
Pas un texte qui s’attarde aux curriculums vitae de tous ces «inconnus» entourant MM. Legault et Sirois...
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François Cardinal
On n’en sort pas…
Un mouvement politique constitué de gros noms est accusé de ne pas avoir de relève, de ne présenter aucun sang neuf, aucunes idées nouvelles.
Et un mouvement qui s’appuie sur la relève, sur de nouveaux visages est torpillé faute de personnalités, de politiciens connus.
C’est ce qui est arrivé avec la Coalition pour l’avenir du Québec, lancée par François Legault et Charles Sirois.
Elle n’était même pas sur les rails qu’elle se faisait déjà ridiculiser parce qu’elle n’attirait pas la faveur de quelques gros canons. Comme si MM. Legault et Sirois n’en étaient pas…
Mais quand bien même ces deux personnalités n’en seraient pas, la réaction des observateurs et chroniqueurs serait tout aussi étonnante. Au moment où les grands partis peinent à renouveler leurs rangs, retrouver dans un même groupe un ancien recteur, un neurologue, une mairesse, un ancien député provincial et des gens d’affaires (dont une femme) est un tour de force!
Et pourtant, pas un texte, pas une analyse qui s’attarde aux curriculums vitae de tous ces «inconnus», les Lionel Carmant (professeur à l’Université de Montréal et neurologue à l’hôpital Sainte-Justine, scusez du peu), les Stéphanie Raymond-Bougie (avocate en droit des affaires, ex-présidente de la Jeune Chambre de commerce haïtienne, cofondatrice de Génération d’idées et membre du conseil d’administration des Amis du Devoir) et les Marie-Ève Proulx (jeune mairesse de Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud et ancien membre de la Table de concertation des Forums Jeunesse régionaux du Québec).
Sans compter Bruno-Marie Béchard Marinier, recteur honoraire de l’Université de Sherbrooke, et Chantal Longpré, présidente de la Fédération québécoise des directions d’établissements d’enseignement et porte-parole de la Coalition pour l’éducation.
Ils ne le diront pas, mais je suis persuadé que le PQ et le PLQ sont verts de jalousie… D’autant que la brochette de signataires fait une large place aux jeunes, en puisant au sein de Générations idées et du Conseil permanent de la jeunesse.
N’est-ce pas cette même génération, d’ailleurs, que les commentateurs houspillent pour son manque d’implication…
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