Le blogue de l'édito

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  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Mardi 29 mars 2011 | Mise en ligne à 12h20 | Commenter Commentaires (37)

    Déplacements vers le bureau : Montréal parmi les pires au monde?

    PX039_3EB8_9NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    François Cardinal

    Combien de temps passez-vous dans votre auto pour vous rendre au boulot et y revenir? La question est fort simple. Et pourtant, bien difficile d’avoir une réponse claire…

    Dans la version papier du Globe and Mail de samedi, on publiait avec ce texte un graphique saisissant dans lequel on comparait les temps moyens de navette, aller-retour, entre la maison et le travail dans les grandes villes du monde.

    Montréal se situait à l’avant-dernier rang avec une moyenne de 76 minutes, tout juste devant Toronto, avec une moyenne de 80 minutes. C’est l’équivalent d’environ 340 heures par année… ou deux semaines complètes!

    C’est énorme! D’autant que la même étude, réalisée par le Conference Board pour la Chambre de commerce de Toronto, précise que la navette est plus longue à Montréal qu’à Barcelone (48,4 minutes), Chicago (61,5), même Los Angeles (55,9), Tokyo (69) et Londres (74)!

    Mais un instant…

    La congestion, dites-vous, est plus importante à Montréal qu’à Tokyo, où les navetteurs dorment dans le train tellement ils demeurent loin du centre-ville?

    Plus importante qu’à Londres, où la vitesse moyenne au centre-ville ne dépassait pas 13 km/h avant l’instauration d’un péage urbain?

    Plus importante même qu’à Los Angeles, où les bouchons sont légendaires à toute heure du jour et de la nuit?

    Bien difficile à avaler…

    Personnellement, je crois que cette étude, souvent reprise ces dernières années, ne tient tout simplement pas la route. Une navette moyenne de 76 minutes à Montréal? Peut-être. La donnée provient de l’Enquête sociale générale 2005, menée par Statistique Canada. Fiable.

    Mais les données étrangères, je n’y crois pas.

    D’ailleurs, en tout petit, tout petit dans l’étude de la Chambre de commerce de Toronto, on peut lire ceci : «Commute times for U.S. metros may be under-estimated. (…) Commuting data for U.S. metros comes from the U.S. Census based on metropolitan boundaries in 2000. It is possible this has lead to under-reporting of commute times compared to Canadian CMAs.»

    En un mot, ne vous fiez pas aux chiffres provenant des États-Unis. D’autant que les régions métropolitaines utilisées comme base de comparaison sont beaucoup plus petites au sud de la frontière… donc, un biais qui se traduit par des temps de navette plus courts.

    Quant à l’Europe, on indique : «Commute time data from Eurostat is available only at the regional level.» Autrement dit, on compare des pommes canadiennes avec des oranges européennes… à l’avantage des oranges, manifestement.

    Cela n’enlève rien au fait que les allers-retours sont longs à Montréal. Mais plus ou moins qu’ailleurs, la question reste entière.

    D’après-vous, quand on se compare aux autres grandes villes, on se console ou on se désole?


    • Je prends le métro tous les jours pour me rendre au travail et en revenir.
      Je me désole.
      Heureusement, une partie de mon trajet est effectuée en train.
      Josée Trahan

    • [on se console ou on se désole...]

      On s’en fout, mais royalement!!!!
      Je m’en fout de ces maniaques du 6 pieds carrés de gazon…

      Car pour moi que des gens qui travaillent centre-ville de Montréal…..
      que ces mêmes gens savent que leurs carrières respectives ne les sortiront
      JAMAIS du Montréal centre-ville………
      Et que ces gens s’achètent une maison à St-Jean sur Richelieu ou Beloeil….
      76 minutes c’est pas beaucoup…..

      Que dire de l’autre qui travaille pour la Ville de Montréal, qui lui s’installe à
      St-Donat…..Allo cohérence…..il vient juste d’avoir sa permanence…..
      il en a donc pour un bon bout….
      …..après ça il CHIAAAAAAAAALE que c’est long….

      Aucune sympathie pour eux.
      Louise April(Laloue)

    • Si les statistiques ne sont pas comparables, ça sert à rien des les comparer… Surtout qu’on voit qu’elles ne sont pas comparables puisque la population Montréalaise est moindre.

      Par contre ce qu’on peut faire, c’est trouver comment les améliorer: plus de transport en commun, ainsi que moins d’étalement urbain et plus de densité de population.

      Pour régler ce dernier point il faudrait arrêter de donner du pouvoir politiques à tous les tatas (dont une de vos journalistes, Mme Lortie) qui sont contre la construction de tours d’habitation parce que ça va détruire une maison abandonnée ou nuire aux populations existantes…

      B Plante

    • Je suis allé à Longueuil en janvier et partir de la station métro de l’université Sherbrooke jusqu’à l’île de Montréal à Berri-UQÀM, ça prenait pas plus que 15 minutes. J’ai de la difficulté à croire que les travailleurs prennent en moyenne une heure et demie pour se rendre au travail…

      Le problème, c’est peut-être que les banlieues s’étendent de plus en plus, les gens vivent de moins en moins près du centre-ville et les ponts pour se rendre à Montréal sont de plus en plus engorgés. En Europe, à Paris entre autres, la majorité des Français “de souche” vivent au centre-ville (à Paris intra-muraux qu’ils appellent) alors que les banlieues sont surtout peuplées d’immigrants. Bref, les Français vivant à Paris sont peut-être plus à proximité de leur lieu de travail qu’ici au Québec, qui sommes habitués de nous étendre en banlieue et de passer une heure dans un embouteillage pour rentrer au centre-ville.

      Yan Brassard,
      Saguenay Lac-Saint-Jean

    • Faire la promotion du télé-travail est une voie de solution..

      Étrangement on en entend à peu près pas parler.

      Jean Émard

    • Montréal est la seule ville majeure en Amérique du Nord sans voie de contournement. TOUT le traffic doit transiter sur l’île même ceux qui n’ont rien à y faire. Pas étonnant que la navette y soit plus longue qu’ailleurs. Et en prime, des illuminés veulent faire payer les ponts à l’automobiliste qui veut aller sur la rive-sud à partir de Laval… alors qu’il n’a pas le choix que de perdre son temps dans les bouchons pour traverser cette île pestilentielle.
      G. Lalande

    • @laloueapril:
      C’est pas tout le monde qui veut vivre sur l’île de Montréal, même si leur travail s’y trouve. Prix de l’immobilier, prix des taxes, densité de population élevé, pollution, bruit, criminalité plus élevée sont les raisons qui poussent les familles hors de l’île.

      Dans mon, cas, je ne travaille pas au centre-ville.m Alors, le meilleur temps que j’ai accompli en transport en commun est 2h pour me rendre au travail. En auto: 30-40 minutes. S’il neige, je change mes heures de travail et en rattrappe les autres jours.

      Vivre en condo sur le plateau, c’est pas pour tout le monde.

      S. Blais

    • Sommes-nous entrain de réaliser les problèmes et les coût de l’étalement urbain?
      Et dire que ça s’achète des condos à des prix ridiculement élevés dans des blocs appartements tout ce qu’il y a de plus banal bâtis en 2×4 entre la bretelle d’accès à l’autoroute et l’autoroute elle-même à l’orée des ilots de chaleurs ( village de magasinage ) créés de toute pièce à même les terres arables dans le seul but de payer moins cher qu’ils disent. On compte pas de la même manière….

      Sylvain Pelletier

    • Quand on regarde aux heures de pointes les voitures par-choc à par-choc et que l’on regarde bien, alors on remarque que la plupart du temps 8 voitures sur 10 n’a aucun passager. Même si ça devait tomber à 6 autos sans passagers, ça serait encore trop. Tout le monde est pour la vertu et la liberté, mais pour que la liberté puisse continuer à s’épanouir, il lui faut tremper de temps en temps dans la logique des choses.

      Quand tout le monde prend seul sa voiture aux heures de pointes, c’est bien évident que notre réseau de ponts et chausées ne peuvent absorber tout ce flot d’automobilistes à moins d’ajouter encore des ponts et des autoroutes.

      Il y aurait sans doute des mesures à prendre pour désengorger toute l’infrastructure routière aux heures de pointes sans devoir engloutir des milliards dans l’ajout de quoi que ce soit qui requiert du bitume. C’est la prérogative de nos élus à devoir être imaginatif et enclencher des solutions nouvelles qui n’étoufferaient pas les libertés de personnes et qui ferait faire un grand pas dans une modernité qualitative.

      Il y a quelques années, j’ai eu l’opportunité de vivre les nombreuses minutes d’attente pour traverser un pont pour aller ou revenir du travail. Tout ce temps perdu n’était jamais productif soit pour moi ou pour mon employeur. Par contre, ça usait mon “char” et mon garagistes faisait de l’argent. À cette époque on commençait à offrir des stationnements incitatifs et des bus de banlieues.

      Maintenant dans la grande région de Montréal, il s’est fait beaucoup d’amélioration au niveau des trains de banlieues et des stationnements incitatifs. On dirait que ne voit pas encore les effets positifs, mais c’est bien entendu, il y a encore trop de monde qui se promènent seul dans une bagnole longue souvent de plus de 2 mètres et demie et qui brule de l’essence comme pour faire fonctionner une usine. Alors . . . il y a là un gros bobo qui n’arrive pas à se faire une bonne galle.

      Gilles Pelletier, Québec

    • Une des clés à court terme de la décongestion de l’Île c’est le parachèvement de l’autoroute 30.
      Tout le traffic en provenance de l’Ontario vers l’est et les USA y transitera; même chose à l’inverse. Et on aidera un peu le Pont Champlain.

      Qui entend parler de la A30 ?

      R. Nault

    • On se désole…
      New York : transport en commun 24/24 (expérience réelle) + des métros qui vont jusqu’au banlieu (Queens, Brooklyn etc) + train pour aller plus loin
      France : maison en banlieue qui en prenant le transport en commun vers Paris ne prend que 20 minutes (dans le centre de Paris et près de la Cathédrale Notre-Dame) En banlieue de Paris il y à des trains qui vont jusqu’à un métro et ensuite le transit se fait rapidement.
      Montréal : les chialeux qui chialent que les gens s’en vont à l’extérieur de Montréal et qu’ils chialent à cause du traffic oublie p-ê que dans le manque de vision de nos leader n’ont jamais songé à développer le métro plus que ça…
      J’habite Pointe aux Trembles (p-ê trop loin pour les Montréalais qui pensent que Montréal ce n’est que le Centre) je me tape le transport en commun TOUS les jours pis y’a des fois où je suis prise dans le traffic…je paye mes taxes comme tous ceux qui vivent à Montréal, mais le maire semble oublier que l’est et l’Ouest existe, car pas de voie rapide, le transport en commun est nul à chier, pas de métro avant Honoré Beaugrand.
      Donc oui quand je compare je me désole…. le seul avantage en rapport aux grandes villes c’est qu’au moins à Montréal nous pouvons encore respirer et que la qualité de vie est meilleure que là-bas…. mais pour le transport c’est de la merde. S. Lalonde

    • Gasston a raison : une voie de contournement est plus que nécessaire.

      Laloue et brassard25 ont aussi tous deux raison : la faute revient également aux banlieusards qui décident sciemment d’aller vivre dans une banlieue plus qu’éloignée, alors qu’ils doivent se rendre au centre-ville chaque jour. Allons!

      Reste que le réseau routier québécois a été conçu et continue d’être conçu par des imbéciles. Nous accusons un retard ahurissant en matière d’urbanisme et de transport en commun sur le reste du continent, l’Europe ou l’Asie.

      Bref, la responsable : la voiture et la surutilisation qu’on en fait, encouragée par un étalement urbain maladif.

      B. Falardeau

    • Je dirais que la densite de la population dans les metropoles jouent pour beaucoup. Si on se base aux statistiques suivantes: http://www.citymayors.com/statistics/largest-cities-density-125.html Montreal est tres peu densement peuple. Ce qui veut dire que la majorite de ses habitants doivent venir de plus loin. Si on la compare a une ville comme Tokyo, le nombre de gens devant passer un pont vs le nombre de gens pouvant aller a pied au travail est enormement different. Je marche a 5 km/h, pourtant si je travaille a 1 km de mon travail, je vais toujours bien arriver plus vite qu’une voiture allant a 100km/h mais habitant a 25 km. Donc plus il y a de pietons comme moi, plus le temps de commutage diminue MALGRE les embouteillage monstre.

      Montreal est 118e sur la densite avec 1850 hab/km^2. Tokyo, malgre ses embouteillages monstres: 50e avec 4750 hab/km^2. Londre et ses 13 km/h? 43e avec 5100 hab/km^2

      En clair? Pour la meme quantite de gens, il y a 4 fois plus de Montrealais prenant leur voiture que de Londonien. Faites vos calculs: ca scrap des stats sur le temps de commutage!

      M. Brassard

    • @ laloueapril

      laloue, notez ceci à votre calendrier car c’est rarissime…

      Je suis e n t i è r e m e n t d’accord avec vous au sujet de ceux qui choisissent d’habiter a 1000 lieues de leur travail.

      Y Labonté

    • Pour avoir travaillé quelques années en ingénierie dans le domaine circulation et transport urbain, parfois on se désole alors que d’autres fois, on se console. Mais les solutions sont disponible. Cependant, le courage politique n’y ait pas. De même que la culture de la société pour accepter/utiliser ces nouveaux aménagements urbains, ça demande un nouveau style de vie, des espaces de vies structurées différemment. L’individualisme (désir d’avoir un grand terrain, une voiture personnelle, etc) est jusqu’à un certain point incompatible avec l’aménagement urbain de proximité/d’efficacité. Voir les plus riches terres arabes dilapidées pour construire des mini-château à Montréal/Laval/Rive-nord/Rive-sud, carrément dégueulasse, un jour, nous regretterons ces choix de société pour faire faire quelques dollars à des entrepreneurs (l’absence de vision à moyen terme est la norme au Québec).

      Nos villes sont aménagées en ayant comme référence la voiture individuelle. Aujourd’hui encore, ça reste la norme. Les quartiers résidentiel sont vaste, les zones commercial et industriel aussi. Le zonage n’a pas été bien pensé à l’origine, mais ça répondait aux standards de l’époque. Il y aurait moyen de réorganiser nos villes mais ce sont des projets radicaux qui s’échelonneraient sur des dizaines d’années. On ne peut pas simplement tout raser et recommencer parce qu’aujourd’hui, nous voyons les choses différemment.

      Mais l’argent gouverne nos sociétés. Ça donne un aménagement bouetteux pour, par exemple, les environs de la station Montmorency à Laval. Avez-vous essayé d’aller faire des commissions à pieds aux environs du métro. C’est le projet d’une journée tellement les distances sont grandes, les trottoirs et les infrastructures piétonnières sont déficiente.

      Mais il y a de l’espoir, des gens qui tentent de faire les choses différemment.

      Richard Dubois

    • On peut compter sur nos élus pour sans cesse ralentir la circulation (bouchons de trottoirs gonflés aux coins de rues; lumières vertes trop courtes aux heures de pointe, etc.), le tout au nom de la “sécurité”.

      Thomas Ionesco

    • au quebec l’important c’est de faire un referendum ou en preparer un
      les routes on s’en fous
      les gauchistes se promenent en autobus ou en metro
      charles chivenchy

    • Comme disait si bien Daniel Lemire: “Montreal, une île une ville, un pont un con”

      Les banlieusard sont content de leur gazon et de leur cour. Mais ils peuvent pas en profiter, ils passent plus de 2 heures par jour sur la route.

      Jean-Sebastien Fortier

    • @charleschivenchy
      D’où vient ce préjugé que ce sont les gauchistes qui utilisent le transport en commun à Montréal? Je me sens 10 fois mieux en métro qu’en auto et je vote pour les conservateurs. Je suis un méchant gros gauchiste!

      Yan Brassard

    • Désolé pour ceux qui le suggère, mais la voie de contournement n’est pas nécessaire, elle pourrait être utile, mais certainement pas nécessaire. Avant, il serait bien plus judicieux de développer le réseau de métro/train/métro de surface pour atteindre les extrémités est et ouest de l’île et pénétrer un peu plus loin sur la rive-sud.

      Une voie de contournement n’aiderait que ceux qui sont très loin du centre-ville. Et dites-vous bien que si le transport s’améliore pour ceux qui sont sur l’île au point qu’ils délaissent leur voiture, ceux qui sont loin en bénéficieront par ricochet. Une voie de contournement ne serait utile qu’en temps d’heure de pointe ou presque et pour ceux qui traverse l’île de part en part.

      Pour ceux qui croient qu’il n’y a que le Plateau à Montréal, je vous suggère de délaisser un peu la rue St-Denis quand vous venez en ville, il y a d’autres quartiers qui valent la peine à Montréal. Le gumbalow à Brossard, ce n’est pas exactement le paradis, je sais, j’y ai habité pendant plusieurs années.

      David Savard

    • Lorsque nous allions travailler ,à l’époque où une voiture par adresse était suffisant il n’y avait pas de bouchons ,il y avait du stationnement,plus de monde moins de cochonneries,moins de chômage ,plus de respect,moins de cash$$$,et le rêve d’être heureux!!!
      Qu’est-ce que ça a donné plus de ”cherchage” du bonheur encore qui nous a emmener au contraire dans plus de problèmes.
      Alors voulons nous continuer cette oeuvre suicidaire ou pour un temps du moins un peu,juste un petit peu DÉCROÎTRE.
      Au lieu de continuer de s’aliéner à une croissance ne pouvant qu’entraîner notre instinction prématurée.
      Gilles Ménard

    • À QUÉBEC LE PRIX DE 1 F-35 =UN AMPHITHÉÂTRE ET LE BILLET D’ENTRÉE PAYÉ POUR LA POPULATION DURANT 10 ANS.
      Gilles Ménard

    • Le secret c’est d’avoir un chauffeur. Pas besoin d’avoir une limousine pour avoir un chauffeur. Il va vous la conduire pareil votre minounne à 10$/heure. Pendant ce temps vous faites d’autres choses en souhaitant qu’il ne soit pas trop volubile. Bref, transformez la banquette arrière de votre voiture en bureau. Simple question de savoir gérer son temps.

      « Le temps sera le maître de celui qui n’a pas de maître » Proverbe arabo-musulman

      simon picotte

    • Ce n’est pas nécéssairement mieux quand on habite sur l’île….j’habite Montréal, ça me prend entre 30 et 45 minutes pour me rendre au boulot transport en commun.

      En voiture, je fais le trajet en 10 ou 15 minutes…..2 rues, quelques lumières, et c’est réglé. Il faut trouver un stationnement, mais c’est tout de même moins long. Desfois je m’ennui du temps où j’avais un char.

      Ben Lajoie

    • @ sebsurleweb

      Il y a d’autres quartiers à Montréal que le Plateau. Je vis dans l’arrondissement Saint-Laurent, à 10 minutes de mon travail en vélo ou en voiture, 25 minutes à pied. L’argument qui stipule qu’il coûte trop cher pour vivre à Montréal ne tient pas compte du fait qu’en banlieue, il faut deux voitures, sinon trois si des adolescents vivent à la maison. Deux voitures, c’est beaucoup de dépenses (essence, entretien, assurances, etc.), on parle de plusieurs milliers de dollars par an, sans compter le stress et les pertes de temps sur les ponts et les voies supposément rapides. Il me semble que l’argent dépensé dans les autos serait bien mieux investi dans une hypothèque un peu plus grosse. Et pour avoir “magasiné” un peu les maisons l’an dernier, je trouve que les prix ne sont pas si bas que ça en banlieue.

      André Cartier

    • @ramses2.1

      Entièrement d’accord avec vous – le télé-travail est une excellente solution. J’ai la chance de pouvoir en faire de une à deux fois par semaine.

      Sylvie Lachapelle

    • J’ai passé trente ans à Montréal. Quand j’y suis venu, pour des raisons évidentes, j’ai décidé d’habiter sur l’île, à proximité du Métro. Les douze dernières année, je les ai même passées au centre-ville où je pouvais tout faire à pied et en majorité, sans mettre le nez dehors en hiver, saison que j’ai en horreur. Je n’ai jamais compris ceux qui allaient se terrer à des kilomètres pour ensuite avoir besoin de deux autos pour se taper des heures d’embouteillages pour venir au travail. Et, bien entendu, se plaindre du temps perdu et autres emmerdements.

      Quant à L.A., il faut aller y vivre ou même juste s’y promener pour constater qu’une heure de déplacement, c’est une sorte de minimum. Soixantes minutes à L.A., ça ne vous mène pas loin. Et les transports en commun font vraiment pitié.

      Paris, avec son métro et son RER hyper développés, c’est vivable à condition de bien supporter les foules compactes aux heures de pointe et les grèves imprévisibles des camarades syndiqués de la RATP.

    • Bon! Encore la signature: J-F. Couture.

    • Je vis présentement en location à Montréal et je viens d’acheter un condo sur la rive sud ! N’en déplaise aux anti-banlieue plus haut, voici mon raisonnement:

      1- J’ai un budget modeste (maximum 250 000$), et à ce prix là à Montréal, il n’y a rien de plus grand qu’un quatre et demi. Cependant, moi et ma blonde voulons des enfants et un chien. On les mets où dans un quatre et demi à Montréal ? Sur la rive sud j’ai 3 chambres, 2 salles de bains et une cour.

      2- Pour transporter les enfants, ça prend une auto (ne me dites pas d’amener mon enfant malade à l’hôpital à 2h du matin en taxi). Pour aller en vacances, ça prend une auto (je suis amateur de camping, de plein air et de tourisme dans les régions du Québec [gaspésie, abitibi, etc.]). Ma famille est éparpillée dans tout le Québec, pour aller les voir ça prend une auto. Mon travail m’appelle à me déplacer d’urgence la nuit. Ça me prend une auto. Un stationnement à Montréal avec un condo ça coûte au moins 20 000 $ (à déduire de mon budget maximal de 250 000$), alors que sur la rive sud c’est inclus dans le prix.

      3-Pour demeurer à Montréal, ma seule option serait la location (condo avec trois chambres = au moins 350 000 $ sans le stationnement, soit le prix d’une unifamiliale haut de gamme sur la rive sud). Cependant, les logements avec 3 chambres en bas de 1000$ par mois ça n’existe pas, et à plus de 1000$ par mois on se rapproche de mon paiement d’hypothèque de 1100$ par mois !!! Par ailleurs, en location à un prix raisonnable, les seuls logements disponibles sont généralement en état assez douteux dans des quartiers tout aussi douteux. En plus, en location il n’y a aucune garantie que le propriétaire effectuera un entretien convenable et effectuera les réparations de façon adéquate.

      4- La qualité de vie. En banlieue, mon condo sera isolé avec du béton sur tous les côtés en contact avec une autre unité (mais j’ai deux étages, personne au dessus et une unité sur un coin). Les condos haut de gamme de Montréal sont bien isolés, mais les condos abordables et les appartements en location impliquent généralement qu’il faut endurer les partys des voisins de même que les odeurs de cuisson et de cigarette des voisins. Par ailleurs, j’aurai une cour privée où mes enfants pourront jouer sans avoir besoin de surveillance directe, des parcs bien entretenus à distance adéquate, des services publics de qualité, des pistes cyclables séparées de la rue, en plus de demeurer dans un quartier où habitent principalement des jeunes familles.

      En bref, habiter à Montréal c’est bien pour les célibataires, les couples sans enfants, ou les familles nanties. Pour les jeunes familles de la classe moyenne, c’est tout simplement trop cher d’être propriétaire. C’est possible d’être locataire, mais les compromis sont si grands que ça vaut bien la distance pour être propriétaire en banlieue. Par ailleurs, le transport en commun entre la rive sud et Montréal n’est vraiment pas si mal. Actuellement, aller au travail en métro seulement me prend 30 minutes. De la rive sud, en autobus et en métro, ça me prendra 50 minutes…

      Jean-François Simard

    • Mon autre point de référence et de comparaison avec Montréal, est Sao Paulo (pour y avoir habité 4 mois) ; d’avance, on ne peut comparer les défis d’une ville comme Montréal, certes une métropole mais de taille somme toute moyenne, avec ceux d’une mégapole de 15 millions (officiellement). Je m’étonne que, ni DF de Mexico, ni Sao Paulo, mégapoles occidentales, ne fassent partie de la comparaison.

      Sao Paulo, quoi qu’on en dise, avec ses embouteillages monstres, ses multiples tunnels et autoroutes surélevées, m’apparait parmi les meilleures au monde : dès la 2e crise du pétrole, le gouvernement a fait le pari de délaisser le pétrole, et y a décidé d’explorer les carburants alternatifs et la majorité des voitures y roulent maintenant au gaz naturel ou à l’alcool, et c’était moins pollué que ce que j’appréhendais ; on y a aménagé des trains de banlieue, fréquents à les confondre avec un métro, en cohabitation avec le transport ferroviaire de marchandises ; mais surtout, on met le paquet pour développer des extensions de ligne de métro et des nouvelles lignes qui les entre-joignent, et une ligne de train-métro vers l’aéroport loin du centre-ville.

      L’indicateur, pour moi, n’est as le temps de transit mais la volonté d’améliorer les choses : assumons d’être un milieu urbain. Développons le métro et les trains au dessus des espaces occupés par les voies ferrées de marchandises (y’a une “loop” à y faire, un peu comme Chicago, sur le rail entre les métros Parc, Rosemont, Préfontaine, le vieux-montréal et Vendome puis Namur) ; densifions près des stations de métro et construisons un pont de contournement entre Repentigny et Varennes ; mais surtout transférons l’aéroport vers Mirabel ou les rails de la ligne deux-montagne vont, en plus du rail ste-thérèse – lachute.

      Ce qui me désole de Montréal, c’est pas le minutage du transit que tous tentent d’arranger à leur avantage, c’est l’absence de ferme volonté et la faible inventivité des planificateurs de la ville ; c’est que contrairement aux autres, on semble “stallés” plutot que d’y mettre le paquet…

      Guillaume Blouin-Beaudoin

    • Ceci est tout à fait cohérent avec les données recueillies par Navteq (qui alimente les GPS de Garmin et Google Maps) qui démontre que l’on trouve à Montréal 2 des 5 axes routiers les plus congestionnés en Amérique du Nord:

      http://corporate.navteq.com/webapps/NewsUserServlet?action=NewsDetail&newsId=948&lang=en&englishonly=false

      Paul Bienvenue

    • Dès qu’on ajoute un trajet de bus ou deux à un trajet de métro, on allonge considérablement le temps de navettage. Le centre de la ville (de Côte-des-Neiges à Villeray) est bien desservi par le métro. L’Ouest de l’Ile est bien desservi par le train. L’Est de l’Ile ne paie pas suffisamment de taxes pour avoir un metro ou un train. Habiter au centre coûte cher pour très peu. Habiter dans l’Est est souvent nécessaire pour les familles qui veulent vivre selon leurs moyens. Par contre, habiter Montréal-Nord, Pointe-aux-Trembles, Montréal-Est, Saint-Léonard, Anjou ou Rivière-des-Prairies et travailler au centre-ville équivaut à 1h15 à 2h de navettage dans chaque sens. Ajouter le détour pour récupérer les jeunes enfants à la garderie et vous comprendrez pourquoi tant de familles préfèrent habiter en ceinture de l’Ile : moins chronophage, meilleure vie de famille.
      Erika Schimann

    • La solution n’est certainement pas de multiplier les routes et les ponts, comme on l’a fait ailleurs. Ça ne marche pas. Toronto a beau investir énormément pour y agrandir son réseau routier, la ville est toujours plus congestionnée, encore plus que la nôtre.

      La solution passe par les péages urbains et le transport en commun, de même que par des mesures incitatives pour attirer les gens de la banlieue en ville. Solutions qui ont montré leur efficacité ailleurs.

      On pourrait par exemple mettre en place des péages sur les ponts, peu élevés au début, mais qui permettraient de financer de nouvelles lignes de trains de banlieue et de métros. Avec l’augmentation de l’offre de transport en commun, on pourrait progressivement augmenter les tarifs. Même chose pour accéder au centre-ville – Londres a considérablement réduit ses bouchons de circulation avec une telle mesure.

      Ceux qui disent qu’ils ne peuvent pas élever leur famille à Montréal connaissent mal la ville. Y a des quartier résidentiels tout à fait comparables à la banlieue, comme Ahuntsic, où j’habite. C’est calme, y a beaucoup d’espaces verts et des duplex avec de grands terrains. Pis si vous avez besoin d’une auto, y a Communauto qui permet d’éviter d’en acheter une, ou une deuxième.

      Faites le calcul: c’est plus avantageux en fin de compte de vivre en ville, même si le prix des maisons est plus élevé au départ. C’est surtout faire preuve de clairvoyance, parce que le prix du pétrole ne va pas aller en diminuant, croyez-moi ! Nous vivons probablement la dernière décennie où l’essence sera abordable, même les experts les plus optimistes de la question le reconnaissent.

      Les longues attentes dans les bouchons de circulation risquent de devenir de plus en plus difficiles à assumer financièrement dans l’avenir.

      Stéphane Thibodeau

    • Ce dont on ne parle jamais, c’est d’encourager les donneurs d’ouvrage a sortir de Montréal, je ne comprend pas la nécessité de se sentir obligé d’être dans la ville. Je parle en connaissance de chose. Ma cie. était dans le centre ville, je l’ai déménagé à St-Jean sur Richelieu et c’est la meilleur décision que je pouvais prendre. Ça fait maintenant 4 ans, les avantages?? Moins cher de loyer, des employées heureux (sauf 1 qui s’entête à rester à Laval, les 8 autres étaient sur la rive sud ou y ont déménagé, même celui qui restait à Mtl est sorti de l’ile) Désavantage?? absolument aucun.
      Pierre McCoy

    • @dcsavard

      La voie de contournement n’est pas tant pour les automobilistes que pour les camionneurs. Pour se rendre sur la Rive-Nord ou en Ontario, les camionneurs provenant de la Rive-Sud et des États-Unis doivent obligatoirement passer par Montréal (et vice-versa pour les camionneurs de la Rive-Nord et de l’Ontario). Puisque, des cinq ponts menant de la RS à Montréal, seul Champlain est en mesure de les accueillir (du moins jusqu’à ce que lui aussi n’en soit plus capable, ce qui semble être pour très bientôt), cette voie se retrouve constamment assaillie par un convoi incessant de camions, à longueur de journée.

      La voie de contournement, c’est la solution logique pour redonner un peu d’espace aux automobilistes en envoyant les camions rouler ailleurs que sur les voies névralgiques de l’île.

      R. Perez

    • La 40 n’a jamais été terminé à la hauteur de Trois-Rivières. Lorsque vous arrivé au bout pour prendre la 55 Nord ou allez à Trois-Rivières Nord on voit que le tracé est déjà fait. Petit, j’allais là en motocross. Je connais ce racoin par coeur (il attire les rats). La Job est fait au complet. La gravelle est là étendue à coche. Il ne manque que le bitume.

      Sur le bord du St-Maurice à fin du tracée même les arbres furent enlevé et ils ont mis de la gravelle qui descend jusqu’à dans l’eau.

      Il est clair que les plans originaux étaient pour une 40 sans détournement. Faites moi confiance. Sauf que Québec a manqué d’argent à un moment donné pour le pont qui j’avoue ne serait pas un petit pont. À cette hauteur de la rivières les falaises sont hautes même si la rivière n’est pas creuse.

      Abacadabra, on nous a donné la 755 (1) l’équivalent de votre 40 métro mais sans jamais de traffic et pas mal mieux. Nous trifluvien on préfère ça. Une autoroute en plein milieu du centre-ville qui traverse la ville de bord à bord c’est idéal. Mais le type qui en a rien à cirer perd 30 minutes de son temps à faire le trajet Québec-Montréal.

      Tout ça pour dire que nous avons un problème de ponts au québec. Lorsque vient le temps de faire un pont oups on fait dans la culotte. Faut dire qu’on est « pas bon » en pont non plus. Mais on peut demander à nos amis qui viennent nous en faire des « pas chers ». Japon, US, GB, Israël. On peut pas téléphoner à ces gens là?.

      Voyez cet échangeur Turcot à 261M

      http://en.wikipedia.org/wiki/High_Five_Interchange

      Pourquoi on n’appelle pas ce gars là pour qui vienne régler tous nos problèmes? Je vous rappelle que notre Turcot est budgété à 3G et à 7 ans de construction et que nous sommes au québec alors on s’entend que ces chiffres sont sous-estimés.

      (1) J’étais pas né. Je sais pas s’ils ont fait la 755 à cause du pont de la 40 avant ou après. La 755 est bien pratique ils avaient peut-être leurs raisons. Notez qu’un boulevard Urbain aurait été mieux que la 755 par exemple. Tant qu’à exproprier exproprions pour de vrai. La structure est aérienne. La bordure se transforme en rampe de lancement le printemps. Un char est déjà passé par dessus le mien en jumpant et je niaise pas.

      simonpicotte

    • Le problême majeur avec Montréal c’est que c’est une ile. Voyez vous les entrées et les sorties sont limitées. Tant que nos dirigeants ne se brancheront pas entre le service en commun et l’automobile tout le monde va souffrir. Aux U.S.A. il est évident que leur choix est la voiture a voir les autoroutes qui se construisent chaque année. Bien sur il en va de son économie qui est basée sur une production d’auto très importante. Nous on est entre les deux choix. BRANCHEZ VOUS LES BOSS.
      N.Y.GRENIER

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