NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.
André Pratte
L’agence de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a conclu mardi que l’usage des téléphones portables devait être considéré comme “peut-être cancérigène pour l’homme”. Un groupe d’experts de 31 pays est arrivé à cette conclusion après avoir fait le bilan de toutes les études réalisées sur la question, autant auprès d’humains que d’animaux. La dépêche de la Presse canadienne se trouve ici. Le communiqué de presse de l’OMS (en anglais seulement) est ici.
Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a attribué aux ondes transmises par les téléphones portables la cote «2b». C’est la cote médiane du classement du Centre, qui en comporte cinq. Elle indique qu’un lien entre certains types de cancers et l’utilisation du téléphone cellulaire pourrait exister mais que les recherches réalisées jusqu’à maintenant ne l’établissent pas clairement.
Jusqu’ici, tout semble indiquer que si ce lien existe, il est faible. En effet, malgré l’augmentation phénoménale de l’usage des téléphones portables, on n’a pas constaté d’augmentation du nombre de cancers du cerveau ou du système auditif. Toutefois, il est démontré que les ondes interagissent avec les cellules humaines. On sait aussi que les effets néfastes de ces ondes pourraient ne se faire sentir qu’après de nombreuses années, et sans doute seulement chez ceux qui ont toujours le cellulaire collé à l’oreille.
Selon l’OMS, il existe présentement 5 milliards d’abonnements à un service de téléphonie portable dans le monde. Compte tenu du nombre de personnes potentiellement concernées, “il est important que des recherches complémentaires soient menées sur l’utilisation intensive, sur le long terme, des téléphones portables”, selon le directeur du CIRC, l’épidémiologiste Christopher Wild. D’ici à ce qu’on connaisse les résultats de ces travaux, M. Wild recommande aux utilisateurs «de prendre des mesures pragmatiques afin de réduire l’exposition.»
Il reste à voir si les usagers feront preuve d’un peu de prudence. Ils pourraient, par exemple, prendre l’habitude d’utiliser un téléphone conventionnel, s’il y en a un à la portée, plutôt que son portable. Ah! les bonnes vieilles cabines téléphoniques!

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zyxx
31 mai 2011
19h48
Ce qu’on peut faire?
Cesser de se comporter en utilisateurs, en consommateurs, ce que nous faisons depuis que nous utilisons des outils, c’est-à-dire depuis quelques millions d’années.
Le bobo, c’est que nous l’avons toujours fait pour nos besoins immédiats ou sensuels, sans penser aux conséquences. Avec des armes primitives, nos ancêtres lointains ont décimé des espèces entières, parce qu’il y en avait à portée de main.
La capacité de nos lobes frontaux de nous faire anticiper des conséquences reste malheureusement bien trop faibles face à l’attrait de la satisfaction immédiate, du résultat concret.
Il semble qu’une fois de plus, nous serons mis à l’épreuve en grands nombres, et que notre survie en sera l’issue, individuellement et collectivement.
Et on ne pourra pas compter sur les lobbies des grandes compagnies pour insuffler un brin de prudence chez leurs abonnés. Ni même sur les gouvernements.
Il en reviendra aux individus à se protéger, et à protéger leurs enfants, d’une technologie dont nous comprenons à peine l’effet sur les organismes vivants.
Encore. Certaines choses ne changent pas.
Éric Michel
PS
Je n’ai pas oublié un de mes premiers patients atteints d’une tumeur très agressive au lobe temporal. Il était ingénieur dans une grosse compagnie de télécommunications mobiles, à la fin des années ‘80, et il utilisait des prototypes de téléphones ambulants, gros comme des walkie-talkie de l’armée. Ça devait chauffer!
gillesmenard
31 mai 2011
21h41
Je n’en ais pas et en aurai jamais.
J’ai bien assez d,un téléphone à la maison et j’en ai même encore un à roulette très utile lorsque je veux appeler dans des services gouvernementaux ça m’évite les robots et je parle toujours à quelqu’un rapidement.
Gilles Ménard
gren
31 mai 2011
22h23
Faites comme moi. Laissez le dans votre auto FERMÉ. Pour les urgences seulement.
Et prenez la commande d’épicerie le matin avant de partir de la maison. Pour lui dire que vous l’aimez faites le matin avant de partie et le soir a votre arrivée.
Le cancer ne vous atteindra pas croyez moi.
n.y.grenier
patafouin
31 mai 2011
22h23
Quoi faire?? Augmenter l’usage dudit cellulaire voyons!! Ainsi nous ramènerons l’espérance de vie à un niveau moyen de 67 ans, fini les ennuis de pension pour retraités, fini la surpopulation, fini le chômage!! Une nouvelle ère de richesse et d’opulence se dessine!!
Enfin, pour ceux qui, comme moi et M. Ménard ci-haut, auront eu la sagesse de se passer de ce boulet technologique…
Fred Jobin
piedoq
31 mai 2011
22h32
faites vous en pas la semaine prochaine une autre étude va prouver le contraire
albert bela
vrouvroum
31 mai 2011
22h50
De toute manière pour certain il est déja trop tard .
Il y en as juste a les entendre hurler comme des caves dans leur cellulaire c’est évident qu’il semble déja atteint de quelque chose de pas normale.
Pourquoi ces gueullards crient -il si fort avec leur cell.
Pour se faire remarquer et se donner de l’importance ?
Par ce qu’ils sont sourds?
Veullent avoir l’air des pas de classe en racontant leur vie privé a tue tête devant tout le monde ?
J’ai hate que quelqu’un invente un bidule qui causerait de l’interférence dans leur saloperie pour les éloigner cers pollueurs le plus loin possible jusqu’as ne plus les entendre.
Une vraie plaie de polution auditive.
Y.Stevens
dcsavard
31 mai 2011
22h58
Bof, pendant ce temps vous vivez noyés dans une mer de radiations micro-ondes générés par vos ordinateurs et la multitude de points d’accès distribués partout dans la ville, la maison et le bureau. Vous êtes noyés dans les radiations cellulaires des tours et cellules qui vous atteignent même si vous n’avez pas de téléphone cellulaire. Il ne sera jamais possible d’établir un lien clair entre l’utilisation du téléphone cellulaire et le cancer qui écarte toutes ces autres sources possibles dont parfois l’intensité est de beaucoup supérieure (même si toujours négligeable en terme d’énergie dissipée) à celle de votre téléphone cellulaire. Sans compter que maintenant, les cellulaires intelligents comportent le Bluetooth et le WiFi intégré, deux autres sources dans le même appareil.
David Savard
garmic
1 juin 2011
08h37
Ayant travaillé pour une compagnie de télécommunication ,j’ai eu un téléphone portable depuis le début, soit lorsqu’il y avait un tas d’équipement dans le coffre de l’automobile pour le faire fonctionner……j’ai toujours eu la même attitude vis à vis cet engin de communication, utilisez-le le moins possible. Et oui, utiliser une ligne terrestre lorsque possible s’avère la meilleure solution, Le cellulaire ne devrait servir qu’en cas d’urgence. Je suis aussi en accord avec le point de vue de zyxx.
Cela dit, la vie est ce qu’elle est, on ne peut passer son temps à tout éviter ce qui est cancérigène ou potentiellement cancérigène, on ne ferait plus rien, ne mangerions plus rien, nous promènerions nues etc……tout est potentiellement cancérigène, même le fait de vivre plus vieux. Par contre, je ne crois pas que nous devons nous inquiéter tant que l’espérance de vie continue à croitre. Mais ça n’enlève pas que nous devons faire preuve de prudence et d’intelligence dans l’utilisation des cellulaires, le moins possible, le mieux.
Faudrait pas oublier que de toute façon, la vie est une MMTS (maladie mortelle transmise sexuellement). Et je ne suis pas certain que les gens voudraient s’en passer…
Michael Garant
hdufort
1 juin 2011
09h30
Le problème ici réside dans la puissance de l’antenne du cellulaire. Puisque l’intensité du signal (radiation électromagnétique) diminue rapidement avec la distance, une bonne solution consiste simplement à éloigner l’antenne de l’oreille. Or, une telle solution existe déjà. Avec un téléphone cellulaire compatible à Bluetooth, il suffit d’installer un casque ou une oreillette Bluetooth sur son oreille; le signal Bluetooth entre l’oreillette et le téléphone est de faible intensité.
Si le lien entre cellulaire et cancer du cerveau est démontré, il faudra rendre l’utilisation d’un casque-écouteurs-microphone, ou d’un haut-parleur “main libres, ou d’une oreillette, utilisant Bluetooth ou étant simplement connecté au moyen d’un fil, obligatoire pour des raisons de santé. Ou encore, que la mention “L’utilisation prolongée de cet appareil constitue un risque pour la santé s’il n’est pas éloigné de la tête”.
En somme, les grands utilisateurs de téléphone cellulaire ont déjà tous les outils nécessaires pour protéger leur santé. Au pire, cela exige l’achat d’un nouveau téléphone et d’une oreillette pour quelques dizaines de dollars.
H. Dufort
elisef
1 juin 2011
10h42
Pour chaque étude qui détermine les cellulaires comme cancérigène, une autre sort aussitôt pour la réfuter! Voilà plus de dix ans qu’on voit cette balade des études dans les médias, et on est toujours pas plus avancés.
Pour être honnête, je crois que oui, toutes ces ondes qui nous bombardent quotidiennement ont un impact sur notre santé, minime ou pas. Mais de là à mettre en cause uniquement le cellulaire, c’est analyser avec des oeuillères! Que faire des wifi, micro-ondes, satellites, radios, et tout le reste? Le cellulaire n’est qu’un seul élément parmi tant d’autres.
Si le cellulaire est à ce point dommageable, ne croyez-vous pas qu’on en verrait déjà les conséquences? Ils sont parmis nous depuis plus de 30 ans. Tout comme les cancers de la peau en hausse fulgurante causé par les salons de bronzages, vous ne pensez pas que normalement on aurait vu une hausse tout aussi fulgurante des cancers du lobe temporal? Sans doute est-ce que les premiers modèles étaient beaucoup plus dangeureux, mais à moins d’avoir son cellulaire 24/7 sur son oreille, je ne crois pas qu’il faille s’en soucier plus qu’un autre.
Comme bien des choses, oui ça peut causer le cancer, mais est-ce que les conditions d’utilisation pour le causer sont réalistes?
Elise Frappier
legrandflancmou
1 juin 2011
13h22
Que faire? Ne pas en avoir, tout simplement. Dans 99.9% des cas, le cellulaire ne sert à rien. Faites seulement écouter les conversations des gens qui passent leurs journées à parler là dessus et vous verrez.
Je dois être le seul homme de 32 ans sans cellulaire au Québec et j’ai pas l’intention d’en avoir un non plus. Ce n’est pas une question de coût, c’est une question d’utilité. Ça sert à rien. Si j’ai vraiment besoin de téléphoner en dehors de chez-moi, il y a des belles cabines pour ça.
J’ai assez d’entendre sonner celui chez-moi, no way je vais en traîner un sur moi. J’ai une belle boite vocale, on laisse un message et je rappel… si je veux…
R. Thibodeau
dcsavard
2 juin 2011
10h51
@hdufort,
jusqu’à ce qu’une étude se penche sur les radiations émises par l’oreillette. Le Bluetooth fonctionnant dans le spectre des micro-ondes sans réglementation de 2.4 GHz, c’est la même chose que le four micro-ondes, la même chose que le WiFi. Bien que l’intensité de la source soit réduite parce que la portée est réduite, l’appareil est porté en permanence dans l’oreille vs le cellulaire qui est porté à l’oreille uniquement quand il y a une conversation.
Suggérer l’oreillette comme solution m’apparaît pour le moins prématuré. Sans compté que cellulaire ou pas, nous baignons dans une mer de radiations micro-ondes de toute façon. Les cellulaires doivent bien communiquer avec les points d’accès du fournisseur de service cellulaire. Ces antennes ne sont pas que réceptrices. Leur puissance dépasse de beaucoup celle du cellulaire lui-même pour assurer une bonne couverture.
David Savard