Le blogue de l'édito

Le blogue de l'édito - Auteur
  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Mercredi 30 mars 2011 | Mise en ligne à 12h18 | Commenter Commentaires (44)

    Un enfant qui bouge? Il est hyperactif!

    X00228_9NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    François Cardinal

    Le quotidien de nos enfants, on s’entend, n’a plus rien à voir avec celui de leurs ancêtres.

    À l’époque, les plus jeunes devaient marcher des kilomètres pour se rendre à l’école, ils devaient couper et corder du bois, nourrir les animaux, aider leurs parents à s’occuper de la terre. On voyait alors comme d’immenses atouts l’énergie, la vitalité, la fougue, l’impulsivité.

    Plus maintenant. Les qualités d’antan sont aujourd’hui des défauts. Plus sédentaire que jamais, la société ne tolère plus ces enfants qui sont incapables de rester sagement assis, qui ont besoin de bouger, qui ont de l’énergie à revendre.

    D’où une réaction musclée à l’encontre de ces enfants perçus comme turbulents : diagnostic de TDAH (trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité), puis médication.

    D’où, par le fait même, une dérive vers un trop grand nombre de diagnostics du genre et de prescriptions à l’avenant.

    C’est ce qu’a confirmé ces derniers jours le neuropsychologue Benoît Hammarrenger lors d’une conférence devant l’Association québécoise des troubles d’apprentissage. Le Devoir en parle ici.

    Le Dr Hammarrenger soutient en effet que l’on confond trop souvent les cas d’enfants immatures, dotés d’un quotient intellectuel très élevé, atteints d’un trouble envahissant du développement ou réellement hyperactifs.

    Je bouge, donc je suis hyperactif, en somme…

    Clairement, nous avons collectivement la mèche de plus en plus courte. Nous tolérons moins que les enfants sortent du rang, qu’ils fassent du bruit au restaurant, qu’ils s’agitent au centre commercial, qu’ils dérangent en classe.

    Nous les souhaitons convergents, surtout pas dissidents. Sinon, hop, le Ritalin…

    Qu’en pensez-vous, les enfants aujourd’hui sont-ils réellement plus agités à votre avis? Est-on trop rapide sur la gâchette avec les pilules?


    • J’ai un fils de 11 ans (6ème année). Il a un Q.I. assez élevé (à la limite du très supérieur). Nous le savons car il a passé des tests d’intelligence pour pouvoir ‘’sauter” sa maternelle (dérogation).

      On appelle son intelligence kinesthésique. C’est-à-dire qu’il apprend mieux en touchant, en bougeant, par l’exemple, le concret. Sin esprit tourne à 100km/heure presque 24 heures sur 24. Souvent ce type d’enfant est catégorisé ”petit tannant de la classe”.

      Je sais que mon fils n’a pas de problème d’hyperactivité, ni de trouble de l’attention. Il fait beaucoup de sport (hockey et football), joue dehors tout les jours à la maison, revient de l’école à pieds: 1.4 kilomètre. Il est donc hors de question qu’il prenne du ritalin.

      Depuis sa première année, son père et moi appliquont des règles assez sévères sur la manière de se ”tenir” en plublic. Jamais eu de problème sauf à l’école. Il peut être un ange au musée, à l’aquarium , au zoo, se montrer plus qu’intéressé par tout ce qui l’entoure et gober à peu près toute l’information comme une éponge. Information qu’il nous parle avec exactitude et précision souvent plusieurs mois apres une visite au dit musée. Mais assis dans une classe, c’est beaucoup plus difficile… Surtout si le prof n’est pas très dynamique. Assez qu’il n’y a pas si longtemps j’ai demandé à son prof si elle percevait mon fils comme un monstre. Pour la énième fois je me faisais dire que mon fils bougeait trop…

      Par chance, mon fils entre au secondaire l’année prochaine dans un programme de sport spécifique (football). Entraînement sur les heures de classe aux 2 jours, entraînement en salle 2 midis par semaine. Sans compter les midis où il jouera sur le terrain avec ses chums (mon plus vieux est au même programme, nous connaissons donc l’école ET le programme). De plus, il sera dans un programme pour performant qui implique plus de laboratoires, de films, d’activités d’apprentissage. Pour nous, ça nous donne espoir que les jours seront meilleurs.

      Parce que des garçons et des filles comme mon fils, il doit y en avoir plusieurs par classe. Je sais ce n’est pas toujours de tout repos à la maison, j’imagine dans une classe. Ces enfants font de gros efforts parce qu’ils sont conscients de déranger. Mais des fois, le prof peut faire son chemin aussi. Je ne crois pas que c’est en le mettant en punition à la récréation qu’ils vont améliorer le problème…

      D. Guilbeault

    • Je n’aime pas ce genre de discours stigmatisant pour les parents dont les enfants sont TDAH. Peut-on avoir un discours rationnel ? Mon plus vieux a passé de ‘il va probablement doubler son année’ à ‘On a pas de doutes qu’il va réussir’ grâce à la médication.

      Bien sur, ce ne sont pas tous les enfants qui ont besoin de médication, mais pour ma part, je ne vais pas mettre son éducation en jeu parce qu’il y a des personnes qui croient que le TDAH c’est uniquement le H (Hyperactivité) et que le TDA c’est seulement une vue de l’esprit.

      J’aimerais par ailleurs lancer un message aux parents avec des enfants qu’ils pensent TDAH. Faites-le évaluer au privé par des spécialiste. Ca coûte cher, mais vous allez au moins avoir le coeur net et éviter le biais.

      Et je vous met au défi M. Cardinal de passer une semaine avec un VRAI TDAH sans sa médication. Vous allez comprendre ce que c’est vraiment le TDAH.

      JFPicard

    • @ JFPicard

      Ce n’est pas parce qu’il y a des faux diagnostics qu’il n’y en a pas de justes.
      Bien des enfants ont en effet besoin de phénostimulants. Personne ne les stigmatise.

      François Cardinal

    • @François Cardinal
      Pardon????? “Personne ne les stigmatise.”, voulez-vous ben me dire sur quelle planète vous vivez? Venez faire un tour chez nous, je vais vous en présenter un enfant stigmatisé à l’os. Se faire battre à l’arrêt de bus, dans la cour d’école, se faire traiter d’ortho…et j’en passe et des meilleurs.Tout comme jfpicard1, j’en ai ras le pompon de lire et d’entendre des pseudo experts nous dire n’importe quoi. C’est vrai qu’il y a des erreurs de diagnostiques, mais il y a aussi beaucoup d’enfants qui n’ont pas de médication parce que leurs parents accusent le système d’intolérance.
      Pour répondre à votre question, non, je ne pense pas qu’il y en a plus qu’avant. Sauf que maintenant on est mieux équipé. À l’époque ou j’étais à l’école, les TDAH sortaient de l’école très jeunes travailler à la shop…et ils y sont toujours!!!!! Ils se faisaient traiter d’épais par les adultes quand ils ne recevaient pas la strappe. Pas de quoi avoir envie de poursuivre ses études.
      Vous devriez visionner le documentaire de Jean-Claude Lord, Aimer son enfant malgré tout, vous m’en donnerez des nouvelles.
      P.Lavoie

    • @ P. Lavoie

      Je me suis mal exprimé, toutes mes excuses. Je voulais dire que dans ce blogue, dans ce billet publié ci-haut, je ne stigmatise pas les enfants qui souffrent réellement de TDAH.

      En fait, le billet ne porte pas du tout sur les enfants ayant un tel trouble. Au contraire, il porte sur ceux que l’on a erronément diagnostiqué ainsi.

      François Cardinal

    • @jfpicard1

      Bravo!

      Le TDAH est très mal compris et ceux qui croient que le simple fait de faire du sport règle tout ont tout faux. Comme vous le dites, le TDA est oublié et nous fixons beaucoup trop sur le Hyperactivité.

      Je connais et j’ai vu des jeunes sportifs qui étaient TDAH. Un excellent exemple parfait était une jeune famille. Les parents croyaient que le Ritalin était pour l’école et en plein été ils arrêtaient toute médication et paf va au terrain de soccer et va jouer dehors … Ok il bougait, mais … il manquait de concentration dans tout les sports, il perdait la seconde de réflexion, sa prise de décision était faussée. Plus vieux il a même demandé à sa mère de continuer à prendre son ritalin, car il se sentait mieux et meilleur dans le sport … Comme quoi bouger ne règle pas les cas des TDAH … les vrais , pas les H.

      @editorial (Fracois Cardinal)

      Il serait pertinent d’exposer la démarche menant à la prescription. Trop souvent les gens croient que c’est doner sur le coin d’une table à cause d’un commentaire de prof.

      @nemo

      Vous ne parlez pas d’un TDAH, mais pas du tout. Juste d’un jeune qui est dans un milieu trop contraignant pour lui … rien à voir. Plusieurs jeunes ont de la difficultés à vivre dans des cadres stricts qui ne leur plaisent pas … C’est l’apprentissage de la vie. À mon travail et dans le sport, j’ai toujours véçu dans des cadres stricts … Les jeunes n’aime malheureusement pas ça et les adultes les appuient aussi trop souvent en voulant défaire ces balises … ce qui n’aide pas au jeune …

      PS Je ne porte pas de jugement sur votre cas explicite, car je ne le connais pas. Sauf que mon expérience en coaching sportif et ma conjointe en enseignement me démontre clairement que les jeunes contestent toute structure (pas nouveau). Cependant, aujourd’hui, les parents prennent le côté des enfants et veulent trop souvent que nous changeions au lieu de demander à l’enfant de s’adapter. Nous sommes rendus à l’age du parent qui décide tout …

      Une connaissance a même reçu des menances de poursuite pour harcèlement sexuel (fausses accusations) par une jeune qu’il coachait s’il ne se pliait pas à ces exigence … Il l’a laissé tombée et ne veut plus coacher des filles … car notre société prend trop pour la victime et non pas pour l’autorité qui souhaite l’amené au sommet de ses capacités.

      E. Beaudoin

    • Ce qui me trouble le plus dans la récurrence problématique de ce diagnostic (récurrence jugée suspecte par la communauté scientifique depuis déjà une bonne décennie), c’est la méthode par laquelle il est prononcé.

      Peu d’observation directe par le médecin. Plutôt un oui-dire dont l’origine est souvent les éducatrices et les sujets le plus souvent les garçons. Il ne s,agit pas de sexisme ni de simplisme que d’affirmer cela. L’école matriarcale tolère mal l’agitation des garçons et encourage la médication d’états possiblement normaux.

      Cela ne revient pas à dire qu’il n’existe pas un diagnostic pertinent à l’égard d’un problème réel, seulement qu’on a à mopn avis la gachette facile et qu’en dépit des hauts cris entendus de la bouches des syndicalistes féministes du milieu de l’enseignement lorsqu’il est question d’une discrimination positive qui avantagerait un autre sexe, la présence de plus d’homme amènerait probablement une meilleure sensibilité aux problématiques vécues par nos garçons.

      Jonathan Dulude

    • @P Lavoie

      J’aime votre intervention sur la réalité du passé. Mon père me dit souvent qu’il devait être un TDAH à l’époque. Il n’a que sa troisième année …

      Aujourd’hui nous ne faisons que leur donner une chance, car, les vrais, sont réellement défavorisés, mais au moins il y en a qui réussissent grâce à l’aide qu’ils reçoivent.

      Moi ce que je trouve le plus alarmant ce ne sont pas les jeunes avec du Ritalin, mais bien de voir les jeunes dit “normaux” (lire pas TDAH) décrochés ou de se contenter que de l’effort minimum pour du DEP. Quand ils ont un des système scolaire les plus abordables et des moins exigents. Tout de même paradoxal que des jeunes TDAH vivent du bullying et doivent travailler très fort et que d’autes qui auraient toutes les chances du monde ne font rien et parresses … On veut totu sans efforts de nos jours …

      E. Beaudoin

    • M.Cardinal, vous constatez que le sujet est sensible, très sensible. Plusieurs journalistes ont erré à vouloir en parler. Le quotidien de ma région (groupe Gesca) a déjà mit en gros titre à la une ” Après les enfants rois, les enfants ritalin”. Avouez que ça fait mal.
      Je maintient quand même ma position, il y beaucoup plus d’enfants qui ne sont pas traité que de faux diagnostiques. On obtient pas facilement un diagnostique et les médecins sont extrêmement prudents. En général, ils s’assurent d’avoir plusieurs points de vue avant de prescrire le ritalin. D’ailleurs, ce médicament est, depuis plusieurs années, remplacé par d’autres beaucoup plus efficaces. J’ai travailler dans le monde scolaire, en CLSC et à la DPJ. Je peux vous dire que de nombreux parents refusent le diagnostique. Comme dit M.Picard, il n’y a pas que le H dans TDAH. Pour plusieurs parents c’est difficile à prendre, ils y voient un échec dans leur éducation. Ce que je trouve dommage, c’est qu’ils utiliseront des textes comme le votre pour dire ” Ah vous voyez, j’ai raison, mon enfant n’a rien”. Et un enfant atteint qui ne reçoit ni médication, ni services va avoir beaucoup de mal à s’en sortir car on le rend responsable de son état. Sans rancune!
      P.Lavoie

    • Mon fils a déjà eu des prescriptions de Ritalin et ça s’est fait sur le coin d’une table. Il était simplement actif et n’avait pas besoin de ça. Il avait besoin d’être mieux encadré tout simplement. Et c’était notre responsabilité de parents, malheureusement, ce n’est pas toujours évident de s’entendre entre parents sur l’approche et parfois, ça saute.

      David Savard

    • @edata
      Je me suis probablement mal exprimé. Tout ce que je voulais illustrer est qu’un enfant turbulent n’a pas nécessairement le TDAH. Longtemps on a jonglé avec l’idée de consulter, donner du ritalin, faire quelque chose parce que mon enfant ne rentre effectivement pas dans le cadre de l’école traditionnelle. On ne comprenais pas pourquoi. C’est une prof allumée qui nous a orienté. Je voulais parler de mon expérience parce que comme je l’ai dit plus haut, je suis persuadée qu’il y a beaucoup d’enfants dans ce cas précis. Je pensais que ça pouvait peut-être orienter des parents au lieu de chercher tout azimut. Je pense aussi que beaucoup d’enfants comme mon fils prennent du ritalin pour rien. Je suis consciente que c’est nécessaire pour plusieurs mais pas pour tous.

      Mon chum coach aussi au hockey. Nous sommes très impliqués dans le sport. Mon fils n’a aucun problème à suivre les consignes au hockey (il est gardien de but) et au football (il est quart et running back). La structure rigide de ces sports et le travail qu’il demande non plus. Comme je l’ai dit plus haut, ce n’est qu’à l’école où l’étiquette ”tannant de la classe” lui colle à la peau depuis trop longtemps.

      Nous sommes des parents très impliqués à l’école et dans le sport et avec une réputation de parents assez sévères. Notre routine est établie et assez rigide à cause justement des sports et de la vie en général. Mais voyez-vous quand je croise son prof et j’apprends qu’il a été tannant une période sur 5 et qu’il n’a pas eu droit à sa récréation à cause de cette période, je bouille un peu en dedans parce que je sais que ce n’est pas nécessairement la bonne chose à faire…

      D. Guilbeault

    • Avons-nous la mèche plus courte? Sûrement!

      Et le traitement du TDAH par le ritalin qui ont des effets néfastes, disons que le lobby pharmaceutique est très heureux. Et ici, personne ne parle des traitements par la marijuana ou des produits dérivés de la marijuana. Aux USA, il y a de plus en plus de débats et d’études à ce sujet. Aussi efficace sans effets néfastes (encore des preuves à faire)….je ne sais pas si le Canada pourrait s’y ouvrir un jour….

      Sylvain Rivard

    • @ P. Lavoie

      Vous avez raison, la démarche recommandée avant le diagnostic s’étale sur plusieurs rencontres et dans au moins deux milieux différents. On recommande même aux médecins de faire appel à des évaluations complémentaires de psychologues ou à des grilles de mesures des comportements à l’école ou à la maison.

      Mais bien des parents racontent avoir obtenu un diagnostic de TDAH en quelques minutes, comme s’il s’agissait d’une simple otite. Comme le souligne d’ailleurs @David Savard tout juste après vous. Le Collège des médecins reconnaît d’ailleurs le problème.

      François Cardinal

    • Désolé de “pêter votre bulle” mais des faux diagnostics TDAH ça existe. Il y plusieurs années, alors qu’il était au “primaire”, mon fils était considéré comme ayant un “défict d’attention”. Il était hyperactif, agité, constamment sur “une patte” comme on dit. Il a fallu que je livre pratiquement “une guerre de tranchées” avec l’école qu’il fréquentait afin de la convaincre qu’il était hors-de-question qu’il consomme du “Ritalin”. Je connaissait assez bien mon fils pour savoir qu’il avait besoin de canaliser son trôp-plein d’énergie vers des activités para scolaires au lieu de se”bourrer” de Ritalin.

      J’ai tenu mon bout et passé un pacte avec mon fils: “Tiens toi tranquille, fais-toi le plus discret possible d’ici à la fin de l’année académique, et écoute tout ce que les profs vont te dire même si tu trouves que ça n’a pas de sens. Serres les dents et surtout arrange-toi pour avoir de bons résultats. L’an prochain pour le début de ton Secondaire, on t’envoie dans une école privée”. Je l’ai même inscrit au karaté afin de lui apprendre la discipline et le contrôle de soi.

      Ça a fonctionné. Non seulement a-t-il complété son Secondaire avec succès (il est rendu à l’université aujourd’hui) mais il y a trouvé un milieu stimulant, remplis de défis ou on a su “canaliser son trop plein d’énergie” dans toute sortes d’activités tant physiques qu’intellectuelles. Personne et je dis bien PERSONNE ne m’a parlé de TDAH durant les 5 années ou il était au Secondaire.

      Bien sûr, ça m’a coûté un bras” mais je demeure convaincu d’avoir fait un bon investissement.

      La morale de l’histoire: si l’école vous dit que votre enfant est atteint du TDAH, de grâce posez des questions. N’acceptez pas, comme “parole d’évangile” tout ce que les profs et les directions d’école vous disent. Au besoin, faites évaluer votre enfant par des spécialistes au privé (ça risque de vous coûter cher mais ça vaut la peine). Battez-vous et ne laissez pas les écoles transformer votre enfant en “toutou docile”, sous prétexte “qu’il dérange les profs”.

      Il m’arrive parfois de me demander ce qui se serait passé si j’avais accepté, sans réagir, les prétentions des profs et de la direction de l’école que fréquentait mon fils.

      Je trouve anormal que la consommation de Ritalin chez les jeunes québécois supasse celle des jeunes des autres provinces canadiennes réunis. j’ai de la difficulté à croire que nos jeunes sont plus “poqués” que les jeunes des autres provinces. Pas vous ?

      Gilles Morissette
      Québec

    • @François Cardinal, Je n’en doute pas. Une ancienne collègue, psychologue en prime, a magasiné 3 médecins avant d’en trouver un, prêt à prescrire le Ritalin à son fils. Le but? Qu’il soit plus efficace aux examens d’entrée dans une école privée!! Mais c’est un autre sujet…
      P.Lavoie

    • Bizarrement, moi, je trouve que ce sont les adultes qui ont la mèche courte. Vous avez tout intérêt à leur dire qu’ils sont les plus beaux, les plus grands, les plus fins, les plus intelligents, les mieux éduqués, les plus diplômés et les plus médaillés sinon? et ben sinon ils vont vous mettre sur leur black liste, d’amis, de clients, de fournisseurs, de voisins, de blogues. Les québécois sont devenus parfaits. De vrais petits honorables miniatures quoi héhé et n’allez pas leur dire le contraire ils vont vous détester d’une haine profonde pour cela.

      Quand la mer est calme comme un miroir les québécois deviennent tous capitaines et oups! Le Iceberg surgit. Et si y’a pas d’iceberg n’allez surtout pas jeter une brindille pendant qu’ils admirent leur propre réflexion. Ils vont prendre la grue du navire et jeter un gros rocher pour vous faire chavirer et eux aussi.

      Vous êtes le meilleur journaliste monsieur Cardinal,

      Merci de me publier

      simonpicotte

    • Monsieur Cardinal,

      13 millions d’ordonnances d’anti-dépresseurs chez les adultes en 2010.

      http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2011/02/20110207-052600.html

      Qu’on laisse les enfants bouger et qu’on augmente le nombre de prescription chez les adultes. 13M c’est définitivement pas suffisant. De quoi devenir irritable avec si peu de gens qui en prennent. Faites le calcul avec une ordonnance au 4 mois. Ça vous donne grosso modo 3M de personnes sur les peanuts. Le problème est donc les 2M restant qui refusent d’en prendre. Pas les enfants.

      simonpicotte

    • Nous sommes complètement dans la culture des pilules pour tous, comme la série de livres qui se font pour les Nuls. Ça n’a absolument pas de bon sens. Un enfant est fait pour bouger et il me semble que les adultes devraient se souvenir lorsqu’ils étaient de jeunes écoliers, combien nous étions inconfortables parfois dans nos classes sans aération adéquates, poussiéreuses avec des pupitres et des chaises qui ne suivaient pas toujours notre morphologie.

      Ben aujourd’hui, c’est encore pareil. Des classes ou le confort est inexistant et dont aussi le pupitre ne suit pas la morphologie. Qui plus est, ces jeunes sont souvent entassés dans des locaux avec plus de trente élèves à la fois. Non vraiment, je ne voudrais pas revivre cette situation.

      Si j’étais parents, celui ou celle qui viendrait me proposer du Ritalin à mon enfant recevrait une réponse de ce qu’il y a de plus négative. Non et non. Puis, il devrait y avoir de plus en plus de parents qui devraient dire NON et NON. Nous en sommes à revoir l’enseignement et il faudrait ne négliger aucun détail aussi important qu’un milieu confortable pour étudier et ça aussi ce n’est rarement pris en compte.

      Gilles Pelletier, Québec

    • On s’entend que le TDAH, ça existe vraiment. Ce n’est pas sorti des airs ni inventé par les pharmaceutiques pour faire de bons gros dollars sur le dos des enfants.

      Est-ce aussi généralisé qu’on le voit de nos jours? J’en doute. Turbulents, oui. Des enfants-rois dans le lot, oui. Des jeunes qui auraient juste besoin d’autorité, ah! je pense bien. Les gars ont de tout temps eu besoin de bouger, de se défouler, de laisser s’évacuer leur agressivité, vu que ça touche surtout les gars. Ces 30 dernières années ont vu les jeux vidéo envahir les familles. Plus personne ne fait comme nous quand nous étions petits et quand nous écoutions religieusement Batman pour se retrouver au parc en en recréer l’émission dans ses moindres détails. Les jeunes préfèrent chiller: lire s’écraser.

      Les parents ont peur de laisser les enfants hors de leur vue. On ne les voit plus monter aux arbres, se construire des forts ou des voitures caisse à savon. On les garde à l’œil par peur d’avoir peur, le monde est si dangereux!: maniaques, pédophiles, fous du volant, kidnappeurs, violeurs en série, jeunes plus âgés qui fessent sur les plus petits…

      On a donc des enfants qu’on empêche de bouger: la ferme, crie pas, bouge pas, assieds-toi tranquille, va jouer avec ton XBox et que je ne t’entende pas. Bébés, on les parque devant la télé pour les faire tenir tranquilles. Plus grands: ne grimpe pas tu vas te tuer, ne touche pas à ça tu vas te faire mal, cours pas tu vas tomber, mets tes genouillères, ton casque, tes protège-poignets. Lève-toi de par terre, c’est sale, touche pas à ça c’est plein de microbes. Tu vas te brûler, te noyer, te couper…RESTE À MA VUE.

      Tout ça pour dire que des faux diagnostics, il y en a. Et que c’est bien pratique pour ceux qui ont démissionné de leur rôle de parent ou qui n’ont aucune idée comment faire pour redresser la situation. Curieusement l’arrivée massive des enfants TDAH coïncide avec celle de l’obésité galopante chez les jeunes. Étrange…

      Je n’ai quand même pas 100 ans et quand j’allais à l’école, il n’y avait AUCUN clown et aucun enfant “dissipé” parce que ce n’était tout simplement pas toléré. Avec la collaboration de nos parents qui nous tiraient les oreilles si le prof se plaignait de nous. Efficace et on n’en est pas morts.

      Ça vient d’où cette “maladie” inconnue il y a 50 ans? Est-ce que le “va jouer dehors jusqu’au souper” et “va jouer dehors jusqu’à 8 heures ensuite bain et dodo” de nos parents étaient de meilleurs médicaments? Est-ce que les risques que nous prenions en récoltant les bosses qui vont avec l’expérience ont fait de nous des enfants plus calmes quand il faut être calme et plus fonceurs quand c’est le temps?

      Vous ne trouvez pas notre société sécurisée, aseptisée, “politically correct”, “tu as raison et je n’ai pas tort, ne faisons pas de vagues”, bien drabe vous autres? Avoir 16 ans je pense que moi aussi je serais tentée par le car-surfing juste pour voir si je suis toujours en vie et juste pour voir si vous oseriez mettre vos culottes pour m’imposer les limites que tout jeune attend de ses parents.

      Dominique Lavoie.

    • Souvent, on nous dit que le Québec est le roi du Ritalin (nombre de prescriptions). Sauf que j’aimerais savoir, avant d’arriver à la conclusion des mauvaises prescriptions ou de la culture des pilules miracles, si notre système de dépistage est le même ou plus rigoureux, ou plus permissif qu’ailleur …

      @gillesfpelletier

      Sans offense, mais un TDAH (trouble du déficit de l’attention et de l’hyperactivité) n’a rien avoir avec ce que vous dites. C’est une réelle maladie.

    • Oups

      E. Beaudoin

    • @respectable

      Nous avons un profond malaise dans notre société, j’en conviens … Les causes sont diverses …

      E Beaudoin

    • Les enfants sont plongés dès le plus jeune âge devant la télévision, où les situations, les images, les actions, les couleurs, etc, sont si rapides! Dès lors, ils sont habitués de vivre dans un monde qui bouge si rapidement. Auparavant, nos émissions jeunesses étaient plus calmes. Aujourd’hui, on voit des Pokemons se battrent et courrir partout!

      Il est donc presque logique qu’après tant d’action pendant les premières années de leur vie, qu’ils trouvent un livre et un prof qui parle super ennuyant!

      Je vous invite à vous procurer le dernier spécial de la revue Québec Sciences de l’été 2010 (vous pouvez vous le procurer à cette adresse: http://www.quebecscience.qc.ca/qs/publication.php?id=33720105 ).

      Faut comprendre qu’il y a des raisons qui amènent un enfant à agir d’une telle façon ou d’une autre. Il suffit souvent de comprendre ses raisons pour être capable de bien agir en conséquence avec son enfant¸!

      Martine, Lanoraie

    • J’en vois ici qui ont la mèche courte quand on parle des parents qui Ritalisent leurs enfants. D’accord, certains enfants en ont besoin, mais dans la majorité de cas c’est une façon bien pratique et sans effort d’adoucir un jeune et de conforter les parents dans leur décision.

      Un jeune (garçon surtout) a besoin de bouger, de crier et de se défouler, il est en compétition physique et psychologique avec les autres garçons qu’il fréquente. Le jeu et le tiraillement (qui est naturel chez toutes les espèces) est la principale méthode qu’il utilise pour s’affirmer et apprendre. Mais dans notre système éducatif dominé par les femmes, le bruit et le désordre (raisonnable) n’est pas toléré et même réprimé. Imaginez-vous que dans certaines écoles on doit garder le silence même entre les cours dans les passages, c’est très dur pour un enfant. Dans plusieurs autres la récréation extérieur n’existe plus, les activités physiques restreintes au minimum. Un enfant c’est une bombe d’émotion et l’excès d’énergie doit être évacué par le sport ou des activités où les jeunes bougent. Et ces activités ne doivent êtres seulement pratiquées à l’école, ça doit faire partie d’une manière de vivre et être valorisé et pratiquée par les parents. Certains enfants s’ils bougeaient et se dépensaient plus le soir et la fin de semaine seraient peut-être plus efficaces sur le banc de l’école.

      On devrait tout faire et tout essayer avant donner des drogues aux enfants, car il faut dire les vrais mots, c’est une drogue et peut-être, quand il sera plus vieux, au lieu de faire face à ses difficultés avec sérieux et diligence il ira chez le doc se faire prescrire une pilule du bonheur. Il y a des solutions, améliorer le milieu où étudie l’enfant à la maison, faire plus d’activités avec les parents, aménager un espace extérieur où il peut jouer avec ses amis, etc. Et comme le dis Gilles Pelletier de Québec, les chaises et les bureaux des élèves ne sont vraiment pas adaptés à la morphologie des enfants. On est pas obliger d’assoir les enfants dans des fauteuils de luxe, mais il y aurait sûrement moyen de concevoir une chaise et un bureau standard pour nos élèves où ces derniers y trouveraient un confort moyen leurs permettant d’être mieux concentrés. Je suis sûr que ça ferait une grande différence.

      il faut arrêter la Ritalisation à outrance de nos enfants et trouver de vrais solution à long terme.

      François Bélanger

    • C’Est drole comment tout le monde capotent sur l’hyperactivitée mais personne ne parles du déficit d’attention. Tout les messages que j’ai lu sur ce blogue disant que nous prescrivons trop de ritalin ne parlent que d’hyperactivité.
      Non le confort de la chaise ou le sport n’est pas une solution au TDAH. Ils sont des moyens qui peuvent aider mais dans une certaine limite. L’hyperactivité n’est même pas présente chez toutes les personnes ayant un déficit d’attention.
      Au Québec, nous avons les associations PANDA. Organisme communautaire mis sur pied par et pour les parents, ils y a des chapitres locaux dans presque toutes les régions du Québec. Ils sont une ressource très importante pour toutes les questions touchant le TDAH. Visitez leur site web, il est très intéressant et bien construit. Cherchez PANDA TDAH dans google ou allez à l’adresse suivante – http://www.associationpanda.qc.ca/

      Michel de Oliveira

    • >>>Nous avons un profond malaise dans notre société, j’en conviens … Les causes sont diverses …-edata
      _______
      Désolé que vous l’appreniez par moi il n’y a qu’une seule et unique cause: la culture

      Prenez au hasard une nation qui ressemble à la nôtre….heu… tenez Israël par exemple avec 5M d’habitants et la 18e économie du monde. Y’a pas personne sur les médicaments là-bas. Avez vous vu ce qu’ils ont fait en 40 ans avec une dune de sable sans aucune ressource naturelle et constamment en guerre par surcroît?

      Venez pas me faire rire avec vos “causes diverses”. Pourquoi ne pas dire que le problème est complexe une fois parti. Non mais tant que rire de moi. Rajoutez en.

      simon picotte

    • Juste pour ajouter un élément: depuis que ma fille est en première année, si on suit à la lettre le plan de devoir-leçon de sa professeure, ça peut prendre jusqu’à 1h30 parfois. Ajoutez le service de garde et les heures de classe pendant la journée… heureusement elle n’a pas besoin de ritalin. Peut être parce que malgré tout on la couche à 7h30 encore? Car sinon, toute cette charge de travail pour des enfants de 6 ans, le ritalin est pratiquement nécessaire. non?

      J. Lévesque

    • Ce matin, je suis tombé sur un reportage intéressant de la télé australienne sur l’alimentation. La chercheuse accusent les additifs contenus dans les aliments transformés d’être aussi responsables des troubles de comportement chez les enfants. Dans les écoles où elle testait cette théorie, les enfants coupaient leur apport en additifs (colorants artificiels, etc.). Après une période de 2 semaines, ils étaient plus calmes, plus attentifs, avaient un meilleur sommeil et la direction constataient aussi qu’il y avait une baisse drastique de retenue.
      Il y a peut-être là, en plus du manque chronique d’exercice chez les enfants, une piste de solution…

      Le reportage en question est disponible sur YouTube : http://bit.ly/ewhUMH

      Pierre-Yves Villeneuve

    • >>>Car sinon, toute cette charge de travail pour des enfants de 6 ans, le ritalin est pratiquement nécessaire. non?-jijirose
      ________

      Veut-on les calmer ou les gardez réveillés nos enfants?

      Faut pas utiliser le médicament a mauvais escient.

      spicotte

    • >>>Bien des enfants ont en effet besoin de phénostimulants-fcardinal
      ________
      Phéno stimulant???

      Que voulez vous dire par “phéno”

      Je comprends le principe de donner un stimulant à un stimulé pour le calmer mais pas le terme phéno

      @jijirose: Faut pas “coker” ses enfants. Si votre fille est déjà calme n’allez pas lui donner ça. Au diable les devoirs. Sa santé passe avant. Vous en ferez pas une première de classe avec de la “kiddycoke”. C’est le contraire.

      simonpicotte

    • Si le Québec était tout simplement avant gardiste comparativement aux autres provinces canadiennes ?

      Je ne sais pas moi, je ne fais que poser la question.

      Giovanni Armani

    • J’avais oublié de signer : edenis = Etienne Denis

    • Avons nous la meche plus courte ! OH QUE OUI ! Et les babyboomers fraichement retires sont les pires: Que ce soit au resto ou dans l’avion, ils n’hesitent pas a rouler les yeux par en arriere ou a soupirer jsute assez fort a la seconde qu’on entend un ti OUIN OUIN !

      Sans compter la piscine en Floride ou si ils voient un enfant avec une couche (hydrofuge et croyez moi, ya RIEN qui sort de la !) ils capotent raide ! Comme si les vieux faisaient pas parfois de l’incontinence !!

      Jai ete decourage de leur attitude durant un vol Mtl- Ft Lauderdale en fevrier, juste qu’a se faire couper a la fouille pour passer devant mon ti gars et son frere bebe ! Gang de looser, on va pas partir plus vite ! Sans conpter ma charmante voisine qui a peter sa coche parce que bebe a fait caca dans sa couche…comme si un bebe, cetait capable de se retenir !

      Les 60 et plus devraient realiser que cest les petits qui vont payer leurs medicaments dans 25 ans ! Eux, en echange, ils leur laissent une belle dette avec des infrastructures publics en charpie !

      Boomers: prenez vos tranquillisants!

      Yvon Montana

    • Je pense que les gens confondent beaucoup le TDAH et un enfant qui a la bougotte ou qui s’excite facilement. Le TDAH est avant tout un trouble neurologique où il est très difficile de se concentrer sur une tâche quelconque, que l’on soit calme ou non. L’hyperactivité est plus une conséquence de ce manque d’attention que l’inverse.

      Le Ritalin et les autres médicaments aident l’enfant à mieux se concentrer, et par ricochet diminuer son comportement hyperactif, et non le contraire.

      Donner du Ritalin à un enfant qui n’a pas de déficit d’attention sera soit inefficace, ou soit la dose fera en sorte qu’il soit zombie, plus capable de se concentrer, et plus capable de s’énerver. Aussi, ces médicaments ne sont pas sans effets importants sur la santé.

      Si jamais un de mes deux enfants avaient un problème de TDAH bien diagnostiqué, je n’hésiterais pas à leur faire prendre un médicament qui pourrait leur être salutaire À EUX. S’ils sont simplement trop énervés, je ferai de mon mieux pour leur faire dépenser plus d’énergie et j’essaierai de faire en sorte qu’ils se comportent bien.

      S. Blais

    • Il faut savoir que les personnes de tous âges qui sont affectées par un TDA sont particulièrement sensibles aux quatre (4)facteurs suivants qui vont exacerber la situation ou la multiplier si plus d’un sont présents. : Le stress, la fatigue, l’anxiété et la motivation/intérêt pour l’activité.

      Avant même de considérer une médication ou un traitement homéopathique, il faut agir sur ces facteurs aggravants. Par exemple quand on demande à un enfant de se retenir, on ajoute à sa fatigue car cela est plus difficile pour lui, donc il faut prévoir des moments de repos. L’anxiété que cette demande lui procure produit encore plus d’inattention parec qu’elle monopolise ses pensées.

      Dans son livre « Evolve Your Brain», l’auteur Joe Dispenza explique clairement le processus chimique et organique des glandes qui provoque ce besoin de bouger qui, s’il n’est pas satisfait convenablement, conduit à l’hyperactivité. Faire bouger l’enfant est un geste à poser, encore qu’il faut bien le doser.

      L’école et les parents n’agissent que rarement sur ces facteurs, faute de moyens ou de connaissance.

      Gaston Michel Côté

    • Il y a beaucoup de monde ici qui ne savent tout simplement pas de quoi ils parlent. Pour le vivre quotidiennement avec 1 de mes 4 enfants, qui mange la même chose que les autres, qui a le même niveau d’activités physiques…la même vie quoi, je vois qu’il y a beaucoup d’ignorance.

      Nous avons passé plus de 2 ans en pédo-psy avant d’acceper de la médication. Il souffre de TDA. Il n’est pas hyper-actif et on essaie pas de l’empêcher de bouger. Il n’arrive tout simplement pas à se concentrer sur une chose à la fois. Et il semblerait que ce soit le niveau de dopamine qui soit en cause et ça n’a rien à voir avec l’alimentation.

      Et pour combattre une autre préjugé, nous avons eu énormément de support de notre école.

      Quand on ne connaît pas quelque chose, on s’informe ou on se tait!

      Sylvain Rivard

    • Depuis la première année, notre fille a été ciblé, sans évaluation réelle, comme ayant un TDA sans le H et qu’il faudrait considérer la médication. Elle est maintenant en quatrième année, et ayant eu des professeurs faisant le “pont” elle est toujours étiquettée comme ayant un TDA. Fait à noter que plus du tier des élèves de la classe sont sous médications. C’est suite aux diverses pressions exercées par la professeure nous avons procédé avec une evaluation. Les résultats indiquent que notre fille à plusieurs signes reliés au TDA et que la médication était recommandé. Nous avons refusé la médication et avons plutot opté pour qu’on nous offre des alternatives. Visiblement prit au dépourvu par le refus de cette recommandation professionelle, une grille de motivation sous forme de fleur nous a été proposé. Sceptiques, nous avons quand même accepté.

      Nous ne tentons pas de prétendre que notre fille ne peut pas avoir un TDA, mais le coté intéressant est que ce TDA est seulement percu à l’école. A la maison, ou lors des activités sportives et sociales le TDA n’y est tout simplement pas. Alors comme parent, avant de donner la médication à ma fille je me dois de m’assurer que toutes les questions soient posées et revues: Est ce que le TDA peut-être selectif de l’environnement? Etrangement, pourquoi seulement à l’école? Est-ce que l’environnement scolaire (tel que decrit plus haut par M. Gilles Pelletier) est propice? Est que nous en tant que parents passont assez de temps avec notre fille? Avons nous des exigences académiques trop élevés? Est-ce que le professeur est compétent? Est-ce que le déjeuner de notre fille est suffisant? Est ce qu’elle fait assez de sport? Trop?

      Suite aux réponses à ces questions, nous avons conclus que la medication serait seulement un moyen facile d’accomoder le monde autour d’elle.

      Comme une amie psychologue me disait:”Avant il y avait des gens genés, maintenant, on appele ca de l’anxiété sociale. Et ca, il y a un medicament pour ca.”

      M. Tougas

    • @gillesmorissette
      Vous fûtes d’une sagesse qui dépasse ce que je vois habituellement. C’est ce que j’appelle un médicament fait maison! Les arts martiaux sont un excellent sport pour la maîtrise de soi.

      J’ai grandi avec un enfant atteint du TDAH, sa mère l’envoyait «s’amuser» avec moi, malgré que j’aie une dizaine d’années de différence avec lui. Comme il était mon voisin, la route n’était pas longue, malgré l’immensité des terrains de ma municipalité natale. Notre jeu préféré? Le 21, mais à 2! Le 21 consiste à frapper une balle de baseball à l’aide d’un bâton. Le frappeur lance la balle au-dessus de lui-même, la frappe et les joueurs au champs doivent les capter. Comme nous n’étions que deux, je frappais, lui il courait :) Incroyable le nombre de balles que cet enfant pouvait me ramener dans une journée! Il rentrait à sa maison, en sueurs, épuisé et tranquille ; ce qui, évidemment, faisait le bonheur de sa mère! Il continuait de déranger à l’école ; mais nous pouvons, à partir d’ici, pousser le raisonnement un peu plus loin : Est-ce que l’école nuit au développement de l’enfant?

      Nous leur enseignons l’histoire, à bien écrire le Français, les mathématiques, etc. De 8h00 à 16h00, nous leurs demandons de s’asseoir à leurs pupitres et de ne surtout pas interagir avec le professeur, sauf si ce même professeur pose une question. C’est d’un illogisme malsain. Nous devrions procurer, au moins, une séance d’activité physique par jour à ces enfants. Ils ont besoin de bouger, communiquer avec leurs camarades. Bien sûr, c’est quand même utopique et le sujet aurait besoin d’être approfondi, car il va sans dire que cela causerait quelques désagréments, dont l’hygiène en premier lieu. Si on place le cours d’EP à 8h00, les enfants transpirent et toutes les écoles ne sont pas équipées de douches ; après quelques minutes, la transpirations, «ça sent». xD

      Mais, s’il-vous-plaît, essayons toutes les autres avenues, avant d’en venir à une évidence, qui est la médication. Bien sûr, ce «traitement choc»ne peut réussir sur tous, car certains ont de sérieux problèmes, lire ici maladie. Nos médecins sont beaucoup trop enclins à «patcher» le trou, alors que plusieurs enfants peuvent être traités, moyennant un abonnement mensuel au câble (40$ par mois pour le karaté lorsque je le pratiquais).

      Avant de consulter le médecin, placez-vous dans la peau de votre enfant, peut-être y verrez-vous l’éclair de génie qui le guérira!? Le TDAH existe vraiment, mais nul doute n’est possible quant au fait que certains enfants en sont diagnostiqués à tort. Par contre, je crois que la majeure partie des personnes, ayant reçu ce diagnostique, en sont vraiment atteints.

      Merci de m’avoir lu.
      Frédéric Mercier

    • Vous oubliez une chose importante, le Ritalin n’existe que depuis 30 ans, donc le TDA avec ou sans H a été découvert il y a peu de temps et diagnostiqué depuis peu. De plus, c’est hériditaire, donc ça s’est propagé. D’ailleurs, ma soeur qui a maintenant 50 ans, en aurait eu bien besoin dans le temps, mais comme on ne savait même pas que ça existait…

      De plus, le Ritalin est un psychostimulant. Ça ne calme pas les enfants, ça les stimule. Si les enfants le prennent trop tard, ils ont de la difficulté à dormir. Alors qu’on ne vienne pas me dire que c’est pour les calmer qu’on leur prescrit, c’est faux.
      Pour mieux comprendre, visualisez une toupie. Quand elle tourne lentement, elle se cogne partout, quand elle tourne vite, elle reste sur place. C’est la même chose pour un enfant avec TDAH, c’est pourquoi ils ont besoin d’un psychostimulant pour rester en place et pouvoir se concentrer sur une seule chose. De plus, il ne faut pas oublier que l’hyperactivité va de paire avec le déficit d’attention. Et c’est ce dernier problème qu’il faut surtout régler.

      Et le Ritalin n’est pas une drogue. Quand les enfants arrêtent de le prendre, il n’y a plus d’effet et ils ne sont pas en manque. Selon Christiane Laberge, les enfants qui ne sont pas médicamentés vont être portés plus tard à s’auto-médicamenter, à prendre des psychostimulants offerts en vente libre, comme le café, les boissons énergisantes, ou autre produits illégaux, comme la coke, etc.

      Ma fille a un TDA avec un peu d’hyperactivité. J’étais contre le Ritalin dans le temps, parce que je manquais de connaissances. Je suis allée voir 2 conférences de Christiane Laberge sur le sujet et j’ai changé d’idée. La seule chose que je regrette aujourd’hui, c’est de ne pas lui en avoir donné plus tôt. Ses notes ont doublé en dedans d’un mois, son estime est remontée, elle s’est fait des ami(e)s, ses devoirs prenaient 30 minutes au lieu de 2-3 heures, etc.

      @la_campe
      L’école est le meilleur endroit pour déceler un TDA, si vous ne l’avez pas observé à la maison, ça ne veut pas dire que votre fille n’en a pas un. Il faut savoir reconnaître les symptômes qui ne sont vraiment pas évidents. C’est plus évident quand il y a hyperactivité, car l’enfant dérange à l’école comme à la maison. Ma fille pouvait très bien se concentrer sur la télé pendant 3 heures et tout me raconter par la suite, mais dès qu’elle devait faire un effort mental, comme quand elle faisait ses devoirs, là ça ne fonctionnait plus du tout et c’était très long. Je suis allée voir un neuropsychologue, c’est cher, mais beaucoup plus précis et très fiable comme évaluation.

    • Oups!
      Manon Gauvin

    • Ah oui, à ceux qui disent que la médication est une solution facile : détrompez-vous! Aucun remède au TDAH n’est parfait, ils entraînent souvent un lot de conséquences considérables (perte d’appétit, trouble du sommeil, nervosité, sentiment d’aliénation, apathie…).

      Et puis, vous n’y avez peut-être pas pensé, mais la médication est pour moi (et pour d’autres peut-être?) un éternel dilemme moral… Dès que j’accomplis une tâche sous l’effet du ritalin, j’ai l’impression d’user d’un talent emprunté, qui n’est pas le mien et que par conséquent, je ne peux retirer le moindre sentiment de mérite ou de fierté de mes réalisations. Or, par moment, je ne suis tout simplement pas en mesure de correspondre aux exigences de la réalité. Mon rapport avec la médication en est donc un d’amour-haine, et même si tous me réitèrent qu’elle ne fait que corriger une lacune biologique, je ne peux m’empêcher de concevoir la ritaline comme une tricherie, un avantage indu sur les personnes dites normales.

      Marc-André Pelletier (la signature vaut également pour le message précédent!

    • Voyns donc! Imaginez les parents travailler dans un environnement ou il y aurait 1200 a 2000 employés et pas trop de patrons. Votre vie serait un enfer.
      C’est exactement ce que nos enfants vivent a tous les jours.
      Le petit vit dans une famille ou il y a un ou 2 ou 3 peut etre, et soudain il est dans un environnement complètement débridé pour permettre de sauver des couts.
      SMALL IS BEAUTIFULL!!!! Fermons ces grosses écoles impersonnelles qui ont permis aux constructeurs de faire une grosse piastre et flouer tout le monde.
      Revenons a des écoles plus humaines et vous verrez la différence.
      NE BLÂMEZ PAS LES ENFANTS ILS SONT VICTIMES DE NOS ERREURS.
      N.Y.GRENIER

    • @la_crampe Je mets en évidence des extraits de votre récit. “C’est suite aux diverses pressions exercées par la professeure nous avons procédé avec une évaluation.” “Fait à noter que plus du tiers des élèves de la classe sont sous médication.”

      Ça me semble très peu probable qu’un tiers des enfants aient réellement besoin de médication. Si ce que vous dites est vrai, je crois qu’on a là un bel exemple d’enfants (pas tous, mais une partie de ce tiers) qui sont médicamentés pour soulager l’adulte qui s’occupent d’eux.

      Je crois sincèrement que dans ce cas-là, c’est la professeure qui devrait être évaluée!

      (Et ça n’enlève rien aux enfants qui ont vraiment un problème et qui ont besoin d’aide.)

      Etienne Denis

      Etienne Denis

    • Deux choses, l’hyperactivité et les troubles de l’attentions peuvent être combiné comme ils peuvent être séparé. La deuxième, il ne faut pas se basé sur une présomption. J’en ajouterait même une troisième, il faut comprendre le problème pour y remédier. Je suis un hyperactif, l’ai toujours été, et pourtant je n’ai jamais eu de problème ADHD, mais à l’école je prenais du ritalin pour rester calme. Je me souviens avoir eu plusieurs problèmes relier à ceci, mais beaucoup d’amélioration scolaire aussi. Trouble de l’appéti, diminution particulière des besoin de bouger, manque d’énergie, trouble du sommeil et de la difficulté à suivre les autre dans les activités parascolaires. Je ne suis pas en désaccord avec l’utilisation (nécessaire) de ce type de médicaments. Je trouve par contre leur utilisations faite souvent de façon plus convéniente pour certaines personnes que pour aider l’enfant en question. Ceci-dit, je ne condamne pas l’action, mais je me demande si elle est nécessaire en tout temps. Comme on parle de l’école surtout, dans des cas qui sont considéré hors contrôle, je comprend, dans des cas ou le professeur est déranger par l’étudiant… il y a plusieurs solutions autre que ça, puisque après tout, pas besoin d’être hyperactif pour déranger un professeur… les autres élèves non plus. L’autre partie, celle que je condamne sans aucune retenue, c’est l’utilisation permanente du ritalin. C’est à dire, la fin de semaine, lors des sorties, lors des activité ou l’enfant *devrait* dépenser de l’énergie. Tout ce qui a trait aux événements ou aux moments ou le jeune na pas besoin d’être concentrer particulièrement, ou bien juste parce que le parent ou la personne est tanné de son comportement… Ça, c’est règler un problème en en créant un autre.

      Francis Lavallée

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