Le blogue de l'édito

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  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Mercredi 29 septembre 2010 | Mise en ligne à 14h35 | Commenter Commentaires (48)

    Ouvrir les maisons closes ?…

    NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    Mario Roy

    203358Une juge de la Cour supérieure de l’Ontario a donné un grand coup dans les lois sur la prostitution, en particulier à trois articles du Code criminel, qu’elle estime inconstitutionnels. Pour faire court, il s’agit des articles touchant la sollicitation, les maisons closes et les souteneurs («vivre des fruits de la prostitution», dit le Code). On sait que la prostitution en elle-même est légale -bizarre, bien sûr…

    Sont en faveur de l’abolition de ces articles théoriquement décrétée par la juge :  ceux qui estiment qu’il faut civiliser la pratique du plus vieux métier du monde en la rendant plus sécuritaire ; ainsi que les travailleuses du sexe, représentées à Montréal par l’organisme Stella (qui se prononce ici). Sont contre le jugement : des mouvements féministes et le gouvernement conservateur de Stephen Harper, qui portera sans doute le jugement ontarien devant la Cour suprême du Canada (des années d’avocasseries à venir !).

    Bref, le jugement n’est pas effectif et les trois articles demeurent pour l’instant intacts, y compris en Ontario. Mais il est clair qu’on vient d’ouvrir un gros débat de société.

    A priori, deux choses (outre la «morale», mais qui peut parler de «morale» sans rire, sinon les preachers de toutes obédiences ?…). Un, personne n’empêchera jamais la prostitution. Deux, cela étant, vaudrait mieux s’organiser pour que les femmes qui en vivent ne se fassent pas assassiner (pensez au tueur en série Robert Pickton) ou agresser, que l’environnement de travail soit digne et que les conditions sanitaires soient correctes.

    Cependant… deux choses aussi. Un, je ne suis pas convaincu que l’application du jugement Himel modifiera en profondeur les conditions de sécurité, de dignité et de salubrité de l’exercice du métier. Deux, je ne suis jamais à l’aise lorsque les juges prennent la place des législateurs et décrètent du haut de leur banc les «choix de société» qui sont à leur goût. Dangereux en diable.

    Comment vous trouvez tout ça, vous ?


    • 1. C’est le plus vieux métier du monde et il existera toujours.

      2. C’est une question de moralité qui a beaucoup moins d’importance que toutes les magouilles que l’ont vit au Québec. C’est moins important que le débat pour évacuer les mauvais éléments qui infiltrent, dénaturent, financent et déforment le système depuis quelques années au Québec.

      3. Malheureusement, ce genre de sujet semble trop souvent suciter davantage l’intérêt du peuple que les magouilles politiques qui ont lieu devant notre face même. Le sexe, le sport, les écrapous et faits divers scabreux, voilà le genre de nouvelles le plus consommées la plupart du temps.

      M. Bélanger

    • On devrait copier le modèle allemand et en finir avec l’hypocrisie !

      Felicio d Parma

    • La prise du pouvoir par les juges m’inquiète depuis longtemps. Tout ça a été permis par la STUPIDE loi des droits et libertés de Trudeau.
      En principle, je suis d’accord pour décriminaliser entièrement la prostitution mais alors il faut y voir toutes les répercussions pour ceux qui exercent ce métier. Il est faux de croire que tout sera parfait. Celles-ci continueront d’être abusées.
      Jacquelin Ouellette

    • Je suis pour la décriminalisation des prostituées. La prostitution est effectivement déjà légale. Légaliser le proxénétisme? J’ai déjà cru que la légalisation des maisons closes était une bonne façon de diminuer le nombre de prostituées victimes de violence mais je n’en suis plus convaincue.

      Si on regarde ce qui se passe au Danemark et en Norvège, par exemple, il est clair que la légalisation du proxénétisme a amené en fait une augmentation de la prostitution de rue, avec tout les risques que cela entraîne, ainsi qu’une plus grande marginalisation des prostituées sans papier, de plus en plus nombreuses. Celles qui sont agressées ou battues n’ont pas plus confiance qu’avant en la police pour les protéger.

      Il faut toujours regarder les deux côtés de la médaille avant de se faire une opinion. J’invite les lecteurs à lire un article de Julie Bindel publié dans le guardian ainsi que la traduction en français publiée sur Sisyphe:

      http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2010/jul/02/prostitution-legalise-criminalise-swedish-law

      http://sisyphe.org/spip.php?article3653

      Parmi les opposants à la légalisation des maisons close, il y a des ex prostituées et des organismes comme la CLES qui connaît bien le terrain et qui aide les personnes désirant se sortir de la prostitution:

      http://lacles.org/

      La violence cessera lorsque cessera le mépris. Ça prendra malheureusement plus que des maisons closes pour le faire disparaître ainsi que l’hypocrisie des sociétés soi-disant ouvertes qui continuent de traiter les prostituées comme des dépravées alors que les clients s’en tirent blanc comme neige.

      Ce n’est pas pour rien que Pickton s’est attaqué à des prostituées. Ses victimes n’auraient pas été aussi nombreuses si la société dans laquelle elle vivait les avait regardé dans les yeux et considéré comme des êtres suffisamment dignes de respect pour que les services de police se soucient de leur mort.

      sleblanc

    • @M. Roy: Vous dites: «Deux, je ne suis jamais à l’aise lorsque les juges prennent la place des législateurs et décrètent du haut de leur banc les «choix de société» qui sont à leur goût. Dangereux en diable.»
      ++++++++++++++++

      Je suis bien d’accord avec vous mais le problème c’est que ce sont justement les «législateurs» (enfin, certains législateurs) qui ont mitonné des «Chartes», dont ils furent et sont toujours très fiers.

      Les «Chartes» donnent aux juges des pouvoirs que les «législateurs» n’osent pas brider, par exemple en utilisant la clause dérogatoire parce que dans ces cas, au lieu des juges, c’est l’opinion publique, les groupes de pression et les médias qu’ils vont avoir sur le dos.

      Regardez aller Christine Saint-Pierre dans le dossier des «écoles passerelles». Une vraie tristesse. Elle est la preuve par quatre de la justesse de l’affirmation d’Alain Minc dans son livre «L’Ivresse démocratique» qui affirme que le politicien est maintenant: «inquiet devant le juge, angoissé par les médias, obsédé par l’opinion».

      Les politiciens ne vont donc pas se brancher devant ce jugement. Ils vont, «en tout respect»(sic, sic et re-sic) laisser la «justice suivre son cours» jusqu’au dernier palier, chacun espérant qu’en finale, neuf non élus, mais tout aussi légitimes, lui donnent raison.

      J-F. Couture

    • Les juges font leur travail quand ils déclarent qu’un article de loi est inconstitutionnel. Aux législateurs de corriger le tir.

      Les prostituées sont des citoyennes à part entière. Elles ont droit à la protection de la police. C’est une honte qu’on ne leur accorde pas cette protection à cause d’une morale hypocrite.

      J. Bouthillier

    • La prostitution est un crime sans victime sinon les prostituées elles-mêmes qui doivent subir les conséquences de la criminalisation de leurs pratiques (impossibilité de dénoncer la violence dont elles sont victimes, dépendance envers les souteneurs, etc.). Les conservateurs qui s’apprêtent à en appeler de la décision de la cour démontrent une fois de plus leur paternalisme (ils doivent considérer que les prostituées sont victimes d’elles-mêmes…) et leur volonté de gouverner au nom d’entités abstraites (la dignité humaine, les valeurs canadiennes, les bonnes moeurs, etc.) plutôt que de prévenir les dommages concrets dont sont victimes des personnes concrètes, une absurdité de la part d’un gouvernement qui aime bien se servir démagogiquement des victimes pour justifier ses politiques répressives.

      J’ai bien hâte de voir comment la branche libertarienne du parti – qui voit dans un recensement anonyme une grave intrusion dans la vie privée – dira de cette volonté de Rob Nicholson de maintenir la criminalisation de ce que des adultes consentants font de leur corps. S’ils sont vraiment libertariens, ils dénonceront haut et fort cette négation du droit de propriété sur soi-même. Mais comme j’ai tendance à croire que le droit de propriété sur les biens est finalement la seule chose qui compte pour eux (c’est pour l’Institut économique de Montréal et non pour la Ligue des droits et libertés que travaillait ce cher Maxime Bernier), je doute fort de leur volonté de défendre les prostituées. D’ailleurs le simple fait que des libertariens s’associent à ce parti hyper-interventionniste dans la vie morale démontre leur incapacité à être cohérents envers les principes à la base de leur idéologie (à moins qu’ils n’aient pas vraiment de principes…).

      De plus, que ceux et celles qui considèrent que la prostitution n’est pas le fruit d’un libre-choix et que la pauvreté est à l’origine du choix de se prostituer, qu’ils militent pour une meilleure redistribution de la richesse plutôt que de traiter de façon paternaliste celles et ceux qui choisissent d’offrir des services sexuels contre rémunération. Les conservateurs défendent fortement la liberté économique même si elle mène souvent à augmenter les inégalités et la violence structurelle qu’elles entrainent, mais ils refusent de défendre les libertés individuelles lorsque celles-ci ne concernent que les individus envers eux-mêmes…

      Jean-Sébastien Ricard

    • “Deux, je ne suis jamais à l’aise lorsque les juges prennent la place des législateurs et décrètent du haut de leur banc les «choix de société» qui sont à leur goût.”

      Tellement d’accord!

      Alexandre Nadeau

    • Tant qu’il s’agit de 2 adultes consentant, je ne vois pas ou est le problème. Je m’attend par contre à ce que la personne qui se fait payer pour faire un travail paie des impôts comme moi.

      Et puis si les Conservateurs sont contre, c’est probablement que c’est une bonne idée.

    • Oups Robert Gauthier

    • Vous avez écrit ceci:

      “Je ne suis jamais à l’aise lorsque les juges prennent la place des législateurs et décrètent du haut de leur banc les «choix de société» qui sont à leur goût. Dangereux en diable.”

      Silvio Berlusconi pense la même chose que vous. (Clin d’oeil pour ceux qui savent ce qui se passe en Italie depuis des années ;)

    • [Tabarnouche, j'ai encore oublié de signer.]

      Vous avez écrit ceci:

      “Je ne suis jamais à l’aise lorsque les juges prennent la place des législateurs et décrètent du haut de leur banc les «choix de société» qui sont à leur goût. Dangereux en diable.”

      Silvio Berlusconi pense la même chose que vous. (Clin d’oeil pour ceux qui savent ce qui se passe en Italie depuis des années ;)

      M. Bélanger

    • “Deux, je ne suis jamais à l’aise lorsque les juges prennent la place des législateurs et décrètent du haut de leur banc les «choix de société» qui sont à leur goût. Dangereux en diable.”
      Mario Roy
      C’est vrai, moi aussi je suis d’avis que les juges ne devraient jamais prendre la place des législateurs . Ceci etant dit,c’est plus que possible qu’ assouplir la loi va rendre la vie des prostituées plus “vivable” des travailleuses du sexe qui sont souvent victimes de violence de la part de leurs clients,mais je ne suis pas tres sur du côté des souteneurs.

      Comme le dit plus haut stephanie2009 dans son 16h22 et je cite:
      ” Je suis pour la décriminalisation des prostituées. La prostitution est effectivement déjà légale. Légaliser le proxénétisme? J’ai déjà cru que la légalisation des maisons closes était une bonne façon de diminuer le nombre de prostituées victimes de violence mais je n’en suis plus convaincue. ”

      Moi aussi je n’en suis pas encore convaincu,j’aimerais bien qu’on etudie davantage les pays la ou la prostitution est déjà légale,comme le Netherlands par exemple. Afin de mieux établir les criteres nécessaires a assurer a la fois la sécurité des prostituées elles-mêmes en plus dégager nos rues tout en y permettant des maisons closes.
      Simon Laplante

    • Signer: A Lanthier

    • Permettez-moi d’ajouter d’abord deux choses:

      1- Le plaisir sexuel compte à mon avis parmi les émotions positives les plus intenses de l’être humain. Bref, il ne devrait y avoir rien de mal à rechercher une façon légitime d’obtenir du plaisir sexuel. Pas plus qu’il ne devrait y avoir quoi que ce soit de mal à aider une autre personne à obtenir du plaisir sexuel.

      2- Une personne qui aime donner du plaisir sexuel aux autres devrait pouvoir en faire un métier tout à fait gratifiant et respectable. Bref, les femmes (et les hommes) qui possèdent un talent pour “la chose”, devraient pouvoir considérer cette option comme étant tout aussi valable que n’importe quel autre métier.

      Ce qui m’amène à compléter avec deux autres choses:

      3- Je ne crois pas que le simple geste de légaliser la prostitution permettra de réaliser le deuxième point ci-haut. La problématique de la prostitution est beaucoup trop complexe, et les forces en présence trop puissantes, pour que les simples lois d’un marché réglementé puissent établir un cadre favorable.

      Je trouve que la prostitution s’apparente énormément à la contrebande d’alcool et au jeu illégal, avant la création de la Société des alcool et de Loto-Québec. Bref, il n’y a que l’État qui pourrait établir un cadre favorable pour ce milieu. La seule solution valable au problème de la prostitution serait donc la mise en place de la Société de services sexuels du Québec (la SSSQ) ou de Éro-Québec, par exemple. Riez à gorge déployée si vous voulez (le rire compte aussi parmi nos émotions positives les plus intenses), j’ai d’ailleurs ri pas mal moi aussi quand l’idée m’est venue au début. Mais maintenant, après avoir lu beaucoup sur le sujet et y avoir réfléchi aussi beaucoup, je considère cela très sérieusement.

      4- Je suis convaincu qu’il y a parmi les cohortes de diplômés de nos universités en Sexologie (le “sexe” s’étudie à l’Université? Le saviez-vous?), des individus qui se feraient un plaisir de planifier la création d’une telle organisation, de concert avec les autres intervenants du milieu. Exactement comme cela a pu se faire lors de la mise en place de la SAQ et de Loto-Québec.

      Un petit Extra madame?

      A. Pilon

    • La décision de la juge c’est de déterminer que ces articles du Code criminel mettent la vie des prostitué(e)s en danger et, en conséquence, n’ont pas leur place dans une société libre et démocratique. Elle fait sa job car le système judiciaire est là pour s’assurer que la règle de droit est suivie et que les lois sont conformes aux droits fondamentaux des gens.

      D’autre part, il s’agit de DÉCRIMINALISER la prostitution et d’en faire une activité réglementée, pas un free for all. Ça n’a pas sa place dans le Code criminel et ça doit être réglementé par des lois qui ne sont pas de l’ordre du droit criminel et qui ne criminalisent pas les gens qui s’adonnent à cette activité. Il est aussi possible d’interdire certaines pratiques en les réglementant mais la sanction de les pratiquer ne serait pas pénale mais administrative. De plus, les prostitué(e)s devraient payer de l’impôt, comme tout le monde et ils ont droit aux services de santé qui peuvent les protéger car leur « activité » est à risque.

      En fait, ce qui est visé c’est la protection des citoyens et le fait d’éviter de criminaliser à peu près n’importe quoi.

      P. Rousseau.

    • Malheureusement, je crois que les juges, sans être parfaits et infaillibles, sont 100 fois plus à même de viser le bien commun et l’intérêt public que les élus, puisque ceux-ci sont complètement empêtrés dans leur idéologies, leur partisannerie, leur course aux élections, leur copinages et leur image.

      Faites un sondage et vous verrez que les citoyens ont beaucoup plus confiance en un juge qu’en un législateur pour faire les bons choix de société.

      C’est paradoxal et dommage, mais c’est comme cela et c’est pour ça que nous sommes toujours obligés de recourir à la pression populaire et médiatique, au vérificateur général, à des commissions d’enquête et autres mécanismes extra-parlementaires pour changer les choses et lancer des débats: Les élus ne représentent ni la population, ni ses intérêts.

      Le système parlementaire britannique est désuet, car il donne trop peu de pouvoir direct au citoyen et nous nous retrouvons avec des conseils des ministres qui est acoquiné avec les grandes entrprises ou les groupes de pression, et qui se fout de l’avis des députés et encore plus des citoyens.

      En ce sens, en attendant un système proportionnel semi-référendaire, qui tient compte du nombre d’abstentions, j’aime mieux me fier à un juge pour moduler les lois qu’à des élus semi-corrompus à la langue de bois.

      Quant à la prostitution, son “immoralité” est une des plus grandes hypocrisies de notre temps et il est grand temps que ces citoyennes puissent disposer de leur vie et de leur corps, pour le bien de tous.

      Bravo aux tribunaux qui ont su servir le bien commun et non des intérêts idéologiques partisans.

      P. Beauchamp

    • Vivement des bordels municipaux. Avec examen médical mensuel, suivi et protection physique des employés, élimination des proxénètes, meilleur contrôle de la drogue, etc… À bas l’hypochrisie.
      Comme le disait l’artiste Arletty au moment où en 1947 on fermait ceux-ci en France: “Fermer les maisons closes, c’est plus qu’un crime, c’est un pléonasme.”

      Jacques Saint-Cyr

    • Entendons nous en premier lieu, la prostitution se pratique aujourd’hui en grand nombre. Faites Escorte+Montreal dans Google, ça donne 2.18 millions de sites. Bon, là on fait quoi? Je pense qu’on l’accepte et on concentre nos énergies sur 3 domaines:
      1) La prostituée qui est forcée à pratiquer ce métier par son proxénète
      2) La prostituée mineure
      3) La prostituée venu d’ailleurs et vendu ici en esclavage sexuel, un problème particulièrement prononcé dans la communauté asiatique

      Outre ces points, je suis en faveur de la légalisation, du retour des maisons closes et même qu’elles chargent la TPS/TVQ.

      Paul Gendron

    • Je suis pro-Harper et pourtant, je suis pour la prostitution, les maisons closes etc…Il y a des gars qui n’ont pas de femme (ou de petite amie), qui sont pas beau, trop vieux etc…et pourtant ils ont le droit d’avoir des relations sexuelles. Quand est-ce que cette maudite société va cesser de jouer à l’hypocrite??

      Gilles Tremblay, Québec

    • @pager
      En tout cas vous vous en faites rire une gang ici.À part l’opportunisme je ne vois vraiment pas en quoi vous pouvez être pro Harper.Vous êtes le parfait exemple démontrant comment les propos démagogiques de ce gouvernement sont efficace pour manipuler une population.
      Un électorat composé d’une bande d’individualistes à l’extrême où le chacun pour sois est la norme parfaite pour nous emmener directement vers le chaos.
      Gilles Ménard

    • Je pense qu’il est temps.
      Qui croit encore que des lois peuvent empêcher la prostitution ??
      Ça n’offusquerait ni ne surprendrait beaucoup de gens si on légalisait officiellement la prostitution. Quitte à y aller par étape ou par quartier.

      Steve Beaulieu

    • J’ai rien contre la prostitution si 1- les filles (ou les gars!) sont libres de le faire, 2- je n’ai pas à les voir sur la rue 3- elles payent des taxes comme tout le monde!

      Matt Gilles

    • On dit souvent que la prostitution est ‘le plus vieux métier du monde’. Forcément ! La sexualité est un besoin essentiel et naturel chez tout être humain. Les travailleuses du sexe sont donc NÉCESSAIRES pour tous ces hommes qui n’ont pas la chance de vivre une relation ’saine’ avec une femme (ou un homme*). Je suis donc entièrement d’accord avec l’idée de complètement DÉCRIMINALISER la prostitution, de ‘civiliser’ ce métier et de le réglementer sur le plan sanitaire.

      Faudrait dénoncer l’hypocrisie de tous les moralisateurs ! Des milliers d’hommes utilisent les services de prostituées et il faudrait, une fois pour toute, se faire à cette idée que la prostitution ne disparaîtra JAMAIS !

      * Évidemment, j’inclus AUSSI les travailleurs du sexe masculin dans mon propos – C’est égal pour moi !

      André Félix Delisle, Montréal

    • J’ai l’impression que le public n’a pas encore réalisé qu’il n’est pas seulement question de légaliser la sollicitation mais aussi de légaliser le proxénétisme, condition essentielle pour que les maisons closes deviennent légales.

      L’expression “Vivre des fruits de la prostitution” ne concerne pas que les personnes qui se prostituent, elle concerne également les proxénètes, donc des personnes qui vivent de la prostitution des autres. Croire que cela mettra fin à l’exploitation, c’est se cacher la tête dans le sable.

      Et puis, soyons honnête: combien parmi vous seraient à l’aise avec l’idée que le petit ami de leur fille la convainque de se prostituer pour lui remplir les poches, même si elle a 18 ans? Vous ne voudriez pas que la loi soit en mesure de le punir? C’est aussi ça le proxénétime.

      On n’hésite pas à traiter d’exploiteurs les millionnaires qui dirigent des entreprises employant des travailleurs au salaire minimum, qui sont “consentants”, en principe. Je ne crois pas qu’il faille voir les proxénètes différemment juste parce qu’on parle de sexe et de plus gros salaires. Les proxénètes ne donnerons jamais le gros bout du bâton à celles (et ceux) qui les font vivre.

      Il est facile de se déculpabiliser en se disant que tant qu’une personne est majeure et n’a pas une arme sur la tempe, elle est libre et consentante mais la vie sait inventer mille façons de contraindre une personne. Si on agissait davantage sur les inégalités sociales et surtout l’estime de soi, je suis certaine que beaucoup de ces personnes changeraient de “carrière” demain matin.

      Le plus lourd prix de la prostitution, ce n’est pas le client qui le paie. Il ne doit pas y avoir beaucoup d’ex prostitué(e)s qui se rappellent avec tendresse et nostalgie de leur années de prostitutions.

      Voici les témoignages de Chloé et Sylviane:

      http://sisyphe.org/spip.php?article3478

      http://sisyphe.org/article.php3?id_article=840

      sleblanc

    • les conservateurs ne vont JAMAIS autoriser la légalisation !

      ils sont trop constipés avec leur idéologie !

      il y a rien de plus decconnecté qu’Harper et ses caniches !

      Felicio d Parma

    • Faut aller lire l’article de Foglia intitulé “Mary-Lou et Bernadette”…
      J. Lincourt

    • Des maisons d’État avec un ministre d’État seraient très amusantes en effet.

      Y. ROY, Mtl.

    • J’ai beaucoup de difficulté à me faire une idée quant a ce débat. C’est certain que la position actuelle est d’une indécrottable hypocrisie. C’est comme si ont se disait que nous allions fermer les yeux et que le phénomène de la prostitution allait disparaitre. D’un autre, que des gens puissent vivre des fruits de la prostitution me rend très mal à l’aise. J’imagine que la solution se trouve quelque part entre les deux extrêmes.

      Pour ceux qui sont intéressé, je suggère le livre ”Escorte” de la blogueuse québécoise Mélodie Nelson, qui apporte une vision différente du métier d’escorte que celle que nos idées préconçues peut nous apporter.

      Simon Gosselin, Lévis.

    • @ babelfish

      1. C’est le plus vieux métier du monde et il existera toujours.

      Désolé de vous décevoir mais logiquement, il doit y avoir eu un métier plus vieux car comment les clients ont-ils pu se payer la première prostituée???

      POur ce qui est de la légalisation de tout els aspect ede la prostitution, on vit (n’en déplaise à certains) dans un monde dont la législation et le pouvoir appartient majoritairement aux hommes, depuis des millénaires et une société historiquement ”machiste” où la femme n’avait jusqu’à récemment presque aucun droit n’aime pas se faire dire : Tu veux du plaisir avec moi tu payes pour ce service. Il passe ainsi du contrôleur à contrôlé et cela il n’aime pas.

      La société évolue et les rapports avec la prostitution aussi.

      Gilbert Duquette

    • merde, encore oublié de signer.

      et j’ajouterai un P.S. : ce jugement s’applique autant à la prostitution masculine que féminine. Alors ce n’est pas uniquement une question “féministe” (bien que je concède que les femmes sont majoritaires, et probablement plus susceptibles d’être victime d’exploitation)

      Marc-Aurèle Gagnon.

    • Maison de débauche : légale ou crime grave?

      Une juge en Ontario vient de décréter qu’une maison de débauche où se pratique la prostitution est légale en vertu des droits fondamentaux des prostituées. Or il y a quelques mois à peine, le gouvernement Conservateur est allé exactement dans la direction inverse. Par règlement, il a décrété que la prostitution dans ce contexte serait un crime grave aux fins de savoir si ses participants constituaient une organisation criminelle.

      Cela permettrait à la police, entre autres, de pratiquer l’écoute électronique dans cette maison et dans les résidences de toutes les personnes impliquées. Quelles histoires croustillantes à amener ensuite en preuve devant un tribunal pour condamner à de lourdes peines ces dangereux criminels… dangereux pour la morale.

      Le prétexte à l’époque était que la pègre se finance avec de telles activités. Comme si la pègre avait des activités de crimes graves qui fonctionnaient à perte et avaient besoin de la prostitution pour les financer.

      Et après on s’étonnera que les partis politiques tiennent à nommer juges des gens qui adhèrent à leur idéologie ou qui gardent une dette morale envers leurs bienfaiteurs, des juges qui pencheront du bon bord en temps opportun.

      Jeannot Vachon

    • En effet, bravo à Foglia!

      Mais surtout pour cette phrase:
      <>

      J’aurais voulu qu’il donne le fond de sa pensée derrière ce petit bout de lucidité. Je le répète: la même logique que l’on a appliquée pour la SAQ et Loto-Québec devrait s’appliquer pour la prostitution aussi.

      Et ici j’aimerais beaucoup avoir l’opinion de nos spécialistes en Sexologie. Pourquoi demande-t-on toujours l’opinion des criminologues au sujet de la prostitution et jamais celui des sexologues?

      De son côté, Madame Gruda fait encore fausse route dans son texte. C’est le besoin de satisfaction sexuelle des clients qui alimente fondamentalement ce secteur. Pas seulement le besoin d’argent des prostituées! Travailler seulement sur les prostituées ne fera toujours que déplacer le problème.

      Elle cite la Nouvelle-Zélande qui a laissé les prostituées diriger les étapes de la légalisation de leur métier. Et les clients eux? On s’en fout? Ce qu’il faut c’est faire du problème de la prostitution un problème de santé publique, pas toujours se cantonner dans les aspects moral et légal. C’est-à-dire légitimer une fois pour toutes le besoin fondamental des clients de se satisfaire sexuellement.

      Ce n’est certainement pas le chemin qu’a emprunté la Suède dont elle cite les déboires. D’ailleurs, ils ont le même problème avec l’alcool à ce que je sache. Et où vont les suédois pour se saouler et faire la baise? En croisière ou/et en Russie!

      Laisser les prostituées décider de leur sort aurait équivalu à laisser les fabricants d’alcools décider des règles du jeu au temps de la prohibition… Ou encore, laisser les faiseurs de paris illégaux nous dicter les règles. C’est mieux que laisser tout ce monde dans l’illégalité, mais ça n’a rien à voir avec le climat social beaucoup plus serein que nous ont amené la SAQ et Loto-Québec.

      Pourquoi ne pas permettre à tous ceux et celles qui souffrent d’insatisfaction sexuelle de profiter des services d’une société d’État? Et pourquoi ne pas leur permettre ainsi d’aider à financer les autres responsabilités de l’état qui font piètre figure aujourd’hui (la santé, l’éducation)?

      A. Pilon

    • La phrase de Foglia disparue bizarrement de mon texte:
      “À moins que l’État se mette à former des putes-fonctionnaires…”

      A. Pilon

    • Bon matin M. Roy

      Mon grain de sel… /Soupirs/

      Il y a de quoi ne plus savoir distinguer sa gauche de sa droite (au sens politique et bien que cette distinction soit superficielle….)!

      En lisant certains commentaires, j’ai failli m’étouffer avec les motons de mon gruau!

      N’en déplaise à Pierre Foglia et al. qui croient à l’existence de la “Putain au coeur pur” et autres fadaises comme d’autres croient à l’astrologie ou à l’existentialisme de Monsieur Heidegger, voici je que j’ai à dire là-dessus:

      Au cours du Glorieux XIX ième siècle, les tenants du progrès vers plus de liberté et de respect des Droits Fondamentaux, valeurs défendues par la “gauche” (entendez les libéraux au sens propre et précis du terme) voyaient dans la prostitution une exploitation des femmes qui devrait disparaître au même titre que le cannibalisme, les sacrifices humains, l’idolâtrie, et autres formes d’exploitation et d’obscuantisme…

      …jusqu’à ce qu’on en arrive à notre époque rance, héritière et continuation de l’infâme XX ième siècle avec une “gauche” (mais oui!) qui transforme miraculeusement toute expèce d’activité en quelque chose de politiquement correct (du moins pour ce ramas d’abrutis et d’imbéciles sans espoirs) en lui accolant l’épithète de «Travailleur» (répétez ad nauseam en parlant du nez comme feu “Bichel Chartrand”: “tra – ba – yeurs” )

      Prostituée? Non: “travailleuses du sexe”… Pas mal comme acrobatie mentale. (Comme les pushers pourraient être métamorphosés en “travailleurs des paradis artificiels”…).

      Allons plus loin Kamaraaaaades: pourquoi ne pas gérer tout cela via une Société d’État? Une sorte de Société Québécoise des Guidounes (SQG), des Centres Locaux des Services Sexuels Du Québec (CLSSQ) ou, pour faire plus court, Putes Québec (PQ) { ;-) calqué sur Investissement Québec… } ?

      Qu’en dites-vous?

      Banaliser la protitution comme vous le faites, tas d’avachis de la cervelle, revient à dire que toutes les élaborations culturelles qui civilisent l’instinct qui nous jette vers la femelle en le médiatisant par des rituels de séductions sont annulés en faisant des dollars un intermédiare socialement acceptable mais culturellement désastreux.

      Pourquoi donc faire l’effort des préliminaires quand les dollars suffisent et font en même temps l’affaire de filles avec assez peu d’estime d’elles-mêmes pour “travailler à la sueur de leurs fesses”? 100 piasses pour un spasme voluptueux d’une couple de minutes? C’est bien votre idée? Ça devrait faire l’affaire pour ceux dont vie est dominée par les démangeaisons génitales plutôt que par le cerveau et puis tant qu’à en parler: une Loto Sexe aussi? Un grateux si vous voyez ce que je veux dire… ;-)

      Montesquieu avait raison: «Boire sans soif et faire l’amour tout le temps est la seule chose qui distingue les hommes des autres animaux» (Je cite de mémoire).

      Sur ce je retourne à la lecture du “Haras Humain” du Dr.Binet-Sanglé (C’est un cinglé mais moins que certains des Yahous qui mentent et commentent ici!) :-(


      Claude LaFrenière
      http://www.google.com/profiles/climenole

    • Depuis quelques temps déjà, j’observe certain phénomènes sociaux ou certains courants de pensée, et je m’interroge sincèrement sur les prétendus travers moraux et accusateurs de la prostitution. En fait, je m’interroge sur les précepts même à l’origine de la criminalisation de l’acte de prostitution.

      Est-ce que la ou le jeune prostitué(é) commet un acte criminel, par la vente de ses prestations de service, pouvant porter atteinte à autrui…? Non. À moins bien sûr que l’on inclut le facteur MTS dans l’équation, et encore, il faut se questionner sur les “intentions” qu’auraient ces gens de vouloir transmettre pareilles maladies. Au sens totalement physiologique en fait, offrir un service sexuel peut même se comparer à offrir un service de massothérapie: peau pour peau, que l’on tripotte le dos ou le sexe d’un individu, la jouissance physique est présente, la détente et la sécrétion d’Endorphine également!! C’est une relation d’affaire de type win-win, où les 2 parties en cause peuvent en ressortir gagnant (dans des conditions optimales et sécuritaires pour les 2).

      Quel est donc la différence majeure? La perception négative qu’entretiennent les gens envers leurs nudité? Leurs organes génitaux? Ou encore l’immoralité d’un acte, de pulsions, présentent chez TOUS les humains normalement constitués, éprouvant tôt ou tard ce besoin hormonal pressant et pûrement instinctif d’assurer leur perrenité. Tel est la nature biologique de l’enveloppe charnelle dans laquelle nous nous trouvons, et vouloir nier ces faits, ou tenter d’appliquer une moralité à un geste aussi naturel que de manger ou dormir, c’est tomber dans le dogmatisme le plus profond, dans la névrose et le double discours teinté de mauvaise foi!

      Qui plus est, qu’en est-il des acteurs et actrices pornos…? Les images ou références pornographiques nous noient de façon constante, mais pourtant le matériel qui en découle, lui, est légal, pour des “processus d’affaires” pourtant fortement similaires à ceux de la prostitution…??

      Or, quelle est la différence réelle entre une prostituée qui vend son corps ou une actrice qui vend sa prestation? Les 2 baisent pour du fric, non?
      Réponse: l’intermédiaire de marché.

      Le réalisateur de films, ou le pimp, derrière chaque acte pornographique, qui agit tel un agent en décidant des scènes, des acteurs impliqués ET des cachets à verser. La prostituée, elle, offre des services sans intermédiaires, directement aux consommateur, en prenant soin de remonter un pourcentage vers son souteneur, comme le ferait un entrepreneur vers son bailleur de fonds, pourtant…

      Peut-être que la différence majeure repose dans la “location” temporaire de son corps, et de l’illégalité de pouvoir en disposer comme chacun l’entend? Si tel est le cas, il faudrait aussi protéger nos enfants de tous les salons de tatouages, piercings et autres, leur donnant pourtant l’opportunité de disposer de leur attributs physiques comme bon leur semble!

      En fait, le véritable nerf de la guerre, le root cause à mon avis de toute cette hypocrisie, cette schizophrénie sociale, cette dichotomie de l’inconscient collectif, repose encore essentiellement sur des fondements religieux. Après avoir foutu en bloc la religion aux poubelles, pourquoi ne pas se débarasser aussi des paradigmes moralisateurs, voire accusateurs, sous-jacent à des rituels sacré dont nous ne comprenons plus le sens de toute façon (ex.: première communion, baptême, ET idéaux moraux subjectifs mais non rationels)…?

      En fait, la vraie question qu’il faut se poser, serait de déterminer ce qu’il y a de mal à se faire du bien?

      J. Trudeau
      Montréal

    • @ tous, sur mon commentaire de 09:40…
      Désolé pour la piètre qualité de mon ortographe…! La contrainte de temps entraîne chez moi une augmentation inversement proportionnelle de mon taux d’erreurs commises… ;o)

      J.Trudeau,
      Montréal

    • J’avais vingt ans la première fois que j’ai du prendre une leçon face a la prostitution .
      J’étais grand , d’allure sportive les filles me disaient beau et je n’avais aucune difficulté a faire des conquêtes. Je travaillais a ce moment au parlement d’Ottawa comme secrétaire et un des mes confrères victime de la polyo était difforme et non attrayant pour les filles qui recherchent surtout chez un homme, la beauté et la réussite sociale. Il était intelligent et n’étant pas gai il avait des besoins humains comme nous tous. Or n’ayant d’autre choix chaque mois il se rendait au bordel trouver une certaine satisfaction, un soulagement et une certaine tendresse, ce qu’il lui était impossible autrement.
      J’ai toujours eu de la difficulté a comprendre pourquoi certaines femmes pouvaient vendre leurs corps aussi facilement. Mais j’ai du comprendre que d’autres hommes pour une foule de raisons ont des difficultés a séduire et que pour eux ces femmes font office d’infirmières. Sans approuver la prostitution je crois que dans un pays civilisé elle doit être encadrée et surtout décriminalisée.

      Fernand Turbide

    • @stephanie 2009
      Si vous remplacez dans votre texte le mot prostitution par les mots “employés de chaîne de restauration rapide” son fondement totalitaire devient évident. Forte de vos bonnes intentions et de votre grand coeur vous prétendez être en mesure de dicter aux autres ce qui est bon pour eux.

      On peut combattre le proxénétisme, on peut et on doit lutter contre l’exploitation sexuelle ou autre et on doit tenter par tous les moyens de terrasser les inégalités sociales. Ce qu’on ne peut pas faire c’est pénaliser légalement la liberté de chacun de disposer de son corps comme il l’entend.

      Jorge Fontecilla

    • Tellement hypocrite, autocratique, paternaliste et Nord-Américain d’interdire tout : nutella, prostitution, la marijuana et les autres drogues douces, la bicyclette sans casque, bientôt le tabac, bientôt la malbouffe, etc… toutes des activités sur lesquelles soit les gouvernement ont fait de l’argent comme de l’eau par le passé, soit ces derniers ont serré la vis pour des raisons populiste de réélection. Dans tous les cas, ils/on a joué à l’autruche pendant tellement longtemps…

      La prostitution ne disparaîtra jamais, alors autant la pratiquer dans les meilleures conditions possibles…

      Mathieu Savoie

    • “Pourquoi ne pas permettre à tous ceux et celles qui souffrent d’insatisfaction sexuelle de profiter des services d’une société d’État? Et pourquoi ne pas leur permettre ainsi d’aider à financer les autres responsabilités de l’état qui font piètre figure aujourd’hui (la santé, l’éducation)?

      A. Pilon”

      Ben oui, on aurait 100 administrateurs pour 108 vrais travailleuses et travailleurs, comme à la Santé.

      François Sawyer.

    • Par ailleurs, si 5-10% des prostitué(e)s ne sont parfois pas même conscients de leur état/actions (drogue, etc.) et qu’un imposant 75-85% des prostitué(e)s le fait de manière parfaitement consciente pour des raisons essentiellement pécuniaires, il ne faut pas oublier qu’une portion des prostitué(e)s le font autant [voire avant tout] pour le plaisir (certains se disent « tant qu’à être payé pour s’entasser sur l’autoroute 3 heures par jour et crever à petit feu dans un bureau de fonctionnaire ou un cabinet de dentiste, autant être payé pour faire un métier que j’aime et choisir mes clients, fréquenter des clubs, etc.).

      Bottom line : personne ne devrait avoir le droit de légiférer/restreindre l’utilisation de son propre corps, et cela inclut la prostitution, l’euthanasie et, d’une manière beaucoup plus questionnable du point de vue de l’éthique, mais non moins logique, le don d’organe (rémunéré ou non)…

      Mathieu Savoie

    • Mon opinion sur la question est très partagée.

      Oui, je comprends bien les raisons, axées sur la sécurité des prostituées, qui ont poussé la juge à déclarer inconstitutionnelles les trois articles du code criminel. Dans un effort d’assurer la sécurité des femme squi pratiquent la prostitution, de les éviter de faire le pied de grue au coins des rues sombres ou des fonds de ruelles me semblent parfaitement légitime.

      Ce qui me tracasse, c’est qu’on fait une totale abstractions du côté sombre de la prostitution. Ce côté qu’empruntent souvent les jeunes filles, adolescentes, victimes de gangs et de proxénètes-enjôleurs, pour se retrouver dans une position ou la prostitution devient, par la force des choses, un métier.

      En légalisant les maisons closes, qui nous dit qu’on ne légalisera pas également tout un roulement de jeunes filles et d’adolescentes à l’aube de la vingtaine, prisonnières d’un mode de vie qui leur a été souvent imposé par des années à cotoyer des gangs de rue et ce milieu dur ou se prostituer n’est pas un choix mais une obligation?

      Ce quon voit et entend présentement, ce sont des femmes volontaires qui nous disent avoir choisi ce “métier” pour l’argent et le bien-être. Moi, j’aimerais avoir l’autre portrait, plus sombre, de ces milliers de jeunes filles prises dans les filets des proxénètes et dans l’enfer de la coke et de la drogue, pour entendre une dernière fois leur voix avant que les pimps ne les enferment une fois pour toute et pour de bon dans les chambres de leur maison close ou elles disparaîtront officiellement de la circulation pour dégager les rues et les artères des grandes villes d’un phénomène qu’on ne veut pas exposer au grand jour. Je ne serais pas surpris d’apprendre que celles qui pratiquent le plus vieux métier du monde complètement libre de toute contrainte ne font pas foule.

      Sur ce, je me questionne sur qui sortira gagnant suite à cette décision: les jeunes filles emprisonnées dans le tourbillon de ce style de vie (drogue et proxénétisme), les “professionnelles” volontaires “à la Nelly Arcand” qui font ce métier par passion (souvent de l’argent), ou alors les clients qui n’auront plus à s’exposer à des amendes et à un dossier criminel? Ou alors, est-ce pour “faire disparaitre dans l’ombre” un inéluctable phénomène de société pour vider les rues des villes de leurs corridors de sollicitation?

      Sans être inutilement puritain, je pense que comme société ouverte, il faudra tôt ou tard se poser une question: dans une société ou l’appât du gain a souvent raison de toute autre valeur sociale, est-ce que la prostitution est une voie que nous voulons encourager et conserver? Comme on le dit, ce n’est pas parce qu’une chose est faite depuis la nuit des temps qu’elle est correcte. Les erreurs du passé ne légitimisent pas les erreurs du présent ni les crimes de l’avenir (le contraire viendrait renier tout principe d’évolution sociale). Je ne dis pas qu’il faut abolir la prostitution, qui a sans nul doute son utilité sociale, mais de faciliter sa pratique et la banaliser me semble paradoxal…

      Pour ceux qui disent faire preuve d’ouverture d’esprit et philosophent le débat à outrance de façon détachée, essayez de vous imaginer qu’un jour votre fille de 16 ans vient vous dire qu’elle a décidé de devenir prostituée suite à une rencontre avec l’orienteur de sa polyvalente. On a beau se prétendre ouvert d’esprit, on voudrait davantage pour sa fille, ne serait-ce que pour la voir exploiter d’autres capacités que celles d’offrir son corps au plus offrant. Si la prostitution devient un jour métier complètement dégagé de ses entraves légales, c’est peut-être ce qui arrivera dans quelques années.

      Mais peut-être que cette légalisation aura un effet inverse. Peut-être que le plus vieux métier du monde, dégarni de son caractère marginal, perdra en intérêt pour ses consommateurs? On peut rêver, mais j’en doute…

      Patrick Chevalier

      Sur une note plus rigolote, d’un point de vue d’homme marié, ma seule inquiétude serait maintenant celle de voir ma conjointe réclamer à l’avenir des relations rémunérées…

    • J’ai passé un bout de temps en Australie, où les bordels sont légaux, mais la prostitution de rue est “découragée”. Ça ne fait pas disparaître la prostition de rue, c’est juste que l’offre est moins… attirante, disons; les belles filles travaillant dans les établissements agréés. C’est bon pour elles: sécurité et hygiène assurée, suivi médical, avantages sociaux, payent les impôts plutôt que le pimp… Pour les moeurs publiques, il est interdit de s’afficher (sauf pour la petite ampoule rouge au-dessus de la porte), donc pas d’affiches “special 2 pour 1″ et “en vedette cette semaine…” ou de gros néon “Scarlet’s Heaven” pour corrompre les chers petits…

      Le hic, c’est qu’il y aura tjrs cette frange d’”invendables”, junkies finies, et/ou agées et/ou flétries et autres, qui ne peuvent faire les maison closes et doivent solliciter sur les trottoirs de King’s Cross, quelques blocs plus loin… On ne s’en tire pas, mais la légalisation apporte du positif à au moins une fraction de celles qui se retrouveront, légal ou pas, veut veut pas, dans cet engrenage. Juste pour celles-là, ça vaut la légalisation.

      *Well… J’ai fait tout mon commentaire au féminin, mais ça vaut aussi pour les prostitués mâle…

      P. Baillargeon

    • @calpomag

      “Forte de vos bonnes intentions et de votre grand coeur vous prétendez être en mesure de dicter aux autres ce qui est bon pour eux.”

      “Ce qu’on ne peut pas faire c’est pénaliser légalement la liberté de chacun de disposer de son corps comme il l’entend.”

      Je ne vois pas quel endroit de mes commentaires vous a donné l’impression que je dictais quoi que ce soit aux autres et j’ai clairement indiqué dans le premier que je m’opposais à la criminalisation des prostituées.

      Je ne donc pas qu’on pénalise “la liberté de chacun de disposer de son corps comme il l’entend” mais si vous permettez, je vais modérer mon empressement à défendre le droit des proxénètes de disposer du corps des autres.

      Je donne mon opinion sur les sujets de mon choix et pour ce faire, je dispose librement de mes deux mains sur mon clavier. Je ne suis pas responsable de la manière dont mes commentaires sont interprétés.

      sleblanc

    • Bâtir des maisons en pp.p. ou simplement par notre gouvernement serait très profitable. Il y aurait moins de clients pour les hopitaux,et ça permettrait au gouvernement de remettre la construction du c.h.u.m. , les urgences des hopitaux et les psy serait tranquilles. De plus, protéger les faibles et démunis de notre société est le rôle de notre gouvernement. S.V.P. DES MAISONS CONTRÔLÉES PAR NOS BONS FONCTIONNAIRES. Mais attention aux pots de vins.
      n.y.grenier

    • Notre société a d’étranges valeurs. On rend illégal la satisfaction de pulsions sexuelles normales qui n’ont aucun impact négatif sur la santé des individus.

      Pendant ce temps, on permet la vente libre (même à nos enfants) de toutes sortes de cochonneries dangereuses comme les cigarettes, les alimments ultra-sucrés comme les liqueurs douces et les aliments industriels pleins de gras trans.

      C’est l’abus de la cigarette et non le sexe qui cause le cancer du poumon.
      C’est l’abus du sucre et de la junk food et non le sexe qui cause le diabète et l’obésité.

      J’aime aurant voir un bordel contrôlé qu’un restaurant de junk food laché lousse dans mon secteur.

      N’en déplaise à la présidente des Dames de St-Anne.

      Réal Gagnon

    • À la question « Doit-on légaliser la prostitution au Canada? », on peut répondre que c’est déjà fait mais qu’il en reste certains aspects à assouplir, ce qu’une juge de l’Ontario vient de faire en annulant quelques articles du Code Criminel. Il y a une hypocrisie certaine dans notre société de faire comme si la prostitution était illégale et d’en poursuivre quelques acteurs de temps à autres.

      Le commerce du sexe légal ou toléré n’a jamais été aussi florissant. Pensons à ces fameuses danses à 10$ dans les clubs de danseurs/danseuses, aux clubs échangistes, aux saunas gais, à la pornographie dans les films ou sur internet, à certains établissements de massage, à la prostitution par les annonces classées.

      Le côté illicite de ce qui est encore illégal prive ses acteurs d’une pleine participation à la société, autant d’en payer les taxes et impôts que de participer au filet de protection sociale. Une carrière de prostituée se termine assez jeune. Pourquoi ne pourraient-elles pas alors bénéficier de fonds de pension bien capitalisés ou de programmes adaptés de réorientation de carrière?

      Ce qu’il faut, ce n’est pas de faire des frappes policières occasionnelles qui ne pourront jamais enrayer le plus vieux métier du monde mais encadrer ce métier pour protéger tous ses acteurs de ses méfaits, autant les clients que les travailleurs. On ne garderait illégal que ce qui cause problème, dont l’esclavagisme et la violence de certains proxénètes ou l’usage des drogues dures qui crée un dangereux cercle vicieux.

      On n’enlèvera jamais les côtés sombres de ce métier, mais, au moins, il faudrait combattre des crimes qui causent de vrais problèmes et non garder criminalisés des gestes qui ne relèvent que de valeurs morales aujourd’hui désuètes.

      Jeannot Vachon

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