Le blogue de l'édito

Le blogue de l'édito - Auteur
  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Jeudi 31 mars 2011 | Mise en ligne à 11h41 | Commenter Commentaires (35)

    Cartes de crédit: faut-il serrer la vis aux émetteurs?

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    NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    Ariane Krol

    Pendant que ses adversaires s’accusent mutuellement de complot de coalition, le chef du NPD a choisi d’agiter un autre épouvantail: les cartes de crédit. Plus précisément, leurs abominables taux d’intérêt, qu’il propose de limiter à cinq points de pourcentage au-dessus du taux préférentiel. Ce qui reviendrait, ces temps-ci, à réduire le taux de bien des cartes de plus de moitié. On peut se demander si Jack Layton défierait ainsi les grandes banques émettrices de cartes Visa et MasterCard s’il avait la moindre chance de devenir premier ministre au terme de la présente campagne, mais ne boudons pas notre plaisir. Félicitons-le plutôt pour son choix d’épouvantail, qui a au moins le mérite d’avoir une forme reconnaissable pour les électeurs.

    L’industrie de la carte de crédit a été attaquée sur un autre front mardi, celui de ses politiques de tarification aux commerçants, qui font l’objet d’une demande de recours collectif. Une requête qui s’ajoute au recours intenté par le Bureau de la concurrence en décembre dernier. Voilà donc les deux principales sources de revenus du secteur – les frais facturés aux marchands sur chaque transaction et ceux imposés aux clients qui n’acquittent pas leur solde en entier -  remises en question.

    L’industrie n’a pas volé son statut d’épouvantail. Même les détenteurs qui ne paient jamais un sou d’intérêt sont choqués par les taux affichés sur leur relevé, et le temps qu’il leur faudrait pour se débarrasser de cette dette s’ils cédaient aux sirènes du paiement minimal. Et attendez que tout le monde réalise que c’est l’ensemble des clients d’un commerce, et non le marchand ou l’émetteur de la carte, qui paient pour les points, milles aériens ou autres primes offerts aux détenteurs de cartes privilège.

    Cela dit, il faut se demander jusqu’à quel point on peut serrer la vis sans créer d’effets pervers ou se faire refiler la facture autrement. Si le but est de limiter l’endettement des consommateurs et d’éviter que certains ne s’y enfoncent jusqu’aux yeux, peut-être serait-il plus efficace de resserrer l’accès au crédit. Sa disponibilité actuelle ressemble davantage à une corde pour se pendre qu’à une bouffée d’oxygène. Mais ça ne fait pas très sexy comme promesse électorale .


    • Peut-etre comme pomesse electorale serait d inciminer qques grammes de prevoyance et de calcul dans la tete des détenteurs de carte.
      Maintenant il faudrait legiferer pour proteger les gens contre leur propre inepsie
      Xavier Raymond

    • En diminuant le taux des cartes de crédit, on va automatiquement agir sur l’accès au crédit. Les émetteurs de carte actuellement font le calcul qu’avec des taux aussi élevés, ils peuvent se permettre de distribuer des cartes à des gens qui ne seraient pas normalement solvables. Peu importe si la personne finit par ne plus pouvoir payer, la compagnie de crédit a encaissé des paiements, et s’est déjà largement servie sur le dos d’une personne qui n’est pas en mesure de payer et qui devra déclarer faillite. Who cares ? Le consommateur n’avait qu’à être plus malin, commentaire que j,ai pu lire abondamment dans un autre blogue. Un peu comme si on excusait un voleur en disant que sa victime n’avait qu’à mieux se protéger.

      Avec des taux plus bas, gageons que les émetteurs de carte vont y penser à deux fois avant de donner une carte à quelqu’un, parce que là, elles vont risquer de perdre de l’argent.

      Agir sur le portefeuille, c’est le nerf de la guerre.

      Stéphane Thibodeau

    • Non. Je ne pense pas que ça soit une bonne idée.

      Pour la majorité qui paient leur compte à temps, baisser les taux ne change rien, puisqu’ils ne paient pas d’intérêt.
      Pour le reste du monde, les compagnies vont leur couper le crédit.

      Pour demander une carte de crédit, il faut juste remplir un formulaire très simple.
      Pour demander une marge de crédit à 8%, la demande est beaucoup plus complexe et détaillée, il faut fournir des preuves, donner le montants de nos actifs, ça prend 15 pages et c’est long. Et ils font une enquête de crédit plus approfondie. C’est presque aussi long qu’une demande d’hypothèque.

      Pourquoi? Les compagnies de cartes de crédit acceptent ceux qui ont mauvais crédit pareil, parce que le risque (ceux qui ne payent plus du tout) est largement compensé par ceux qui payent 20-25% d’intérêt. Ou bien ils font payer des frais de service élevés pour baisser les taux.

      Descendez le taux à 8% et demander une carte de crédit deviendra aussi restreint qu’une demande de marge de crédit à 8%.

      Pour moi, ça changera rien. Mais ceux qui se feront couper le crédit seront peut-être moins heureux. Par exemple, les étudiants auront beaucoup plus de difficultés d’avoir une carte de crédit. OK ils vont moins dépenser et être moins tentés de s’endetter, mais c’est draconien. Ce n’est pas tout le monde qui entre dans la spirale de l’endettement, beaucoup d’étudiants ou de gens qui entre sur le marché du travail sont capables d’utiliser le crédit.

      Benoit Plante

    • Moi je m’occuperais plutôt des “petits caractères” qui passent inaperçus (essayer seulement de lire votre “convention de titulaire” au complet – microscope nécessaire). Par exemple, combien de gens savent que l’intérêt est appliqué sur le solde mensuel au complet lorsque vous ne le payez qu’en partie – c’est à dire que même si vous payez 90% du solde vous payez l’intérêt sur le solde total. Incroyable mais vrai.
      G. Lalande

    • Les banques peuvent nous serrer la vis, mais le peuple ne peut pas serrer la vis aux banques sans craindre les « représailles » … Conclusion : les puissances d’argent ont plus de pouvoir que le peuple. Sacré beau système de gouvernance qu’on a là.
      f.jean

    • Et par la suite, il faudra se présenter devant son conseiller bancaire afin de faire une enquête de crédit pour pouvoir avoir une carte de crédit.

      Taux d’intérêt élevé pour risques élevés.

      Les cartes de crédits sont tout simplement un outil supplémentaire pour le consommateur. Et comme on ne peux pas faire une loi contre la stupidité, et bien la meilleure chose a faire est toujours de laisser le citoyen se pendre, et d’arrêter de lui faire croire que le gouvernemaman sera toujours là pour le protéger.

      F Racine

    • Le moyen est le mauvais mais l’intention est bonne. Cette promesse est en fait irréaliste. il faut s’interessé au modèle économique des cc (carte de crédit) pour savoir que le taux proposer par mr Layton est impossible et que même élu majoritaire il ne pourrait réaliser cette promesse.

      C’est comme la majorité du programme du NPD l’intention est louable mais le moyen d’arriver au but est le mauvais.

      Bernard Théroux

    • J’invite les gens à relire M. Thibodeau (stridulation). En fait, les gens connaissent bien peu comment fonctionnent ces compagnies. Peu importe la banque émétrice, ces banques ne sont que des partenaires de Visa ou Mastercard. Ces deux compagnies sont celles qui déterminent la fourchette de taux d’intérêt et les frais d’utilisation pour les commerçants.

      Aux pauvres et hyperendettés, ils pomperont le fric jusqu’à ce qu’ils ne soient plus solvables. Pas grave, les pertes sont minimes par rapport aux profits récoltés.

      Cartes fraudées? Pas de problème, on ne paie pas le commerçant. Il fait des pertes et doit donc augmenter légèrement ses prix (pour tous).

      Il n’y a pas de compétition (Visa ou Mastercard), alors on demande aux commerçants de payer 1.5%-3% avec un placher minimum et il n’a pas le droit d’inciter le client à payer autrement ou de faire un prix différent. Qui paie ce 1.5%-3% au bout du compte? Nous tous.

      Avec le peu de compétition, les profits mirobolants qu’ils font et les contrats contraignants qu’ils imposent aux commerçants pour qui c’est essentiel, nous avons ici tous les ingrédient d’un abus de position!

      Personnellement, je considère la majorité des gens comme irresponsables financièrement, ce qui me coûte une fortune en prix plus élevé que je dois payer pour les biens que je me procure. Il est bien trop difficile de forcer ces compagnies à ne prêter qu’à ceux qui en ont les moyens. La manière de le faire indirectement est à travers le plafonnement des frais de transaction et de certaines limites contractuelles et le plafonnement du taux d’intérêt pour les consommateurs.

      C’est un problème typiquement canadien où il manque de compétition dans plusieurs domaines (télécoms, essence, banques, crédit).

      S. Blais

    • À la limite, moi je suis pour car j’ai un dossier de crédit sans tache (knock on wood).

      Par contre, il faut être réalistes:

      Ça donnerais un coup de main à ceux qui sont présentement prit à la gorge, mais la conséquence sera que ces mêmes personnes se verront ensuite réduire considérablement leur accès au crédit par les institutions. Les banques exigeront un dossier sans tache pour émettre une carte de crédit à un client.

      Donc il faut être conscient que oui, on aiderait les gens qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts, mais ces gens se verront ensuite retirer leur crédit. Layton n’en a pas parlé de ce bout là…

      Je me demande aussi quel effet ça pourrait avoir sur les frais qui sont chargés aux marchants et refilés aux clients.

      Serge Bélanger

    • Je ne comprends pas pourquoi persone ne parle de la responsabilité individuelle dans ce débat. Layton dit que certaines personnes paient leur bille de chauffage et leur épicerie sur leur carte de crédit. C’est vrai, auf que la grande majorité de ces personnes le font pour ramasser des points et paient leur bill à la fin du mois sans payer d’intérêt. Ce n’est pas comme si les banques et les compagnies de carte de crédit cachaient le taux d’intérêt des cartes de crédit. Est-ce que vous accepteriez de payer 17 ou 21% d’intérêt sur un prêt personnel, tout en sachant très bien que vous n’avez pas les moyens de rembourser à court terme? Bien sûr que non. Les cartes de crédit ne devraient jamais être utilisées comme un outil de crédit à long terme. De plus, je pense qu’une des raisons pour laquelle les cartes de crédit ont des taux tellement élevés tien au fait qu’elle sont relativement facile à avoir, et que la banque émettrice n’a aucun actif en garantie si vous ne payez pas votre solde. C’est pas comme un prêt hypothéaire ou une marge de crédit hypothécaire, où votre maison est mise en garantie. Plus le risque est élevé, plus le taux d’intérêt est élevé. Si ça marchait autrement, il n’y aurait tout simplement pas de marché pour le crédit à court terme. Donc, conclusion: si les cartes de crédit ont un taux de 5% demain matin, sans aucune garantie, je serai le premier à mettre mon hypothèque sur ma mastercard!!!
      Dernier commentaire: les cartes de crédit constituent à peine 5% de l’endettement des ménages canadiens. 85% sont les hypothèeques, et le reste sont des marges de crédit personnelle. Le NPD regarde tout simplement à la mauvaise place pour régler le problème de l’endettement. Mais c’est conséquent avec leur populisme traditionnel et la pensée magique des partis de gauche!
      Martin Lavoie
      Gatineau

    • En tant que personne pauvre, qui n’a pas de cartes de crédit, je suis déjà assez écœurez de payer des frais à une institution bancaires ou agissant comme tel. Pourquoi dois-je payer les commerçant pour percevoir une parti de leurs frais pour les cartes de crédit quand je paie continuellement en argent liquide? Je sais que même l’épicerie est atteinte. Comme presque toutes les dépenses hors la maison sont à l’épicerie, ça affecte mes achats comment. Trop mais je ne sait pas le pourcentage. Je souhaite comme dans certaines provinces et états américains qu’il y ait un prix sans et avec carte de crédit.
      Sylvain Lafrenière.

    • Le problème est le dérapage que certains font avec leurs cartes de crédit. Il y avait un gars de ma fak qui payait ses frais de scolarité avec sa VISA.

      Felicio Di Parma

    • Tout le monde sait bien qu’il faut limiter les taux d’intèrèts sur les cartes de crédits,19% c’est usuraire, imaginez 28 %…
      Mais çà, çà ne regarde pas le petit peuple, c’est un domaine réservé aux quelques familles propriétaires du monde représentées par des banquiers, financiers en “front line”.Certains petits boursicoteurs se croient dans le secret des dieux avec leurs 300 ou 400 petits millions en actions de telle ,telle et telle banque, ils passeront bien à la moulinette tôt où tard, bientôt probablement,la roue doit tourner…elle n’a pas de frein…çà fera squisshh….(Imaginez Ti-Zef qui a investi son petit 300,000? d’économie à la bourse pour ses vieux jours, il trouvera que LACROIX c’était un bon p’tit gars finalement, et que les vieux jours s’éternisent.)
      Il n’y a pas de solution, la grosse finance est internationale, faut être solide comme les chinois pour pouvoir s’immiscer dans le cercle et aller accumuler les devises de tous les pays occidentaux, rien qu’en spéculant sur les taux de change des monnaies…
      Ce n’est pas de ce côté-là que l’on appréhendait le péril jaune…il y a quelques années…
      Tôt ou tard,faudra passer à la caisse… un tsiken fly lyce avec çà !( saveur de tsiken, on sera bien chanceux)
      Faut pas paniquer, Harper s’occupe de toute !
      P.J.Audette

    • Les cartes de crédit font déjà pas mal d’argent en facturant le commerçant. Dépendamment de sont volume de transactions ça peut lui coûter en 1.4% et 5% du montant de votre achat. C’est la raison pour laquelle on voit souvent « prix comptant ou Interac seulement ». Lorsque vous voyez cette annonce c’est parce que le marchand est accoté pour de vrai.

      Les banques siphonnent tous ce qu’ils peuvent de tout bord tout côté. Ces gens sont insatiables. Les milieux bancaires ont une culture un peu sociopathe. Pas avec monsieur et madame tout le monde mais lorsque vous rentrez dans leur monde de crédiplan c’est payant. Pourquoi pensez vous que les gros chaînes les Future et cie vous financent eux-mêmes? Ils laisseront pas ça aux banques, c’est trop payant.

      simon picotte

    • Pourquoi se demande-t-on si l’on doit ou non serrer la vis ? Comme s’il s’agissait d’un crime de lèse-majesté que de réglementer les banques. De quoi a-t-on peur ? Qu’elles s’en aillent ? Qu’elles se fâchent ?

      À ceux qui veulent protéger les gens contre eux-mêmes et qui proposent que la solution consiste à limiter l’accès au crédit, je réponds qu’une telle mesure fera que 1) des gens se verront privés de crédit selon l’humeur des banques, 2) ceux qui ont du crédit paieront plus cher pour compenser les pertes en revenus d’intérêts des banques et 3) les banques vont continuer à faire des profits indécents.

      Claude Samson
      Montréal

    • Si on est pris pour se financer à long terme avec un instrument financier qui affiche un taux avoisinant les 20% c’est qu’on a un sérieux problème.

      Et en ne payant que le minimum exigé par l’émetteur, on s’embarque dans une spirale ascendante car si on a besoin de ce type de carte, je ne crois pas que cela soit pour faire un unique achat que l’on va payer en prenant son temps. D’autres achats s’ajoutent jusqu’à ce qu’on atteigne le maximum de la marge et là, bonjour les problèmes surtout si on a fait l’erreur de s’encombrer de plusieurs cartes du même type.

      Obliger les émetteurs à mettre un frein à leurs taux peut sembler intéressant et sympathique surtout quand on connaît les profits des banques et la voracité salariale de leurs dirigeants mais je persiste à croire que le problème est ailleurs. Manque de ressources, surconsommation, qualité (mauvaise) des biens achetés à crédit, etc.

      Bref, on peut bien imposer un taux maximum qui, de toute façon, ne fera pas mourir les banques mais ça ne guérira pas le véritable mal.

      J-F. Couture.

    • Mais les pauvre mères monoparentales incapable de payer!? Mais les pauvres qui n’ont pas les compétence pour gérer leurs finances? Pensez aux mères monoparentales et aux pauvres!!! Il faut absolument des loi à la tonne pour les protéger!

      Les banques, (comme toute compagnie privée d’ailleur) sont des rapace, des voleurs, des monopoles, des escrocs, des salauds, des tricheurs, des menteurs des voleurs des diaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaables! Il faudrait nationaliser tout ce qui bouge et décider collectivement de notre avenir!

      Il en va de la survie de la nation et des intérêts du collectifs sur les rapaces du privé!

      Kevin Picard

    • C’est quand même drôle de voir toute la droite libertarienne venir défendre les compagnies de crédit Visa et Mastercard qui pillent le consommateur sans que celui-ci ne puisse dire un seul mot.

      La carte de crédit constitue le mode de paiement le plus coûteux qui soit par rapport au paiement comptant ou à la carte de débit et le monopole de Visa et Mastercard oblige tous les consommateurs, utilisateurs ou pas de cartes de crédit à les financer.

      On parle d’une surcharge de 2 à 3% par rapport au paiement sur la carte de débit.

      Si l’on obligeait les compagnies de cartes de crédit à opérer en vase clos et à exiger que leurs utilisateurs paient tous les frais associés à la carte de crédit, je suis certain qu’elles seraient pas mal moins populaires.

      A quand la révolte des consommateurs? On nous vole légalement et on se laisse tondre par cet impôt privé.

      F Deslauriers

    • De toutes façons, on pourrait facilement serrer la vis à l’émetteur sans même toucher aux taux d’intérêt.

      Interdiction aux compagnies émettrices de charger aux commerçants plus que le coût d’une transaction par carte de débit ou par argent comptant. En fait l’argent comptant est plus coûteux que la carte de débit.

      De cette façon, le client qui veut utiliser une carte de crédit pour payer 21 jours plus tard, pour doubler la garantie sur l’appareil, pour avoir des points X, Y ou Z va être obligé de les payer lui-même soit par des frais de transaction plus élevés soit par un coût pour se procurer une carte de crédit.

      Ce serait probablement la fin des cartes de crédit gratuites parce que le cochon de consommateur qui n’utilise pas ces cartes arrêterait ainsi de payer pour celui qui utilise une carte de crédit.

      F Deslauriers

    • cousincousin

      “À ceux qui veulent protéger les gens contre eux-mêmes et qui proposent que la solution consiste à limiter l’accès au crédit”

      Le problème, c’est que si on plafonne les taux d’intérêts, ce sont les banques elles-mêmes qui limiteront l’accès au crédit. Seuls ceux qui auront un bon dossier y auront droit. Les autres, ceux qui ont eu des défauts de payement ou qui n’ont tout simplement pas encore d’historique de crédit risquent de devoir s’en passer.

      La raison pour laquelle il est si facile d’obtenir une carte de crédit par rapport à un prêt personnel c’est justement les taux d’intérêt usuraires.

      Serge Bélanger

    • Je suis contre pour les taux d’intérêts. Des taux d’intérêt plus bas rendrait le crédit plus attrayant et ne solutionnerais aucun problème.
      Par contre il ne faut pas laisser les compagnies de carte de crédit limiter la liberté des commerçant et des consommateur en les empêchant de négocier un prix avantageux si aucune carte de crédit n’est utilisé dans une transaction. Le gouvernement doit protéger la liberté de négocier.

      M.Leclerc

    • @martymacfly

      On ne fait que ça, parler de la responsabilité des utilisateurs ! On n’arrête pas de dire aux gens de ne pas s’endetter outre mesure, d’épargner, de payer le solde de leur carte de crédit dans le mois s’ils l’utilisent, etc. Ce dont on ne parle pas assez, justement, c’est de la responsabilité des compagnies de crédit, qui lancent des attrapes-nigauds du style « achetez maintenant payez dans un an » ou qui distribuent des cartes à des gens dont ils savent très bien qu’ils n’ont pas les moyens de s’endetter, comme à des jeunes à faibles revenus, par exemple.

      On nous pousse constamment à consommer et notre croissance économique dépend de notre niveau de consommation, voilà toute l’hypocrisie de notre système actuel. On fait des rappels vertueux à la limitation de l’endettement tout en sachant très bien que si les gens cessaient de consommer, l’économie ralentirait. Comme les salaires stagnent, la consommation se finance par l’endettement, d’où les incitations incessantes à s’endetter.

      Les compagnies de crédit en profitent amplement et sciemment. C’est pensé pour, c’est ça que vous ne semblez pas comprendre. Si les gens payaient tous leur solde dans le mois, les compagnies ne feraient pas un sou: on vous pousse donc à les utiliser le plus possible. Pour des gens qui ont de faibles revenus et qui doivent se priver de beaucoup de choses, la tentation finit par devenir trop forte. C’est voulu.

      C’est pour cette raison qu’il est temps en maudit de responsabiliser aussi les compagnies de crédit et les banques en les obligeant à avoir des pratiques plus respectueuses. En les obligeant à charger des taux de crédit plus bas, elles vont devoir se montrer plus responsables si elles ne veulent pas perdre d’argent, et s’assurer que les gens à qui elles donnent une carte seront en mesure de les rembourser.

      Stéphane Thibodeau

    • Une amie qui a un très maigre revenu a décidé de prendre une carte de crédit pour les en-cas. On lui en a émis une avec 3000$ comme limite. C’est là presque le quart de son revenu annuel. C’est débile. J’ai demandé à ma banque de baisser ma limite à 1000$, mais il n’y aurait aucun problème à demander de l’augmenter temporairement si besoin il y avait. Pas étonnant que tant de ménages soient endettés à … 144% si je me souviens? Entéka, y’en a qui sont endettés à 200 et 300% car il y en a d’autres qui n’ont pas de dettes autres que les factures courantes! Débiles, les émetteurs de cartes de crédit!
      J. Lincourt

    • Le problème avec le taux des cartes est que c’est une entente contractuelle. Nous avons déjà la loi sur les taux d’intérêts criminels. Avez nous besoin d’une loi pour nous protéger des propres ententes légales que l’on signe et que l’on accepte de plein grée sans gun sur la tempe?

      C’est toute la notion de contrat que l’On remet en question ici. Peut-être qu’une personne cassée ça fait son affaire de payer du 20% ou du 30% pour quelque temps. Qui sommes nous pour juger?

      N’oublions pas que les banques font preuves de laxismes dans l’émission de leurs limites de crédit sachant qu’elles vont se repayer avec les intérêts des autres. Si on leur serre la visse, elles vont répliquer en resserrant les critères d’octroi de limites si nous faisant appel au gouvernemaman pour légiférer en notre faveur.

      Solution : Soyons tous majeurs et vaccinés en matière de crédit.

      Ce qui m’inquiète c’est le nombre de recours collectifs gagnants contre les banques. Faudrait voir ce qu’elles font de « pas correct » au niveau des frais fixes etc si ça fait pas partie du contrat c’est de l’extorsion. Si tout est clean, et bien fallait pas signer.

      Ma propre banque se paie directement dans mon compte à la chaque fin de mois pour les soldes totaux de mes cartes Mcard. Ainsi que je ne paie jamais d’intérêts. Et je ne peux oublier de payer.

      Bref, faut pas se financer avec une carte de crédit. Prenez vous une marge et négociez là.

      Simon picotte

    • ATTENTION! Rien ne se perd et tout se crée dans les services financiers. Si on leur fait du trouble sur les cartes ils vont venir nous chercher ailleurs. Car les gestionnaires doivent maximiser la richesse de leurs actionnaires à tout prix. Allons donc savoir ce qu’ils vont nous faire pour se venger! Et n’oublions ma notion de liberté contractuelle. Aussi, une carte de crédit à 30% peut servir de bon levier financier si c’est pour faire réparer sa voiture pour pouvoir aller travailler. Sinon ce sont les entreprises qui vont devoir faire des avances sur paie et ça et bien c’est emmerdant voyez vous.

      simonpicotte

    • @respectable

      Euh, parce que c’est contractuel selon vous, c’est justifié ??? Vous faites comment pour éviter les frais bancaires, à part maintenir un gros solde dans votre compte, ce qui n’est pas à la portée de tout le monde ? Vous ne connaissez pas le principe des « clauses abusives » ? Un contrat entre deux partie suppose une certaine égalité: quand une des parties possède un avantage décisif sur l’autre, peut-on encore parler d’un véritable contrat ? On n’a pas trop le choix de payer des frais bancaires. Pareillement d’accepter des taux de crédits abusifs, à moins d’avoir un bon crédit, ce qui suppose encore une fois un bon revenu. Ce n’est pas la réalité de beaucoup de ménages.

      La carte de crédit devient un moyen de se dépanner, sauf que la personne qui y a recours met le doigt dans un engrenage qui risque de l’enfoncer encore plus. C’est justement ça l’idée : rendre le crédit moins disponible en obligeant les banques à revoir leurs pratiques. C’est irresponsable de leur part de donner des cartes de crédit à des gens à faible revenu. Mettez-vous à la place de ces gens deux secondes: quand on est toujours serré, la tentation finit par être trop forte de se donner un peu d’aise en utilisant la carte. Surtout pour les familles qui ont des enfants ou les jeunes qui veulent suivre le rythme de vie de leurs amis.

      Pensez-vous que ça n’entre pas dans le calcul des compagnies de crédit et des banques ? C’est leur fond de commerce: attirer les gens avec du crédit facile, et tant pis pour ceux qui vont finir par se laisser prendre. C’est profondément malhonnête et cynique comme calcul.

      Une carte de crédit n’est pas un levier financier – n’importe quoi – mais surtout un bon moyen pour s’endetter rapidement. Pis si les banques veulent se « venger », comme vous dites, je me demande bien comment, si on réglemente les frais bancaires. Elles faisaient de l’argent avant sans ça. Les banques canadiennes bénéficient au contraire d’une situation privilégiée, et elles feraient bien de se la fermer ben juste. Elles ont depuis trop longtemps abusé de cette situation pour s’enrichir sur le dos des consommateurs et des commerçants. Faut que ça cesse. Pis si vous avez trop peur pour mettre fin à de tels abus, ça ne regarde que vous.

      Stéphane Thibodeau

    • @stridulation

      Ce secteur d’activité dégage une odeur méphitique de collusion à plein nez. Faut pas légiférer. Faut libéraliser le secteur. Ici nous avons 7 banques à Charte. Les USA en ont 10 000 (sous toutes réserves). L’économie canadienne correspondant à 10% de l’Économie canadienne. Il nous manque donc 993 banques. Là y’aurait un peu de compétition. Car en ce moment ça ressemble drôlement à un monopole discriminant. Lorsque quelqu’un fait un move tout le monde suit. Ça pue le cartel. C’est pire que le gaz. En prison les dirigeants de banque. Pis ça veut se fusionner en plus. Une chance que Harper watch la game. On pourrait avoir une grosse banque fusionnée comme la RBC et la CIBC pour la concurrence internationale les autres on les divise en micro banque. La multiplication des pains quoi.

      simon picotte

    • NON,NON! il faut juste enseigner a nos enfants l’économie et le principe de la richesse. A entendre nos syndicalistes et en particulier gérald larose le Québec est riche même si le salaire moyen est moins de 30,000$ par an. Faut cesser ce discour incensé et ridicule.
      n.y.grenier

    • Monsieur Picotte, la libéralisation du secteur pétrolier, est-ce que ça empêche les compagnies pétrolières d’abuser des consommateurs ? Idem pour les compagnies pharmaceutiques ?

      La libéralisation du secteur bancaire aux États-Unis a surtout permis la dernière crise économique – et probablement la prochaine.

      Il faut légiférer. Les banques et les compagnies de crédit sont manifestement incapables de réfréner leur appétit.

      Stéphane Thibodeau

    • effectivement si les taux d’intérêt sont abaissés, l’industrie devra financer autrement ses activités(incluant les fraudes,les faillites et l’introduction des cartes à puce(pour déjouer les fraudeurs))

      Cela pourrait se traduire par l’introduction d’une et/ou l’autre des mesures suivantes
      -des frais d’abonnement pour tous
      -des frais d’avances de fonds pour toute utilisation(comme dans le cas de marge de crédit)

      gilbert lefebvre

    • @diogene1943

      Ces frais sont justement dans la ligne de mire de la promesse du NPD. ;o)

      Nos banquiers vont donc devoir sabrer dans les bonis de leurs dirigeants. Pauvres eux. J’ouvre une collecte en prévention de leur « appauvrissement ».

      Qui veut contribuer ?

      Stéphane Thibodeau

    • @stridu, cher ami,

      Meilleur façon de trancher : demandons aux libertariens. Ils sont de l’école autrichienne (Hayek) tandis que nous, les pures laines socialistes, sommes de l’école keynésienne. C’est moins bons qui disent. En légiférant, notre indice de liberté va baisser.

      Qu’anatagoniste.net nous sorte un graphique. Seule manière de savoir hors de tout doute.

      Plus vous Légiférez, moins vous êtes libre.

      Blague à part, j’ai déjà lu le code d’éthique des employés de la RBC . Je cite de mémoire… « ne pas pousser l’astuce trop loin dans nos relations avec le consommateur »…

      Ces gens doivent livrer des chiffres à la hausse tout le temps. Pour sortir gagnant au final faudrait légiférer sur la limite de leur bénéfice net versus leur actif. Surveiller le ratio.

      Ainsi on serait globalement protéger car les taux de cartes de crédits n’est que la pointe de l’iceberg. C’est certainement pas leur premier poste de revenus.

      simonpicotte

    • @stridu :

      J’ai pas les chiffres. Mais ceux qui ne paient pas leur solde au complet de cartes de crédit c’est une minorité. Ils trippent trop fort sur le modèle québécois. La loi sur l’insolvabilité est tellement permissive que à quoi bon se faire un budget quand tu peux rayer l’ardoise sans aucune conséquence et repartir à zéro 3 -4 fois.

      Aux USA quand tu fais faillites tu reçois l’équivalent d’un T4 (un revenu imposable) sur ta créance. Bref, si tu fais une faillite de 250K c’est comme si t’avais gagné 250K. Le fisc de laisse pas aller comme ça. Ici oui.

      Aussi, en ex-URSS, le système préféré des québécois, ne pas payer ses dettes était une infraction pénale (1).

      (1) Source : Crime et châtiment. Recommandé par le blogueur Ankh qui m’a déjà dit : « si vous ne lisez pas ce livre, vous aurez mérité, un juste châtiment. »

      simonpicotte

    • @stridu :

      Petit secret. Je gère parc un petit de logements (en autre) pour une fiducie familiale. Savez vous ce que je fais comme astuce pour savoir si mes prospects sont solvables?

      Je leur demande toujours un ou des relevés de cartes de crédit comme pièces d’identités. Je regarde le solde. Si la marge est accotée et que les intérêts correspondent au solde du mois passé je ne loue pas. Sans leur dire que c’est à cause de ça.

      Celui qui m’arrive avec son chèque de BS, sans dette sans aucun passé à la Régie va passer et de loin avant. Ils ont tous des jobs au noir dans des restos. Ça paie cash. J’ai jamais eu de problème avec un BS. Avec des travailleurs endettés par cartes oui.

      Notez que je n’oblige personne à me montrer ses relevés. Les gens ont le droit à leur vie privée. J’ai d’autres trucs pour sizer le monde. Le problème avec Équifax c’est que le temps efface les dettes. Le temps est le meilleur ami des endettés.

      Il y a 3 choses que le temps finit par effacer : les dettes, les peines d’amour et les squelettes dans le placard.

      simonpicotte

    • 20% est un taux usuraire. Comme c’est comptabilisé en fin de chaque mois, ça fait un taux composé de 22%.

      Laissez-moi vous donner un exemple de taux exorbitant. Au lieu de payer des études universitaires à leur enfant, des gens qui ont une poule aux œufs d’or lui donnent 10,000$ une seule fois à 20 ans. Place ça dans un abri fiscal et avec le taux que tu obtiendras, ton capital à tes 50 ans te procurera 100,000$ de pension annuelle à vie. Quel est ce taux magique? 22%. Faites le calcul. Ajoutez 22% au capital pendant 30 ans. Une fois rendu à 454,000 vous pouvez commencer à retirer vos intérêts de 22%. Liberté 50 à 100,000 par année.

      Donc tous les discours entendus sur ce blogue disant que le crédit sera restreint ou que les banques trouveraient d’autres moyens de nous exploiter, c’est n’importe quoi.

      Leur taux affiché est simplement usuraire. Les gens qui sont réduits à payer ça ne méritent pas de crédit.

      J’ai un modèle en or pour eux moi. Vous n’avez pas de carte, alors vous séchez pendant un mois et vous attendez d’avoir l’argent pour payer cash. Ça vous coutera 22% de moins par année pour vivre.

      Jeannot Vachon

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