NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Mario Roy
En matière de droits d’auteur, et en particulier pour ce qui touche le domaine de la musique, nous semblons toujours courir littéralement un pas derrière l’innovation technologique! Il y a quelques années, alors que les ventes de disques chutaient (privant les créateurs de revenus importants), on avait institué un système de prélèvement sur les CDs vierges, puisque tout le monde s’était mis à graver ses propres CDs à la maison. Or, ce n’est plus ce qu’on fait aujourd’hui: la musique ne se «matérialise» plus: elle va directement dans le iPod ou autre lecteur mp3. De sorte que les créateurs doivent se remettre à courir derrière la nouvelle façon de faire!
Plusieurs musiciens, auteurs, compositeurs, interprètes, sont donc partis en pèlerinage à Ottawa afin de protester contre le projet de loi C-32, lequel, selon eux, est inadéquat face à ces changements. Ils réclament que le prélèvement se fasse désormais sur les appareils de lecture eux-mêmes ainsi que sur le flux internet.
Impossible de leur donner tort: le manque à gagner (dû aussi à d’autres facteurs) est bien réel et atteindrait 75 millions $CAN.
Ce n’est pas bénin: toutes les formes de culture «numérisable» vont passer par là. Le cinéma, bien sûr. Et le livre, dont la version numérique est en forte expansion depuis l’apparition des tablettes Kindle et autres iPad. Cela se passe surtout aux États-Unis, où on en est à presque 10% du marché et en ascension forte, ce qui veut dire que ce sera le cas ici au Québec dans quelques mois (ou années)… et une heure plus tard encore dans les Maritimes!
Il faudra un jour trouver une solution globale et à long terme à cette révolution technologique.
En attendant, si quelqu’un a une idée, qu’il lâche son iPod une seconde et qu’il nous en parle!

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gillesmenard
30 novembre 2010
16h03
Pour de la musique libre et gratuite d’artistes de la relève Vive Jamendo.com tout a fait légal et non capitaliste.
Vive Linux Ubuntu et adieu Microsoft Money Maker.
Gilles Ménard
orbitalx
30 novembre 2010
16h05
Si la musique fait moins d’argent aujourd’hui, c’est que les gens sont prets a payer moins pour la musique qu’avant.
Point final.
Toute industrie n’est pas necessairement vouée a grossir. Remarque que tant qu’a etre sur le BS, aussi bien leur donner leur BS pis les forcer a ecrire des tounes, y’en a probablement une couple dans le lot qui vont en ecrire des bonnes.
Sebastien Dallaire
einstaz
30 novembre 2010
16h30
les vrais artistes sont pauvres!
Ne dit-on pas l’avoir pour une chansons?
N. cloutier
bellinger
30 novembre 2010
16h41
Il serait peut-être bon de savoir qui profite vraiment de qui dans cette histoire. À ce que je sache, quand j’achète un morceau de musique ou un album sur iTunes, je paie pour les droits d’auteurs, quand j’achète un billet de spectacle d’un artiste québécois subventionné par nos taxes, je crois que je paie pour le droit d’auteur, même chose quand j’achète un CD ou un DVD qui lui aussi est subventionné pour sa création. À l’époque des 33 tours, est-ce que l’on vous mettait une taxes sur les tables tournantes, mettait-on une taxes sur les cassettes enregistreuse pour la même raison, NON ! Oui il y a un problème de piratage, mais il est moins important qu’il y a quelques années, les gens aujourd’hui sont habituer à iTunes et il ne paient pas trop cher car ils peuvent acheter les tunes qu’ils aiment séparément.
Deuxièmement, comment les artiste seraient rémunérés s’ils facturent les Entreprises de services Internet ou les appareil de lecture. Comment payer un artiste qui n’a rien créé depuis 20 ans (on peux en nommer plusieurs) et qui surf sur son passé glorieux évanoui. Je n’utilise jamais Internet pour pirater de la musique, pourquoi aurais-je une taxes à payer, c’est utilisateur payeur ou rien. Si j’achète un iPad pourquoi paierais-je une taxes si je ne m’en sert pas pour écouter de la musique ? Les artistes sont payer pour ce qu’ils créent, à eux de mieux négocier avec leur producteurs, maison de disques et distributeurs.
Il n’y a pas que les artistes qui sont affectés par la technologie ! Les travailleurs du bois, les imprimeurs, l’aéronautique, les communications, tous subissons certains dommages collatéraux quand de nouvelles technologies s’incrustent dans notre société, allons-nous aller au sauvetage et inventer de nouvelles taxes pour tous ceux qui subissent les contrecoups de l,avancement technologique ? Certainement pas !
Il serait temps que ces petits bébés gâtés commence à réfléchir à de nouvelles méthodes de se faire valoir et au mieux, s’il sont si pauvre et bien qu’ils fassent comme chacun de nous qui quand il n’arrive plus à payer ses comptes, qu’il se trouve un deuxième emploi ou qu’il parte à la recherche d’un nouvel emploi plus payant. Notre société n’as plus les moyens de subventionner des artistes poches, des reprises de tunes d’il y a 20 ans et des spectacles subventionnés à tour de bras. Une des solutions : allez faire des spectacles plus souvent, c’est plus durs que d’attendre les ristournes sur son cul dans le salon mais au moins on verrait que vous faites quelque chose.
Il y a des révolutions technologiques dans tous les domaines et des centaines de milliers de gens en subissent les conséquences en perdant leurs emplois. Et avec les nouvelles normes du marché actuel, on ne peux les sauver, doit-on pour autant leur verser une rente à vie ? Non, non et non !
Vous avez de l’imagination les artistes, et bien, faites-la travailler et trouver des solution mais pas à nos frais !
François Bélanger
gillesmenard
30 novembre 2010
16h51
Les gens n’hésitent pas a payer 10-15 $ pour s’empoisonner dans un fast food mais pour donner 1$ sur un album qu’ils écouteront en essayant de digérer le poison ils chiâlent?????
Gilles Ménard
jpvillemure
30 novembre 2010
17h16
C’est évident que dans ce type d’enjeux on a toujours droit à de belle réflexions lumineuses comme celle de notre ami Sébastien Dallaire…
La réalité des choses est plus complexe et ne tient pas dans une phrase creuse et un “point final”. La réalité c’est que l’offre musicale est immense, la frontière entre le professionnel et l’amateur est devenue mince et poreuse. Il y a de plus en plus de musique qui se fait, l’argent générée par l’ensemble de la production musicale est divisé par plein d’artistes.
Les moyens de diffusions sont multiples et facile (et non payant). L’amateur de musique a maintenant le choix de payer ou pas pour ce qu’il consomme. C’est un contexte assez particulier vous en conviendrez. Appliquez la même logique dans d’autres sphères d’activités économiques et vous aller vous rendre compte que les artistes sont très ouvert aux changements de paradigme.
Et qu’on arrête de me servir le discours de l’artiste-assisté-social, parce que encore une fois, c’est un raccouci intellectuel pour comprendre la complexité des relations entre les acteurs sociaux. L’artiste génère énormément de mouvement et de l’activité économique parallèle, plusieurs études font part de ce fait.
Le sujet est large et complexe, et j’apprécierais que tout le monde tente d’intervenir intelligement, sans tomber dans le populisme débile, s’il vous plait.
Merci
Jean-Philippe Villemure
omergaspe
30 novembre 2010
17h29
J’ai une suggestion pour tous ces artistes, qui supposément crèvent de faim,pourquoi ne pas faire un fond qui leur paierait un revenu minimum.Ce fond pourrais facilement être alimenté par tous les autres artistes millionnaires (Céline,Michel Barrette et tous les autres qui sont de tous les téléromans ainsi que nos chanteux et humoristes)
Serais-ce qu’ils ne veulent pas encourager les sans talents, qui ne veulent pas travailler comme tout le monde?
Marcel Arcand
omni-tag
30 novembre 2010
17h30
C’est très simple : il n’y a pas de solution miracle. Les formats vont encore changer, la techno va encore et encore évoluer et la musique sera offerte de mille façons différentes.
Laissons-les s’amuser. Ils n’en sortirons jamais de ce bourbier.
Benoît Duhamel.
jpvillemure
30 novembre 2010
17h35
Juste pour être bien clair, l’ensemble des secteurs économiques sont subventionnés par l’état.
Industrie pétrolière, 63 programmes de subventions à hauteur de 2.8 milliards.
Donc, le mythe de l’artiste sur-subventionné, on repassera…
JP Villemure
vinibrod
30 novembre 2010
17h37
Pourrait-on savoir d’où viennent vos chiffres de 75 millions svp? Si comme vous le dites, ce manque à gagner est bien réel, on doit pouvoir trouver le calcul quelque part.
Vincent Brodeur
gillesmenard
30 novembre 2010
17h44
@François Bélanger
Vous avez une réaction en droite ligne avec les conesrvateurs,le jours ou les militaires et affairistes auront remplacés les artistes le monde va être platte en cibonac.
Juste a voir l’allure qu’ils ont avec leurs PM et sa coupe de cheveux , leurs niveau culturel est assez défaillant.
Gilles Ménard
northernbud
30 novembre 2010
17h58
Le plus triste dans tout ça c’est que peu importe la façon dont l’industrie va réussir à obtenir plus de $$ des consommateurs, je suis loin d’être certain que ça va véritablement aller aux artistes créateurs. Ce qui fait que c’est loin de me tenter de payer plus cher pour mes CD, lecteurs multimédias ou accès en ligne. Qu’on prenne simplement l’exemple du coût des CD musicaux en magasins. Considérant que cette technologie est beaucoup plus abordable maintenant mais qu’on demande encore les mêmes prix qu’à l’époque tout en sachant que les artistes ne touchent toujours pas plus de redevances par album vendu qu’avant. Où est passé l’argent ? Loin de moi l’idée de vouloir encourager le piratage, mais disons que considérant la gourmandise des bonzes de l’industrie je ne me sens pas trop de sympathie ici.
Pierre Denis
demagogue
30 novembre 2010
18h12
Si je paye une taxe pour pouvoir payer des droits d’auteur c’est comme si le piratage devenait légal. Ça va devenir compliquer de dire aux gens de ne pas pirater car ils auront payer pour quoi ???? s’il ne pirate pas !
Jean Dumont
lturpin
30 novembre 2010
18h55
Tout travail mérite rémunération.
Si le travail d’un artiste plait à quelqu’un au point de vouloir l’écouter, ou le lire, des droits d’auteur doivent être payés à chaque fois que quelqu’un achète cette oeuvre même si ça fait 20, 30 ou 40 ans que l’artiste l’a créé. Voici ce que ce projet de loi demande aux artistes: donnez votre oeuvre une fois, ensuite, on fait ce qu’on veut avec, y compris la ridiculiser, la modifier, la morceler, l’utiliser pour d’autres fins comme de la publicité, et vous n’avez rien à dire et tout le monde se paye et peut faire de l’argent avec, sauf vous.
Les écoles-CEGEP et universités qui veulent utiliser des oeuvres musicales ou littéraires contemporaines à des fins éducatives, hé bien, qu’ils payent des redevances. Les artistes n’ont pas à subventionner les écoles. Autrement, que les écoles se contentent des classiques: ça, ils n’ont pas besoin de le payer, c’est passé dans le domaine public.
Tant qu’à permettre l’utilisation d’une oeuvre par n’importe quel zouf qui peut en faire ce qu’il veut sur Youtube, sans rien payer sous prétexte qu’il “crée” lui aussi, de un: que zouf là crée de toute pièce un contenu original. On verra bien si quelqu’un le regarde. De deux; se servir de la popularité de l’oeuvre d’un artiste, sans sa permission, ça s’appelle du vol ou du plagiat. Le volet le plagiat sont des crimes et ça doit être puni, même à l’heure numérique.
Voici une autre image simple… Mettons que Bellanger le lumineux ci-haut a une belle voiture de collection. Il a travaillé 3 ans pour pouvoir se l’offrir en se privant de beaucoup de choses pour y arriver.
Moi, je la trouve belle cette voiture et je trouve qu’elle a une couleur qui m’inspire. Je décide qu’elle ferait un très beau tableau sur ma rue et je décide de la peinturer avec de belles bonbonnes de peinture, sans en parler à Bellanger.
L’oeuvre est, à mon avis, magnifique. Bellanger appellera ça du vandalisme parce que ça lui cause un préjudice: sa belle voiture a été modifiée, sans son autorisation. Maintenant, elle ne vaut plus rien selon Bellanger, mais moi, ça m’a rapporté beaucoup d’argent: j’ai photographié la voiture, et plein de gens me demandent maintenant de faire une oeuvre pour leur voiture.
Je ne vois pas en quoi ce serait différent d’utiliser l’oeuvre d’un artiste sans son autorisation, et de la modifier, et le tout, sans le payer. C’est du vol ou pis, du vandalisme.
Je précise que je ne suis pas une artiste mais que j’apprécie et connait la valeur du travail des artistes. Ces gens-là méritent rémunération quand on utilise leur oeuvre pour le plaisir ou pour éduquer. Spécialement quand on les trouve bons. L’oeuvre n’appartient à personne d’autre que celui qui l’a créée. Sauf quand on paie pour l’obtenir.
L. Turpin
f_ross
30 novembre 2010
18h56
Si je ne me trompe pas, dans mon jeune temps, un album sur cassette à ruban valait autour de 12$.
Lorsque le CD est arrivé, j’étais jeune et con, je croyais que les coûts des albums étaient pour baisser étant donné le changement de technologie. Pour moi l’absence de ruban et moins de plastique se résumait à un support physique moins couteux. J’attendais la diminution de prix. Elle n’est jamais venue.
Aujourd’hui l’industrie n’a plus à fournir de support physique avec un album et le prix est toujours le même.
Quelque part le consommateur s’est fait avoir.
Je vais acheter de la musique le jour où les prix baisseront. Et je crois que ce jour arrivera lorsque les artistes décideront de laisser de coté les maisons de disque pour mettre eux-mêmes leur musique en marché. À la Trent Reznor (Source Wikipedia – Reznor went on to say that as “the climate grows more and more desperate for record labels, their answer to their mostly self-inflicted wounds seems to be to screw the consumer over even more.”)
F. Ross
dcsavard
30 novembre 2010
19h03
Faire verser des droits sur la bande passante de l’internet est inacceptable, autant que de percevoir des droits sur tous les médias capables de mémoriser quelque chose de numérique. Je ne pirate pas et je ne vois pas pourquoi la loi me considérerait pirate de facto parce que j’utilise l’internet. Si tel est le cas, attendez-vous à voir augmenter en flèche le piratage, parce que moi un artiste qui décide de me considérer comme un pirate, je n’ai plus beaucoup de respect pour ça. Si c’est la guerre qu’ils veulent, ils l’auront.
La réalité, c’est que les artistes prennent le micro pour protéger les maisons d’éditions de musique qui de toute façon font le gros du profit en place et lieu des artistes eux-mêmes. Combien un artiste reçoit-il par CD? Par chanson sur son CD? Pas grand chose, qui en profite le plus? L’éditeur. L’éditeur se justifie avec la pochette, le processus de gravage, la distribution, etc. Mais, c’est que justement la distribution par internet élimine tout ça. L’éditeur ne sert plus à grand chose aujourd’hui dans le domaine. Il n’y a que le studio d’enregistrement et le serveur internet qui puissent se justifier et les coûts sont minimes par chanson.
Les artistes au lieu de se mettre l’univers à dos feraient mieux d’adopter une autre stratégie pour percevoir des revenus. Qu’ils fassent des concerts, par exemple. Les artistes dans le domaine du théâtre gagnent pourtant leur vie sans rien endisquer ou enregistrer.
Ce sont les grosses maisons d’édition qui jouent ce jeu des redevances pour obtenir des revenus pour ce qu’ils ne font plus depuis belle lurette.
David Savard
paul_gendron
30 novembre 2010
19h18
Alors, si je comprends bien, d’un côté il faut subventionner nos artistes parce que, eh bien en fait je n’ai aucune idée pourquoi, mais apparement c’est essentiel à notre culture et notre survie. Et d’un autre côté on doit nous taxer pour les compenser pour la musique qu’on copie, même si on ne copie pas leurs chansons. Mon iPod ne contient aucune musique piraté et je devrais quand même payer ces droits? Et les payer à des artistes que je n’écoute même pas. Tant qu’à y être, je vais simplement les télécharger illégalement!
Paul Gendron
dominiquecousineau
30 novembre 2010
19h31
J’avoue que je n’achète plus ou très peu de musique sur un support physique depuis plusieurs années… J’achète sur ITunes ou sur d’autres sites où je paie ma musique, et malgré cela, c’est déjà tellement moins cher! C’est important pour moi de payer les droits aux artistes. Mais à voir les choses aller, je pense qu’on ne peut que constater qu’on ne réussira pas à endiguer le partage de musique, de films, de livres, de partitions… entre internautes. C’est devenu trop facile et accessible. Et tellement pratique. En général, j’achète mes livres et mes documents de référence, j’aime avoir l’objet entre mes mains et dans ma bibliothèque, mais si j’ai besoin d’un document là, là, tout de suite? Entre le chercher sur le net (2 minutes) et le télécharger (30 secondes) ou aller me taper un après-midi dans une boutique ou une bibliothèque en espérant trouver?… Une folle dans une poche… Mais si on ne peut empêcher le partage de données, il faut donc trouver d’autres façons de soutenir les artistes et les créateurs. Je serais tout à fait ouverte à payer un montant supplémentaire sur l’achat d’un appareil ou sur ma connection internet, si je SAIS que cela va directement aux ayant droit. Par ailleurs, de tout temps, les créateurs ont eu besoin de mécènes pour les soutenir. L’art, ce n’est pas toujours rentable. Bach n’était pas rentable, que je sache! On confond facilement art et divertissement… Les mécènes de jadis se trouvaient du côté du pouvoir : la noblesse, le clergé… Aujourd’hui, le pouvoir est au peuple, c’est donc au peuple, et à l’État, de prendre le relai, par des bourses aux créateurs, des subventions aux productions… Que de gros mots, en cette ère de néo-libéralisme! Mais je persiste et signe,
Dominique Cousineau
pragmatisme
30 novembre 2010
19h42
Avant, on payait un léger frais sur les CD et les cassettes vierges. Maintenant, y’a pu personne ou presque qui achète ça. Donc on n’a qu’a taxer les appareils qui les ont remplacé. C’est quand même pas 10$ sur un Ipod neuf qui va me faire mourrir franchement, c’est pas comme si j’en achetais 2 par année ! En plus, j’aurai la conscience tranquille.
Patrick Leblanc
charleschivenchy
30 novembre 2010
20h17
nos tartistes sont subventionnes par le gouvernemaman
il faut leur donner quoi a ces b.s. de luxe ?
rock la voisine se promenait en rolls- royce il y a quelque annee
eric laponte en porsche
la grosse misere
charles chivenchy
hettrick
30 novembre 2010
20h20
Je verrais cela comme un “nettoyage”; il y a beaucoup d’artistes pitoyables (voulez-vous des noms)?
Par contre, il est temps que les compagnies de disques cessent de s’engraisser au passage; quand j’achète un album sur iTunes (oui, j’achète toute ma musique), combien revient à l’artiste et combien au label? Je serais prêt à parier sur 0,75$/album à 10$…
Tant qu’à y être je serais presque mieux de pirater ma musique et d’envoyer un chèque directement à l’artiste…
Emil Archambault
tendrement
30 novembre 2010
20h26
Orbitalx
Je comprend pas votre point de vue. Si on veut pas payer pour entendre la chanson d’un artiste on a qu’a ne pas l’écouter. Votre désir de ne pas vouloir payer “si cher” n’est pas une raison pour voler. C’est comme si je ne suis pas prêt de payer si cher pour tel auto. C’est pas grave je la prend sans payer. Vous faîtes quoi de la propriété privé? Les chanteurs vendent des chansons. T’achète ou t’achète pas.
M.Leclerc
sakamura
30 novembre 2010
20h28
Il y a plusieurs problèmes avec ces énoncés. Je vais rester dans l’industrie de la musique mais ça s’applique à bien d’autres endroits.
Voyons la taxe aux médias vierges. Le problème avec une telle taxe est qu’elle a rendue légitime le piratage. Si on paye pour une taxe, qui est remise aux artistes les plus touchés par le piratage, le piratage devient donc légal. En fait, ici, on ne devrait plus parler de piratage, mais bien de copie tout à fait légitime. L’industrie du disque n’est pas contente ici!
Il ne faut certainement pas mêler les cartes avec nos copains des États-Unis, nos lois sont totalement différentes des leurs. Pour nous, il est interdit de faire une copie d’une oeuvre pour une autre personne … Toutefois, on peut faire une copie pour nous-mêmes. On peut aussi donner l’oeuvre à quelqu’un d’autre: si on n’aime plus notre CD, on peut le vendre/donner à une autre personne. Et bien entendu, l’acheteur est considéré de bonne foi, jusqu’à une certaine limite; j’ai acheté et payé tout à fait légalement mes chansons de quelqu’un d’autre, comment pouvais-je savoir que la personne ne pouvait me les transférer.
Il y a donc une mention de bonne foi, il y a aussi une mention d’utilisation légitime qui pourrait s’apparenter à du “piratage” (donner des exemples, des extraits, utilisation pour un cours à l’université, etc)
Quel est le problème avec l’ancienne loi, et aussi la nouvelle loi?
Je suis un artiste qui tente de percer. Vais-je recevoir ma juste part de l’argent de ces taxes sur les médias? Bien entendu que non! Je recevrais quoi? Quelques sous? Quel est ma quote-part? Impossible à déterminer!
Je suis un artiste bien établi. Vais-je recevoir ma juste part de l’argent de ces taxes? Bien sur que non! Allez prouver que j’ai bien droit à 5% des recettes de ces taxes.
En fait, le hic, c’est que cet argent n’a jamais été versé à aucun artiste (vérification s’impose, j’avais vérifié il y a 2 ans), l’argent est resté dans le système.
Alors bien sur, les gens qui font le plus dur lobby sur ces lois sont ceux qui tentent de vouloir les conserver, c’est de l’argent gratuit!
Du côté du manque à gagner par les artistes, il faut bien évidemment mettre en perspective encore une fois. L’artiste, qu’il soit très connu ou non, n’aura pas tant d’argent que ça découlant de ses disques. Beaucoup se basent sur les produits dérivés (spectacles, t-shirts, livres, etc) pour arriver à arrondir leurs fins de mois. Et encore, ici, c’est pas trop mal, nos artistes survivent quand même relativement bien.
Je ne traiterai certainement pas les labels de disques de sangsues, ils prennent un risque, ils fournissent de la musique somme toute haute gamme, qui plaît à leur auditoire. Promotions, production, etc., ça coûte cher quand même. Et je les comprends, dans leur situation (excusez-moi de généraliser sur les labels), de vouloir tirer la couverte de leur côté.
Mais en tant que consommateur, il faut aussi se poser la question si c’est ce qu’on veut accepter. Est-ce que le changement est proposé pour mettre main-mise sur des droits, permettant de poursuivre des individus ou de limiter les “dégats”; est-il proposé pour permettre à certaines corporations de tenter de conserver par l’intimidation et la force leurs marchés traditionnels, sans même voir les opportunités incroyables qui s’offrent à elles?
Il faut aussi se poser la question quel est l’impact réel du “piratage”. Depuis toujours, les gens ont copié leur musique. Vous connaissez bien entendu le proverbe disant que l’imitation est la plus grande forme de flatterie. C’est ce qui est connu depuis bien longtemps, mais qui ne cadre pas dans un milieu de production industrialisé. Mais la copie s’est toujours faite, que ce soit par bobines 1/4po, par cassettes, par CD ou par MP3, elle s’est toujours faite. Certains comme moi en profitent pour connaître des nouveaux artistes, découvrir des styles de musique, pousser plus loin. Et certains comme des gens que je connais n’ont jamais acheté un seul disque de leur existence, et ne commenceront certainement pas aujourd’hui. Certains n’ont aussi pas l’argent pour en acheter. Mais il y a un juste milieu, certains exagèrent.
Si on pense qu’uniquement les consommateurs “pirateurs” ont exagéré, il faut aussi mettre le holà de l’autre côté. J’ai une compilation de 4 CD qui m’a coûté plus de 120$, acheté directement de chez HMV!!! On se rappellera les artistes qui faisaient un ou deux “singles” potables sur un album de 12 chansons de remplissage (qui d’ailleurs ont étés les premiers à rouspéter du téléchargement des chansons sur Internet, parce que les gens copiaient LA bonne chanson et laissaient le reste en plan). Ou encore les albums gardés rares pour en faire monter le prix. Ou le fait qu’on ne peut parfois plus acheter un disque, “discontinué” qu’ils disent. Ou les versions remasterisées 24 bit gold de la mort qui tue. Ou à l’opposé les albums de Hits qui n’avaient en fait qu’un ou deux hit, et le reste était du remplissage. Ou encore les albums qui semblaient être faits par l’artiste original, mais qui en fait étaient des versions reprises par des mauvais artistes. Ou les albums qui se donnaient tellement la peine de sortir des beaux albums qu’avec la pochette imprimée rapidement, aucun livret. Bravo! Encore une fois le le dis, il y a un juste milieu.
En résumé, il doit y avoir une solution… mais elle ne pas être faite en ostracisant les consommateurs habituellement vertueux, ni en n’obligeant à payer pour conserver le statut quo, ni en baissant la qualité, mais bien en ne traitant pas les consommateurs d’imbéciles, et en leur fournissant ce qu’ils cherchent, avec un prix adéquat et des règles adéquates.
M. Donais
gateau_chocolat
30 novembre 2010
21h09
@ gillesménard
Puisque vous faire la leçon à tout le monde, je me permet de vous la faire : Microsoft Money Maker serait plutôt Microsoft le faiseur d’argent. La langue fraçaise va s’éteindre un jour à cause des commentaires comme vous venez de faire.
Agréablement,
Stéphane Tillier
shotokandm
30 novembre 2010
21h28
@bellinger
Je suis tous à fait d’accord avec vous. Sur certains points, il faut moderniser le droit d’auteur, mais pourquoi devrais-je payer une taxe sur mon Ipod pour des artistes que je n’aime pas écouter? Si je ne suis pas capable d’écouter certains artistes québécois, pourquoi devrais-je grossir leur compte de banques?
Je paie un droit d’auteur lorsque j’achète ma musique et c’est suffisant.
Messieurs, mesdames les artistes, si vous voulez de l’argent, créer et si j’aime je vais vous acheter sinon vous n’avez pas à avoir mon argent.
F.Maranda
diorama96
30 novembre 2010
21h36
Amen bellinger.
J’ai 7501 chansons sur iTunes, pas une n’a été obtenue frauduleusement. Et pourtant je devrais repayer des droits d’auteur que j’ai déjà grassement payé ?
Et cette baisse de ventes de disques dans les dernières années, ne serait-elle pas aussi un petit peu attribuable à une certaine baisse de qualité ? Quand le gros hit de cette fin d’année est une puante reprise d’un morceau de 1986 tiré de Dirty Dancing (this means you, Black Eyed Peas), on peut se demander si les gens n’en ont tout simplement pas ras-le-bol de payer pour des galettes dont les 3/4 sont sans saveur…
Jonathan Habel
azem
30 novembre 2010
21h51
c est du chialer pour chialer completement débile.
ca dérange personne de payer 4$ pour un café, 5$ou + pour un drink
mais pas 1-2$ pour une chanson qui va durer plus longtemps qu un aliment
allo
les gens sont décourageants. continuez de pirater gang de cheap
azem papazian
squire
30 novembre 2010
21h59
Mon cher Sebastien Dallaire, j’imagine que vous acceptez facilement vous aussi de travailler sans être payé, n’est-ce pas?
Les auteurs-compositeurs vivent en bonne partie de leurs droits d’auteur, en plus des ventes de disques et de billets. Pour certains, comme les paroliers, les droits représentent leur seule source de revenus.
Tout le reste du débat (les subventions, les prix des disques, les “fortunes” des musiciens, etc.) n’a aucune importance. Si les artistes vous tapent sur les nerfs, vous avez le droit de ne pas acheter leurs disques, mais vous n’avez pas le droit de voler la musique.
Et non, je ne suis pas compositeur… J’en ai seulement ras-le-bol de cette culture de la gratuité qui s’installe, ce “droit de tout faire sans ne rien devoir à personne” qui semble devenir la norme égoïste.
Michel Cartier
yomaurice
30 novembre 2010
22h34
Je travail de mon domicile et j’utilise donc beaucoup de bande passante, je ne vois pas en quoi les artistes devraient recevoir une redevance sur cette consommation. Je paye pour jouer à des jeux en ligne (45$par mois en plus de mon abandonnement à internet) je ne vois pas pourquoi les artistes devraient recevoir une redevance pour cette consommation. Je paye des points microsoft pour des extensions de jeux de Xbox 360 et xboxlive, je ne vois pas pourquoi les artistes devraient recevoir une redevance pour cette consommation. J’envoie des photos que j’ai faites à mes amis, je ne vois pas pourquoi les artistes devraient recevoir des redevances pour mes créations.
Si il y a des redevances sur tout et n’importe quoi qui passe par internet alors les artistes recevront des paiement pour des choses qu’ils n’ont pas produit. Ils deviendront, alors, eux mêmes des pirates qui volent les autres.
À entendre Charlebois il n’y a que la musique piraté qui passe par internet.
Mathieu Lafleur
alexnado
30 novembre 2010
22h53
L’industrie de la musique est, depuis 10 ans, à l’arrière-garde sur les besoins du consommateur. Avec l’arrivée de la musique dématérialisée, le consommateur voulait avoir un accès instantané à de la musique à la pièce. Napter est apparu en 1999. iTunes est arrivé en 2003, soit 4 ans plus tard!!! Pendant 4 ans, l’industrie s’est livré à des batailles juridiques, essayant même de rendre illégal le format de fichier mp3!! Pendant 4 ans, l’honnête mélomane voulait avoir accès à de la musique dématérialisé, mais l’industrie refusait de lui en vendre, laissant le consommateur devant Napter. Il ne faut pas te surprendre que te vole ton produit si tu refuses de le vendre!
Cette industrie a diabolisé sa clientèle, l’a méprisée, traitée de voleur et poursuivi en justice (comme cette mère monoparentale condamné à payer plus d’un millions pour avoir partagé 28 chansons). Au lieu de saisir la balle au bond et d’utiliser révolution numérique comme tremplin, l’industrie s’est entêté à défendre un mode de distribution dont sa clientèle ne voulait plus.
Le sauvetage de l’industrie de la musique me scandalise encore davantage que le sauvetage des grandes banques.
Pourquoi dois-je payer les ayant droits lorsque j’achète leur musique sur itunes, que je dois les payer à nouveau lorsque je grave la musique que j’ai achetée sur un cd pour l’écouter dans l’auto, et que je devrais les payer une 3e fois en taxant le support numérique de mon iPod. Un tray de 100 cd se vend environ $30. Là-dessus, il y a $20 de taxes pour les ayant droit (66%!!). Et ce, même si j’utilise les cd pour y graver des données. Non, vraiment, j’en ai marre de payer pour l’incompétence des acteurs de l’industrie. Les journalistes devraient être plus rigoureux avec les ayant droits, les challenger, et les ayant droit devrait exiger des comptes des maisons de disques qui sont les vrais responsables de leur décadence. Prenons les blu-ray. Vous trouvez ça normal qu’un film se vende $30? Ce n’est pas un incitatif au piratage ça? Et présentement, les livres en format numérique pour le ipad sur itunes se vendent plus cher que la version “hardcover” du même livre!! Ayoye! Non mais franchement, cessons d’être complaisant avec cette industrie. C’est beaucoup trop simple de toujours pointer du doigt le piratage. Et ne jamais remettre en question le modèle d’affaire désuet de l’industrie. Oui elle s’est adapté aujourd’hui. Mais après combien de temps? L’industrie doit assumer ses erreurs plutôt que pelleter ses problèmes dans la cour du législateur.
Enfin, prétendre que le piratage est le seul ou le principal lien causal de la chute des ventes de musique est un raccourci intellectuel grotesque.
Ce qu’il faudrait souligner, c’est qu’en même temps que les ventes de musique ont chuté, les ventes de films (en DVD) ont fait un bond de géant, au point où la vente de DVD est maintenant parfois plus lucrative que les projections en salle. Le budget du consommateur pour le divertissement audio/vidéo s’est seulement déplacé.
Quant aux blu-ray, ceux-ci ont pris une éternité à se démocratiser étant donné que l’industrie se chicanait sur le format à adopter et sur les mécanismes de protection anti-copie. Alors que le consommateur piratait les DVD mais aurait été prêt à payer pour un disque haute définition à valeur ajoutée, l’industrie se chicanait et reportait sans cesse son nouveau standard. À l’arrière-garde vous dites?
Alexandre Nadeau
alexnado
30 novembre 2010
23h07
J’aimerais aussi attiré votre attention sur ce rapport, disponible sur le site d’Industrie Canada:
http://www.ic.gc.ca/eic/site/ippd-dppi.nsf/vwapj/IndustryCanadaPaperMay4_2007_fr.pdf/$FILE/IndustryCanadaPaperMay4_2007_fr.pdf
Cyberpresse en a parlé en 2007 et la page est encore accessible: http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/200711/08/01-9367-le-piratage-profiterait-a-la-musique.php
Résumé de la conclusion: Selon les enquêteuses, chaque fois que 2 CD sont téléchargés illégalement sur le web, l’équivalent de 1 CD est acquis en toute légalité au Canada parce que les pirates ont été convaincus en écoutant les fichiers musicaux.
Pour chaque hausse de 1% des téléchargements illégaux, une augmentation des ventes de 4% aurait ainsi lieu, dit le rapport.
La moitié des pirates seraient motivés par un éventuel achat ultérieur. Le quart des auteurs de copies illégales sur Internet le feraient parce qu’ils ne trouvent pas les titres téléchargés en magasin.
Alexandre Nadeau
piedoq
30 novembre 2010
23h13
puisqu’ils n’ont plus le contrôle sur le copiage pourquoi ne pas profiter de ce fait et de mettre de la publicité sur les oeuvres , genre cette chanson de céline vous est présentée par provigo , sachant que l oeuvre va être copiée et recopié les artistes pourraient tout simplement vendre leur eouvre aux publicitaires , la télévision et la radio le font depuis 60 ans
albert bela
bellinger
1 décembre 2010
07h36
Nos artistes se plaignent d’une baisse de revenus et disent se faire pirater à tour de bras sur Internet. La plupart de ceux qui piratent sont des jeunes et je ne crois pas qu’ils se fendent en 4 pour pirater des tunes de Vigneault, Leclerc, Ginette et compagnie. Moi je crois qu’aujourd’hui les gens ont accès à beaucoup plus de groupe, ils découvrent le monde et sa culture par l’internet, et éventuellement découvrent autre chose qui leur plait plus. Ce n’est pas vrai qu’on leur doit quoi que ce soit, nous les payons déjà beaucoup par nos subventions et nos achats de musique, de disques et de DVD. Ce qu’ils demandent c’est une façon de tirer encore plus de revenu en travaillant de moins en moins et à vrai dire, combien de ces artistes sont de vrais créateurs, très très peu, ce sont surtout des interprètes.
La concurrence les boys, la concurrence les filles, vous vous avez crus longtemps dans un marché captif où les gens n’allait pas voir trop ailleurs, aujourd’hui les gens ont le choix même pour la chanson francophone, c’est ça la vie, tu travaille fort et tu crée de la qualité, tu sera récompensé, tu t’assis sur tes laurier en rêvant à des jours meilleurs, tu embarques dans un bus pour quêter du cash à Ottawa au dépend des contribuables et des consommateurs.
Il y a des artistes TRÈS CRÉATIFS qui ont su trouver des méthodes originales pour se faire connaitre et vendre plus en se servant de l’Internet, regardez ce qui se fait ailleurs, travailler votre créativité ! Mais c’est vrai, c’est presque tous juste des interprètes ! Dommage !
François Bélanger
ultdrake
1 décembre 2010
08h10
@lturpin
Votre analogie de la voiture est erroné et je la corrige. Si la technologie permettait de faire une copie d’une voiture, premièrement, tout le monde roulerait dans le luxe et en plus les compagnies d’assurance et les constructeurs automobiles feraient faillite. Mais qui, des citoyens, voudraient empêcher la copie. Quelques défenseurs des droits des ingénieurs… Par contre, votre voisin n’aurait aucun problème à ce que vous peinturiez votre copie comme bon vous semble, il partage sa voiture avec tous ceux qui veulent en faire une copie.
Pour en revenir au sujet, je crois que les artistes musiciens doivent réviser leur façon de faire, développer de nouveaux produits (Plus de spectacle, dans de plus petites salles abordables, développer leur bases de fan, produire de la qualité et pas des reprises, envahir le web, créer des évènements surprises, etc.). Surtout, se prendre un meilleur pourcentage que ce que donnent les maisons de disque/producteurs de spectacle/agents… Car EUX ne serait RIEN, sans les artistes.
ultdrake
1 décembre 2010
08h11
Oups, ma signature…
F. Cloutier
corbozzzz
1 décembre 2010
08h11
Couconc, faire la part des choses, ça vous tentes pas ? c,est pas Éric LApointe, Céline, MIchel Tremblay ou peu importe quel gros nom que ça va aider le plus, c’est surtout ceux qui tente de percer et qui créent dans un contexte économique pratiquement insoutenable et qui nous représente dans le monde dans des discipline plus marginale comme la danse, le théâtre, la sculpture, etc. Si y’a moins de possibilités de revenus, y’a moins d’artistes. SI y’a moins d’artistes, y’a moins d’art. Moins d’art, ça veut dire moins d’exploration, moins d’expérience, moins de recherche. Bref chaque oeuvre va finir par être commercial, lècher et parfaitement indifférenciable des autres. Et là, les gens vont chialer que l’art c’est tout pareil. Pensez-donc plus loin que le bout de votre nez !
Gaël Corboz
themusicalbox
1 décembre 2010
08h15
J’achèterai sur iTunes le jour où ils m’offriront des fichiers WAV ou FLAC (je ne sais pas si c’est maintenant rendu possible). En attendant, pas question que je paye pour un format compressé (aka AAC ou MP3).
Et personnellement, j’achète plus de musique (en CD) que jamais depuis l’arrivée de l’Internet. Ça me permet de découvrir tellement d’artistes intéressants. Je vois plutôt l’Internet comme un moyen de se faire connaître, pas comme une menace pour les artistes. Comme tout le monde, il m’est arrivé de télécharger des albums d’endroits douteux, mais je peux vous affirmer que j’ai par la suite acheté tout ceux qui en valaient la peine (et que je réussissais à trouver en magasin ou sur Amazon…). Les autres, je les efface et on en parle plus…
À l’époque, on copiait les chansons qui passaient à la radio sur des cassettes, c’était du piratage ça?
Pierre-Alexandre Turgeon
cmoibenlepro
1 décembre 2010
08h41
Pauvres, les artistes? Vous me faites rire!
Vous voulez prélever une taxe sur les ipod, iphone et autre, ainsi que sur les factures d’internet? Et moi qu’est-ce que je fais si je ne télécharge jamais de musique? C’est une arnaque!
De toutes façon, les artistes qui sont allés défiler au parlement sont nuls et n’ont aucun talent, je ne téléchargerai jamais leur musique illégalement. Ils peuvent avoir l’esprit tranquile.
NON À CETTE TAXE!
Benoit Plante
lmisslucie
1 décembre 2010
08h48
L’industrie est un peu responsable du piratage et du désabusement des consommateurs. Je suis assez vieille pour avoir acheté des disques en vinyle, des 8 pistes, des cassettes, des CD et maintenant pour passer aux ipod et cie. Donc, je suis assez vieille pour avoir acheté le même disque 2 ou 3 fois ou avoir renoncé à en écouter plusieurs. Je suis tannée. Si on me dit que la musique que j’achèterai demain, je pourrai l’écouter encore après-demain et aussi le surlendemain, que ce que je téléchargerai sur mon ordi, je pourrai le transférer sur mon prochain, alors là ok. Autrement, … Combien d’album ai-je payer, pour lesquels j’ai eu 12 chansons dont seulement 2 m’intéressaient?
Si on devait s’abonner, à faible coût, à des sites de téléchargement comme Lime Wire ou autre et avoir accès aux morceaux qui nous intéressent, alors là, je ne dis pas non. Mais pour le reste, on respire par le nez.
Sur mon ipod et sur internet, je peux mettre de la musique, téléchargée illégalement ou pas, mais aussi MES photos, MES documents, je peux les mettre sur picassa ou d’autres site sur le Web, disponible à tous, mais ils sont encore à moi, je ne vois pas pourquoi je devrais payer pour ça. Est-ce qu’on me paiera?
L. Paquette
jolicoeurpierre
1 décembre 2010
08h53
Décourageant, l’ignorance et les préjugés de certains, voire de plusieurs commentaires “lumineux” basés sur le “je-me-moi”… Personne ne “paient” des droits d’auteur à l’achat d’un CD matériel ou virtuel; les droits d’auteur sont payés par des utilisateurs tel les radiodiffuseurs, les médias et, dans un monde “virtuellement idéal”, les fournisseurs d’accès internet (FAI) qui, au contraire, vampirisent les créateurs; pourtant le contenu crée par lesdits créateurs (pas que des musiciens) rend ces entreprises multimilliardaires par la publicité vendue… Mais ça, ça a l’air correct, ça donne bonne conscience aux p’tits voleurs…
De plus en plus d’artistes, et pas que des amateurs, doivent consacrer moins de temps à la création et davantage au boulot alimentaire, et y a des “lumineux” ici qui encouragent ça! Les artistes, ces gâtés-pourris, ont juste à travailler, hein? Ben c’est ce qui arrive, justement; il nous restera toujours bien les CONServateurs pour nous seriner des niaiseries, mais la relève créative sera, elle, passée à autre chose, pour notre plus grande perte collective… Mais le collectif, ça fait tellement 20ème siècle comme concept, vive le “je-me-moi”…
P Jolicoeur
pbusque
1 décembre 2010
08h53
“La musique, c’est pas donné”, mais le talent n’est pas inné non plus.
Ce qui me chicotte le plus sur ces redevances, c’est que l’on paie pour quelque chose que nous ne voulons pas. Personnellement, je n’ai pas téléchargé ni acheté de musique québécoise depuis quelques années. Pourquoi? Parce que le talent et la qualité n’y sont pas.
Si j’aime quelque chose, je l’encourage. Si la qualité est absente, je vais voir ailleurs. Je ne veux pas payer pour des gratteux de guitare propagandiste socialiste, pour des groupes parlant un français douteux (mouais / moi) , pour des artistes incapable de produire sans être sous l’effet de drogues ou bien “chantant” des textes sans queue ni tête. Avec un redevance, on revient à encourager, non pas le talent, mais n’importe quel personne se donnant le titre ‘artistes’.
Ils veulent plus d’argent? Alors qu’ils produisent quelque chose de qualité et que les prix “des produits” soient ajustés.
Tant qu’à facturer tout support à mémoire, va-t-on demander des redevances sur le cerveau pour empêcher les gens de fredonner un air connu?
P. Busque
rllemieux
1 décembre 2010
09h16
L’autobus du show-business
Qu’on la laisse disparaître cette grosse business du show-business comme on la connaît depuis les années soixante. Elle sera remplacée par une autre. Je ne suis pas sûr qu’on y perdrait au change.
Videotron et Bell finiraient nécessairement par embaucher des auteurs-compositeurs afin de créer des contenus pour ses plate-formes, un peu comme au temps de Bach : des emplois à temps plein pour des auteurs-compositeurs qui travaillent de huit à cinq et qui produisent des chansons. C’est d’ailleurs suivant un modèle semblable que se développent les jeux vidéos. UbiSoft expose dans une galerie ces jours-ci.
Qu’on laisse le show-business se transformer. Le modèle que les « créateurs » défendent a cinquante ans. Pour ma part, je trouve qu’il est devenu bien stérile. Il mérite d’être remplacé.
Robert-Louis Lemieux
syrius78
1 décembre 2010
09h54
Un peu ridicule comme situation!
D’un côté on a les artistes les vrais, qui eux font de l’argent a plus savoir quoi en en faire. Ils ont du talent on sont bien gérés. De l’autre on a les “wannabe” qui on peu ou pas de talent mais qui espère faire comme les vrais.
Cette fameuse taxe va être répartis de quel façon? Ceux qui vendent naturellement le plus de disque vont avoir la plus grosse ristournes? Donc les wannabe auront rien et les vrais vont juste avoir plus. Une vraie justice?
Pour ma part, je consomme seulement la musique “gratuite”. Elle passe sur les ondes radio et mon auto la capte très bien. Anyway je le paie en écoutant les publicités. J’ai pas acheté de disque depuis 2001. Pour moi, il y a pas de disque qui vaut la peine de payer 10-15$.
Mathieu Forget
stridulation
1 décembre 2010
09h54
Payez-vous pour écouter la radio ? Pourtant, les artistes qui sont diffusés à la radio reçoivent de l’argent sous forme de droits de diffusion.
Voilà le modèle que devrait adopter l’industrie du disque. Au lieu de protections foireuses sur leurs disques, de taxes sur les supports – qu’elles fabriquent elles-mêmes en plus bien souvent ! – inéquitables, de poursuites contre des utilisateurs, elle ferait mieux de se battre sur le même terrain et utiliser internet comme moyen de diffusion.
Si les stations de radio peuvent se financer grâce à la publicité, pourquoi pas des sites internet consacrés à la diffusion de musique ? Les artistes seraient rétribués en fonction du nombre de téléchargements de leur musique. Les sites comme Itune attirent beaucoup de clients : imaginez un site semblable, mais gratuit ! Les publicitaires seraient certainement alléchés par un tel afflux d’internautes.
Tout le monde y gagnerait : les utilisateurs, qui aurait accès à la musique gratuitement – ou bien en payant un abonnement minime – les artistes, qui pourraient ainsi voir leur musique diffusée à large échelle, les compagnies de disque, qui auraient accès à une nouvelle source de profit, au lieu de s’accrocher comme la misère sur le pauvre monde à leur vieux modèle de distribution.
C’est le manque de créativité qui nuit à cette industrie, pas le piratage.
Stéphane Thibodeau
alexandrelegrand
1 décembre 2010
09h55
Bon comme à l’habitude, il y a des gens qui mélangent tout. On ne parle pas de taxe ou de subvention, on parle de droit intellectuel, à même titre qu’un brevet scientifique par exemple. Si ne connaissez rien en la matière, vous avez toujours l’option de vous taire.
Et en passant, arrêtez de croire que vos taxes permettent à des artistes de vivre comme des pachas. Le budget du Conseil des Arts et des Lettres, ce sont des peanuts! Vous me faire rire. Votre emploi chez Bombardier? Subventionné. Votre job de fonctionnaire garanti à vie? Vos taxes payent ça aussi. Au Québec, tout est subventionné, alors revenez-en et cessez de vous faire accroire que vous payez pour les autres. Vous voulez déchirer votre chemise, vous pourriez commencer avec les contrats publics dans la construction où des millions de dollars sont gaspillés. Et ensuite, demandez-vous pourquoi vous payer vos piments 4$ la livre alors que le PDG de Métro reçoit 48 MILLIONS $ en bonus de performance.
alexandrelegrand
1 décembre 2010
09h55
Signé Alexandre Cattaneo
quidnovi
1 décembre 2010
10h16
Peut-être que nos humoristes devraient se cotiser pour aider les chanteurs.
Jacques Saint-Cyr
sebsurleweb
1 décembre 2010
10h20
Je comprends que les métiers de la chanson ne font pas bien vivre l’ensemble de leurs artisans, mais ça n’est pas une raison suffisante pour faire vivre sous respirateur artificiel un sous-ensemble de ces gens.
À mon sens, un artiste doit se démarquer des autres, doit faire des tournées et, au bout du compte être populaire. S’il ne perce pas au-delà du Québec, il devra être très populaire ici pour gagner sa vie.
J’ai toujours trouvé aberrant de devoir payer des redevances sur les CDs alors que je m’en sers plus pour du stockage de données. Aussi, je trouve ridicule qu’il soit illégal et que je doive payer indirectement des redevances pour créer des copies de sauvegardes (ceux qui ont des jeunes enfants comprendront!).
Maintenant, pourquoi devrais-je payer des redevances à travers mon fournisseur internet? Après tout, je ne copie pas de musique et je n’en télécharge même pas!
La dernière chose… comme Patrick Lagacé le mentionne si bien, pourquoi nos écoles ne pourraient pas utiliser du matériel à des fins pédagogiques alors que l’ensemble des artistes sont largement subventionnés par l’état?
La vérité est que l’industrie de la musique n’a jamais su prendre le virage technologique. Avant, on pouvait nous pomper une ou deux bonnes chansons sur un album pour un prix indécent. Maintenant, les gens ne payent que pour ce qu’ils aiment!
S. Blais
davidgermain
1 décembre 2010
10h31
Pour avoir une vraie discussion serieuse et mature sur le sujet, il faudrait avoir acces a des chiffres, serieux et independants.
Les evaluations de l’industrie sur le piratage ont tendance a suggerer que subitement quantite milliards de plus apparaitraient dans l’economie, ce qui est absurde.
Peut-on avoir un survol detaille des chiffres en question et de leur fiabilite ? On pourra alors se faire une idee sur la bonne position a prendre.
davidgermain
1 décembre 2010
10h31
David Germain
maxvl
1 décembre 2010
11h09
on est pas sortis du bois…
La culture c’est l’âme d’un peuple. à regarder les interventions j’ai l’impression qu’on a pu vraiment d’âme… La redevance n’est peut-être pas la bonne méthode pour aider les artistes mais il faut s’assurer que ces gens, dont nous profitons tous, même ceux qui disent qu’ils n’aiment pas la qualité du made in québec. ON est une société riche, membre du G8, capable de se payer des joujoux militaire à coup de milliard, mais les artistes qui donnent un sens à nos vies, rien. Ça vaut la peine de créer des richesses si c’est pour se crisser du sort des gens…
Maxime Landry
dcsavard
1 décembre 2010
12h08
Pourquoi un artiste endisque? Pour faire la promotion de ses spectacles. Je serais curieux de voir la part de revenus des artistes musicaux qui provient des disques vs les spectacles. A part les très gros artistes, qui de toute façon sont riches à craquer, les autres doivent recevoir des peanuts de toute façon. Alors, qu’ils cessent d’endisquer, qu’ils diffusent uniquement par les radios, qu’ils forment leurs radios internet, moyen cheap de diffuser sa musique sans abandonner les droits et qu’ils fassent leurs revenus avec les spectacles. Mais, il y aura toujours des très pauvres dans le lot, c’est normal et de toute façon les redevances sur les médias leurs seront versées dans la proportion de leur popularité, bref, rien. Ce ne sont pas eux qui s’enrichiront avec des redevances sur les médias, ce seront encore les très riches. Plus l’artiste est riche, parce que populaire, plus il recevra une grosse part des redevances.
Les redevances ne font l’affaire que des producteurs de disques.
David Savard
stridulation
1 décembre 2010
12h25
@maxvl
Ah maudit que j’aime votre commentaire… C’est rendu que l’on présente l’art comme un produit – on va jusqu’à parler d’«industrie culturelle». L’art, c’est l’âme d’un peuple, mais c’est rendu que l’on voit les artistes comme des PME produisant des oeuvres. Si c’est pas rentable, c’est que le « produit » est mauvais.
On peut dire clairement que Simple Plan est supérieur à l’OSM : le groupe vend plus de disques. Céline Dion est plus rentable que Richard Desjardins, Marc Fisher est un meilleur écrivain que Jacques Poulin. Pourquoi lire Gaston Miron, quand on peut lire Marie Laberge ?
Stéphane Thibodeau
pbusque
1 décembre 2010
12h50
@alexandrelegrand
L’histoire du brevet est une mauvaise excuse de la part des artistes.
Quand j’achète un lecteur MP3, je paies le brevet avec l’achat pour le droit du format MP3, l’écran, etc. Tout ces brevets sont PRÉSENT sur l’appareil lors de l’achat. On ne paie pas pour un brevet d’une composante qui est absente de l’appareil.
Est-ce que vous payer un brevet sur l’essence? Un brevet sur le lait? Les créateurs de contenu n’ont pas inventé la musique et ne peuvent pas breveter celle-cu. Sinon, aussi bien breveter la langue et la danse tant qu’à y être.
Alors, l’histoire de brevet, c’est une arnaque et une mauvaise comparaison. La musique dans un lecteur MP3, c’est l’essence de l’appareil, raffinée par des artistes au même titre que Shell raffine le pétrole. On paie à l’achat pour la consommer, pas pour le droit de l’utiliser.
P. Busque
bernier34
1 décembre 2010
16h57
Les artistes veulent faire payer les gens qui qui achètent des ipod/CD-R/DVD-R/cassettes car ils n’osent pas s’en prendre à ceux qui les volent pour de vrai; l’industrie musicale, ou en particulier, les compagnies de disques. Où va le prix d’un CD? Sur 20-25$, un CD coute au gros maximum 1$ à produire, y compris l’impression du livret (si il y en a un). Ajoutez 1$ pour la distribution, peut être 1-2$ de profit pour le magasin de disques et moins de 1$ pour l’artiste. Donc environ 4$, ce qui laisse 16-21$ de profits à la compagie de disques. En plus, lorsque les compagies de disques ont réalisées qu’elles ne pourrait pas combattre la vente (même légale) de musique en ligne, ils ont pris le train en marche et essayé de vendre le disque virtuel au format compressé de mauvaise qualité au MÊME prix qu’un vrai disque, pour empocher presque 100% du rix de vente. Et on n’a même pas parlé des contrats qu’ils font signer aux artistes débutants et vulnérables, que ceux-ci n’ont pas le choix d’accepter;
- Ca fais pas ton affaire Ti-gars? Retourne jouer dans les bars d’abord
- Je plaisante MONSIEUR, merci de me donner ma chance à 50 cent par disque, pour les 10 (éventuels) prochain disques.
Pas surprenant que le modèle d’affaire des compagies de disques va s’effonder, et ce sera une bonne chose. Ce qu’il faudrait, c’est une façon pour les artistes d’offrir leur chansons en ligne, indépendamment des compagies de disques. Si on enlève le cout d’enregistrement/mixage de la chanson et celui d’entretien des serveurs, il en resterait presque autant à l’artiste pour une seule chanson que pour un album entier avec le système actuel.
Et nous, on paiera pour les chansons qu’on aime, pas pour le reste
Stéphane Bernier