Le blogue de l'édito

Le blogue de l'édito - Auteur
  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Samedi 26 février 2011 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (58)

    La grosse marmite

    NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’Édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration

    Mario Roy

    motsÀ côté de mon bureau, j’ai une grosse marmite (posée sur un feu de bois…) dans laquelle mijotent toujours trois ou quatre idées d’éditoriaux qui ne sont pas encore au point. Des idées un peu floues. Encore insaisissables. Je les remue de temps à autre avec une grosse louche!

    Certaines possèdent le potentiel pour devenir un jour, avec beaucoup de travail et un peu de chance, presque publiables. D’autres sont à ce point inintéressantes qu’elles sont destinées à aller directement de la marmite à la poubelle -pardon: au bac de recyclage.

    Un des ingrédients qui mijotent dans le moment concerne les… mots. C’est-à-dire: le remplacement graduel de la réalité matérielle par une « réalité » virtuelle de mots qui n’a aucun lien avec la première!

    Uniquement au Québec, des dizaines de milliers de gens se consacrent à cette besogne.

    Ainsi, remplacer l’assurance-chômage par l’assurance-emploi, ou l’assurance-maladie par l’assurance-santé, n’a aucun effet sur le réel: il y a toujours autant de chômeurs et de malades. Revoir le mode de fabrication des statistiques sur la pauvreté ou la diplomation « élimine » des pauvres et des ignares virtuels, mais pas des pauvres et des ignares réels. Idem pour le décrochage scolaire (pardon, la « persévérance » scolaire).

    Et, à un niveau supérieur, lorsque l’ONU (la plus gigantesque et coûteuse manufacture mondiale de mots!) adopte au Conseil de sécurité une résolution « condamnant fermement » la violence en Libye, cela ne sauve pas dans le réel une seule misérable vie!

    Bref, donnez-moi un petit coup de main avec la marmite.

    Constatez-vous, vous aussi, un gouffre entre les mots fabriqués à grands frais dans toutes les bureaucraties de ce monde et la toute simple réalité?


    • À votre question de la fin la réponse est oui. À votre demande d’aide, aucune idée sauf peut-être, le côté éphémère de la nouvelle. Que ce passe-t-il en Égypte ou en Tunisie ou au Bahreïn présentement??? Aucune idée car les médias ont tous braqué leurs objectifs sur le Libye.

      P.S. Un éditorial qui pourrait être intéressant est : Mensonges autorisés sur les ondes? ou le CRTC et les «fausses nouvelles»
      Le CRTC pourrait ainsi permettre la diffusion de nouvelles volontairement erronées, pour autant que celles-ci ne risquent pas de «constituer un danger pour la vie, la santé ou la sécurité du public».
      Source : Le Devoir 09 et 10 fév. 2011.

      Je ne vrois pas que vous ayez abordé ce sujet qui selon moi a des conséquences directe sur la vie des gens non pas à court terme mais sur le long terme.

      Gilbert Duquette
      Témiscouata sur le Lac.

    • bonjour, n,est-ce pas un exercise de brain-strorming,,? et qui a les idées pour mettre des noms un peu bizzare en commencant par-non,,,,ex–la non-attitude, ou la non-acceptation,,,??, merci,
      marie michel

    • OUps oubliez mon sujet d’édito : Mensonges autorisés sur les ondes

      Je viens de lire en entier les articles et les titres ne reflètaient pas du tout les conclusions des articles. Ma première lecture ayant été en diagonale

      Gilbert Duquette
      Témiscouata sur le Lac.

    • Bien sûr qu’il existe ce gouffre, et pas seulement dans les bureaucraties. J’ai eu cette réflexion ce matin en lisant qu’Harper “prévoit imposer des sanctions au régime Khadafi”. Comme s’il se souciait du sort des Lybiens, alors qu’il n’a même pas été foutu d’aider les ressortissants canadiens à l’heure où les autres pays évacuaient les leurs. Heureusement, les gens ne sont plus dupes.
      S. Cousineau

    • Je suis d’accord avec vous. De mon cote, je ne suis jamais tres fort avec les mots
      Non voyants
      Malentandants
      L’Onu passe beaucoup de resolutions mais resoud peu de problemes…
      V Nguyen

    • Pour l’assurance emploi ou l’assurance santé c’est comme pour l’assurance vie, c’est quand on ne l’a plus qu’on peut en profiter.

      De façon générale, j’ai l’impression qu’on met des mots moins durs, plus acceptable pour nous prémunir contre la réalité, ainsi des infirmes sont des personnes handicapés, les aveugles des non-voyants, les hospices des CHSLD. Change-t-on les mots à défaut de changer les maux?

      La réalité est-elle un nouveau tabou. Vous souvenez-vous des zizis, bizounes, nounes, des femmes en ballounes? Que de mots avons-nous inventé parce qu’on n’osait pas dire les vrais.

      Est-ce à défaut de courage ou pour cause de paresse collective. Nous, Québécois, sommes connus ou se plait-on à se voir comme des latins, bons vivants mais pas pour notre discipline. Il y a de la mollesse dans l’air, beaucoup de mollesse, pas beaucoup de rigueur. L. Paquette

    • Bonjour,

      Les hauts fonctionnaires et ceux qui aspirent à ces prestigieux postes doivent fabriquer des mots et, pire encore, créer des phrases avec ces mêmes mots. L’insignifiance est aussi décrite dans un langage savant, incompréhensible pour le commun des mortels. Les gens doivent avoir l’impression que l’on travaille fort, que l’on suit toujours la situation de près. Pour les “faiseux”, l’objectif est simple: Paraître plus intelligents aux yeux des patrons. Cela a pour effet de consolider leur “job” et de les mettre en ligne pour l’obtention d’une promotion certaine. La compétence pour remplir la fonction n’a pas nécessairement besoin d’être au rendez-vous.

      Alors que je donnais un cours de gestion qui s’adressait à des gens en formation dans plusieurs disciplines, voici comment on a commencé à définir un problème que je n’avais pas encore perçu: “Nous rencontrons une problèmatique d’interdisciplinarité centripète, multilatérale, évolutive par bonds…etc”. Avez-vous déjà consulté le dictionnaire des termes pédagogiques au Québec? Le petit Larousse illustré est moins volumineux. Ma foi, la plus grande densité de savants, au pied carré dans le monde, se retrouve certainement au ministère de l’Éducation du Québec. Le pire c’est que partout, dans tous les domaines de l’activité humaine, on essaie de les imiter. Être un bénéficiare du système carcéral c’est déjà plus confortable que d’être enprisonné n’est-ce-pas. Faire partie des pertes collatérales doit rendre la mort plus acceptable, la souffrance moins grande… Aujoud’hui, on paie beaucoup trop de monde à parler pour ne rien dire. C’est l’une des calamités des temps modernes.

      Gaston Langlais – Gaspé

    • C’est vrai ce que vous dîtes. Ainsi, les de souche, ou pure laine, ont une nouvelle appellation maintenant :
      “Les Ceintures Fléchées”, gracieuseté de votre confrère Patrick Lagacé. Ça ajoute une plus grande précision à ce que les francophones québécois sont: des gens arriérés, très arriérés, et qui résistent malheureusement à un changement de culture qui normalement devrait se faire de la culture francophone vers la culture anglophone, tout petit nombre sommes-nous dans une mer, un océan dirais-je anglophone d’environ 350 millions.
      Bravo à Patrick Lagacé et tous les artistes, les journalistes, les médias qui envoient leurs enfants à l’école anglaise! Adieu les “Ceintures Fléchées”, vous serez bientôt remplacés par des vrais anglophones unilingues, car le français appartient à une autre époque.
      Souvent les nouveaux termes utilisés décrivent la réalité d’une façon plus imagée.
      Les “Ceintures Fléchées” dénoncent les “purs et durs” de la langue française qui est, comme on le sait tous maintenant, un anachronisme, voire une absurdité. Nous ne sommes quand même plus en 1760!!
      E.V.Ross

    • DE MOTS ET DE VALEURS

      Ces fausses valeurs du JE basées sur l’autocratie ne conduiront toujours qu’à un moralisme bidon refermé sur lui-même où les intérêts ramenés au droit ou à la vertu ne trouveraient plus que dans l’égoïsme la pleine satisfaction de ce sens commun sans lequel aucune société ne saurait survivre plus d’une génération.

      Ces fausses valeurs individuelles ne conduisant en fait qu’à ces sortes d’éthiques empiriques où il n’y aurait de vrai que les us des plombiers par rapport aux coutumes des dentistes, loin d’apporter le moindre remède fondé à cette maladie très courante du JE-ME-MOI tout comme en certaines petites écoles de pensée, non seulement ne pourriaent procurer quelque bonheur que ce soit aux milieux concernés, mais en accéléreraient davantage la cacophonie ambiante grâce à ces systèmes de non-valeurs qui auraient comme par hasard obtenu leurs lettres de crédit sur des suppositions mal fondées tout autant que des paravents à l’iniquité.

      La morale des unes connaissances demeurant ainsi sans rapport avec l’éthique des autres lobbyistes, les droits des unes moralistes auraient tôt fait de se substituer aux libertés d’autres propagandistes sous prétexte de pushing politique ou sous la gouverne de ces valeurs bidons où la seule loi du plus grand nombre serait devenue de fait comme de droit le critère de vérité le plus absolu par delà la rhétorique ou les montées laiteuses de sémantiques plus humoristiques que théâtrales à vrai dire…… suite….. Y. ROY, Mtl

    • «Attention aux euphémismes! Ils aggravent l’horreur qu’ils sont censés déguiser»
      Cioran.
      ++++++++

      Alors, vous aussi ça vous turlupine? Remarquez, vous n’êtes pas le seul et ça ne date pas d’hier.

      Il me semble que le Québec est une sorte de leader en cette matière et ça remonte déjà à quelques décennies, quoique cette impression puisse être simplement dûe à la proximité avec le monstre.

      Rappelez-vous:
      Le «malade» devenu le «bénéficiaire».
      Les «professeurs» devenus, à une certaine époque, les «travailleurs de l’enseignement». Un peu plus et ils devenaient les «cols bleus de la culture».
      Les «vieux» devenus les «ainés». Et que dire du «bel âge». Y’a même un magazine éponyme qui glorifie ce naufrage, comme le disait si bien un certain Général.
      Le «sourd» (qui n’entend rien) devient un «malentendant». Il devrait en être content puisque désormais, il entend un peu.
      L’«aveugle» (qui ne voit rien) devient un «malvoyant». Lui aussi devrait être soulagé. Il voit maintenant un peu.
      Le «quadriplégique», cloué au lit devient un simple «handicapé». Je me rappelle une personne ainsi affligée, traducteur de profession, donc un familier des mots, qui m’a dit: Je souhaite qu’on cesse de me qualifier «d’handicapé». Je suis un «invalide».

      Et la liste pourrait s’allonger. Les «minorités visibles». Les «personnes de petite taille». Les «personnes à la masse pondérale excessive».

      Mais pourquoi écrire un édito là-dessus? Le sujet est connu et les zélotes du «novlangue» ne vont pas changer d’idée-(ologie). Alors à quoi bon?

      Il y a tant de vrais sujets d’intérêt.

      J-F. Couture.

    • DE MOTS ET DE VALEURS -2

      Et s’il est vrai d’ajouter que de telles philosophies des humeurs demeureront toujours sans fondement aucun en ce qui concenre du moins la critique des Sens dans le seul contexte du Réel plutôt que de ses simples perceptions, ce n’est donc pas demain la veille que la Raison pourrait obtenir comme plein droit de Cité parmi tout ce fatras de représentations plus ou prou agréables et qui ne concernent malheureusement pas que ceux de la Galerie pour résumer la question.

      La dialectique ne concernant de fait que l’examen d’opinions mieux fondées zoo pas, seule leur analyse plus fine et détaillée pourrait donc permettre d’y voir un peu plus clair avant de s’y retrouver, et simple question d’éviter d’aller se prendre justement comme un pou qui aurait trouvé sa seule et unique raison d’être à gruger le crâne de Socrate parmi toute une forêt de poils plus ou moins bien ordonnés, le mieux pour disserter du bonheur resterait encore à trouver avant de pouvoir arriver à un plus de concertation en la matière comme de raison.

      C’est une fort belle chose que l’innocence en effet, mais le malheur voulant qu’elle sache si peu se conserver par delà les apparences du vouloir ou les incertitudes du savoir, l’usage veut que les enseignements des unes ou les aphorismes des autres soient parfois utiles à une certaine sagesse disons un peu plus de circonstance que le Bon Goût à la mode ou les recettes sans pareilles de nos grands-mères quand il s’agit de mignons petits bedons toujours à combler et rien d’autre de cultûres ambiantes.

      Si bien que le bonheur ne se limitant le plus souvent chez les Sapiens qu’à un certain mieux-être dans l’Égo plutôt qu’un Bien-Être parfaitement dépassé quand il s’agit du moins des chauves ou des épilées, ni l’Imago institué comme norme sociétale ou politique dans une mer de sophismes dépareillés, encore moins cet Océan de concepts pas toujours évidents quand il s’agit de libertés individuelles par rapport à ces droits plus collectifs de la Cybenétique ne sauraent donc à eux seuls servir de critères plus objectifs quand il s’agit de normes à définir ou de balises à cirsonscrire en ce qui concenre du moins cet obscur objet du Désir qui concerne tout simplement le POUVOIR; justement là où aucune règle éthique ne semble vraiment exister encore à vrai dire. suite…. Y. ROY, Mtl.

    • Votre texte pose une question hautement philosophique. Qu’est ce que la réalité?
      Si la réalité est ce que nous percevons alors changer nos perceptions pourrait logiquement changer la réalité. Si la réalité n’a rien à voirs avec notre perception alors tout ce verbiage nouveau est inutile.
      Moi je penche pour la première option.
      M.Leclerc

    • Le gouffre est immense. Voici quelques exemples de novlangue (nouvelle langue) provenant d’un blogueur dont j’ai oublié l’identité :

      Ne dites plus clandestin mais candidat à l’immigration (Figaro), gitans, rodeurs, monte en l’air, mais gens du voyage (tous les médias).?

      Ne dites plus clandestin, immigré illégal, ni même sans-papiers, mais privés de papiers (source)?

      Ne dites plus discrimination positive mais encadrement différencié (Belgique) (voir)?

      Ne dites plus quartier à majorité immigrée mais quartier populaire (tous les médias)

      ?Ne dites plus ni crimes, agressions, violences, mais plutôt actes de délinquance ou incivilités. Et encore mieux bêtises (source) ou faux-pas (France 2). Récent : les inconduites (CNRS)?

      Ne dites plus émeutes ou guerre des gangs mais incidents (partout)

      ?Ne dites plus immigration mais mobilité européenne (Frattini, commissaire européen) (voir)?

      Ne dites plus immigré mais client (autorités finlandaises) (voir)

      ?Ne dites plus bandes mais identités de quartier. (LCI.fr)?Ne dites plus des bandes de noirs et d’arabes mais des jeunes qui se regroupent souvent sur des considérations ethniques » (Belgique) (voir)?

      Ne dites plus enfants d’immigrés mais enfants issus de familles d’éducations éloignées (source)?

      Ne dites plus attraper les voleurs mais lutter contre les délits d’appropriation (France) (voir)?

      Ne dites plus des vauriens font des graffitis mais des graffeurs habillent la ville de couleurs ». (source)?

      Ne dites plus un voyou notoire mais un individu défavorablement connu de la justice (tous les médias)?

      Ne dites plus mosquée mais centre culturel et religieux. (partout)

      ?Ne dites plus fusillade mais bagarre par balles (source)?

      Ne dites plus Français attaché à son Pays, à sa culture, à ses traditions, et fier de son drapeau mais raciste.

      En Israel:

      Ne dites plus localité ou banlieue, mais colonie.
      Ne dites plus Mont du Temple, mais esplanade des mosquées.
      Ne dites plus Judée et Samarie, mais Cisjordanie.
      Ne dites plus habitant juif mais colon.
      Ne dites plus construction mais colonisation.
      Ne dites plus terroriste, mais activiste.
      Dites “attaque meurtrière” si elle vient d’un Israélien, mais”attaque mortelle”, ou encore “attaque sanglante”si elle vient d’un Arabe.

      Olivier Bamville

    • DE MOTS ET DE VALEURS -3

      ”Contre cette faiblesse ou même cette basse manière de voir selon Kant, qui fait qu’on recherche le principe moral parmi des mobiles et des lois empiriques, on ne saurait trop faire entendre d’avertissements ni trop souvent; car la raison, dans sa lassitude, se repose volontiers sur cet oreiller et, bercée dans son rêve par de douces illusions (qui ne lui font cependant embrasser, au lieu de Junon, qu’un nuage), elle substitue à la moralité un monstre bâtard formé de l’ajustement artificiel de membres d’origines diverses, qui ressemble à tout ce qu’on veut bien y voir, sauf cependant à la vertu, pour celui qui l’a une fois envisagée dans sa véritable forme.” (*)

      ”Ce qui sert à la volonté de principe objectif pour se déterminer elle-même, c’est la fin, et si celle-ci est donnée par la seule raison, elle doit valoir pour tous les êtres raisonnables. Ce qui, au contraire, contient simplement le principe de la possibilité de l’action dont l’effet est la fin s’appelle le moyen. Le principe subjectif du désir est le mobile, le principe objectif du vouloir est le motif; de là la différence entre les fins objectives qui tiennent à des motifs valables pour tout être raisonnable, et les fins subjectives pour des fins relatives ou de même nature et qui ne deviendront jamais d’autant des valeurs absolues ou plus personnelles, et telles qu’énoncées dans ces très célèbres impéraitfs catégoriques, soit :

      - A : Agis selon une maxime telle que tu puisses vouloir en même temps qu’elle devienne une loi universelle.

      - B : Agis de telle sorte que tu uses de l’humanité, en ta personne et dans celle
      d’autrui toujours comme une fin, et jamais simplement comme moyen.

      - C : Agis de telle sorte que ta volonté puisse se considérer elle-même dans ses maximes comme législatrice universelle.

      Ce principe de l’autonomie de la volonté étant ainsi mis en opposition avec tous les autres principes de l’hétéronomie de la pensée, comme la mode, les tendanceces, les inférences ou les suppositions mal songées, la seule liberté qui en découle avec sa valeur intrinsèque de dignité mise dans sa perspective d’humanité plutôt que de simples caprices monétaires plus passagers devient donc de ce fait plus plausible que nuisible pour rester supérieure au prix marchand de politiciens devenus plus ou prou populaires malgré tout….. suite… Y. ROY, Mtl.

    • Il y en a qui réécrive les mots et les appellations, d’autres qui réécrivent l’histoire, d’autres qui modifient l’IPC pour exclure les aliments et l’énergie (trop volatil..), d’autres qui créent des Agences avec des hautes directions imposantes, d’autres qui jouent avec les statistiques pour montrer ce qu’ils veulent montrer. Bref, dans le public comme dans le privé on assiste à une manipulation; d’où l’importance comme jamais des bons journalistes.

      J’ai passé plusieurs années de ma vie dans la consultation auprès des gouvernements canadiens, québécois et étrangers; heureusement il y avait le privé au travers de çà sinon, j’en aurais fait de l’urthicaire.. Il n’y a pas qu’au Québec qu’on a cette maladie de fonctionnarite aigûe, je vous le confirme.

      Des mots, je dirais un vocabulaie “fonctionnaire” est indispensable. Il faut parler comme ces messieurs et dames: de projets “structurants”… C’est la fonctionnarite aigüe. C’est çà qui coûte une fortune, pas les fonctionnaires sur la ligne de feu comme les infirmières, médecins, enseignants; ceux dans les tours à bureaux et, les hauts fonctionnaires qui agissent comme s’ils étaient sur un autre planète.

      Des rencontres de projet où le mot concensus est obligatoire; donc, aucune décision ne se prend ou bien le statu quo est protégé de façon harassante. Avec comme conséquence que les nouveaux systèmes ou nouvelles approches de gestion qui pourraient amener des résultats incroyables, doivent être modifiés pour finalement … respecter le statu quo. Ça coûte une petite fortune et ça n’aboutit pas.

      Dernier petit mot sur l’ONU: qui pourrait respecter un organisme qui a laissé le Secrétaire d’État aux Affaires Étrangères des USA mentir et, reconnaître de l’avoir fait, sur la situation des armes de destruction massives en Irak ? MM. Bush et Blair devraient être jugés à la Cour Internationale. Mais non, on les voit sur photo en compagnie des leaders nord-africains après avoir signé des accords pour des achats d’armes ou de réserves de pétrole. Les français ne sont trop loin derrrière; toujours la vente d’armes et l’approvisionnement en pétrole et ressources naturelles avec un % des ventes… Difficile d’avoir du respect pour cet organisme que nous avons tous vénéré.

      R. Nault

    • DE MOTS ET DE VALEURS -4

      Cette autonomie des individus vue comme principe de respect entre tous les citoyens concernés, la liberté intrinsèque qui ne manquera pas d’en découler avec ses fins générales plutôt que particulières n’aura plus besoin que d’une formule pour se développer, d’une matière pour se réaliser, ainsi que d’une règle pour se maintenir à flot au lieu d’aller couler à pic dans les abysses du rêve ou de la boisson tout comme en certaines autres passions plus alambiquées de politiques devenues sans raison, parce que justement sans tête.

      Étant donné qu’il ne saurait y avoir de bien-être pour les Sapiens sans bien-faire tout pareillement, toute idée de bonheur personnel sans libertés collectives plus précises en deviendrait donc tout aussi fausse et illusoire que celle de ce pauvre pou sur la tête de Socrate ci-haut mentionné et dont le règne des bons sentiments aurait eu tôt fait de trépasser dans le boniment plutôt que les simples suppositions d’autres temps peut-être plus heureux; et toute comparasion avec de quelconques philosophies des sens plus futuristes que postmodernes devenant ainsi beaucoup plus suppositioire que fraîchement calembredanisée, seuls des Spiens devenus incapables de penser par eux-mêmes croiront à tort pouvoir de fait s’en tirer encore avec de bons sentiments plutôt qu’une droite volonté après avoir mélangé dans une même classe et sans discernement aucun les motifs qui portent au crime tout autant qu’à la vertu.

      La liberté étant donc vue ici comme la propriété même de toute bonne volonté plutôt que de ses seuls attributs, il ne resterait plus à supposer qu’elle ne concerne de fait comme de droit que des êtres raisonnables plutôt que soumis à des lois arbitraires ou non fondées, et l’autonomie bien épouillée de ses unes lubies comme de certaines autres intellections devenant ainsi de fait comme en pensée le mobile distinct de tout citoyen libre dans ses propos comme ses actions, seule une Républqie du Sens commun basée sur autre chose que les simples perceptions du MOI profond de son pantalon comme de ses représentations très souvent mal fondées pourrait encore parvenir à ce nécessaire inconditionné qui se nomme la lucidité et qui pourrait donc y servir aussi de base pour la mieux formuler tout autant que de balises plus exactes pour mieux pouvoir la coordonner par sa seule Raison plutôt que toutes ces vaines sophistiques à gogo sans Cogito plus problématique encore une fois.

      (*) Kant/ Fondements de la Métaphysique des Moeurs.

      Voir le lien suivant pour plus de détails si besoin s.v.p

      http://plato.stanford.edu/entries/kant-development/ Y. ROY, Mtl.

    • L’ONU devrait voter un règlement visant à limiter l’utilisation des ”Effectivement,absolument,extrêmement,éventuellement,exactement,énormément,définitivement enfin tout ces se terminant en Ent ”exagérément” .

      Qu’une chose soit intéressante c’est déjà pas mal ,alors pourquoi et comment peut-elle être extrêmement intéressante,Ouf!c’est épuisant!
      Trop de pression.
      Gilles Ménard

    • Rien de tel qu’un générateur de langue de bois (accessible dans le Net).

      L’ironie dans tout ça, c’est de voir l’attitude de notre interlocuteur si on s’avise d’employer un mot proscrit par la novlangue.

      - Tu as bien dit “aveugle” ? Non, mais quel goujat !

      Pourtant je ne suis qu’un émetteur handicapé du référent…

      Jacques Lambert

    • Mais c’est très « pomo » cette attitude ! Dont la genèse est concomitante à la création des « cultural studies » aux débuts des années 80 dans les universités américaines. Cette suite de glissements sémantiques tout en récupérant le langage révolutionnaire condamne l’histoire la réduisant à un impérialisme de l’homme blanc européen et ravale la science au simple rang de mythe ou de récit. Alors que reste-il pour (se) construire une réalité ? Leur discours, discours de domination. Comme disait Orwell c’est en contrôlant le langage que l’on contrôle les esprits.

      Jacopo Belbo

    • rien de nouveau
      quand tout à été dit et fait
      il y a toujours plus de dit que de fait

    • pierre schaefer

    • M. Roy,

      n’oubliez pas les “non-mots”, que je ne peux publier ici, puisqu’ils contreviennent à la nétiquette.

      À ce sujet, cet extrait de “L’Âge des Ténèbres” entre 1m30s et 1m56s” est particulière révélateur et délicieux.

      http://www.youtube.com/watch?v=Yiv6nlzMemE

      Luc Giguère

    • Ce que les dictateurs n’auront pas réussi, les intellectuelles de gauches sont sur la voie de la réussite. Nous nous dirigeons vers une pensée unique où toute forme de débats non correctement politiques sera censurée. Les programmes scolaires s’y emploient actuellement notre Histoire est de plus en plus drabe pour ne pas heurter, idem. pour le cours d’éthique religieuse où les discussions et débats sont mièvres. Je suis pour la laïcité dans les endroits publics, mais 30,000.00 $ d’amende pour une prière, çà c’est aussi de la censure.

      M.Leduc

    • On peut bien changer les mots, la réalité , elle, ne change pas . Sans la diffusion libre de l’information, ce serait dramatique, car aucune explication juste ne nous serait donnée. Avec internet, en plus, la réalité , telle qu’elle est, finit toujours par nous être transmise. Je me demande ce qui peut rester cacher très longtemps aujourd’hui . Alors, que les mots soient modifiés afin de réduire la dureté de la réalité ou simplement de la distortionner ne me fait pas peur.

    • M.-D. Turcotte

    • @erno

      Vous dites à 11h02 :

      ” Dernier petit mot sur l’ONU: qui pourrait respecter un organisme qui a laissé le Secrétaire d’État aux Affaires Étrangères des USA mentir et, reconnaître de l’avoir fait, sur la situation des armes de destruction massives en Irak ? ”

      C’est vous qui affirmez qu’il y a des gens qui réécrivent l’histoire ? L’ONU a correctement joué son rôle par l’intermédiaire de son organisme COCOVINU (Commission de contrôle, de vérification et d’inspection des Nations Unies).

      M. Hans Blix, alors directeur de COCOVINU, a prévenu les États-Unis et la communauté internationale au sujet des armes de destruction massive, supposément stockées en Irak, en affirmant haut et fort que ces armes n’existaient pas.

      L’ONU ne pouvait tout de même pas bâillonner le général Powell. Je suis toutefois parfaitement en phase avec vous quand vous dites: ” MM. Bush et Blair devraient être jugés à la Cour Internationale.”

      Cependant, je réclamerais clémence pour G.W.Bush. Et par la même occasion je demanderais aux va-t-en guerre qui l’ont induit en erreur de rendre des comptes. Vaste enquête en perspective.

    • Oups! Et je signe: Serge L. Latrémouille.

    • Ah! oui c’est ”excessivement”intéressant!
      Gilles Ménard

    • J’ai été voir un conseiller en finance (un vendeur de produits financiers à commission) pour obtenir un prêt hypothécaire à long terme (un contrat de servitude qui me lie à une banque pour le reste de ma vie). Celui-ci m’a appris que c’était le bon temps pour devenir propriétaire (pour m’endetter), compte tenu que les taux d’intérêts sont très bas (les banques sont à la recherche de vaches-à-lait). Puisque j’ai un excellent dossier de crédit (mon dossier montre que je suis trop pauvre pour payer, mais trop riche pour faire faillite), il m’a dit que ce n’était qu’une formalité.
      J’ai donc acheté une résidence au prix du marché (quatre fois trop cher), dans un quartier en plein développement (dans un trou éloigné de la ville).
      Mais le prix de l’essence à augmenté en raison des tensions géopolitiques (les trafiquants d’essence ont trouvé une autre excuse pour me taxer). J’ai donc décidé de moins sortir et de faire un peu de cocooning (je suis pogné chez moi, cassé, à rien faire) et de couper dans les dépenses superflues (je mange du ballonné à la moutarde).
      f.jean

    • Très souvent des mots vienne la confusion. Nos bons dirigeants qui veulent notre bien et s’assurent de l’avoir, trouvent et trouveront toujours des mots nouveau pour confondre la majorité des gens.Plus on utilise des mots incomprehensibles plus on a l’air savant et au dessus de tout. Ce qui leur donne leur supériorité non méritée et qui un jour leur sera retirée lorsque la majorité réalisera qu’elle a été flouée.
      n.y.grenier

    • Étant donné qu’il n’y a plus qu’un garçon sur cinq qui termine sont secondaire je ne suis pas certains que dans dix ans il y aura plus de jeunes bilingues instruits jeunes cadres dynamiques.Il devrait plutôt y avoir plus de genre ,tsé,comme,ouais pi qu’est ce tu veux ben qu’ça fasse moé tsé genre.Ça va être beau tout à l’heure de voir le cinquième qui ont réussi fils de bien nantis dont l’héritage n’attendra plus qu’à être dilapidée.
      Gilles Ménard

    • À Olivier Bamville

      Je vous ai lu et suivi, et je crois que vous avez tout dis.

      Carl Bourque

    • @lgiguere,26 février 2011,14h01.

      Comme cela fait un certain temps que j’ai vu ce film, j’en avais oublié des bouts.

      Ouf! Quel concentré de bêtise. Et dire que de tels archétypes existent pour vrai. J’en connais. Ça donne le tournis jusqu’à la nausée. Reste à espérer qu’ils demeurent minoritaires.

      J-F. Couture.

    • 26 février 2011
      23h30

      “Étant donné qu’il n’y a plus qu’un garçon sur cinq qui termine sont secondaire je ne suis pas certains que dans dix ans il y aura plus de jeunes bilingues instruits jeunes cadres dynamiques.”

      Pure divagation…

      Dans les faits, c’est plus de 72% des jeunes de moins de vingt ans
      qui ont un diplôme d’études secondaires.

      La moyenne des pays industrialisés est de 79%.

      s: Robert Giroux

    • Sujet intéressant et révélateur… Dans l’ensemble, je suis plutôt favorable aux nuances des nouvelles formulations suggérées. D’ailleurs, elles le sont souvent par des spécialistes qui savent de quoi ils parlent.

      Un exemple: il est maintenant entré dans les moeurs d’utiliser le terme malentendant pour désigner toute personne qui a un problème auditif. Certains ont un problème avec les décibels, d’autres avec la fréquence des sons et surtout avec certaines hauteurs de fréquences. On parle alors d’un problème de ségrégation des sons.

      Ainsi, la langue anglaise requiert un bien plus grand registre de fréquences que le francais. Alors, la langue anglaise n’entrera jamais très bien dans les oreilles des gens qui présentent ce genre de problème. Mais gardez vous bien de lever le ton avec ceux-ci. Ils vous diront qu’ils ne sont pas sourds!

      Aussi, jadis on parlait des fous. Maintenant on parle de bipolaires de type I ou II, de schizophrènes, de psychotiques ou de personnalité limites avec toutes les nuances que ces termes apportent. Cela me semble relever d’une évolution hautement souhaitable. Tant que la nouvelle formulation expurge un sens démesurément péjoratif si cher aux démagogues, ou tant que le nouveau terme apporte une nuance qu’exige le progrès des connaissances, j’y suis favorable.

      Par ailleurs, je ne vois pas très bien en quoi la formulation « condamnant fermement » est assimilable aux néologismes ou aux reformulations dont il est ici question. L’ONU ne peut tout de même pas menacer le régime libyens de représailles militaires. Tout au plus, elle peut encourager des pays à se coaliser pour sanctionner la Libye. Les coalitions du genre n’ayant plus tellement la cote…

      Très évidemment, ceux dont c’est le métier d’à la fois jongler avec les mots et d’influencer leur auditoire recourent au procédé qui consiste à modifier le sens de certains termes afin de passer leur aception. On le constate très bien en publicité et en politique. C’est ainsi que le bonheur est, dans l’esprit de plusieurs, indissociable de la bière! Quand on connait les méfaits de l’alcool, on ne peut qu’admirer les talents de ces vendeurs des temps modernes. Ou encore: si la vie vous intéresse, tel qu’une pub, visant à recruter pour les forces armés, le disait!

      Parmi les reformulations qui ont l’heur de me faire rire, il y a le Réseau Liberté Québec! Selon moi, il conviendrait de parler plutôt du Réseau Asservissement Québec ou encore du Réseau Québec Asservi tellement on y préconise le démantèlement de ce qui fait l’envie dans le monde: soit un appréciable affranchissement des masses laborieuses du joug des minorités possédantes. Vous savez, ces masses qui constituent la vaste majorité des populations et qui sont pour la plupart des laissés pour compte? On les retrouve dans de très nombreux pays de par le vaste monde. Les pays sud-américains des années 70 semblent être une référence et un modèle pour une certaine droite qui se réclame des libertariens. Une jolie régression en guise de perspective, quel progrès ce serait!

      Tiens, parlant de galvaudage des termes,on dit souvent que le Canada et le Québec sont socialistes en raison des impôts supposément trop élevés; Socialiste, vraiment ? Et si on tenait compte des déductions auxquelles ont droit les nantis, comme par exemple celles que confèrent les REER, à hauteur de 21,000 dollars, ou encore les loges du centre Bell ? Et si on calculait du côté américain, que l’on ne peut pas taxer(!) de socialiste, les 8,000 dollars annuels que doivent se taper les familles américaines pour avoir, à condition d’être en bonne santé au départ, des assurances santés qui leur assurent des soins statistiquement pas meilleurs que les nôtres ? Et si on allouait à la santé, via nos impôts bien sûr, ne serait-ce que 65% de ce que les américains consacrent à cette fin au lieu du 54 % ?

      Cela dit, il y a toujours de la place pour améliorer l’efficacité d’un système qui a fait ses preuves. Pas besoin de réinventer la poudre pour faire mouche!

      Serge L. Latrémouille

    • Cela rappelle la “novlangue” d’Orwell. Le tripotage du vocabulaire pour masquer la réalité n’est pas l’apanage exclusifs des régimes totalitaires. Et ce n’est pas nouveau non plus puisque Orwell en parlait donc déjà en 1948.

      Le “polissage” des échanges à l’Assemblée Nationale par l’interdiction de toute une ribambelle de termes déclarés “non parlementaires” et celui du discours public par la menace que font peser les lois dites anti-diffamation ($$$$$ si tu “salis ma réputation”!) sont une autre manifestation du phénomène. Par exemple, la “nétiquette” exerce actuellement une censure sur mon discours et m’empêche de dire certaines “vraies affaires”…

      À mettre peut-être dans votre marmite…

      Martin Schübreit

    • Bonjour,
      Depuis la nuit des temps que la plèbe se fait bombarder de cette langue creuse qu’est la langue diplomatique. Celle utilisée par les dirigeants afin de passer un message codé et connu de certains initiés qui passe totalement au dessus de la tête des non initiés qui n’y voient que du feu. En décodant cette langue dont la précision est chirurgicale, nous pouvons se mettre au parfum de l’actualité et d’avoir une certaine perspective des orientations qui se prennent en catimini dans les hautes sphères du Real Politik.
      Avec la langue de bois et sa rigueur idéologique, les communications ont pris toute une tangente depuis une cinquantaine d’années avec la multiplication infinie des moyens de communication. La langue de bois ou xyloglossie permet à ses thuriféraires de cacher, de dissimuler une vérité pas très bonne à dire qui peut écorcher certaines oreilles sensibles en face d’une vérité désagréable tout en se permettant de feindre pour la décrire en habillant les mots crus.
      Finalement, pour ne pas être en reste, la langue de bois possède son corollaire qui est arrivé en douceur dans le langage feutré des communications, soit la très insidieuse langue de coton, soit cette langue dont les laudateurs de la Cause Nationale se servent pour mieux emberlificoter leurs ouailles, les disciples de la Cause et la population en général. La langue de coton est de la musique contrairement à la rigueur idéologique de la langue de bois. La langue de coton parle des temps nouveaux en se faisant rassurante, chaude et moelleuse, ce qui fait tomber les crédules dans la ouate. La langue de coton en étant doucereuse fait oublier sa totale insignifiance même en étant des plus redondantes comme langage. La langue de coton a réponse à tout, absolument tout en anesthésiant et en paralysant les contradictions en pensant pour le NOUS ! Les plus grands exemples de cette langue de coton dans la société qui se croit distincte viennent du Bloc Québécois avec son discours évanescent tout fait de phrases creuses qui ne servent qu’à endormir son électorat. Qui de mieux dans la belle province que Madame Louise Harel, Madame Pauline Marois et ce cher Monsieur Gilles Duceppe pour servir cet endormitoire au petit peuple assiégé de partout….. Merci beaucoup, Erwan Basque.

    • Dans un effort de faire d’un dictateur terroriste avoué , un “modèle” parmi le monde arabe, le 13 mai 2010, l’ONU élisait la Lybie au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, malgré de vives protestations.
      Heureusement, il y a eu des sanctions unanimes du Conseil de Sécurité contre la Lybie cette semaine.
      Quelle sera la nouvelle appellation de Khadafi ?

    • J’oubliais de signer: R. Nault

    • @sergelatr: The Economist, Freedom House, chaque pays d’Amérique du Nord et du Sud, toute l’Europe sans exception, toute l’Afrique noire, toute l’Océanie, et une bonne partie de l’Asie ont déjà répondu à votre question. Leur réponse est, contrairement à la vôtre: “Israel est une démocratie”. Il n’y a que Cuba, la Corée du Nord, le Vietnam, et des pays comme l’Algérie, le Bangladesh, l’Iran, la Libye, la Mauritanie, le Pakistan, le Qatar, l’Arabie Saoudite, la Somale, le Soudan, la Syrie, les Emirats Arabes Unis, le Yemen et des gens comme vous qui pensez différemment!

      On voit donc clairement à quelle enseigne vous logez et vers qui vos affinités intellectuelles et morales se portent… Puissiez-vous en prendre conscience.

      Voir les pays en brun sur la carte ci-jointe, qui décrit les résultats de la résolution de l’ONU de 1991 sur un sujet très relié (le brun décrit les pays qui pensent que sionisme = racisme; ces pays-là pensent aussi qu’Israel n’est pas une démocratie).

      http://en.wikipedia.org/wiki/File:UNGA_4686_Map.png

      Olivier Bamville

    • @johnbull
      Il n’y a pas de problème ,vous et moi sommes juste aux extrêmes des poids faisant l’équilibre de notre société.Vous êtes fédéralistes aveuglé et à genoux et endormi pendant que moi je suis souverainiste debout et très observateur dans mon éveil.
      Gilles Ménard

    • Ce phénomène est un sous-produit du “politiquement correct”, qui a parfois tendance à se préocuper davantage de l’emballage que du contenu.
      Une vertu cosmétique, en quelque sorte…

      @johnbull
      Vous-est-il déjà arrivé d’écrire un commentaire qui n’était pas “spinné” pour planter les méchants séparatistes?

      Yves Lachance

    • Des mots pour atténuer les maux …

      D’accord pour dire que la terminologie évolue dans un sens qui masque la réalité, amoindrissant ainsi le côté négatif et rébarbatif d’une situation.

      Vous faites référence à l’ONU qui édicte des résolutions pour aviser un gouvernement que ses actions sont réprimées par l’ensemble de la communauté internationale.

      La terminologie des mots est savamment choisie et rédigée afin de ne pas provoquer négativement celui ou ceux que l’on veut raisonner.

      Le cas le plus patent et notoire actuellement est la résolution de l’ONU qui vise à réprimer les actions du bouillant Colonel Kadhafi en Libye.

      L’ONU (Conseil de sécurité) sanctionne à l’unanimité, par le biais d’embargo, d’interdiction de voyage et le gel des avoirs des dirigeants Libeyen.

      Quel est donc l’impact réel d’une telle résolution?

      La diplomatie est un remède à action prolongée qui se dissout lentement et, qui vise à rallier le plus grand nombre de pays possible, autour d’une solution.

      Pour le commun des mortels cela équivaut le plus souvent à un effet zéro qui étire et éternise le problème.

      Utiliser l’armée et son arsenal militaire contre sa propre population relève du crime contre l’humanité.

      L’ONU se veut une organisation neutre et son rôle se doit d’être pacificateur. L’ONU ne suggérera jamais la violence ou des actions guerrières directes contre un pays ou un dirigeant d’un pays, même dans un cas comme la Libye.

      *** En effet comme vous le souligner à la fin de votre texte, le gouffre se creuse de plus en plus entre les mots ou termes utilisés, qui visent à embellir la simple réalité afin d’en anesthésier les effets.

      Certains billetaires à ce blogue ont faits une nomenclature de termes avec son équivalent populiste et, leurs propos illustrent bien comment un terme peut devenir vide de sens et d’une neutralité inodore et sans saveur, qui à la fin, ne veut plus rien dire.

      Frank M. Sobayo

    • C’est aussi en jouant avec les mots que la torutre peut devenir un interogatoire contraignant, que la suspension de liberté individuelle devient un “patriot act”, qu’une guerre devient une lutte contre le terroriste, que des prisonniers de guerres deviennent des combattants illégaux et qu’un réseau “liberté” Québec peut voir le jour. Etc etc

      M.Leclerc

    • Il y a aussi les mots qui prêtent délibérément à confusion, ou qui obscurcissent au lieu d’éclairer.

      Deux exemples:

      - La capitale nationale. Mais de quoi parle-t-on? D’Ottawa ou de Québec? Confusion intentionnelle.

      - Les parcs nationaux au Québec! Avant, c’était simple: nous avions des parcs nationaux et des parcs provinciaux. Maintenant, rectitude séparatiste oblige: nous avons des parcs nationaux et des parcs nationaux du Québec!

      Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer? Plus on fait compliqué, plus cela justifie le maintien d’un nombre excédentaires de fonctionnaires pour naviguer dans cette complexité…. Plus les choses sont simples, moins il y a de lourdeurs administratives.

      Olivier Bamville

    • @gillesmenard

      C’est pas en fumant un ptit pétard que l’on est allumé…

      F Racine

    • @obam à 10h11

      D’abord voici ma question telle que formulée sous le billet intitulé: Le dictateur «flyé»: la suite

      “Si les résidants de la République du Plateau envahissaient la ville de Québec et en expulsait 90 % de ses habitants, puis tenaient des élections libres et démocratiques, pourrions-nous parler de démocratie ? ”

      Monsieur, vous vous gardez bien de répondre à ma question tout en concluant que mon intégrité morale et intellectuelle sont du niveau des dirigeants de la Corée du Nord et semblables.

      Très évidemment je réprouve une conclusion aussi outrageante. Et sachez que j’ai de la compagnie qui n’est pas piquée des vers.

      En effet, les récipiendaires du prix Nobel de la paix Desmond Tutu, Jimmy Carter et autres, en arrivent, eux aussi, à condamner l’apartheid auquel s’adonne honteusement Israël.

      Je me demande comment on peut qualifier de démocratique un pays qui pratique l’apartheid sans recourir à une réflexion spécieuse.

      Allez, je vous laisse à votre activisme.

      Serge L. Latrémouille

    • Il y aussi la confédération canadienne qui est devenu sans trop qu’on sache comment une fédération…
      Le dictionnaire dit qu’une confédération est une union de plusieurs États qui s’accocient tout en gardant leur souveraineté…

      M.Leclerc

    • Le problème avec les mots et expressions creuses qui ne veulent rien dire, c.est que leur liste n’en finit plus de s’allonger. Avant longtemps, si la tendance se maintient, nous n’aurons plus dans la bouche que des mots pour ne rien dire.

      Pour illustrer cette navrante tendance, deux mots viennent de se rajouter à cette pitoyable nomenclature; deux mots cachant une plate énormité sans aucun avenir ni réalité: PLAN NORD…

      Je vais m’arrêter ici sinon j’en aurais pour la soirée…

      Jean-Charles Morin

    • @tendrement
      C’est ce qu’on pourrait appeler un mariage ”arrangé”.
      Comme dans l’ancien temps le Canada(l’homme)dit à sa femme(le Québec)”tu ferme ta gueule,tu me torche,tu me fait à manger,tu fait le ménage pi obstines toé pas t’es ma femme pi cé moé qui porte la culotte”
      Soit belle et tais toi!
      Gilles Ménard

    • un “NON” qui veux dire “OUI” de loin la meilleur pour le rien dire et ca marcher/ Trudeau

      La “NON” ingérence et la “NON” indifférence / La France en 1980..Zarcho-Charest…NON C finit

      “NON” rien de rien, “NON” je ne regrette rien/ Piaf-Chrétien…commandite…Unité National “95″

      Quand ca va mal dans le “SUD” on se réfugie dans le “NORD”/Charest

      les “GAZ” de shittttttttt et les bouses de vache / Normandeau…

      La Justice et La Commission Basta…Charest ( 1 ) Bellemare ( 0 ) et six millions plus tard…

      Jean Charest et La Justice…Charest ( 2 )… allez du balai les Procu..et les Jur..Justice ( 0 )

      Renouveau a la Legault dire n’importe quoi comme M.Charest mais sans les scandales

      exploitation des Hydro-carbures…Talisman-Alberta….pi quoi faut bien remettre la péré…

      que les Albertains nous allongent comme les 75 000.$ a Charest…payez au suivant.

      M. Drouin

    • Les mots ne veulent plus rien dire parce que nous le voulons ainsi, quotidiennement. Quand 10 centimètres de neige deviennent une tempête, le froid accentué par le “facteur éolien” un danger d’engelure, la chaleur par le “facteur humidex” un cas d’épuisement, les vents signalés comme pouvant “aller jusqu’à des “pointes de 100 kmh”une tornade, et que nous modifions nos comportements en conséquence, nous sommes prêts pour le reste. Ainsi 25,000 personnes dans les rues à Montréal ou à Québec deviennent cinquante mille ou, lors de la manifestation contre la guerre en Irak, 250,000! Holà! Les journalistes devraient se poser des questions.
      Jacques Saint-Cyr.

    • @serglatr: de votre côté vous avez Tutu, Carter, Cuba, la Corée du Nord, le Vietnam, et des pays comme l’Algérie, le Bangladesh, l’Iran, la Libye, la Mauritanie, le Pakistan, le Qatar, l’Arabie Saoudite, la Somale, le Soudan, la Syrie, les Emirats Arabes Unis, et le Yemen qui vous appuient

      De mon côté j’ai chaque pays d’Amérique du Nord et du Sud, toute l’Europe sans exception, toute l’Afrique noire, toute l’Océanie, une bonne partie de l’Asie, The Economist, Freedom House, etc., qui m’appuient.

      Entre ces 2 pôles, le choix de toute personne raisonnable correspond au mien.

      Conseil amical: quand vous voyez que Tutu, Carter,Cuba, la Corée du Nord, le Vietnam, et des pays comme l’Algérie, le Bangladesh, l’Iran, la Libye, la Mauritanie, le Pakistan, le Qatar, l’Arabie Saoudite, la Somale, le Soudan, la Syrie, les Emirats Arabes Unis, et le Yemen partagent les mêmes idées à l’exclusion du reste de la planète, dites-vous ceci: sur ce sujet-là, Tutu et Carter se sont mis royalement le doigt dans l’oeil. Ces 2 individus ne sont pas à l’abri de stupidités occasionnelles (comme vous et moi d’ailleurs).

      Il n’y a rien de pire que de prendre pour argent comptant une stupidité proférée par une personne célèbre. Donnez-leur le droit à l’erreur à elles aussi!

      Olivier Bamville

    • Les mots ne veulent plus rien dire comme entendu à la radio cette semaine”excessivement intéressant”.?????Comment quelque chose peut-il être trop trop intéressant?????
      Ou ”absolument définitif” ,il me semble que ce soit normal que lorsque c’est définitif que cela soit aussi un absolu,trop c’est trop.Relaxez avec ces foutus adverbes qui ne veulent plus rien dire ,meublons nos phrases de ces mots pour avoir un langage ”extrême”.Effectivement,réellement,exactement pu capable!!!
      Gilles Ménard

    • Plusieurs personnes soulèvent le cas de malentendant et non-voyants à titre d’exemples, ceux-ci ne se qualifient pas comme mots remplaçants une réalité par une virtualité tel que requis par M. Roy. Ça démontre simplement l’obscurantisme de certains esprits faiblements éclairés. Comme mentionné par @sergelatr, un sourd et un malentendant, ce n’est pas la même chose. D’ailleurs, l’Association des devenus sourds du Québec fondée en 1981 par un quatuor de femmes dont ma défunte mère a modifié son appellation en 1991 pour Association des devenus sourds et malentendants du Québec. Il existe toute une différence entre un sourd et quelqu’un qui fait des acouphènes permanent et invalidant sans pour autant être sourd. Il n’existait aucun terme pour désigner cette réalité, bien réelle hein? Ces gens étaient donc soit considérés comme ne souffrant d’aucun handicap ou assimilés à des sourds qui n’entendent rien. Et le traitement que la société leur offrait alors était conséquent avec cette confusion. Mine de rien, pouvoir désigner correctement cette réalité a permis à bien de ces gens-là de sortir d’une situation pénible socialement.

      La même chose existe pour les non-voyants, pour ceux qui ont un peu de mémoire, il y a eu une publicité il y a quelques années pour sensibiliser les gens au fait que quelqu’un peu souffrir d’un handicap visuel sans pour autant être totalement aveugle. La publicité montrait deux génies faisant des simagrés devant un non-voyant muni d’une canne blanche, lequel répétait leurs simagrés dès qu’ils lui avaient tourné le dos pour traverser la rue.

      Cette résistance de certain à ces appellations nouvelles, mais justifiées démontrent à quel point bien des gens manquent d’ouverture, d’empathie à l’égard de ceux qui ont besoin d’un soutien pour être aussi opérationnels qu’eux dans la société.

      Le cas des maladies mentales fait aussi partie de cette catégorie. Les nuances sont pleinement justifiées dans ce domaine.

      Pour ce qui concerne le vocabulaire rébarbatif et obtus de la pédagogie, dites-vous bien que celui de la mécanique quantique n’est pas plus abordable au commun des mortels et qu’il ne vise pas à être abordable au commun des mortels, mais vise à permettre à des spécialistes de discuter entre eux en désignant très exactement ce dont ils parlent. Ce vocabulaire en apparence pédant ne se qualifie pas non plus pour enrichir la liste de M. Roy.

      David Savard

    • Bonjour,
      Dans la grosse et joyeuse marmite de Monsieur Mario Roy bouillonne des ingrédients que l’on se doit de ne pas nommer dans la société qui se croit distincte. D’après Monsieur Jean Jacques Strélinki, ce fameux publiciste, maintes et maintes fois, Monsieur Strélinki répéta que l’endroit le plus difficile au monde où il a travaillé est le Québec où la rectitude politique pose une chape de plomb sur cette province plus lourde que nulle part ailleurs. Car ici, il ne faut surtout pas nommer les choses car tout de suite, des levées de boucliers se pointent avec différents groupes qui se croient ostracisés.
      Finalement, à inclure dans le marmite le nébuleux concept de souveraineté-association qui tient lieu de discours de nos indépendantistes depuis 1968, que l’on se le dise. Quand dans l’information, nous entendons parler de l’indépendance du Kosovo, de l’Érythrée, du Monténégro, du Soudan, de la Serbie et du Timor oriental, pourquoi avoir ici au Québec dans la société qui se croit distincte et ce, dès 1968, nous ne parlons pas d’indépendance du Québec excepté quelques rares fois dans les congrès de péquistes afin de leur fouetter les flancs en voulant gonfler le merbership ? Et pourquoi dans cette rectitude politique qui nous distingue parlons nous d’indépendance avec ce concept VASELINE de souveraineté-association ? Et oui, pourquoi car bien des citoyens Canadiens et du reste de la Planète se le demandent depuis des lustres ? Merci beaucoup, Erwan Basque.

    • johnbull soulève un point très intéressant en évoquant la formulation souveraineté-association. Il y a dans celle-ci un euphémisme évident. Toutefois, à mon humble avis, elle est l’équivalent de son inverse. D’un côté on alourdit, de l’autre on allège. Car nul ne peut ignorer que les termes sécession et séparation ont revêtu en Amérique du Nord un sens très lourd depuis la guerre de sécession, et ce, en dépit du fait que la sécession proposée du Québec du Canada en 1980, 1995 ou 2015(?) n’a été ni ne sera nullement comparable.

      De toute évidence les opposants à la souveraineté du Québec tiennent absolument à faire triompher une connotation extrêmement négative afin de dissuader les québécois de se doter des outils d’une émancipation véritable, avec, tout de même, les évidentes incertitudes que cela comporte.

      Ce qui m’amène à déplorer que les lettres ne portent pas aussi intrinsèquement la logique précise et désintéressée des chiffres.

      Il m’est difficile de ne pas voir du côté du clan fédéraliste un bellicisme et une intimidation coloniaux dans son opposition aux aspirations parfaitement légitimes du peuple québécois, lesquels suffisent à eux seuls à me faire ranger du côté des souverainistes.

      J’ai la certitude que si l’opposition n’avait pas autant galvaudé les termes sécession et séparation – en misant sur le glissement sémantique du côté anglophonse – le Québec ne serait plus une province depuis longtemps déjà. Qui sait? Depuis, il se serait peut-être associé au reste du Canada dans l’esprit de l’union européenne ?

    • Oups! Serge L. Latrémouille

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