, les Canadiens-français doivent leur survivance à Sir Laurier. Sans lui, ils seraient depuis un siècle des Américains louisiannisés. Et le rêve des Pères de la Confédération (votre seule voie possible, votre credo) aurait été englouti dans l’ensemble nord-américain.
Et ce cher Léon Roy, le père de Gabrielle, employé par Sir Laurier, allait distribuer gratuitement les terres de l’Ouest aux immigrants d’Europe de l’Est après que le gouvernement canadien eut disséminé les Métis francophones pour installer sa « track ».
« La situation aurait pu tourner autrement, dites-vous, si les centaines de milliers de francophones partis pour les États-Unis avaient plutôt choisi de s’installer dans l’ouest canadien, comme Laurier les encouragea à le faire. »
Vous oubliez de mentionner que l’Ouest était donné aux immigrants – voyage payé depuis les ports de l’Angleterre jusqu’à la gare d’Halifax, puis jusque dans l’Ouest. TOUT CELA ÉTAIT DONNÉ aux groupes d’immigrants – qui allaient éventuellement s’insérer dans la seule culture anglophone accordée par le “compromis” Laurier-Grenway.
Ce n’était pas le cas pour l’habitant de la « Province of Quebec » : il devait vendre toutes ses possessions, payer les billets de train, ses frais d’installation – et acheter son lopin de terre dans l’ouest canadien pour se voir accordé le droit de s’y installer.
Parlez-moi maintenant de votre cher rêve des Pères de la Confédération.
Et puis, rappelez-moi l’affaire Forest et le jugement de la Cour suprême qui a re-rendu le Manitoba bilingue en 1992 après l’extinction (pas encore, on y est presque, ne désespérez pas) de cette nation originellement francophone.
Épellez pour le bon peuple crédule le mot “intolérance”. Rappelez-moi qu’au tribunal des nations le Canada est une société “tolérante” qui s’est construite sur le respect des droits humains.
Que Wilfrid Laurier en était le chantre.
Et demandez, astheure, aux néo-Canadiens et au gouvernement majoritaire de Stephen Harper de faire des compromis en faveur de l’autre peuple fondateur.
Je connais mon Canada. J’ai l’habitude de me faire rire au nez.
Ah oui ! J’oubliais : le Québec est une nation.
Mais je commence à avoir peur : la Monnaie royale canadienne prévoit mettre fin à l’impression des cennes noires.
C’est pourquoi, j’ai un peu peur pour les francos du reste du Canada.
Jacques Lambert
amonavis
29 juin 2011
00h44
Je disais:
“Mais je commence à avoir peur : la Monnaie royale canadienne prévoit mettre fin à l’impression des cennes noires.
C’est pourquoi, j’ai un peu peur pour les francos du reste du Canada.”
J’ai oublié de dire que notre tour s’en vient.
Mais, chut, ne le dites pas pas aux commentateurs et aux blogueurs au National Post…
Ils vont “reviendre” pour nous achever.
Jcaques Lambert
stridulation
29 juin 2011
04h51
Le problème, monsieur Pelletier, c’est que les compromis sont surtout du même bord… Les Québécois n’ont fait que ça, des compromis, et voilà où ça nous a mené: à nous faire imposer une constitution que nous n’avons jamais signée.
Vous voyez ça où, vous, que le Québec a prospéré dans le Canada? Soumis à une petite élite anglophone, « porteur d’eau, locataire et chômeur » dans son propre pays, comme le chantait Félix Leclerc, nos avancées se sont faites contre le Canada plutôt que grâce à lui. On nous a refusé le financement pour nationaliser l’électricité, et il a fallut aller le chercher ailleurs. Les francophones étaient systématiquement écartés des postes de direction dans les entreprises – certains PDG anglophones se vantaient même ouvertement de faire de la ségrégation. La loi 101 a subit maintes contestations de la part du Canada anglais, et elle vient encore d’être amputée par la cour suprême.
Le Canada ne nous a jamais fait de cadeaux, loin de là. Si on s’était laissé faire, on parlerait anglais au Québec depuis longtemps. Le supposé bilinguisme de ce pays est une belle fiction que le sort des francophones hors Québec illustre bien. Nous vivons dans un pays anglophone, désolé, où l’on ne reconnait pas officiellement notre différence dans la constitution. Nous ne sommes qu’une communauté culturelle aux yeux des autres Canadiens. On est un peu comme les Indiens, sauf que notre réserve, c’est le Québec: si tu sors de là, tu t’assimiles, point. C’est ça la réalité des francophones hors Québec: l’assimilation à la majorité anglophone. Mon oncle, pourtant né au Québec, vit à Sudbury, et il y parle tellement le français souvent qu’il a du mal, quand il revient nous visiter, à se souvenir de certains mots, et doit switcher à l’anglais… Les enfants, eux, parlent souvent français avec un gros accent anglais: leur véritable langue maternelle, c’est l’anglais.
Cette pseudo confédération n’en a jamais été une. La Suisse est un exemple de pays où plusieurs nations cohabitent avec le même statut, certainement pas le Canada. En Suisse, il n’y a pas de pouvoir central fort, comme au Canada: chaque canton jouit d’une très grande autonomie. Ici, c’est le pouvoir central qui décide de l’autonomie qu’il accorde aux provinces, et le Québec doit constamment se battre pour qu’il respecte ses champs de compétence.
La réalité que certains fédéralistes comme vous ne veulent pas voir, c’est que nous sommes un peuple conquis. On nous a donné des pouvoirs parce que nous étions trop nombreux, c’est tout. Ce qui n’a pas empêché le Canada d’aller contre la volonté du Québec à maintes reprises – la réunion du haut et du bas Canada pour payer la dette du haut Canada, la participation à la guerre des Boers, les deux conscriptions, le rapatriement de la constitution. Quand le Québec n’était pas d’accord avec le ROC, c’est toujours le ROC qui a imposé sa volonté. Zéro compromis.
Si ça vous tente de continuer de vivre dans la compromission, en peuple conquis, grand bien vous fasse. La réalité est beaucoup plus crue: la nation québécoise n,a aucun statut légal dans ce pays. Aucun. Pis quand on a voulu en avoir un, avec le lac Meech, le Canada a dit non. Nous sommes des Canadiens comme les autres qui s’entêtent à vivre en français, allez savoir pourquoi… Suffit de lire les grands journaux du ROC pour savoir ce qu’ils en pensent de notre différence… On est plus pour eux un caillou dans leur chaussure qu’autre chose. Des intolérants fermés sur eux-mêmes parce que nous refusons d’être comme eux ! Un peu comme la blague « les gens sont des égoïstes parce qu’ils ne pensent pas à moi ».
Il est temps en maudit que des Québécois comme vous se réveillent et se rendent compte de la véritable place du Québec dans ce pays.
Stéphane Thibodeau
mlebel
29 juin 2011
05h27
À lire les commenaires ci-haut, on ne peut que conclure que l’histoire sert le présent! Laurier fut sans doute un grand politique, un homme de grande stature. Le plus grand, je ne le sais pas, et cela m’intéresse assez peu. Les Canadiens ont une vison très pragmatique de la politique. Ils n’ont pas le culte des héros politiques comme les Américains, les Britanniques ou les Français. C’est ainsi et, au fond, j’aime mieux. Les politiciens sont considérés à leur assez juste mesure, non glorifiés comme des quasi-dieux.
Michel Lebel
JBDO
29 juin 2011
06h38
«Mais avant tout, Laurier veut préserver l’unité du jeune pays.» Cette petite phrase de monsieur Pratte illustre à merveille la philosophie politique de Laurier et de tous ses successeurs francophones au pouvoir à Ottawa: sauvegarder la soi-disant unité plutôt qu’offrir ce qui est mieux pour tous les citoyens. C’est pourquoi les Québécois n’ont toujours pas aujourd’hui un pays normal. La mythique unité du Canada n’a jamais existé ailleurs que dans l’imaginaire des Laurier, Trudeau et cie. Sauf pour le hockey, le Canada anglais et le Canada français n’ont jamais partagé et ne partagerons jamais d’éléments les faisant profondément vibrer à l’unison. Le Canada n’est tout simplement pas une entité naturelle. D’ailleurs, la confédération canadienne fut imposée au Québec; elle n’a jamais fait l’objet d’un référendum. Jamais le peuple n’a été consulté sur son avenir avant René Lévesque. Le Canada ne fut jamais une véritable confédération. C’est ce que monsieur Pratte s’est toujours bien gardé de dire. Une confédération est une union politique et économique librement consentie entre états souverains: c’était justement le projet de René Lévesque pour le Québec et le Canada. Le projet de souveraineté-association offrait la meilleure chance tant au Québec qu’au Canada, mais la peur a prévalu. Mais nous avons assisté à deux reprises au triomphe du discours s’adressant à nos nerfs sur celui s’adressant à la fois au cœur et à la raison.
Jean Bouchart d’Orval
gall
29 juin 2011
08h02
“Je me souviens” que Laurier a pris prétexte de l’interdiction du français dans les écoles francophones du Manitoba pour rallier le vote québécois… au détriment des francophones du Manitoba, que les Conservateurs voulaient protéger par un compromis politique. En vrai Duceppe, Laurier a demandé tout ou rien. Il a obtenu le vote québécois et les victimes qu’il a utilisées n’ont rien eu. Comme compromis, ce n’était pas glorieux.
- Georges Allaire
johnbull
29 juin 2011
08h32
Bonjour,
Bien sûr que nos amis les nationalistes québécois ont encore beaucoup de difficultés d’accepter ce qui ne fait pas partie de la Chapelle nationaliste en ayant une mémoire toute sélective. Bien sûr, encore aujourd’hui en 2011, certains d’entre eux pleins de fiel cherchent encore à démoniser pour essayer un tant soit peu d’avoir du contenu en voulant justifier toute la hargne viscérale intérieure à l’endroit des Canadiens et de ses grands hommes d’état comme Sir Wilfrid Laurier.
Et pourtant, n’est ce pas Sir Wilfrid Laurier qui, le 13 de Juin 1898 signa le traité au nom du Canada qui attribuait, qui donnait littéralement tout le territoire de l’Abitibi Témiscamingue ainsi que le Nord du Québec comprenant tous les territoires de la Baie de James jusqu’à la rivière Eastmain. Et oui, presque 400,000 milles carrés de territoire qui appartenait à L’Ontario et aux Territoires du Nord Ouest jusque là. Car le Québec de 1867, soit le Bas Canada ne comprenait que les deux rives du St Laurent et les Basses Laurentides, toutes ces parties territoriales étant habitées par les pures laines francophones.
En outre, à cette époque de la fin du 19 siècle, soit au début des années 1880, les nationalistes québécois qui tiraient furieusement le diable par la queue à deux mains préféraient au lieu d’aller vers l’Ouest Canadien se sauver vers les States se faire exploiter dans les usines de coton de la Nouvelle Angleterre à suer des gouttes de sang. Tout ça en même temps qu’ils vivaient le rêve de la République nouvellement créée, soit les Colonies Américaines.
De plus, afin de mettre un frein à cette exode des francophones, tous les pures laines du pays qui croyaient vivre des jours meilleurs en se faisant exploiter par Les Tisserands du Pouvoir, le Curé Labelle, encore un autre curé, soumit le projet de donner des terres gratuites à tous ceux qui en voulaient afin d’empêcher cet exode des francophones. Ainsi, dans cette foulée, le Canada annexa l’Abitibi Témiscamingue en l’enlevant à l’Ontario et tout le Grand Nord québécois qui faisait partie intégrante des Territoires du Nord Ouest. Encore merci à Sir Wilfrid Laurier qui, de cette façon et par l’entremise du Canada le 13 de Juin 1898 ont réussi à juguler l’exode des francophones vers les États Unis en leur donnant des terres gratuites. Et oui, des lopins de terre gratuits qui ont été attribués pour amorcer le développement de l’Abitibi Témiscamingue. Et même avec tout cela, beaucoup de nationalistes chauvins continueront d’affirmer que le Canada leur a jamais rien donné. Faut le faire, n’est ce pas ?
Finalement, en affirmant que les Canadiens Français n’ont pas d’opinions, ils n’ont que des émotions, Sir Wilfrid Laurier s’est peut être légèrement trompé à cette époque car nos amis les nationalistes québécois de cette époque auraient au moins du avoir cette émotion de la reconnaissance du Ventre. Bien sûr que non pour la plupart des nationalistes grincheux, ils ont tourné le tout en mépris car ignorant cette vieille maxime que : A cheval donné, on ne regarde pas la bride ! Et dans le joual du pays, tout le positif Canadien tombait vite dans les tiroirs de l’oubli………. Ah ! La Cause ! Quant tu nous tiens…….. Bien à vous, Erwan Basque.
Laurents
29 juin 2011
09h23
“Laurier trouvait le point de vue des nationalistes contradictoire: si on permettait au fédéral d’imposer ses vues dans une domaine de compétence provinciale au Manitoba, comment empêcherait-on ensuite Ottawa de se mêler des affaires de la province de Québec?” – André Pratte
En m’appuyant sur le fait que la majorité de la population du Québec est de langue française et la majorité de celle du Canada, de langue anglaise, je me met à la place d’un Canadien anglophone habitant une province autre que le Québec.
Albertain anglophone, je n’accepterais pas que le fédéral impose ses vues dans un domaine relevant de la compétence de ma province, que ce soit en ce qui a trait au droit des enfants francophones de ma province d’avoir un enseignement dans leur langue, ou autre champs de compétence.
Québécois francophone, je n’accepte pas plus une telle intrusion du fédéral en faveur des enfants de langue maternelle anglaise, comme je n’accepte les amendements de la Cour Suprême du Canada à l’encontre de la loi 101.
Je considère que la minorité anglophone du Québec est on ne peut mieux traitée (hôpitaux, journaux, stations de radio dans sa langue, et j’en passe). En fait, elle participe de la majorité nord-américaine anglo-saxonne où ce sont nous, francophones, qui nous trouvons minoritaires (3% de la population du continent, et cela diminue).
Cette minorisation progressive notamment due au pouvoir d’atttraction de l’anglais 10 fois supérieur à celui du français rend selon moi plus que nécessaire l’accession du Québec à l’indépendance afin que sa seule volonté soit souveraine.
Un “ouragan de changement”, pour reprendre votre expression, qui ferait sortir la nation québécoise du vieil antagonisme fédéral – provincial qui, comme vous le rappelez aujourd’hui, perdure depuis le grand Wilfrid Laurier.
Laurent Simard
johnbull
29 juin 2011
12h40
Bonjour,
Bien évidemment que nos amis les nationalistes québécois ne l’ont pas eu facile en cette fin du 19ème siècle et au début du 20ème. Mais contrairement à leurs mythes établis, ce n’était surtout pas par la faute des Anglophones et des autres Canadiens qui avaient leurs propres préoccupations eux aussi.
Le Ciel est Bleu et l’Enfer est Rouge affirmaient les bons Curés de campagne aux nationalistes québécois ainsi que : Heureux les pauvres car ils iront aux Cieux ! Nos amis les nationalistes ont vécu leur tendre enfance à l’eau bénite sous l’oeil protecteur du Clergé et de beaucoup de Clercs qui s’affichaient nationalistes.
En se confinant aux campagnes longeant le Fleuve St Laurent, en évitant les villes qui étaient un lieu de perdition selon l’enseignement à l’école et celui des Curés, nos amis les nationalistes en voulant se mériter le Ciel ont fait le choix d’un voeu de pauvreté en quelque sorte . Ce qui pour eux était tout à fait normal de tirer furieusement le diable par la queue à deux mains. Point n’est besoin de dire que le fait de s’asperger d’eau bénite à tous les dimanches comme de bons chrétiens ayant la Foi, nos amis les nationalistes ont donné aucune chance au diable qui a vite fuit vers des lieux plus hospitaliers tout en se débattant comme un diable dans l’eau bénite. Fallait bien que quelqu’un en paie le prix et ce sont nos amis Anglophones qui furent démonisés ainsi que tous les autres Canadiens. Heureusement que Sir Wilfrid Laurier veillait au grain ! En attribuant des terres gratuites à tous ceux qui le voulaient bien, cela permit à beaucoup de francophones de continuer de vivre ici au lieu de se sauver aux États Unis se faire exploiter dans les usines de coton et y perdre leur langue française. Merci encore une fois à Sir Wilfrid Laurier d’avoir contribué ainsi que le Canada de freiner cet exode désastreux pour la francophonie. Bien à vous, Erwan Basque.
souverain
29 juin 2011
13h10
@johnbull Cesse de nous prendre pour des valises:
«Devenu possession française, puis britannique à la suite du traité d’Utrecht, le territoire abitibien appartient ensuite à la Compagnie de la Baie d’Hudson jusqu’à ce que celui-ci soit acquis par le Canada en 1868, et joint aux Territoires du Nord-Ouest. Après de LONGUES NÉGOCIATIONS AUPRÈS DU GOUVERNEMENT de Sir Wilfrid Laurier par le Québec, l’Abitibi est annexée à la province de Québec le 13 juin 1898 par décret fédéral. Le TÉMISCAMINGUE EST DÉJÀ À CETTE ÉPOQUE AU SEIN DE LA PROVINCE DE QUÉBEC, ce depuis la Confédération, faisant déjà partie des configurations territoriales de la province, celles même qui composaient le Bas-Canada avant les Actes de l’Amérique du Nord britannique.»
Trudeau, Chrétien,Dion,Harper ont fait des cadeaux aux Québécois ?
Robert Alarie
johnbull
29 juin 2011
14h12
Bonjour,
Dans la vraie vie, tous les citoyens québécois sans exceptions se devraient d’être reconnaissants envers Sir Wilfrid Laurier ! Car, n’oubliez surtout pas vous autres, mes amis les nationalistes que sans Sir Wilfrid Laurier, il n’y aurait tout simplement pas de Plan Nord pour le Québec actuellement ni de Baie James car tout le Nord du Québec jusqu’à la rivière Eastmain ainsi que tout le territoire de l’Abitibi fut gracieusement donné au Québec par un décret signé le 13 de Juin 1898 qui accordait presque 400,000 milles kilomètres carrés de territoire au Québec, le tout au détriment de l’Ontario et des Territoires du Nord Ouest le tout qui appartenait précédemment à la Compagnie de la Baie d’Hudson qui dans les faits, est la plus vieille compagnie Canadienne. Mais bien sûr que dans toute l’Histoire du Québec raconté par nos amis les bons Jésuites ainsi que par le Chanoine Lionel Groulx, on avait tout simplement oublié de vous parler de tout ça ! Comme quoi la mémoire est une faculté qui oublie surtout si cette mémoire est sélective……..Ne vous en faites surtout pas, vous les péquistes, car ce n’était qu’un oubli et cela arrive à bien des gens dont la devise tonitruante est : Je Me Souviens ! Bien à vous, Erwan Basque.
souverain
29 juin 2011
14h27
Oups, désolé, mauvaise touche…
Je poursuis donc..
M.Pratte, votre article «épice» le clivage souverainistes – fédéralistes en cette période de l’année où un sondage récent confirmait (une fois de plus) les deux «solitudes québécoises» à l’intérieur des deux solitudes canadiennes…
En effet, 75% des Québécois francophones se reconnaissent dans la Fête Nationale du Québec 24 juin et sont indifférents à la fête du Canada alors que c’est exactement le contraire du côté des anglophones et des allophones…qui n’en n’ont que pour le Canada Day…
Ceci étant dit, puisque les interventions précédentes confirment que chacun est convaincu de ses positions politiques, permettez-moi, chers fédéralistes, de vous faire part d’une opinion forcément absente de préjugés puisqu’elle est tirée du prestigieux «Guide to Places of the World » publié par The Reader’s Digest Association Limited Londres (vous avez bien lu: LONDRES)…La version française étant: «Le Grand Livre du Monde » (Dictionnaire Géographique illustré des pays, des villes et des sites).
Voici donc l’extrait en question:
«Seule province à majorité francophone du Canada, le Québec éprouve d’importantes difficultés d’intégration. Sa volonté de maintenir son particularisme culturel et l’INTRANSIGEANCE (les majuscules sont de moi) des provinces anglophones met en péril régulièrement l’unité du Canada.» (Page 556)
Chers fédéralistes : rien n’a changé depuis Laurier, Trudeau, Chrétien ou autres…
Ou le Québec se sépare, ou le Québec sera louisianisé….
La plupart des fédéralistes de ce blogue le savent déjà, mais ils préfèrent «s’autrucher» la tête, la fierté et le coeur dans les sables mouvants propagandistes et colonisateurs…
À vous de subir le jugement de vos ancêtres et de vos descendants lorsque la seule trace de votre héritage et de votre passage en Pays du Québec sera l’accent «cajun du nord»….
Robert Alarie
Vive le Québec souverain, pour la plus grande gloire de notre langue, de notre culture et de notre race !
souverain
29 juin 2011
14h53
@johnbull 29 juin 2011-14h12
Dans la vraie vie, tentez de manipuler les gens en confondant les sources officielles de références historiques du GOUVERNEMENT DU QUÉBEC pour en faire un amalgame de désinformation utilisant les Jésuites ou le Chanoine Groulx nous confirme, encore une fois que pour vous, la fin justifiera toujours les moyens…
Que votre fierté soit inversement proportionnelle à votre ambition d’être «canadianisé», en cela vous ne nous apprenez rien; mais tenter de nous convaincre d’ériger une pyramide pharaonique de gratitudes à «Sir» Wilfrid Laurier est aussi indécent que d’avoir subi la décision propagandiste de Jean Chrétien avec son aéroport Trudeau…
Heureusement il y a des fédéralistes faisant preuve de plus de probité que vous.
Robert Alarie
johnbull
29 juin 2011
18h38
Bonjour,
Le sondage que Monsieur André Pratte nous fait découvrir par l’entremise de La Presse a trouvé son origine par le Maclean’s . Ce sondage possède un poids significatif car les sondés sont des spécialistes du politique, des sommités provenant de l’immensité Canadienne. Venant de spécialistes en Sciences Politiques et de chroniqueurs chevronnés, soit une centaine, cela donne à ce sondage un poids énorme.
Sir Wilfrid Laurier semble avoir été choisi pour ses tendances naturelles au compromis, ce qui était plus difficile pour un autre grand canadien français, soit l’illustre Monsieur Pierre Elliot Trudeau qui aimait bien confronter avec panache.
Sir Wilfrid Laurier avait cet avantage de terrain d’être collé sur la Constitution de 1867 qui donna naissance au Canada en fusionnant le Haut et le Bas Canada découlant de l’Acte de l’Amérique du Nord Britannique. Sir Wilfrid Laurier en voulant concilier le côté ultramontain du Québec à l’époque en critiquant le Clergé et ses Clercs ouvrit toutes grandes les portes pour Monsieur Pierre Elliot Trudeau qui compléta magistralement le tout, quoi qu’en disent nos amis les nationalistes québécois.
En effet, en tant que fier libéral, Sir Wilfrid Laurier était un digne acteur dans la représentation du Canada actuel toute faite de compromis et de souplesse. Ce fier descendant des Grits, soit les Libéraux Fédéraux actuels était dans les faits dans la mouvance des Patriotes de 1837-1838 qui voulaient plus de justice sociale et de représentation citoyenne quitte à se libérer de l’Angleterre s’il le faut. Après la fusion du Haut et du Bas Canada, les Patriotes devinrent les Grits qui furent l’amorce de la fondation du Parti Libéral du Canada, le Natural Governing Party qui façonna le Canada actuel . Sir Wilfrid Laurier eut largement raison d’affirmer que le 20ème Siècle serait le siècle du Canada, un des seuls pays dans les Amériques de s’être doté de mesures sociales qui font l’envie de bien des pays du Vieux Continent. Et tout ça, le faire au nez de son seul et unique voisin, soit les États Unis d’Amérique qui ne sont pas trop porté sur les mesures sociales. Ainsi, le Canada au cours du 20ème Siècle fut bien obligé de tasser le Québec ultramontain et corporatiste de plus en plus à gauche afin que la Belle Province puisse avec ses habitants jouir de mesures sociales comme le reste du Canada. Bien sûr, le tout ne se fit pas sans heurter des susceptibilités nationalistes.
Finalement, en s’avouant maintes et maintes fois comme un digne descendant et admirateur de Sir Wilfrid Laurier, Monsieur Pierre Elliot Trudeau compléta l’oeuvre Canadienne en rapatriant la Constitution de Londres en 1982, tout en gardant des liens des plus étroits avec le Commonwealth Britannique, ce qui est tout un atout pour le Canada. En conclusion, Monsieur Pierre Elliot Trudeau, ce fier Libéral canadien paracheva l’oeuvre des Patriotes en rapatriant la Constitution qui dormait à Londres depuis 1867, ce qui dans les faits concrétisait la touche finale faisant du Canada un pays indépendant, même si sur papier, le Canada l’était déjà. Bien à vous, Erwan Basque.