NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.
André Pratte
Une enquête publiée cette semaine par le Conseil canadien pour la diversité administrative (CCDA) montre que les conseils d’administration des grandes entreprises canadiennes sont encore dominés par des hommes blancs. Cette domination persiste même si les femmes sont de plus en plus présentes dans le monde des affaires et si les membres des minorités visibles composent une part importante et croissante de la population du pays.
Des 450 administrateurs interrogés, jugés représentatifs des administrateurs des 500 plus grandes compagnies du Canada (FP500), 85% sont des hommes et seulement 15% des femmes. Cinq pour cent (5%) des administrateurs sont membres de minorités visibles, une proportion trois fois moins importante que dans la population (16%). Les personnes souffrant d’un handicap et les autochtones sont également sous-représentées.
Le chef de la direction de la firme KPMG, Bill Thomas, dont l’entreprise est l’une des fondatrices du CCDA, souligne que « bon nombre d’études ont démontré l’impact positif que peut avoir la diversité du conseil et de la direction sur le rendement d’une entreprise. Le monde canadien des affaires doit poser des gestes concrets pour mieux refléter la diversité qui fait la richesse de notre pays.»
C’est toutefois plus facile à dire qu’à faire. Si les femmes entrepreneures sont beaucoup plus nombreuses qu’autrefois, le monde des affaires reste encore très masculin, en proportion et aussi dans sa culture. La sous-représentation d’autres groupes est encore plus problématique. Pensons aux autochtones, très peu présents dans les affaires.
Reste que les entreprises, pour leur propre bien, doivent faire davantage place à la diversité parmi leurs dirigeants. La société canadienne change à grande vitesse et les compagnies qui ne saisissent pas l’ampleur de ces changements et ne s’ajustent pas risquent de se voir déclassées. Ainsi, selon Statistique Canada, les Canadiens de minorités visibles constitueront presque un tiers de la population canadienne (donc, des consommateurs) d’ici 20 ans.
Malheureusement, il n’est pas certain que les grandes entreprises soient prêtes à relever le défi. Toujours selon le sondage du CCDA, 62% des administrateurs estiment que le conseil dont ils font partie est diversifié, malgré les données montrant clairement le contraire.











pikouik
21 octobre 2010
16h09
Les hommes dominent, c’est la preuve que la compétence prédomine.
Ce n’est pas normal quand une entreprise doit niveler vers le bas pour accommoder un groupe.
Je n’ai rien contre les femmes, à compétence égal, salaire égal. Mais quand une entreprise doit diminuer ses barèmes pour être politiquement correct, no way.
d. mansour
phoenix_33
21 octobre 2010
16h34
@ pikouik, 16:09
“Les hommes dominent, c’est la preuve que la compétence prédomine.”
Ah bon? c’est un lien direct de cause à effet? Donc selon ce raisonnement, le plouc qui dort sur son quart de travail à l’usine, milieu dominé par des hommes, est forcément compétent?
Je suis d’accord que la discrimination positive n’amène rien de bon pour une organisation, au point strictement des compétences et de la performance. Mais à compétences égales, ne préfèreriez vous pas être entouré de femmes et de cultures différentes de la votre…?
On apprend au contact de l’autre, pas de soi-même.
J.Trudeau
Montréal
scotch
21 octobre 2010
16h41
C’est intéressant d’avoir des femmes pour voir les problèmes sous un autre angle. J’aimerais bien qu’il y ait une femme intéressante comme morning woman à Montréal. Arcand et Homier Roy me tapent sur les nerfs. J’aimerais aussi que la question de la sécurité à Montréal soit un sujet débattu par les femmes par exemple.
F. Moulin
gillesmenard
21 octobre 2010
17h05
Je suis homme et je déteste ”l’entrepreneurship” alors je sens que les femmes ont probablement raison d’être moins attirées par les affaires économiques et avoir plus d’affinités avec les choses sociales et altruistes.J’ai moi même plus d’attirance envers ces valeurs ,je dois être anormal.
Vive le féminisme pour la survie de l’humanité.Moins de matérialisme et plus de valeurs humaines.
Gilles Ménard
simon_c
21 octobre 2010
17h38
Les membres de CA sont souvent nommés en fonction de leur expérience dans les affaires. Malheureusement, le bassin de femmes d’expérience est moins large que celui des hommes.
Par attrition, une grande partie de ce problème devrait se régler et pour le bénéfice de tous.
Maintenant, pour celui qui oppose entrepreneurshit et altruisme, faudrait savoir que les plus grands donateurs de causes diverses, tant en argent qu’en temps, sont des gens d’affaire.
Simon Chartrand
nadagami
21 octobre 2010
17h48
Sapristi qu’on nous répète souvent qu’il est mal que des hommes blancs soient en nombre majoritaire dans un domaine ou un autre.
Vive le ritalin!
Daniel Verret
jeanfrancoiscouture
21 octobre 2010
18h36
Les entreprises privées n’existent pas pour faire la promotion de l’égalité sociale, linguistique, sexuelle, etc. Elles sont là pour faire du «bizness». Bien entendu, si la diversité au sein de leur conseil, quelle que soit cette diversité, est susceptible d’améliorer leur position concurrentielle, elles seraient idiotes de refuser de le faire juste par obstination.
M. Pratte, vous dites: « La société canadienne change à grande vitesse et les compagnies qui ne saisissent pas l’ampleur de ces changements et ne s’ajustent pas risquent de se voir déclassées.» Je pense qu’ici, vous faites dans le politiquement correct car en ce monde de gobalisation, ça n’est pas notre petit marché qui va faire la différence entre survie et disparition.
Je ne crois pas que lier la la perennité ou la disparition d’une entreprise au fait que son C.A. ait été ou non diversifié soit pertinent. Certains seraient-ils tentés de lier les problèmes de G.M. au manque de diversité au C.A.? Moi je les lierais juste à la compétence. Les C.A. de Honda et Toyota ne sont pas diversifiés. Tous des hommes et tous japonais. Et pourtant, regardez-les aller planétairement. Plus près de nous, le C.A. de RIM (Blackberry) ne compte qu’une seule femme et tous sont canadiens et regardez le aller planétairement. Idem pour Apple.
Cela dit, le rôle d’un C.A. est de se doter des meilleurs compétences disponibles. Bien entendu, il serait idiot de se priver de certaines présences pour des raisons de fermeture d’esprit. Mais il ne serait pas plus brillant de vouloir absolument transformer les C.A. en organismes de représentativité sociale. Ça n’est pas leur rôle. Un C.A., ça n’est pas un conseil des ministres où on nomme des «juniors» ou même des quasi-incapables, hommes ou femmes, juste parce qu’ils viennent de telle région, qu’ils sont de tel ou tel groupe social, qu’ils sont de tel ou tel groupe d’âge ou quoi encore. Dans certains cas, et je me répète, homme ou femme, on peut constater le triste résultat.
J-F. Couture.
twood
21 octobre 2010
19h01
Ce qui devient irritant à la longue c’est ce rappel régulier des secteurs de la société que les femmes n’occupent pas encore suffisamment ou carrément ne dominent pas encore. Rarement entend-on ,ou pouvons-nous lire des articles ou analyses sur les secteurs que les femmes dominent . Jamais on entend les femmes se plaindre d’être très majoritaires dans le système l’éducation, ni dans celui de la santé. Je ne me souviens pas d’avoir eu le plaisir d’entendre les femmes se plaindre qu’elles étaient trop nombreuses dans les facultés de médecine, pharmacie et autres que vous connaissez. Quand les femmes ont-elles réclamé plus d’hommes dans ces secteurs de la société, On me répondra que les hommes n’ont qu’à occuper la place qui leur revient dans ces secteurs et que pour y arriver, ils n’ont qu’a faire les efforts nécessaires et avoir les compétences pour y arriver. C’est très bien et j’en prends note, mais ce qui est bon pour Jean l’est aussi pour Pierre. Il ne suffit pas d’affirmer qu’on a les compétences pour pouvoir occuper un poste, de s’auto-déclarer compétent, il faut en plus être le meilleur, pas aussi bon , mais le meilleur. C’est du moins ainsi que les choses se passaient jusqu’à ce qu’on invente la ‘’discrimination positive’’. Comme le dit si bien pikouik, doit-on niveler par le bas pour plaire à un groupe qui ne semble jamais satisfait, qui chiale sur tout pour obtenir l’égalité mais qui ne dit jamais un mot des secteurs que ce groupe a envahie et domine maintenant au complet? Mais je suppose que c’est cela l’égalité. Je me considérerai égal seulement si vous acceptez que je sois sur un socle six pieds au dessus de vous………..
F.Fortin
gren
21 octobre 2010
19h57
Faut pas s’en faire leur temps viendra. Faites juste une analyse des finissant(es) a l’université comparativement aux drop-out au secondaire et vous avez votre réponse. CXeux qui reste dans les c.a. sont pres de leur retraite et la relève s’en vient,croyez moi.
n.y.grenier
who.is.john.galt
21 octobre 2010
20h16
Une grande partie de l’écart qui existe entre la représentation des femmes et des hommes dans les CA peut probablement s’expliquer par des choix de carrières différents. Donc rien à voir avec de la discrimination. Par exemple, si l’on prend les 5 programmes de MBA les mieux classés au Canada par le Financial Times ( http://rankings.ft.com/businessschoolrankings/global-mba-rankings ) sont: University of Toronto, Western Ontario, York, UBC et University of Alberta. La représentation des femmes pour chacun de ces programmes sont respectivement de 29%, 30%, 31%, 26% et 31%. Les femmes sont donc clairement minoritaire. Il n’est donc pas surprenant qu’elles soient également minoritaire dans les CA des grandes entreprises canadiennes.
Mais il y a un élément encore plus important que tous semble ignorer (sauf ceux qui procèdent à l’élection des membres d’un CA). Les gens qui sièges sur les CA présentement ont presque tous des cheveux blanc. Ce qui veut dire que l’époque à laquelle ils ont fait leurs études universitaires il n’y avait, règle générale, pas beaucoup de femmes ni de membre des minorités qui fréquentaient les universités. L’importante présences des femmes et des minorités visibles à l’université est un phénomène récent. Ils n’ont donc pas encore eut la chance d’acquérir toute l’expérience nécessaire pour aspirer à un poste sur un CA d’une grande entreprise.
La situation actuelle est donc amplement justifier. Les choses vont peut-être changer légèrement au cours des prochaines années, mais comme les hommes restent largement majoritaire dans les programmes de 2e cycle en gestion, il ne faut pas s’attendre à un changement important, et ce n’est pas par discrimination.
J. Ashby
wilhelmino
21 octobre 2010
20h23
les hommes et les femmes sont différents. étant différents ils s interessent à des choses différentes. faut arrêter de voir du sexisme partout svp.
vous voulez du sexisme? j ai envoyé un cv pour un poste pour lequel je suis plus que qualifié. à plusieurs reprises. j ai envoyé le meme cv avec un nom féminin, on m a rappelé dans la journée. quand j ai souligné ce ’sexisme’ on m a raccroché au nez.
vous me ferez pas brailler sur le sort des femmes au québec. parcequ il est des plus enviable.
dominic hébert
stephanie2009
21 octobre 2010
20h42
Je me satisferais que les femmes soient autant les bienvenues que les hommes, à compétences et expérience égale, dans les C.A Seulement, il est difficile de savoir quand le fait qu’un C.A est constitué d’une majorité d’homme découle du manque de candidates qui conviennent ou des préjugés à l’égard du sexe féminins=.
Je ne suis pas pour les quotas et je ne crie pas au sexisme chaque fois que les femmes sont en minorité quelque part mais je crois qu’il est important pour chaque personne de s’interroger honnêtement sur ses propres préjugers. Parfois il s’agit de réflexe, parfois il s’agit de mépris ouvert.
La frontière est floue entre les comportements innés et acquis et il faut prendre garde de ne pas déclarer “naturel” trop vite un trait de caractère résultant d’un conditionnement lorsque ça nous arrange. Les filles doivent savoir qu’elles peuvent avoir de l’ambition et être des leaders. On ne doit pas les élever comme des fleurs fragiles qu’il faut surprotéger ni comme des reines à qui tout est dû.
s. leblanc
jeancharles80
22 octobre 2010
06h08
Pis après ?
Les femmes dominent dans bien des endroits et surtout dans les universités.
Et dans les universités on apprend tout ce qu’il faut, que ce soit aux HEC ou ailleurs pour démarrer sa propre entreprise.
Bien des femmes l’ont fait.
C’est pas interdit, c’est même encouragé dans une économie capitaliste comme la nôtre.
Il y a par exemple la Banque de Développement du Canada qui a un programme rien que pour les femmes (encore un autre) dont voici l’hyperlien ici:
http://www.bdc.ca/fr/je_suis/femme_entrepreneur/Pages/femme_entrepreneur.aspx
Un extrait de la présentation du programme de la BDC:
“Les femmes entrepreneurs jouent un rôle de plus en plus important dans l’économie canadienne.
BDC les soutient depuis plus de 15 ans, et depuis, le montant qu’elle leur a prêté a plus que doublé pour atteindre plus de 1,8 milliard de dollars aujourd’hui.”
Alors c’est quoi le problême ?
Les femmes ne sentent pas assez bien acueillies ?
1,8 Milliards c’est pas assez ?
Il faut aussi prendre son courage à deux mains et se retrousser les manches comme le font les hommes mesdames, je sais que c’est plus difficile à faire que de dire que “les entreprises sont encore un club de gars”, mais croyez-moi se sera pas mal plus payant et valorisant en bout de ligne.
Bien d’accord en terminant avec les messages de “twood “, “jeanfrancoiscouture”, “pikouik” et tous les autres !
Jean-Charles Tremblay.
jmwhess
22 octobre 2010
09h17
C’en est vraiment fatiguant. Très fatiguant, d’entendre chialer.
Ca va faire, les pleurnichardes. Les femmes peuvent être aussi compétentes que les hommes, et vis versa, dans tous les domaines (à part dans les sports).
Qu’est-ce que ca fait, tabouère, si les femmes sont encore sous représentées, en 2010?
JUSTEMENT, nous sommes en 2010. Le monde change tranquillement… très tranquillement. Laissez les choses se placer. Arrêter de pleurnicher comme des imbéciles. Trouvez vous un sujet intéressant, au lieu de toujours revenir avec les même nieiseries. Ca va se replacer. Et non, ce n’est pas grace au valeureux journalistes si la femme, dans quelques années, sera aussi présente que l’homme, sur le marché du travail, en politique et dans les conseils d’administration.
Vous êtes fatiguants, de revenir toujours avec la même histoire. On s’en balance! Ca va faire! C’est en train de se placer.
Changer ce qui a TOUJOURS été, ne se fait pas du jour au lendemain.
jmwhess
22 octobre 2010
09h17
Jean Boucher
scotch
22 octobre 2010
09h24
@ jeancharles et tous les autres gars
Les hommes iront dans l’enseignement quand ils seront aussi bien payés avec d’aussi bonnes conditions de travail que les policiers, chauffeurs d’autobus, pompiers et cie qui ont à peine besoin d’un DEC.
F. Moulin
pikouik
22 octobre 2010
09h47
• « Les filles doivent savoir qu’elles peuvent avoir de l’ambition et être des leaders. On ne doit pas les élever comme des fleurs fragiles qu’il faut surprotéger ni comme des reines à qui tout est dû. s. Leblanc »
Exact madame, je vous approuve à 100%.
Un de mes employeurs ma déjà approché pour former des femmes pour un métier exigeant, je lui aie répondu pas de problème, mais j’ai été très clair avec tout le monde, je n’ai aucun préjugé négatif, mais jamais je n’accepterais de niveler vers le bas pour favoriser une catégorie de personne. Tu la veux la job ok vient-en et suis moi.
Je n’ai jamais attendu personne, j’ai toujours privilégié la perfection dans ce que je faisais et les offres ont suivis
@phœnix-33
Une personne que j’estime par dessus tout, c’est une femme, on adore travailler ensemble, elle sait ce qu’elle veut et prend les moyens (doux et fermes) pour réussir, elle dirige une boite de 450 employer.
D. Mansour
jeancharles80
22 octobre 2010
10h09
@ scotch
Les hommes y ÉTAIENT dans l’enseignement, seulement les fausses accusations de harcèlement sexuel les ont en grande partie fait fuir de là.
Quand j’ai fait mon secondaire dans les années 70, il y avait autant d’hommes que de femmes.
Vous enviez les métiers de policiers, chauffeurs d’autobus et pompiers parce que ça paye plus ?
ALLEZ-Y au lieu de vous plaindre !
Répartition de l’emploi selon le sexe pour le métier de Pompier:
Hommes 96,4 %
Femmes 3,6 %
Pourtant ça paye bien !
Pourcentage de Pompiers qui font 50 000 $ et plus: 77,3 %
Source: http://www.servicecanada.gc.ca/fra/qc/emploi_avenir/statistiques/6262.shtml
C’est quoi le problême ?
Jean-Charles Tremblay.
deksam
22 octobre 2010
10h29
Pas facile de concilier droits individuels et “political correctness”. Soit on arrête d’être hypocrite et on applique la discrimination “positive” à tous les domaines, y compris ceux dominés par les femmes, ou on fout le tout dans les vidanges et on donne une chance égale à chaque postulent pour un job, peut importe le sexe, l’âge, la religion, la couleur de peau…
Moi, je préfère le système de libertés individuelles plutôt que celui de la rectitude politique et de la démagogie.
Et vous?
P Laramée
jeancharles80
22 octobre 2010
10h51
Un autre emploi traditionellement masculin et extrêmement payant qui est encore boudé par les femmes en 2010: Mineurs d’extraction et de préparation
Répartition de l’emploi selon le sexe:
Hommes 99,2 %
Femmes 0,8 %
Pourcentage de mineurs qui font 50 000 $ et plus: 82,7 %
Répartition de l’emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
Baccalauréat et plus: 0,0 %
Autrement dit un secondaire 5 est amplement suffisant.
Source: http://www.servicecanada.gc.ca/fra/qc/emploi_avenir/statistiques/8231.shtml
Après on vient culpabiliser tous les hommes en leur disant qu’ils gagnent plus que les femmes encore en 2010 et qu’il y a un soi-disant “plafond de verre” qui empêcherait les femmes d’avoir des postes plus payants.
FAITES-LES les emplois, vous les aurez les salaires !
On va pas mettre une femme à la direction du C.A. d’une mine si aucune femme ne s’intéresse de près ou de loin à l’industrie minière et aucune ne met jamais les pieds dans une mine !
Comment va-t-elle faire pour comprendre la réalité de tous les jours de ses employés, du travail qu’ils font, de la machinerie employée, de l’ingénierie nécessaire, des dangers inhérents au travail de mineur ???
Jean-Charles Tremblay.
desnoyes
22 octobre 2010
10h52
Les pauvres, les sans-abrie, les handicapés mental et les roux sont aussi sous représenté!! J’ironise bien sur, mais je suis tanné de ce discour. La question qu’il faut se poser est: est-ce que les hommes en place sont compétent pour le travail qu’ils font, c’est tout.
Sébastien Desnoyers
scotch
22 octobre 2010
11h12
@jeancharles80
Tu parles de quels hommes dans l’enseignement? Les religieux ou les autres? Les religieux on le sait maintenant ont été accusés avec raison. Les autres ne laissent pas pour des raisons de harcèlement sexuel mais tout comme les femmes et les jeunes, ils laissent l’enseignement parce que c’est un métier ingrat, mal payé, mal protégé, non valorisé par la société québécoise. Tout comme la place de l’éducation en général au Québec. Le salaire des policiers et des pompiers en fait foi. Le problème est que le travail dit féminin n’est pas valorisé à sa juste valeur. Tout comme le travail intellectuel.
F. Moulin
scotch
22 octobre 2010
11h27
@ jeancharles80
Je n’aime pas écrire cela mais le problème du décrochage scolaire chez les garçons est aussi un problème québécois. Les francophones fréquentent moins les bibliothèques que les anglophones. Les francophones ont un problème d’organisation du travail. Comment se fait-il que le méga hôpital anglophone verra le jour avant le CHUM? Comment se fait-il qu’il y ait un méga hôpital anglophone au Québec?
F. Moulin
jeancharles80
22 octobre 2010
11h29
@ scotch
Les enseignants masculins sont trop vulnérables aux fausses accusations de harcèlement sexuel, c’est en partie pour ça qu’ils ont quitté la profession.
Un cas: http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/regional/archives/2010/01/20100111-111320.html
Un article du magazine Jobboom sur cette situation: http://carriere.jobboom.com/marche-travail/dossiers-chauds/2009/06/02/pf-9648441.html
Un extrait de l’article:
“De plus en plus d’enseignants, comme Jean Gagnon, sont victimes de fausses allégations de la part d’élèves et de parents, soutient Manon Bernard, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE), affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).
«Depuis 10 ans, le phénomène est en hausse, observe-t-elle, mais c’est pire depuis 5 ans. Davantage de cas se retrouvent devant les tribunaux et cela a un effet d’entraînement.»
Jean Dury, avocat spécialisé en droit criminel et pénal qui défend les enseignants depuis 20 ans, fait le même constat.
Il dit avoir plaidé en faveur de six accusés de voies de fait depuis un an et demi, une fréquence qui contraste avec les années passées.
«Au Québec, accuser un enseignant au criminel est un jeu d’enfant», croit-il. ”
***
Une pleine page de google qui parle de plusieurs autres cas, y compris des suicides d’enseignants: http://tinyurl.com/2e7q242
J’espère que ça répond à votre affirmation de 09h24 :
“Les hommes iront dans l’enseignement quand ils seront aussi bien payés avec d’aussi bonnes conditions de travail que les policiers, chauffeurs d’autobus, pompiers et cie qui ont à peine besoin d’un DEC. ”
À la lumière de ce que je viens de vous citer, j’espère que vous constarez aussi bien que moi que ce n’est pas seulement et uniquement une question de salaire qui a fait fuir les enseignants masculins de cette profession.
Jean-Charles Tremblay
jeancharles80
22 octobre 2010
11h47
@ scotch
Qui dit:
“Le problème est que le travail dit féminin n’est pas valorisé à sa juste valeur.”
Je regrette, mais nous ne vivons pas dans un régime communiste au Canada.
Le jour où on commençera à faire du nivellement par le bas et qu’on paiera un électricien autant qu’une coiffeuse (ou un coiffeur), plus personne ne voudra devenir électricien, et il y a déjà en ce moment une pénurie.
Inversement, le jour où on paiera une coiffeuse autant qu’un électricien (ou qu’une électricienne), les gens s’achèteront des “clippers”, et apprenderont à se couper les cheveux eux-mêmes, comme bien des gens, moi y compris, le font déjà pour économiser et toujours obtenir les meilleurs résultats.
La loi de l’offre et de la demande, vous connaissez ?
Si une femme veut faire autant qu’un plombier, un électricien, un mineur, un pompier, ou un travailleur en construction, rien en 2010 ne l’empêche d’exercer cette profession.
Répartition de l’emploi selon le sexe pour le métier d’électricien:
Hommes 98,4 %
Femmes 1,6 %
Pourcentage d’électriciens qui font 50 000 $ et plus: 44,4 %
Faites-les, les emplois, vous les aurez les salaires !
Jean-Charles Tremblay
desnoyes
22 octobre 2010
11h55
Hey!! Les gars!! Faudrait arrêter de commenter ce sujet car les femmes y sont sous représenté.
S. Desnoyers
scotch
22 octobre 2010
14h41
@jeancharles80
J’ai été suppléante pendant 12 ans à la CSDM à statut précaire et je n’ai jamais entendu un prof masculin se plaindre qu’il voulait laisser la profession à cause d’une possible accusation de harcèlement sexuel. Les profs sont juste écoeurés des salaires, des conditions de travail, de l’impolitesse des ados et des enfants, de l’épuisement professionnel en général.
F. Moulin
scotch
22 octobre 2010
14h48
@jeanscharles80
Ce n’est pas une question d’offre et de demande, c’est une question de scolarité. Les enseignant (es) ont au moins 4 ans d’université. Ils (elles) devraient être mieux rémunérés que les emplois avec un DEC ou moins. Votre exemple est très mauvais, il y a beaucoup de coiffeurs et coiffeuses qui font de très bons salaires. Une femme peut payer jusqu’à 200 $ pour des mèches, une coupe de cheveux etc. Encore là, il y a une discrimination, les femmes doivent dépenser beaucoup plus d’argent pour leur apparence que les hommes. Les femmes sont beaucoup plus victimes d’âgisme que les hommes.
F. Moulin
scotch
22 octobre 2010
15h04
@jeancharles80
Il y a des femmes qui ne sont pas intéressées de faire des métiers “d’hommes”. Je n’ai pas envie d’être policière ou chauffeur d’autobus ou gardienne de but au hockey. J’avais envie de m’instruire et d’avoir un bon salaire après ma scolarisation. Ce n’est pas arrivé, je me suis retrouvée comme plusieurs universitaires sans travail ou à statut précaire. Sans pouvoir me permettre d’avoir une famille, une carrière, une vie. J’entends beaucoup parler de suicide chez les hommes, de la détresse des garçons au Québec mais je peux vous dire que je connais plusieurs femmes très intelligentes, très instruites qui vivent de la détresse financière, de la solitude parce que les hommes qu’elles rencontrent ne sont pas à la hauteur de leurs ambitions. Une femme instruite n’a peut-être pas envie de se retrouver avec un homme moins scolarisé qui fait un meilleur salaire qu’elle. De plus, elle n’a peut-être pas envie d’être avec un candidat d’Occupation double qui ne sait pas parler le français convenablement aussi beau soit-il. Et vice-versa.
F. Moulin
jeanfrancoiscouture
22 octobre 2010
15h17
@scotch ,22 octobre 2010,11h12: Vous écrivez: «@jeancharles80.Tu parles de quels hommes dans l’enseignement? Les religieux ou les autres? Les religieux on le sait maintenant ont été accusés avec raison.»
+++++++++
«Les» religieux? Ne serait-ce pas plutôt «des» religieux? C’est que j’ai été étudiant dans une école secondaire dirigée par les Frère de l’Instruction chrétienne pour les quatre premières années du cours classique que je suis allé
finir dans un collège classique qu’on appelait à l’époque un «séminaire».
Je n’ai jamais été touché par qui que ce soit ni même été l’objet de la moindre remarque ou attitude tendancieuse.
Je dois beaucoup à ces religieux qui se sont dépensés sans compter pour me dispenser un savoir y compris dans des domaines non inclus au programme comme la photographie. Imaginez, j’ai été en chambre noire avec le Frère Roger qui m’a montré à developper mes films 620 en noir et blanc et jamais, jamais y a-t-il eu quoi que ce soit d’équivoque. Non seulement je m’en souviendrais mais je n’aurais pas accepté. Il y aurait eu réaction violente et je ne vous dis pas comment le paternel aurait lui aussi réagi.
Bien sûr, je suis sans pitié pour les voleurs d’enfance, fussent-ils du clergé, des communautés ou de la famille mais je pense qu’il faut éviter de généraliser et de regarder tous ces gens comme des criminels. C’est injuste.
J-F. Couture.
jeancharles80
22 octobre 2010
15h57
@ scotch
Alors si selon vous, la seule et unique raison pour laquelle les hommes quittent la profession d’enseignant, même après les nombreux articles que je vous ai cité, est dûe aux salaires trop bas, pourquoi les femmes enseignantes ne quittent-elles pas elles aussi la profession pour de meilleurs salaires ?
Elles n’en sont pas capables autant que les hommes ? C’est nouveau ça ?
Il y a quelque chose que je ne comprends pas dans votre logique, d’une part vous dites que les femmes ne font pas d’assez bons salaires, d’autre part vous ne choisissez pas de quitter une profession qui ne vous paie pas assez à vos yeux.
Comme les hommes le font.
Est-ce que c’est parce que vous êtes bien là où vous êtes ?
Ou est-ce que c’est parce que vous ne voulez pas faire un travail plus payant ?
Parce j’ai de mauvaises nouvelles pour vous, personne ne va payer davantage pour un produit ou un service pour la seule et unique raison qu’il a été fait par une femme.
Si vous pensez que, comme coiffeuse, secrétaire, enseignante ou je ne sais quoi encore vous n’êtes pas bien traitée, partez à votre compte et vendez votre produit ou votre service le prix que vous voulez et vous ferez peut-être fortune.
C’est ce que bien des entrepreneurs, hommes et femmes ont déjà fait.
Nous sommes au Canada et au Québec, sur une terre d’opportunités, dans un système capitaliste, rien n’empêche qui que ce soit, homme ou femme, de s’ouvrir un salon de coiffure ou d’offrir des cours de français privés.
Pour ensuite charger aux clients le prix d’un plombier, d’un serrurier ou de nimporte quel autre emploi traditionellement masculin pour un travail fait par une femme.
On verra bien ce que ça donnera.
Moi je pense que personne de mes connaissances ni moi-même ne paieront le salaire d’un plombier, $30 de l’heure ou davantage pour un cours de français ou une coupe de cheveux, simplement parce que c’est une femme qui offre le service, mais ça c’est rien que mon opinion personelle.
La loi de l’offre et de la demande, vous savez ?
Jean-Charles Tremblay
jeancharles80
22 octobre 2010
17h09
@ scotch
Qui dit:
“Il y a des femmes qui ne sont pas intéressées de faire des métiers “d’hommes”. Je n’ai pas envie d’être policière ou chauffeur d’autobus ou gardienne de but au hockey.”
Ben je vais me souvenir de ça et vous avez entièrement raison, il faut faire ce qu’on aime dans la vie.
Mais on a pas le droit de faire payer à la collectivité les conséquences de ses choix.
Parce que les salaires des enseignants sont le plus souvent payés par la collectivité et on se doit, comme individu, d’être réaliste et cohérent(e) envers celle-ci.
Moi j’ai connu quelqu’un qui a fait un DOCTORAT en études médiévales.
Il n’a jamais voulu rien faire d’autre.
Wow ! Il en connaissait un bout sur les monastères et le moyen-âge.
Il aurait peut-être pu enseigner, mais la demande pour sa spécialité n’était pas là, que voulez-vous.
Le gars il a été plongeur dans un resto toute sa vie.
En suivant votre logique est-ce qu’on aurait dû le payer le même salaire qu’une femme qui a fait un doctorat en pétrochimie ?
Juste parce qu’il est un homme et que c’est pas juste ?
Où s’en va l’industrie de la restauration s’il faut payer un plongeur dans un restaurant autant qu’une docteure en pétrochimie ?
Nous ça fait plusieurs décennies qu’on nous dit que les femmes sont autant capables que les hommes.
Et que c’est la faute des hommes si les femmes n’ont pas accès aux emplois des hommes comme le titre de cet article l’indique ci-dessus: ” Les c.a. d’entreprise: encore des clubs de gars”
Ben toutes les opportunités sont là mesdames, mais je pense qu’à la lumière des conversations échangées ici, dans cent ans on en sera encore au même point en ce qui concerne les C.A. et on continuera de dire que c’est la faute des hommes.
À moins qu’entretemps on ne finisse enfin par réaliser que les hommes et les femmes ne sortent pas du même moule, et que ce n’est pas de la faute des gars si les femmes ne se présentent pas dans les postes plus rémunérateurs associés traditionellement au travail masculin.
Jean-Charles Tremblay.
blablablabla
25 octobre 2010
12h47
@scotch
L’offre et la demande, rien de plus.
Je suis une femme dans un milieu surtout masculin. Une minorité visible de surcroit. Je suis bien payée (pas riche). Je n’ai pas de preuve que les hommes qui ont le même poste que moi, à compétence et éducation équivalente, sont payés plus que moi. La seule « pénalité » est que j’ai pris un congé de maternité. Autrement, je fournis autant que les autres.
On charge $200 pour des mèches parce qu’il y a des femmes assez frivoles (moi incluse !) pour payer ce montant. Et ça ne va pas nécessairement dans les poches de la coiffeuse, qui est probablement payée à l’heure, peu importe ses services. C’est le/la boss qui empoche.
Vous voulez faire des sous ? Jeunes filles, dirigez-vous vers les professions où les hommes sont majoritaires et qui sont en demande : chauffeur, pilote, plombier, pompier, affaires, gestion, ingénierie, etc …. Pour faire partie du C.A. faut souvent faire ses preuves et se frotter à la bonne clique. Jouez le jeu, c’est plus payant et plus rapide que d’attendre que les compagnies soient “justes” ou encore que le gouvernement y mette son nez pour obliger les compagnies à inclure des femmes.
A. Thu
scotch
25 octobre 2010
13h24
jeancharles80
22 octobre 2010
17h09
@ scotch
Qui dit:
“Il y a des femmes qui ne sont pas intéressées de faire des métiers “d’hommes”. Je n’ai pas envie d’être policière ou chauffeur d’autobus ou gardienne de but au hockey.”
Ben je vais me souvenir de ça et vous avez entièrement raison, il faut faire ce qu’on aime dans la vie.
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Réponse: C’est insultant pour une enseignant (e) de comparer les conditions de travail de gens moins scolarisés qui ont une permanence automatique, des avantages sociaux, des fonds de pension parce qu’ils (elles) exercent des métiers dits “maculins”. De plus, ils (elles) sont incompétents (es) et responsables de rien. Leur syndicat les protège, ils ont une sécurité d’emploi même s’ils (elles) ne font pas bien leur travail ou encore qu’ils n’aiment pas leur travail.
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Mais on a pas le droit de faire payer à la collectivité les conséquences de ses choix.
Parce que les salaires des enseignants sont le plus souvent payés par la collectivité et on se doit, comme individu, d’être réaliste et cohérent(e) envers celle-ci.
Moi j’ai connu quelqu’un qui a fait un DOCTORAT en études médiévales.
Il n’a jamais voulu rien faire d’autre.
Wow ! Il en connaissait un bout sur les monastères et le moyen-âge.
Il aurait peut-être pu enseigner, mais la demande pour sa spécialité n’était pas là, que voulez-vous.
Le gars il a été plongeur dans un resto toute sa vie.
En suivant votre logique est-ce qu’on aurait dû le payer le même salaire qu’une femme qui a fait un doctorat en pétrochimie ?
Juste parce qu’il est un homme et que c’est pas juste ?
Où s’en va l’industrie de la restauration s’il faut payer un plongeur dans un restaurant autant qu’une docteure en pétrochimie ?
Nous ça fait plusieurs décennies qu’on nous dit que les femmes sont autant capables que les hommes.
Et que c’est la faute des hommes si les femmes n’ont pas accès aux emplois des hommes comme le titre de cet article l’indique ci-dessus: ” Les c.a. d’entreprise: encore des clubs de gars”
Ben toutes les opportunités sont là mesdames, mais je pense qu’à la lumière des conversations échangées ici, dans cent ans on en sera encore au même point en ce qui concerne les C.A. et on continuera de dire que c’est la faute des hommes.
À moins qu’entretemps on ne finisse enfin par réaliser que les hommes et les femmes ne sortent pas du même moule, et que ce n’est pas de la faute des gars si les femmes ne se présentent pas dans les postes plus rémunérateurs associés traditionellement au travail masculin.
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J’ai déjà répondu à cette question plus haut. Je vais juste donner un exemple pour finir. La finance a pris un dur coup ces dernières années. Elle était dirigée principalement par des hommes qui ont fait des erreurs monumentales comme la perte de milliards de dollars de la Caisse de dépôt. Ces gestionnaires sont repartis avec des bonis de millions de dollars en poche. Si ç’avait été des femmes, elles auraient eu leur 4%. Mais à bien y penser, les femmes auraient pris moins de risques, elles auraient été moins “greedy”, elles auraient moins impressionnées leur boss. Le rendement aurait été pépère, moins spectaculaire mais on serait encore en business et on ne ferait pas payer les petits salariés qui n’ont pas de fonds de pension pour remédier à leurs erreurs.
F.Moulin