Le blogue de l'édito

Le blogue de l'édito - Auteur
  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Vendredi 31 décembre 2010 | Mise en ligne à 3h45 | Commenter Commentaires (6)

    La blogo-faceboo-twitterisation!

    NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    Mario Roy

    216970-33-mineurs-chiliens-lors-saÀ mon sens, il aurait été détestable de finir une année et d’en commencer une autre en procédant sur le mode négatif.

    Aussi l’édito de ce jour est-il assez hop-la-vie, évoquant deux événements heureux de 2010. Le sauvetage des 33 mineurs chiliens… dont un en réalité bolivien (photo de l‘un de ces mineurs). Ainsi que la fulgurante transformation des outils informatiques. (À ce sujet, j’évoque une intéressante théorie des « 150 amis » que vous retrouverez dans le New York Times, ici.)

    Tout cela a tout de même un côté sombre, je l’ai dit.

    Ainsi, au Chili, toute l’affaire relève d’un manque de sécurité dans les mines (problème qui est encore plus grave en Chine, il est vrai) et on ignore pour l’instant si une véritable révision des normes aura lieu.

    Quant à la blogo-faceboo-twitterisation des relations humaines, elle est peut-être globalement positive, mais 62564_glgpas exempte de beaux gros défauts un peu agaçants (photo ci-contre tirée du film Le Réseau social).

    L’affaire peut être extraordinairement narcissique: « Regardez-moi! Lisez ma page Facebook! Regardez-moi! Devenez mon suiveux de twit! Regardez-moi! »… Le message peut être d’une insignifiance sublime: Twitter « est le centre mondial de distribution des flatulences cérébrales », dit Joseph Brean (dans le National Post). Enfin, on connaît les dangers d’ouvrir sa vie privée à l’univers entier…

    Bref, chacun doit décider s’il « embarque » dans tout ça ou pas. Vous faites quoi, vous, avec la la blogo-faceboo-twitterisation ?…


    • Les blogues, Facebook et autres sont des avancées géniales au niveau de la communication pour toute une tranche de la population autrement isolée: Les sourds et les muets. Ceux-ci voient leur vie souvent transformée par la facilité dorénavant à la portée de leurs doigts d’établir un contact avec le monde qui les entourent. Que les discussions prennent la forme des échanges autour de la machine à café du bureau ou autour de la bière à la taverne du coin, je ne vois pas le problème. La plupart des communications entre individus dans une journée sont essentiellement insignifiantes, mais pourtant vitales à l’entretien de son réseau d’amis réels. Pourquoi en serait-il autrement dans le cyber-espace parce que le médium est différent?

      David Savard

    • ………..Ma p’tite vision personnelle…pour c’que ça vaut!

      Le WEB 2.0 nous a introduit aux communications interactives, c’est bien. Le blogue permet à n’importe quidam de s’exprimer sur le sujet qu’on lui propose, c’est un moyen comme un autre pour permettre à tout chacun de s’exprimer…c’est bien.

      TWITTER, c’est l’attention “immédiate” à son “moi” et, comme toute chose n’est pas bonne à dire/écrire, plusieurs TWITTs sont en effet des flatulences cérébrales. Comment est-ce possible de communiquer quelque chose d’important en 140 caractères ou moins?

      Quant à FACEBOOK, son bon côté est de permettre à tout chacun d’obtenir “son” 15 minutes d’attention “universelle” tout en banalisant le concept de l’ “amitié”.

      TWITTER et FACEBOOK véhiculent bien 2 des 3 valeurs de notre temps:

      - It’s all about me.
      - It’s all about now.

      Richard Guimont

    • blogo-faceboo-twitterisation ?
      des termes un peu réducteurs; moi, ainsi que grand nombre de personnes trouvons sur internet l’information des vraies affaires (Wikileaks) que les fonctionnaires des médias (autrefois appellés journalistes) sont incapables de ou n’ont pas les couilles de rapporter:
      “« Il n’existe pas, à ce jour, en Amérique, de presse libre et indépendante. Vous le savez aussi bien que moi. Pas un seul parmi vous n’ose écrire ses opinions honnêtes et vous savez très bien que si vous le faites, elles ne seront pas publiées. On me paye un salaire pour que je ne publie pas mes opinions et nous savons tous que si nous nous aventurions à le faire, nous nous retrouverions à la rue illico. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent…” John Swinton
      (merci, odanakian)

    • Votre sujet a un lien avec l’éditorial sur la morosité de M Pratte: la quête des heures de gloire poussée à l’extrême prend généralement le mode dénigrement , si on n’y prend garde.

      Votre patron parle de la morosité dans son éditorial d’aujourd’hui.

      Vous débutez ainsi votre blogue M Roy ”À mon sens, il aurait été détestable de finir une année et d’en commencer une autre en procédant sur le mode négatif ”.

      Nous savons tous que la critique négative, la recherche ” de ce qui ne va pas ” peut améliorer les choses mais a aussi l’effet pervers de susciter de la méfiance puis la morosité.

      Les citoyens essaient de se sortir de la mauvaise nouvelle avec la nouvelle niche des blogues Twitter… s’inventent des heures de gloire.

      Le phénomène ne durera pas car produire une nouvelle par jour demande beaucoup de talent ou du professionnalisme.

      Seuls quelques excellents communicateur vont percer, durer. Les autres vont devenir insignifiants.

      Et les meilleurs comsmunicateurs risquent cependant de céder à la tentation de la mauvaise nouvelle, le cynisme etc.

      Bref trop de mauvaises nouvelles et dénigrements ne doivent pas devenir la forme de journalisme en notre temps. C’est tellement rassurant de trouver des travers à tout le monde. Et ça se vend bien.

      Il y a souvent un caillou dans le soulier qui empêche de regarder les étoiles. C’est aux journalistes et ”bloguistes” etc. d’enlever ce caillou et conserver l’idéal d’hommes politiques et leaders de notre société.

      Au total ce n’est le titre extraordinaire ou le créneau ( La télé, presse blogue …) qui font l’homme, mais l’homme qui honore les titre, le créneau.

      Mes voeux donc pour la nouvelle année. Ne soyons pas trop exigeants, ni trop critiques sans verser dans la naiveté d’avant la révolution tranquille. ”In ..média- medio stat virtus” comme on apprenait sans trop savoir ou vraiment l’appliquer.

      Yvan Lavoie

    • @2piedssulabavettedupoele,31 décembre 2010,08h37:

      Bien d’accord avec vous sur les deux «bébelles» de l’heure. Je les ai résumées ainsi:

      Fécebouke: «On n’écrit pas parce qu’on a quelque chose à dire mais bien parce qu’on a envie de dire quelque chose.» (Cioran)

      Touïtteur: Au moins, ceux qui n’ont rien à dire sont obligés de le faire en peu de mots……….. (Ou d’ajouter un lien plus significatif ce qui est un détournement d’objet et de sens).

      Trois mots pour qualifier les phénomène: Instantanéité, superficialité, fugacité.

      Bonne année.

      J-F. Couture.

    • C’est rien de plus qu’un autre “besoin” éphémère créé de toute pièce qui se retrouvera au dépotoir aussitôt qu’un nouveau “besoin” sera créé par la très responsable industrie. La génération internet-haute-vitesse-j’veux-tout-et-tout-de-suite se blase très vite. Ils appellent ça la libââârté; j’ai plutôt tendance à penser que c’est une béqille de plus dans la grande panoplie des dépendances. Une génération qui a 100 amis chacun mais qui est incapable de laisser son cossin électronique pour passer du temps en vis-è-vis avec 1 seul.

      “Deuh…B’en t’sé, j’ai rien à dire genre. J’t'ai toute texté la t’sé genre”

      Sylvain Pelletier

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