Le blogue de l'édito

Archive, décembre 2010

Vendredi 31 décembre 2010 | Mise en ligne à 3h45 | Commenter Commentaires (6)

La blogo-faceboo-twitterisation!

NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.

Mario Roy

216970-33-mineurs-chiliens-lors-saÀ mon sens, il aurait été détestable de finir une année et d’en commencer une autre en procédant sur le mode négatif.

Aussi l’édito de ce jour est-il assez hop-la-vie, évoquant deux événements heureux de 2010. Le sauvetage des 33 mineurs chiliens… dont un en réalité bolivien (photo de l‘un de ces mineurs). Ainsi que la fulgurante transformation des outils informatiques. (À ce sujet, j’évoque une intéressante théorie des « 150 amis » que vous retrouverez dans le New York Times, ici.)

Tout cela a tout de même un côté sombre, je l’ai dit.

Ainsi, au Chili, toute l’affaire relève d’un manque de sécurité dans les mines (problème qui est encore plus grave en Chine, il est vrai) et on ignore pour l’instant si une véritable révision des normes aura lieu.

Quant à la blogo-faceboo-twitterisation des relations humaines, elle est peut-être globalement positive, mais 62564_glgpas exempte de beaux gros défauts un peu agaçants (photo ci-contre tirée du film Le Réseau social).

L’affaire peut être extraordinairement narcissique: « Regardez-moi! Lisez ma page Facebook! Regardez-moi! Devenez mon suiveux de twit! Regardez-moi! »… Le message peut être d’une insignifiance sublime: Twitter « est le centre mondial de distribution des flatulences cérébrales », dit Joseph Brean (dans le National Post). Enfin, on connaît les dangers d’ouvrir sa vie privée à l’univers entier…

Bref, chacun doit décider s’il « embarque » dans tout ça ou pas. Vous faites quoi, vous, avec la la blogo-faceboo-twitterisation ?…

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Jeudi 30 décembre 2010 | Mise en ligne à 5h21 | Commenter Commentaires (15)

Le cadeau empoisonné d’Amazon

Amazon brevet

Illustration tirée du brevet déposé par Amazon au US Patent and Trademark Office

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Ariane Krol

Le géant du commerce en ligne Amazon a reçu un beau cadeau avant Noël: un brevet, demandé il y a plus de quatre ans, pour un système visant à éliminer les cadeaux indésirables. Le détaillant s’est bien gardé de s’en vanter. C’est le Washington Post qui a tout déballé. J’en parle en édito. Un dispositif de filtrage ingénieux, mais qui risque de froisser beaucoup de gens.

Ce système de «conversion» permet aux gens qui reçoivent des cadeaux par l’entremise d’Amazon de les modifier au moment de la transaction, à l’insu de ceux qui les offrent.  Il suffit de spécifier les paramètres. On peut ainsi s’assurer qu’on recevra des vêtements de la bonne taille ou de sa couleur préférée. Et qu’on ne recevra pas un DVD ou un jeu en double ou en triple. Jusqu’ici tout va bien.

Mais on peut aussi ratisser plus large et exiger que tous les présents offerts soient «convertis» en certificats-cadeau. Ou seulement ceux d’une personne en particulier – comme tante Gertrude, qui a des goûts… particuliers.

Pour celui qui reçoit le cadeau, c’est intéressant. Pour Amazon aussi. Jusqu’à 30% des achats en ligne sont retournés, ce qui coûte très cher aux détaillants. Moins de retours = plus de profits. Amazon fait le pari qu’en éliminant à la source les envois inadéquats , il diminuera le nombre de retours.

Mais l’astuce  pourrait aussi se retourner contre le détaillant. Le paramètre par défaut prévoit que l’acheteur ne sera pas informé de l’élimination de son cadeau. En principe, Tante Gertrude n’en saura rien. Si elle vous offre un présent par internet, c’est justement parce qu’elle ne vous voit jamais. Oui, mais.

À moins que tante Gertrude ne soit sourde et aveugle, elle finira bien par entendre parler de ce drôle de système. D’autant que s’il donne de bons résultats, d’autres détaillants vont l’adopter. Ça risque de très mal passer.

Amazon n’a pas dit quand, ni même si il offrira cette fonction.  Mais avec tout le mal qu’il s’est donné, il serait étonnant qu’il y renonce.

Et vous, aimeriez-vous pouvoir «convertir» les cadeaux qui ne vous plaisent pas avant qu’ils n’arrivent sous le sapin? À l’inverse, comment réagiriez-vous si vous appreniez qu’un proche s’est arrangé pour bloquer vos cadeaux?

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Mercredi 29 décembre 2010 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (69)

Faut-il plafonner le nombre d’autos?

Un embouteillage monstre à Pékin (Photo Reuters)

Un embouteillage monstre à Pékin (Photo Reuters)

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André Pratte

La semaine dernière, l’administration municipale de Pékin a annoncé qu’elle  imposera un plafond sur le nombre de nouvelles immatriculations émises en 2011. Ainsi, il ne pourra s’ajouter plus de 240 000 automobiles dans la capitale chinoise, trois fois moins que l’augmentation constatée en 2010. Seules les personnes habitant la capitale pourront obtenir une immatriculation. Comme le nombre de gens souhaitant acquérir une automobile sera certainement beaucoup plus élevé que le plafond, les autorités ont mis en place un système de loterie.

Cette mesure radicale a été prise en raison de la croissance explosive du nombre de voitures circulant à Pékin. En 2010 seulement, 700 000 nouvelles automobiles se sont ajoutées au parc de la ville, qui compte maintenant 4,7 millions d’autos (autant que toute la province de Québec). Pékin est d’ailleurs célèbre pour sa pollution et pour ses embouteillages monstres, certains longs de plusieurs dizaines de kilomètres.

Dans la région métropolitaine de Montréal, où la situation est évidemment beaucoup moins grave, le nombre de véhicules en circulation augmente tout de même de plus de 2% chaque année. En 2008, on a compté dans la région 170 000 automobiles de plus que cinq ans plus tôt. Que faut-il faire pour limiter cette croissance?

Il ne peut évidemment pas être question de plafonner le nombre d’immatriculations. Dans une société libérale, ce genre d’interdit est impensable et impraticable. Et, qui sait, ça l’est peut-être aussi à Pékin; ne verra-t-on pas s’y installer un marché noir des immatriculations?

Alors, à Montréal, que faire? Pour ma part, je crois qu’il faudrait taxer l’essence davantage et implanter un système régional de péage, en plus évidemment d’investir dans les transports collectifs. Mais mon petit doigt me dit que cela n’arrivera pas; le gouvernement qui oserait instaurer un réseau de péage ne survivrait pas au tollé qui s’ensuivrait.

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