Le blogue de l'édito

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  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Mardi 28 septembre 2010 | Mise en ligne à 12h29 | Commenter Commentaires (81)

    Gaz de schiste : non, ce n’est pas un «problème de communication»…

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    NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    François Cardinal

    Le gaz de schiste pose problème au Québec? Bof… Ce n’est qu’un problème de communication.

    Si les Québécois se braquent, c’est parce qu’ils ne comprennent pas encore, ils ne sont pas suffisamment informés.

    Vite, faisons appel à National et tout rentrera enfin dans l’ordre…

    C’est du moins ce que soutiennent les partisans d’une exploitation accélérée de cette filière énergétique.

    Pour la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, tout ça est essentiellement un «défi» d’information.

    Pour le patron de l’Association de l’industrie pétrolière et gazière, André Caillé, le problème réside dans la formule des campagnes d’information.

    Il y a cohue à chaque assemblée d’information? C’est parce que les experts en relations publiques n’ont pas bien fait leur travail, selon M. Caillé. «Va falloir qu’ils me trouvent autre chose pour qu’on puisse mieux expliquer aux gens ce qu’on fait», a-t-il lancé à La Voix de l’Est.

    Malheureusement, Mme Normandeau et M. Caillé ont tout faux. Ils confondent manifestement communication et argumentation.

    Il ne suffit pas de dire, comme l’a fait M. Caillé, qu’«il n’y aura pas de diminution de la qualité de l’eau ou de sa disponibilité». Il faut prouver, démontrer, détailler ce qui permettra aux entreprises de ne pas gâcher les sources d’eau des riverains.

    Il ne suffit pas non plus de répéter que les «meilleures pratiques possible» seront privilégiées, il faut expliquer, montrer en quoi cela est vrai, comparer avec ce qui s’est fait en Pennsylvanie pour convaincre que les choses se feront différemment ici.

    Bref, il faut des études, du temps et de l’énergie (sans jeu de mots), autant de choses que la précipitation actuelle  ne permet pas.

    Les Québécois sont visiblement inquiets. Ils ont de nombreuses questions. Et tout ce que le lobby des hydrocarbures a trouvé comme réponse, c’est un «programme de communication». Tout ce que le gouvernement a trouvé, c’est un BAPE sans étude d’impacts préalable.

    Comme s’il suffisait de distribuer des brochures en couleurs pour convaincre les sceptiques…

    Existe-t-il un site web où les inquiets peuvent poser leurs questions et obtenir des réponses? Pourquoi la page «faits saillants» de l’Association pétrolière et gazière est-elle vide? Que feront les citadins de leurs interrogations lorsque les audiences publiques s’ouvriront en région?

    Pourquoi a-t-on l’impression que les questions posées sont autant de mouches agaçantes que le lobby souhaite voir disparaître?

    «Au jour un de la production, on sera les meilleurs», se contente de répéter M. Caillé. Mais que penser de tous ces cafouillages liés à l’exploration? De ces entreprises qui n’ont pas cru nécessaire d’informer la ville, le maire ou les citoyens de leur présence?

    Que penser de cette mère de famille ayant refusé à deux reprises que des tests sismiques aient lieu sur son terrain et qui s’est réveillée un beau matin avec des explosifs dans sa cour?

    «Un représentant, raconte-t-elle dans l’Actualité, a invoqué une erreur de communication»…


    • Comme résident de la région concernée, je n’ai pas besoin d’être RASSURÉ par des belles paroles comme un bébé à qui on redonne sa suce même si on met du miel et qu’on m’explique encore plus longtemps …

      Comme résident qu’on ne peut mettre dans le siège de la victime ignorante ni de l’opposant écologiste “pas dans ma court” et qui trouve que ce gaz naturel n’est pas nécessairement une mauvaise idée, j’ai besoin que l’on se donne les moyens de s’ASSURER que ce sera fait proprement, dans le respect des préoccupations des communautés locales et avec un partage équitable privé/publique des risques et bénéfices !!!

      La zone en cause est peuplée depuis presque 400 ans. Certaines familles habitent et cultivent ces terres depuis des dizaines de générations. Ces résident sont aussi professeurs, docteurs, employés des ministères en cause, ingénieurs, avocats, pompiers, chefs d’entreprise, etc et beaucoup ont le sentiment qu’on veut leur piler sur les pieds sans même dire “bonjour comment allez vous?”

      Et beaucoup se sont levés et ne se rassiront pas tant que la drill menacera !!!

      Et beaucoup, dont moi, seront à St-Hyacinthe ce soir pour faire part de leurs inquiétudes à la compagnie (dixit R. Desjardins)

    • Déjà, si l’industrie changeait de messager, ça aiderait sûrement la cause.
      C’est pas parce qu’on a bien paru aux côtés de Lucien Bouchard pendant la crise du verglas qu’on est un expert en communication est chaleureux…
      André Caillé ? Hahaha !
      Nathalie Normandeau ? Elle regarde les québécois moyen de TRÈS haut, dégonflez-lui son ballon quelqu’un !

      Seb Pouliot

    • Au Québec, on ne veut pas de gas. Pas d’exploration pour le pétrole non plus. Les mines, faudrait fermer ça. Des barrages hydroélectriques, il y en a plus qu’assez. Touchez pas aux forêts. Pas de chasse et de pêche, c’est barbare.

      Alors, qu’est-ce qu’on veut? C’est facile: on veut des programmes sociaux. Toujours plus de programmes sociaux!

      Mais qui va payer, si on ferme tout ça, demandez-vous. L’industrie culturelle, tiens, pourquoi pas? Le Québec déborde de culture… quoi, que dites-vous? La culture est subventionnée? Pas de problème, on va envoyer la facture à Ottawa, et tout est réglé!

      G. Lalande

    • Par souci de sécurité, fermons donc toute industrie minière, toute industrie forestière et toute industrie manufacturière. Après tout, ces industries endommagent l’environnement. Nous n’en sommes pas encore là, mais nous nous en approchons dangereusement de cette fuite vers le sous-développement.

      Preuve: le gouvernement du Québec vient d’interdire l’exploration pétrolière dans le Golfe du St-Laurent! Explorer à cet endroit-là serait pourtant moins dommageable qu’explorer à côté de la cour de quelqu’un.

      De plus, le Golfe du St-Laurent est très peu profond, rendant cette exploration fort sécuritaire. Au contraire, les exploration “off-shore” des Etats-Unis, du Brésil, du Nigéria et de l’Angola se font largement en eau profonde (plus de 400 m).

      L’exploration pétrolière de Terre-Neuve, exploration qui a libéré cette province de la péréquation, se fait également entièrement en eau sécuritaire, c.-à-d. peu profonde.

      Mais nous sommes au Québec: nous préférons extraire de la péréquation des autres, plutôt qu’extraire de l’uranium ou du pétrole ou du gaz de shale chez nous.

      Ne pas développer ces ressources, n’est-ce pas une bonne illustration du mot “sous-développé”?

    • Signé: Olivier Bamville.

    • “puissent” “les meilleures pratiques”bis “on ne connait” “non mesurables”
      Ça va bien!

      Michael Garant

    • Oups, oubli. Mon précédent commentaire de 13h20 aurait du être signé:

      L. Marcouiller

    • Bien d’accord avec ça. Mon opinion n’est pas encore arrêtée sur les gaz de schistes, parce que je ne m’y connais pas assez. Toutefois, le gouvernement et le lobby de M. Caillé semblent considérer les questionnements légitimes des populations locales et du Québec en entier comme étant des nuisances, et ça ne fait que renforcer l’impression qu’ils essaient de nous passer un sapin.

      Alexis Beauchamp

    • Si il y a cohue aux assemblées, comme vous dites, c’est à cause des médias qui diabolisent tout ce qui porte le nom “pétrole”. La Colombie Britannique touche 2 milliards de $ par an avec les gaz. Nous, au Québec, ne sommes pas assez intelligent pour en profiter…les médias et les groupes de pression se servent des masses d’ignorants pour montrer que le Québec est VERT lui… Pourtant, je suis certain que tous ces gens se déplacent en voiture.

      Gilles Tremblay,Québec

    • Rien qu’à voir et entendre les réactions des citoyens touchés, (pas les groupes de pression dont le rôle est de s’opposer quoiqu’il arrive) on constate en effet que ça n’est pas un problème de communication mais un problème de confiance. Les gens ne croient pas les paroles lénifiantes des représentants de l’industrie et trouvent suspecte l’attitude empressée des politiciens. Et comme l’information circule comme jamais, les problèmes vécus ailleurs viennent alimenter ce scepticisme.

      J-F. Couture.

    • Je lève mon chapeau à tous les citoyens qui prennent le temps de participer à ces séances de vente de l’industrie du gas de schiste.

      Je crois que ce pourrait être une grande richesse pour le peuple Québécois si on nationalisait cette ressource naturelle QUI NOUS APPARTIENT.

      Le problème, c’est l’empressement des compagnies privées de venir EXPLOITER et garder la part du lion des PROFITS PRIVÉS.

      Ce projet de nationalisation de ressources naturelles ne doit pas arriver tant qu’il y a un gouvernement à la mauvaise odeur au pouvoir (odeur de collusion, corruption et financement illégal).

      Pour redonner la légitimité de tels projets, il faudra auparavant faire un “mani pulite” (expression italienne désignant l’enquête publique sur ces mauvaises odeurs de collusion, corruption et financement illégal réclamée par plus de 85% des Québécois)

      Seuls John James Charest, FTQ construction et le maire de Laval s’opposent à cette enquête et toute la légitimité du gouvernement s’en trouve entachée. Et cette perte de légitimité et les soupçons de corruption joue un rôle certain dans l’opposition du peuple à l’empressement des compagnies privées et des politiciens qui veulent exploiter nos ressources de façon privée.

      Ces odeurs de corruption nous empêchent de nous enrichir collectivement avec la nationalisation du gas. Dommage. Comment la famiglia libérale fait-elle pour dormir la nuit?

      Marc Bélanger

    • LE GAZ NATUREL CE N’EST PAS L’ELDORADO. Attendons que l’Alberta épuise ses ressources, et on va pouvoir l’envoyer à contre-sens du pipeline.

      Je suis pour, parce que c’est pas dans ma cour!

      Je suis contre parce que :
      l’industrie :
      1. ne versera aucune redevances au quebec et tout le monde sait qu’un puit de gaz naturel à son pic de production les premières années pour s’amenuiser tranquillement pas vite.
      2. Ne pourra pas verser tant de redevances que ça puisque la production de gaz naturel est excédentaire et que les prix sont au plus bas.

      Patrick McMullen

    • J’ai peur que mon commentaire soit censuré car je parle de corruption et ça m’arrive souvent d’avoir des commentaires non publiés sur divers blogues de CyberPresse.

      Voici une liste partielle de mots “antiparlementaires”, c’est à dire des mots bannis et censurés que les députés n’ont pas le droit d’utiliser en chambre:

      Omertà (loi du silence),
      Corruption,
      Mafia,
      Mentir,
      Cacher

      Nos députés ne peuvent pas beaucoup traiter de ces problèmes. Voyez-vous, il y a une Omertà sur le mot omerta.

      J’espère que mon commentaire précédent va être publié même si j’utilise le mot corruption. Merci

      M. Bélanger

    • Les citoyens interpelés dans cette saga ont raison de demander des comptes et se doivent d’être rassurés. Caillé travaille pour “l’ennemi” et à ce titre, ne peut être pris au sérieux.

      Encore un dossier bâclé par le PLQ et CHARETTE ! Ils ne veulent pas se mouiller alors, on donne ça à National (sans appel d’Offres surement)!

      Mais lorsqu’on sera rassuré sur les causes peu probables de désastres écologiques (si ça se peut) comment va t’ont faire pour expliquer aux payeurs de taxes et d’Impôts que les Compagnies Gazières ne vont pas nous ‘voler’ littéralement ?

      Pourquoi le PLQ et CHARETTE (Charest) n’explique pas comment ils vont se prendre pour assurer des redevances à la hauteur de ce qui se paie en Colombie-Britannique et prouver ainsi aux citoyens qu’on va en recevoir pour notre argent ?? Pourquoi aucun mot là-dessus ??

      C’est possiblement parce que je ne comprend pas encore…Assurément que ces Compagnies millionnaires vont transmettre des enveloppes brunes à Charest et au PLQ et tout sera consumé !

      Attendez au fait….est-ce que le Magazine Maccleans aurait vu clair encore une fois ! Ah non !!

      Flavien R. Dubuc

    • @gasston et obama

      Qui parle de tout fermer ici? Wake up, men! Vous parlez des pays sous-développé? So what, mais allez-y un peu voir et vous constaterez que les tactiques utilisées pour pousser la prospection des gaz de schiste ici sont précisément les mêmes utilisées dans les pays sous-développés, où l’information de circule pas, où tout promoteur véreux peut faire n’importe quoi n’importe quand. Il n’a qu’à agiter les petites clochettes et les petits miroirs pour faire danser les sauvages.

      La réaction des gens d’ici qui demandent un moratoire, c’est à dire des études civilisées, en est une de … civilisés et de gens intelligents qui habitent un pays moderne.

      L’ajout des gaz de schiste au potentiel énergétique du Québec est probablement (PROBABLEMENT) une excellente nouvelle. Mais, péréquattion ou non (pour ceux qui font une fixation là-dessus), nous avons la responsabilité d’aborder le sujet en adultes.

      Et le plus intéressant dans tout ça, c’est que l’abondance de nos ressources hydrauliques nous permette d’agir intelligemment et nous donne le temps de voir les choses arriver. Nous pouvons nous offrir le luxe refusé au pays sous-développés de nous payer des études d’impact… C’est ça la modernité!

      Raynald Collard, Québec

    • @obama
      êtes vous de mauvaise foi ou simplement mal informé,faites vous la différence entre l’estuaire et le golfe du ST-Laurent.Je met pour vous l’article paru hier sur le site de Radio-Canada .

      Radio-Canada a appris que le gouvernement du Québec allait interdire, lundi, toute forme d’exploration gazière et pétrolière dans l’estuaire du Saint-Laurent.

      Une étude commandée par le ministère des Ressources naturelles sur les impacts de l’exploration dans l’estuaire démontre que le milieu environnemental est trop fragile et que les conséquences environnementales seraient importantes.

      Une autre étude a été commandée par le ministère sur les impacts environnementaux de l’exploration dans le golfe du Saint-Laurent. Les résultats ne seront pas connus avant deux ans. Entre-temps, le gouvernement y interdira toute exploration et exploitation.

      Québec soutient que les estimations indiquent qu’il y a jusqu’à deux milliards de barils de pétrole à puiser sous les eaux du golfe du Saint-Laurent.

      C’est notamment en plein coeur du golfe du Saint-Laurent que l’on retrouve le gisement de pétrole et de gaz naturel Old Harry. Un gisement prometteur qui fait rêver les prospecteurs.

      @gasston
      pauvre vous toujours à braire sur les Québécois.Contrairement à ce que vous dites,les Québécois ne sont pas contre l’exploitation des gaz de schistes,ils demandent qu’on les respectent et qu’on ne les prennent pas pour des imbéciles.Ils demandent qu’il y ait des études environnementales qui soient faites,que le Québec s’assure d’en retirer le maximum de redevances qu’il peut avoir si un jour on en vient à l’étape de l’exploitation c’est la même chose à propos de mines.Si vous semblez trouver normal qu’on retire très peut de redevances de l’exploitations de nos ressources naturelles non renouvelables la majorité des Québécois trouve elle qu’il est temps qu’on cesse de donner ces ressources ,qu’il est temps qu’on en retire le plus d’argent possible pour le Québec et les Québécois.

      MICHEL RAYMOND

    • Si les québécois refusent de se retrousser les manches comme tout le monde va falloir retenir les chèques de péréquation. Ils devront faire un choix. Leurs sacro-saints programmes sociaux universels ou leur bonne conscience écologique.

      simon picotte TR

    • @ goldwinger, raynaldc et nordik16

      J’aime votre point de vue à tous les 3. Vous êtes représentatifs des Québécois que je connais. Personne n’est contre le développement de nos ressources naturelles. Personne n’est contre la création de richesse collective.

      Le problème ne se résume pas non plus simplement à des peurs, craintes écologiques ou manque d’informations. Il s’agit surtout que c’est raisonnable de demander des garanties que cela va enrichir la collectivité et pas seulement le privé. On connait les antécédants de John James Charest dans ce genre de dossiers PPP. On sait également qu’il perd de plus en plus sa légitimité et son intégrité est questionnée de partout.

      C’est également raisonnable de prendre son temps pour faire des études solides (pas seulement écologiques, mais également étudier la création de la richesse collective par exemple en nationalisant cette richesse potentielle).

      C’est raisonnable de trouver louche l’empressement de l’industrie gazière à venir mettre la main sur nos ressources sur notre territoire. C’est raisonnable de considérer que le lobby de M. Caillé tente de vendre sa salade avec une sorte de version PR-marketing privé du BAPE (Bureau des Audiences Publiques) sans pouvoir ni étude sérieuse et entièrement dirigée par un lobby privé qui veut venir étendre SA richesse privée sur notre territoire.

      Il est raisonnable de penser que les libéraux de John James Charest risquent de mal gérer ce projet.

      M. Bélanger

    • @nordik16: merci de confirmer que le gouvernement du Québec interdit l’exploration pétrolière non seulement dans le golfe du St-Laurent, mais aussi dans l’estuaire du St-Laurent. Je vous cite, pour ce qui est du golfe:

      “Une autre étude a été commandée par le ministère sur les impacts environnementaux de l’exploration dans le golfe du Saint-Laurent. Les résultats ne seront pas connus avant deux ans. Entre-temps, le gouvernement y INTERDIRA toute exploration et exploitation.”

      Par ailleurs, n’est-il pas vrai que tout ce qui est au-delà des côtes (et à moins de 200 milles de celles-ci) est de juridication fédérale? Si oui, de quel droit une province peut-elle interdire l’exploration dans une zone “fédérale” et non “provinciale”. Par exemple, le lit du Fleuve St-Laurent n’est-il pas de juridiction fédérale?

      Olivier Bamville

      Olivier Bamville

    • myrddin99

      28 septembre 2010
      13h20

      “… J’ai besoin que l’on se donne les moyens de s’ASSURER que ce sera fait proprement, dans le respect des préoccupations des communautés locales et avec un partage équitable privé/public des risques et bénéfices !!!”

      C’est là un des points sensibles. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’on a beau posséder un terrain, une terre agricole ou autres, le sous-sol ne nous appartient pas! On a qu’à regarder son lot, son cadastre ou son compte de taxe pour constater que toutes mesures est exprimé en pieds carrés (surface) et non en pieds cubes.

      Donc, c’est à ce moment qu’une compagnie peut obtenir un claim (0.10$/hectare) lui permettant d’explorer/exploiter le sous-sol de votre terrain ou votre terre, et ce, malgré vos protestations…

      En cas de refus, une compagnie peut:

      - Vous dédommager financièrement en achetant votre propriété (au prix d’évaluation municipale?)
      - Vous relocaliser à ses frais
      - Vous exproprier

      L’exemple le plus récent est la compagnie Osisko et sa mine d’or à Malartic, où un seul récalcitrant a dû être exproprié.

      J’exige que l’expropriation ne soit utilisée qu’en ultime et dernier recours.

      S. Généreux, actionnaire de Gastem

    • À l’heure actuelle, le gouvernement Charest est à ce point discrédité qu’il proposerait de développer des espaces verts et que nous trouverions qu’il y a anguille sous roche.

      Vivement les élections et entre temps, faisons le travail comme il se doit : la démarche scientifique s’impose.

      Les développeurs à tout prix sont responsables des catastrophes et comme ils ne payent pas grand chose, alors ils persistent et pillent.
      Paul Dussault

    • Il n’y a pas d’urgence pour commencer à percer des trous. Les gaz sont emprisonnés dans le sous-sol depuis des centaines de millions d’années. Ils peuvent attendre quelques mois ou années de plus, le temps d’examiner le pour et le contre et de se donner un cadre réglementaire pour l’exploitation. On a assez vu ce que la gestion en cowboy et l’absence de plan B ont donné dans le golfe du Mexique.

      Marc Denis
      Mont-Saint-Hilaire

    • Et si l’Alberta cessait demain matin d’exploiter ses sables pour décréter un moratoire et faire des études sur 10 ans, nous, québécois, avides de gratuités et de supériorité morale serions les premiers à créer une commission pour sauver nos programmes sociaux et une des premières recommandation seraient d’exploiter nos propres ressources. C’est de la logique québécoise uqamienne à toute épreuve comme je l’aime. Comme il est divertissant d’être québécois.

      simon picotte TR

    • Ce n’est pas un problème de communication c’est un problème de surdité,il (Caillé) va tu finir par entendre ce qu’on lui cri tous depuis quelques temps=ON EN VEUT PAS DE TON ÉNERGIE POLLUANTE.
      Ils font la sourde oreille comme toujours ces gens d’affaires sauf pour savoir ce qu’ils pourraient nous vendre,mais là ce produit on en veut pas.
      C’est tu tannant un vendeur ou une vendeuse surtout quand on ne veut même pas magasiner.
      On veut diminuer notre dépendance à cette sur consommation d’énergie et il veulent nous en vendre pareille.
      On dirait que nos gouvernement parlent des deux côté de la bouche,il faut diminuer notre consommation et en même temps il faut relancer une économie strictement basée sur une consommation de produits néfastes pour notre santé et notre environnement.
      La plus belle relance créative d’emploi que nous pourrions mettre en place se serait de faire simplement le ménage et d’entretenir ce que nous avons déjà,mais ils ne veulent pas ça ils sont cupides ils veulent tours et encore plus de richesse.
      Des ti bébés à qui ont a donné une baloune et qui on hâte de la péter.
      Gilles Ménard

    • Vous êtes comiques, les portes paroles de l’immobilisme à la Québécoise. Vous avez plein d’arguments hilarants contre le développement. Je ne me souviens pas avoir dit qu’il faut développer quelque industrie que ce soit en « cow-boy ». Encore moins, se laisser lessiver pas les développeurs au niveau des redevances. Seul un idiot (ou un magouilleur) ferait des choses pareilles. Oups… je viens de me rappeler… le Québec est dirigé par Jean Charest. S’cusez.
      G. Lalande

    • obama: Vous auriez dû prendre le pseudo d’un Président rétrograde comme Bush par exemple plutôt que celui d’un Président progressiste. Bush vous irait comme un gant.

    • Signé: Benito Casablanco

    • @pager
      À part le cash$$$ y a-t-il autre chose qui vous intéresse.
      À quoi ça sert d’être riche financièrement si nous n’avons plus de santé et que notre environnement est détruit et ne peut plus nous nourrir.
      Demandez à la majorité de gens en bas de 30 ans si il préfère un environnement propre ou des poches pleines de frics?C’est de leurs avenir dont il est question et non la nôtre ,nous avons passé notre vie à tout détruire (les baby boomer)alors laissons la place aux nouvelles façons de faire c’est à dire plus lentement et surement et surtout équitablement respectueux.
      Gilles ménard

    • Seuls des référendums municipaux pourront donner l’heure juste à ce sujet. Libre aux citoyens d’en exiger de leurs élus avant de procéder plus avant. Y. ROY, Mtl.

    • sa me fait rire quand les gens pensent que le Québec va faire de l’argent avec sa…

      Regardez la liste des compagnies qui veulent exploiter le gaz, c’est à 90% pas québécois dutout. Et vous savez ce que le gouvernement leur charge? He bien Sgenereux viens de le dire, 10 cennes l’hectare! Et si vous habitez là, ben vous avez aucun recours.

      De plus, vous trouvez pas ça étrange que l’AGPQ veut pas nous donner la formulation de la soupe chimique qui sera injectée dans le sol pour déloger le gaz de schiste?

    • oup! oublié de signer…

      Michel de Oliveira

    • J’aimerais voir le pourcentage de participants à ces rencontres qui ne sont pas affiliés à un groupe environnementaliste. C’est probablement très faible.

      De plus, ces mêmes environnementalistes semblent préférer qu’on brûle du pétrole sale plutôt que le gaz naturel qui est beaucoup plus propre tant au niveau de la production, du transport (par gazoducs) que de la combustion.

      Et ce sont les mêmes qui s’élèvent contre les éoliennes!

      Matt Gilles

    • 2.

      Voici le paragraphe final d’un article paru dans la revue américaine The Economist de ce mois-ci qui parle du Québec.

      Le titre est “High-Speed Gas” (Le Gaz à toute vitesse).

      “Mr Charest’s administration has been weakened by minor scandals and by revelations that some businessmen in the gas industry have ties to the Liberals. While these charges are unlikely to stop natural-gas development in the province, they may slow it down.”

      Je ne traduirai pas mot à mot, mais je résume l’idée générale de ce paragraphe pour ceux qui préfèrent le français:

      “L’administration de M. Charest a été affaiblie par des scandales et révélations que des hommes d’affaires dans l’industrie du gaz ont des liens étroits avec les libéraux. Cela risque de ralentir le projet.”

      Voici un point de vue américain dans une revue sérieuse et influente pour expliquer en partie l’opposition des citoyens à cette exploitation à toute vitesse. Ce point de vue correspond parfaitement au mien.

      Yé, on parle de nous à l’étranger!!

      M. Bélanger

    • Ils ne comprennent pas que nous voyons ce cafouillage de «communication» comme un avant-goût du cafouillage de l’exploration et encore plus de l’exploitation. Juste au niveau de la communication, monsieur Caillé n’est même pas en mesure de concevoir la grande méfiance que nous avons à son égard. Nous ne vivons plus dans le même monde du Québec lors de la crise du verglas. Nous sommes maintenant mieux renseignés et nous constatons que les valeurs d’André Caillé et de son lobby sont loin d’une société qui essaie d’être plus respectueuse de son environnement.

      Il est probablement possible d’exploiter cette ressource en minimisant les impacts environnementaux mais je crois que nous devrions attendre quelques années et le faire avec des gens plus respectueux que les groupes qui essaient de se positionner en ce moment.

      David Joly, St-Marc-sur-Richelieu

    • C’est justement ça le problème, dans ce dossier et beaucoup d’autres : ça sent le paternalisme à plein nez. C’est le style des “lucides”. Nous savons, nous, ce qui est bon pour vous, bande d’ignares, c’est ce que nous a confirmé notre firme de relations publiques (National), alors, vous ne connaissez rien, ne pensez surtout pas que nous allons tenir compte de votre opinion. Vraiment, il y en a qui se prennent pour d’autres…
      Pierre Desautels.

    • @ gasston
      votre enonce est malheureusement vrai
      les petits quebecois aiment recevoir leur petit cheque de perequation 8.5 milliards et ils sont bien sur le b.s
      creer de la richesse c’est pas important
      essayez de faire travailler un b.s.?
      charles chivenchy

    • 1: Le prix du gaz naturel est présentement au plancher.

      2: Si on ne l’exploite pas maintenant, il sera encore là si on veut l’exploiter plus tard et il vaudra probablement plus cher.

      On a tout a gagner à mettre les freins et attendre pour que ce soit fait correctement, si cela peut être fait correctement.

      Les seuls qui ont intérêt à tout faire vite sont des opportunistes qui veulent dilapider la ressource pour eux-même sans aucune précaution pour la qualité de vie et en ne nous laissant que des miettes. Ils veulent tout faire en vitesse pour profiter de notre incompétence avant qu’on se réveille.

      Quant aux entreprises qui ont déjà commencé ces forages, je ne leur accorderais aucun droit acquis. S’il y des obstacles légaux, qu’on les fasse tomber; ces entreprises ont agit en sauvage et nous ne leur devons rien. Les personnes qui ont commencé ces travaux étaient en mesure de connaitre les risques politiques; qu’ils les assument.

      - Jean-Marc Chevalier

    • @mattgilles,28 septembre 2010,20h06. Vous écrivez: «J’aimerais voir le pourcentage de participants à ces rencontres qui ne sont pas affiliés à un groupe environnementaliste. C’est probablement très faible.»
      +++++++

      J’étais à la réunion qui s’est tenue à Bécancour. J’y suis allé par intérêt pour le sujet même si je suis sur la rive nord du fleuve donc non touché par le gaz de schiste.

      La majorité des gens présents n’avaient rien à voir avec des groupes organisés. Par contre, ces groupes ont toujours des porte-parole bien renseignés, articulés, habitués à la prise de parole et habiles à créer la controverse. Ils fournissent de la bonne matière pour les «clips de médias». Ils ne se sont pas privés de le faire.

      Monsieur Caillé et ses partenaires étaient plutôt mal préparés non seulement pour répondre aux groupes organisés mais aussi aux simples citoyens qui avaient des craintes à exprimer.

      Et la meilleure, LCN nous apprend aujourd’hui que le nouveau Ministre de l’Environnment est allé souper avec M. Caillé quelque part en septembre alors qu’il ne trouve pas le temps pour rencontrer le maire de Shawinigan qui a un problème avec son ministère dans le dossier de l’approvisionnement en eau de sa ville.

      Décidément, il y a des fois où on dirait qu’ils le font exprès.

      J-F. Couture.

    • @charlesgivenchy

      essayer de faire travailler un B.S. hihi Bonne chance! Connaissent tous les trucs pour s’en sauver… de la job.

      Il est là notre problème, on veut le beurre et l’argent du beurre.

      Il est bon de diversifier ses sources d’approvisionnement, là je suis d’accord mais au prix actuel? un instant M. Charest.

      Avant d’exploiter à qui mieux mieux le gaz, pourquoi pas mieux exploiter les ressources que nous possédons déjà?

      La consommation moyenne du québécois est de 26 400 kwh par année.

      Si on réduisait notre consommation électrique pour se rapprocher de la moyenne canadienne qui est de 16 766 kwh par habitant, nous disposerions de 36% plus d’électricité pour l’exportation. Ainsi pourquoi pas dire 30% plus de profits?

      Ainsi pour forcer la main aux propriétaires, on rapproche les prix de l’électricité vers ceux du marché. Et on subventionne les projets qui permettent des économies d’énergie. (une occasion de plus de voir des enveloppes brunes circuler sous la table, mais le Québec en sortirait gagnant.)

      Ensuite développons une filière québécoise du gaz de schiste. Pourquoi ne pas en faire un champ de compétence propre aux québécois? Faisons le mieux qu’ailleurs!

      Les relations publiques permettent de changer la perception d’un problème, mais on n’attaque pas du tout le problème.

      Il faut se regarder en tant que québécois, se retrousser les manches et travailler à notre avenir.

      Alexandre Lacombe

    • @punkulf

      J’apporte une précision. Il y a jusqu’à maintenant 16 compagnies possédant des claims dans les Basses-Terres du St-Laurent:

      - Canbriam Energy inc., les actionnaires principaux sont deux firmes d’investissement privées, l’une de Ney York, l’autre de Calgary.

      - Altai Ressources Inc, de Toronto

      - Bertrand Brassard (inconnu de ma part)

      - Canadian Quantum Energy Corp. de Calgary

      - Gastem inc. Compagnie québécoise fondée par Raymond Savoie, ancien ministre des mines (1985-1990)

      - Greencastle Ressources ltd de Toronto

      - Intragaz Exploration SEC, en partenariat 60%-40% entre Gaz Métropolitain et GDF Québec (filiale de GDF Suez qui détient 17% de Gaz Métro.), Power Corporation (La Presse) détient une part importante dans GDF Suez à travers Pargesa Holding SA

      - Junex inx, compagnie québécoise détenue à 31% par la famille Lemaire (Cascades)

      - Molopo Canada Inc, d’Australie

      - Petrolympia inc., le principal actionnaire est de New York

      - Questerre Energy Corp, Pierre Boivin, actuel président des Canadiens de Montréal, siège au conseil d’administration

      - Ressources & Energie Squatek, actionnaires: Jean-Claude Caron et Steve Surveyer; partenariat avec Petrolympic Inc.

      - Talisman Energy Inc, de Calgary. Principaux actionnaires sont: Jarislowski-Fraser, Fidelity Investment Canada ainsi que la Caisse de dépôt et placement du Québec. Partenariat avec Intragaz et Questerre inc.

      - Transamecican Inc, de Vancouver

      - X-Terra Ressources Corp. de Rouyn-Noranda

      - 9220-5558 Quebec inc, (inconnu de ma part) détient des claims sur la majeure partie de Montréal et Laval

      - Certains claims sont en cours d’attribution entre Sherbrooke et Lac Mégantic aussi entre les parcs Nationaux de Frontenac et Mont-Mégantic

      - Appels d’offres à venir entre Huntingdon et Hemmingford

      Y a pas à dire, c’est énorme!

      Source: http://www.cyberpresse.ca/environnement/dossiers/gaz-de-schiste/carte/?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B17_carte_1257652_article_POS1

      S. Généreux, actionnaire de Gastem

    • Pour ceux qui ne l’ont pas vue, allez voir la Carte du Québec gazier qui a paru sur Cyberpresse récemment. C’est très édifiant. A-t-on besoin d’être un environnementaliste pour s’opposer à ce que des intérêts dont la plupart viennent d’ailleurs viennent s’enrichir sur le dos de nos descendants? Je me joins aux commentaires de technaute.spamfree et pose la question: Est-il si important de tout retirer de notre sol et notre sous-sol maintenant? Ça ne se renouvelle pas, le gaz de schiste.
      Peut-être que des environnementalistes préféreraient de l’énergie solaire – qui prend de la place, soit! – à l’énergie pétrolière ou même à l’énergie éolienne.
      J. Lincourt

    • Faisons un bref état de la situation. Les ministres aiment ça les états de situation.

      Il y a six (6) mois à peine, personne, en tous cas pas moi, n’avait entendu parler des gaz de schiste. Du jour au lendemain, on apprend que les droits d’exploration et /ou d’exploitation sur tout ou presque tout le territoire du Québec ont été distribués. Du jour au lendemain, c’est presque une urgence nationale d’exploiter ce gaz de “schisme”. Contrairement à la Colombie-Britanique où ils ont été donné aux enchères au plus offrant, ici au Québec, la province la plus corrompue du Canada, les permis ont été donné au premier arrivé, premier servi et au plus bas tarif possible.

      Hier ou avant-hier, la préposé aux nominations, spécialiste politique et militante et adminitratrice amateure est allée dire à une Commission Bastarache que l’allégeance politique étaient un critère pertinent dans le choix des candidats à des postes de gestion et qu’elle consultait régulièrement les financiers du Parti Libéral pour ce faire. Depuis un an, on réclame une commission sur la construction et on veut savoir les liens entre les dons aux parti libéral et l’attribution des contrats. Charest a déjà eu l’air fou avec ses subventions aux écoles juives et ensuite avec ses horaires accommodants. Sans compter de son “ajustement” salarial payé par le Parti Libéral. Parti qu’il faut financer. Donateurs et pourquoi pas, solliciteurs qu’il faut bien remercier d’une façon ou d’une autre. Bref, on a comme l’impression que les “tinamis” en mènent large.

      Donc, malgré que je sois quelqu’un qui s’informe plus que la moyenne des ours, bien que j’aie passé plus de 15 ans sur les bancs d’école et encore plus longtemps à travailler, j’ai l’impression qu’on me prend pour une imbécile. Ça me prendra plus qu’une communication pour que j’aie confiance. Expliquez-moi pourquoi je devrais trouver normal que la loi des mines soustrait celles-ci à un examen environnemental du BAPE? Pourquoi l’exploitation minière a-t-elle préséance sur les règlements municipaux? Pourquoi les mines n’ont pas de compte à rendre, ou si peu? Pourquoi sous prétexte de “développement économique” on doit perdre tout sens critique. Un aréna à Québec = développement économique, l’étalement urbain = développement économique, gaz de schiste = développement économique, développement économique = “taisez-vous” = il ne faut surtout pas critiquer = ne posez pas de questions.

      Est-ce que j’ai l’air d’une valise? L. Paquette

    • @charleschivenchy
      En ce moment il y a beaucoup de travailleurs qui leurs chômage étant terminé sont sur le BS.
      Pensez à ceux qui ont travaillé longtemps de leurs vie dans des emplois dont les usines ont fermer ou bien dans des secteurs d’emploi où des hommes d’affaires d’ici préfèrent faire affaire avec la Chine plutôt que de faire travailler des Québécois.
      Notre société n’est pas composée uniquement de gars de bureau ,ils font quoi les travailleurs quand il n.y a plus d’ouvrage pour eux à part se mettre sur le BS pour ne pas crever.
      Gilles Ménard

    • Concernant l’exploitation du gaz de schyste, il y a une chose qui est clairement établie: Nous ne pouvons pas et ne devons pas nous fier sur l’avis de nos politiciens actuellement en place. Leur qualification de “magouilleurs” est maintenant trop lourde pour leur accorder quelque crédibilité que ce soit.

      De plus il me semble que la première question à examiner est de savoir laquelle de ces ressources est …et sera la plus importante:

      Notre eau douce souterraine ou ce gax de schiste ?????
      Aucune formation scientifique ne me semble nécessaire pour répondre à cette question. Dans un avenir malheureusement pas si lointain, l’eau sera de loin la richesse la plus convoitée.

      Si l’on ajoute le manque d’informations FIABLES expliquant les risques de contaminer nos nappes phréatiques, le moindre bon sens impose donc de prendre un temps d’arrêt pour s’assurer que l’on ne détruira pas l’héritage le plus important que nous laisserons aux générations à venir: L’EAU POTABLE.

      En faisant des pressions allant dans le sens contraire, M Caillé semble protéger les intérêts financier immédiats d’un petit groupe (…et peut-être les siens ???) au dépend du bien présent et futur de notre société.

      M Caillé SVP répétez après moi: : 200,000,000 d’années plus un moratoire de 5 ou même dix ans = 200,000,010 d’années.

      Mis à part le porte-feuilles de quelques-uns de vos protégés, où est l’urgence ?

      M. Lemieux

    • Je suggère le visionnement du documentaire GAZLAND pour les défenseurs de ce projet comme pour ceux qui sont contre. Si vous voulez vraiment savoir ce qui arrive APRÈS.
      noel clusiau

    • @gillesmenard:
      Plutôt que de chialer, d’espérer la venue du Grand Soir de la Révolution bolchévique ou de mordre la main qui vous nourrit, j’ai hâte que vous nous proposiez enfin un (ou des) moyen(s) de le payer collectivement vot’ BS et vos beaux programmes sôôôciaux avant que le Québec ne se fasse remettre à sa place par ses pourvoyeurs et créanciers.
      J’attends vos propositions avec joie.
      Claude Lauzon

    • Ce qui m’inquiète, c’est que tous les projets qui nous permettraient de nous enrichir collectivement sont tués dans l’oeuf au Québec.

      J’écoutais Jean-François Dumas d’Influence Communication expliquer cette semaine combien l’économie au Québec a un poids média infinitésimal par rapport aux autres provinces du Canada. C’est inquiétant à quel point la création de la richesse nous effraie.

      Alexandre Nadeau

    • Ça aurait pu être une très bonne idée, mais c’est dans la façon que l’industrie s’est mise un doigt dans l’oeil.

      Pourquoi encore y aller de collusions avec le pouvoir en place, avec des cachotteries? Le peuple n’est pas imbécile, il n’aime juste pas se faire jouer dans le dos ou se réveiller en voyant des travailleurs sur leur terrain en train de faire de l’exploration.

      Ce sont des techniques des années 50 et depuis, le monde a changé, sauf les bonzes de l’industrie. S’ils avaient joué franc-jeu depuis le début, on n’en serait pas là et les écolos auraient moins d’armes pour bloquer encore une fois des projets.

    • Benoit Lemay

    • Bonjour, De toute façon le gouvernement fera ce qu’il veut. Qu’il empoisonnent ou non notre environnement.

      Qui est derrière ce projet? Est-ce que ça sera comme en Alberta ou tout l’argent du pétrole va aux américains avec un ptit pourboire pour les Albertains.

    • oops aussi oublié de signé
      Marc André Lebeau

    • Ces ressources sont dans le sol depuis beaucoup plus longtemps que les humains sont sur ce même sol.

      Je ne comprend pas pourquoi ça presse. Ont a pas assez vu de projets aller mal au Québec. Quel citoyen va devenir plus riche ? Vous, moi ? j’en doute. Notre environnement va devenir meilleur ????

      Le profit rapidement gagné, voilà tout ce qui intéresse les compagnies. Rien d’autre. Du rendement pour les cotisants en bourse.

      Le Québec manque d’énergie ? Le pétrole ou le gaz sont disponible sur tous les marchés mondiaux pour combler nos besoins actuels. Le gaz ne vas pas disparaître. Il est dans le sol de la province du Québec. Il est a nous.

      De l’exploiter, rapidement, ne nous donnera rien. De le conserver peut aussi être une bonne option. Pourquoi le donner aux autres ???? Pour que des compagnies fassent des millions ??? Prenons 4 ou 5 ans pour réfléchir. Qui à intérêt a ce que ça se fasse vite, en voleur ?????

      Jean Dumont

      ps: En passant ce sont des gaz qui participent à l’effet de serre. L’environnement c’est important ou pas au Québec ??

    • Comme nul n’est censé ignoré la loi, il me semble qu’avant de se faire une opinion, il serait à propos de s’informer quant au cadre législatif entourant la question des ressources naturelles au Québec et au Canada. Ce faisant, Ppusieurs trouveraient réponses à leur questionnement et comprendraient mieux le processus en cours. Au bout du compte, les interventions des citoyens seraient plus efficaces.

      M.Poupore

      M.Poupore

    • Après avoir vu ce qui s’est passé hier à l’assemblée, les insultes, les cris et les menaces, le québécois moyen ne mérite pas qu’on développe la richesse et qu’on diminue la pollution pour eux. Il mériterait tout juste qu’on leur coupe toute livraison d’énergie et qu’il retourne vivre dans une caverne.

      Après la démonstration de barbarisme d’hier, on peut croire que certaines personnes en Montérégie ont une longueur davance pour s’approprier le peu de cavernes présentes au Québec.

      Vous allez dire qu’ils ne méritent pas d’être respecté parce qu’ils ne nous respectent pas. Au contraire, pour qu’il y a ait un débat intelligent, il ne faut pas s’abaisser au niveau supposé plus bas de l’adversaire. Il faut être plus intelligent.

      En faisant tout le contraire, ça donne plus de munitions au gouvernement qui ne verra que des ignares qu’il faut protéger d’eux-mêmes. Ils vont prendre le bord des gazières pour votre bien.

      Gaetan Lamoureux

    • @SGenereux,

      Donc si j’ai bien compris votre premier billet, vous ne verriez aucune objection à ce que la compagnie Gastem vienne planter une belle drill dans votre jardin? Vu que le sous-sol ne vous appartient pas…

    • Alexandre Lacombe

    • Ouf! Les chantres du développement sauvage, de l’économie à tout prix et de la dénonciation gratuite des filets sociaux s’en donnent à coeur joie. Je rappellerai à ces tenants de la mauvaise foi permanente et du nombrilisme patent que la Grande Noirceur, c’était les années 40 et 50, pas 2010! Vous n’avez rien à foutre du fait que des citoyens veulent avoir TOUTE l’information en main et disponible, ceci afin de se faire une idée éclairée des enjeux entourant l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste. Oui au développment? Absolument, mais un développement RESPONSABLE!!! Cette ressource doit bénéficier à la collectivité en premier, et non à une poignée de compagnies et d’individus. L’équité semble absente de ce dossier, tout penche du côté des entreprises (et voyez comment l’absence d’un cadre législatif et environnemental rigoureux permet à l’industrie des mines d’abuser, de polluer et de foutre le camp sans payer de redevances (faillites?!?)) et des bonzes qui ont leurs entrées au gouvernement ou dans l’industrie comme telle.

      C’est assez clair, ma foi, la population en a marre de se faire entuber constamment par ses élus qui, derrière des portes closes, voient à leur propres intérêts en utilisant les privilèges octroyés par leur situation. La duperie doit cesser, les gens ont le devoir de s’informer, de se tenir debout et d’exiger toute la limpidité requise en pareille situation.
      Il est totalement irresponsable de donner le champs libre immédiatement à cette industrie s’il n’y a pas de garanties concrètes que le tout sera fait dans les règles de l’art, selon des standards appropriés et non pas ceux édictés par cette dernière. Ca reviendrait littéralement à laisser le loup garder la bergerie.
      L’empressement actuel du gouvernement à vouloir aller de l’avant est un autre signal d’alarme évident, une autre démonstration de l’incurie, de l’absence totale d’écoute et d’empathie à l’égard des citoyens de cette province. Tant que les enjeux ne seront clairement établis au vu et au sus de tous, point de salut pour le gaz de schiste!

      E. Stewart

    • Le gouvernement Charest n’a aucun respect pour l’intelligence des Québécois. Sept ans que ça dure. Alors puisque le gouvernement est le représentant du peuple, et bien l’industrie pétrolière fait des affaires avec le gouvernement.

      Simple non?

      Mais les Québécois ont le dos large et, y’a aussi leur orifice en bas du dos qui commence à être incroyablement gros.

      Ils doivent aimer ça, car syndicats, assos étudiantes et partis de l’opposition ne font RIEN. Aucune grève générale, aucune manigestation..

      Par contre, sur le groupe que j’ai créé sur Facebook, j’ai moins de 150 personnes aprés une semaine et des heures et des heures à écrire des courriels et partager le lien.

      Je crois qu’il n’y a rien à faire avec les Québécois, ils sont vraiment bien endormi, sauf lorsque c’est le temps de regarder Occuption double.

      Petit peuple. Le Macleans a pas totalement tord, c’est peut-être dans les gênes finalement.

      Les Espagnols, les Français, les Anglais, etc, ça sort dans la rue, les syndicats participent, les assos étudiantes aussi, mais au Québec, rien, nada. Mort.

      Sylvain Racine

    • @charleschivenchy
      J’en ai vraiment assé de la mauvaise foi de ceux qui disent constamment qu’on est un peuple de BS. Ou comme Mr. Dubuc du Soleil de Québec qui dit ce matin des Québécois que nous sommes des imbéciles heureux. En général je respecte Mr. Dubuc parce qu’il est capable de défendre ses idées même si je suis souvent en désacord, mais ce matin il a vraiment dérappé. C’est vraiment l’argumentaire des fédéralistes qui veulent casser la fièrté du peuple québécois, je ne vois pas d’autres raisons d’écrire des commentaires haineux comme ceux-là.

      On veut pas vivre sur le BS au Québec, on veut être maître de nos ressources et de notre destiné. Est-ce que c’est si dur que ça à comprendre? C’est quoi votre problème avec ça? Imposer NOS conditions aux industries d’exploitation de ressources naturelles est ce que tous les peuples fier et qui se tiennet debout font. C’est une lutte de pouvoir qui se produit en ce moment et ceux qui disent que les Québécois sont contre tout développement, que c’est une gang de chialeur, etc. ceux qui disent ça sont vraiment de mauvaise foi et même haineux et non tout simplement pas les capacités ou les connaissances nécessaires pour tenir un vrai débat sur ce qui se passe. Ils veulent juste foutre le bordel dans un débat hyper important sans rien ammener de constructif. Je ne perdrai plus mon temps avec vous mais je tenais à vous signifier à quel point vous êtes pathétiques.

      Jean-Sébastien Tremblay

    • C’est incroyable que ce qui est sous votre terrain au Québec ne vous appartienne pas ou si peu. On n’a rien appris depuis Duplessis en passant par la crise d’octobre, le Québec n’a jamais réussi à faire fructifier ses ressources naturelles avec un secteur de transformation. Pour avoir la souveraineté, il faut être riche, pour conserver sa langue, sa sociale-démocratie, il faut être riche économiquement. Cependant, lorsque vous touchez à la terre de quelqu’un, vous vous préparez à avoir de gros problèmes. Ex: La crise d’Oka, les expropriés de Mirabel, les latifundia en Amérique latine, la terre promise, l’Arctique et même dans la fiction Scarlett O’Hara qui ne jurait que par Tara. La terre est au coeur de toutes les guerres.

      F. Moulin

    • M. Caillé ne convainque pas, la vitesse des libéraux de faire démarrer sans études et informations est suspect.
      C’est une question qui devrait être à l’ordre du jour d’une élection ou un référendum. Pourquoi on ne parlait pas de ce projet à la dernière élection? Est-ce que M. Charest ne savait pas qu’il avait un projet majeure comme l’exploitation du gaz qui pourrait intéresser les électeurs?
      On parle toujours des Municipalités comme être les plus proches des citoyens, pourquoi on ne les involvent pas?
      Que veut cacher le Gouvernement Charest aux citoyens, pourquoi cette hâte aveugle?
      Il est temps qu’une vraie consultation se mette en route et que le BAPE a son mot à dire, le Québec est un terrain encore pristine, il faut le protéger à tous prix.
      Ou est la voix de l’opposition à Québec? – que Mme. Marois dit claire ce que le PQ a à proposer, la population veut savoir comment on va protéger notre héritage.
      Werner Zuercher

    • En fait M. Cardinal, il y a effectivement un problème de communication, en ce sens que pour que celle-ci fonctionne, la responsabilité ne revient pas uniquement à l’émetteur mais aussi au récepteur.

      Or ce qu’on observe depuis le début, et notamment au cours de la réunion d’hier soir, c’est qu’une bonne partie des gens qui fréquentent ces réunions ne veulent pas écouter, et encore moins entendre, un discours qui ne coïncide pas avec leur opinion déjà toute faite sur la question. Quelles que soient les réponses que peut fournir l’industrie, elles sont immédiatement rejetées, même lorsqu’elles relèvent simplement du factuel.

      Et lorsqu’on tente de citer des chiffres ou des évaluations techniques rigoureuses, les réfractaires font taire les experts en les accusant instantanément de vouloir aveugler le pauvre citoyen ordinaire avec un salmigondis incompréhensible. Les faits et les analyses techniques sont pourtant essentiels à un débat rigoureux et il faudrait que chacun fasse l’effort de les comprendre, plutôt que de s’abandonner automatiquement aux craintes de toute nature. Il est probable que l’industrie gazière a mal structuré la présentation de ces données techniques nécessaires au débat; mais la populace, apeurée par les médias et par certains activistes anti-tout, les aurait-elle écoutées même si elles avaient été transmises de la manière la plus compréhensible possible? J’en doute.

      L’émotion est au pouvoir dans cette affaire et elle est certainement exacerbée par les comportements parfois sauvages de certaines compagnies de prospection qui creusent sans prévenir là où elles veulent. Des apports peut-être anecdotiques au dossier, mais ils n’ont pas encore été contredits. De toute évidence certaines entreprises, une minorité espère-t-on, profitent de la trop grande marge de manoeuvre que leur accordent les lois en vigueur.

      Déplorons finalement l’absence d’un acteur essentiel à ce débat, soit le gouvernement; les interventions gouvernementales sur le sujet relèvent du dogme et non d’un débat de politique publique sensé. Compte tenu de l’entêtement du gouvernement à ne pas présenter d’arguments de fond bien structurés et à se contenter d’ânonner son engagement envers la “filière” (quelle horrible expression) gazière, pas étonnant que la population croit qu’il y a anguille sous roche. Un gouvernement responsable ne se consacrerait-il pas en priorité à la révision des modalités obsolètes du cadre législatif et des conditions de redevance exagérément généreuses consenties aux exploitants?

      Pour ma part, ni les partisans ni les opposants à l’exploitation gazière n’ont encore réussi à me convaincre. Et compte tenu de la direction qu’ont pris les échanges, fondés sur l’intransigeante idéologique des parties au débat, il m’étonnerait que soient apportés les éléments qui me permettraient d’en arriver à une conclusion de manière vraiment éclairée.

      Luc Pomerleau

    • Pour paraphraser un auteur célèbre: Il y a quelque chose de pourrie au royaume du Québec.

      Avant même de penser extraire le gaz schiste, on doit d’abord faire le ménage dans notre cours. Le gouvernement actuel n’a aucune crédibilité pour ce qui est de travailler dans l’intérêt du citoyen.

      Ensuite les études sur les impacts environnementaux et économique. On semblait parti pour le modèle Norvégien qui tenait compte du durable, économiquement, et le gouvernement Charest l’a expédié au privé, tellement privé que tout semble secret….

      Le gaz schiste dort ici depuis 150 millions d’années, il peut bien attendre quelques années encore… (Évidemment, ce n’est pas les proches du parti qui vont en profiter… seulement la génération future!)

      Daniel Côté

    • J’oubliais de fournir un lien vers l’excellent documentaire “Gasland”.

      Ce documentaire montre concrètement ce qui arrive après que le projet d’exploration et exploitation de gaz de schiste ait lieu. C’est un film incontournable à voir pour mieux comprendre ce qui risque d’arriver au Québec si on laisse Charest continuer l’entente antidémocratique qu’il a eue avec ce riche lobby sans consulter la population.

      Je fourni le lien du court preview sur YouTube. Mon pari est que ce preview vous donnera la goût de chercher la version complète du documentaire, qui se trouve partout sur le web.

      Après avoir vu ce film, ma position est claire, nette et précise. JAMAIS. Surtout pas tant que la gang de John James Charest est au pouvoir et tant qu’on n’aura pas des leaders digne de confiance.

      http://www.youtube.com/watch?v=dZe1AeH0Qz8

      M. Bélanger

    • Pourquoi, lorsqu’on pose la question en réunion d’information, ne peut-on pas avoir de réponse à la question:
      - Quels sont les produits chimiques injectés avec les millions de litres d’eau pour arriver au gaz de schiste ?
      Madame Normandeau prétend que les forages dans le golfe du St Laurent ont été abandonnés parce que “nous n’avons pas d’expérience en forage en mer”. Aah ! Parce que nous en avons une en forage en gaz de schiste peut-être ???
      S. Muller, Bécancour

    • À quoi nous sert ce gouvernment fantoche s’il ne fait pas son travail de réguler la situation, de nous informer et de nous rassurer sur tout cela?

      Au suivant!

      JPLabrecque

    • @amstérixtre… Je partage ton point… C’est trop désolant de voir les fédéralistes vomir (et je pèse mes mots…) sur la nation québécoise… Comme si ABSOLUMENT rien de bon émanait du Québec…
      “Vot’ BS… Vot’ république de bananes… Vot’ péréquation… Vot’ beau rêve de pays… Vot’ système publique…”
      Ils ne sont pas Québécois eux? C’est vraiment la haine de soi… Pathétique en effet… Et tellement peu constructif…

      Un certain Clotaire affirmait que les Québécois étaient un peuple de sado-masochistes… Y’a un peu de vrai là-dedans hein?

      P.S. Petite question: “Si les avantages de la fédération sont si évidents, POURQUOI donc le PLQ (et fédéralistes…) ne signent-ils toujours pas la Constitution “divine et éternelle” canadienne? C’est quand même le texte législatif fondamental du Canada, c’est important non?”

      M. Bouchard

    • J’ai eu la chance d’assister à la réunion de St-Hyacinthe hier soir. (2010-09-28 de 19 :00 à 23 :30)

      Outre les discussions sur le développement et la création de richesse, sur la politique et sur la campagne de charme de l’APGQ (Association Pétrolière et Gazière du Québec) (voir référence dans ce blogue)…

      M. Caillé a mentionné que la protection de l’eau était un sujet important et incontournable de la production des gaz de schiste.

      Il est mentionné dans l’information présentée par l’APGQ que les produits servant dans la fracturation sont des produits qui se retrouve dans nos produits alimentaires et domestiques.

      Il a été mentionné par les représentants de l’APGQ qu’il y avait 5 produits chimiques utilisés dans la fracturation au Québec.

      Lorsque questionné sur ces 5 produits, les réponses ont vite passé à 50 produits, pour ensuite passer à 100 produits. De tous les représentants, le seul qui a été capable de répondre est M. Caillé, qui n’a été capable que d’en mentionné un, soit le HCl (acide chlorhydrique étant un acide corrosif). Aucun autre produit n’a pu être identifié. Même s’ils n’ont aucune idée de ce qui se retrouve dans la “soupe”, les représentants sur place n’ont pas de problème à affirmer que cette “soupe” est sans danger et n’est constitué que de produits alimentaire et de produits ménagers.

      M. Caillé ma donc référé au site de la compagnie Questerre pour la composition de la “soupe”.

      Voici le résultat:

      Polyacrylamide: Le polyacrylamide, contrairement à l’acrylamide qui est neurotoxique, n’est pas toxique mais il doit être manipulé avec précaution car il peut contenir des résidus d’acrylamide. (wikipedia)

      Isopropanol: L’alcool isopropylique est inflammable et irritant. Il doit être maintenu loin de la chaleur et de toute flamme. Les symptômes de l’empoisonnement à l’isopropanol se traduisent par des maux de tête, vertiges, dépression mentale, nausées, vomissements, narcolepsie et coma. Il est conseillé de l’utiliser dans des endroits bien aérés avec des gants protecteurs. (wikipedia)

      Triméthyloctadécylammonium: Produit chimique toxique lorsqu’ingéré, irritant pour la peau et libérant des gaz toxiques lorsque chauffé (Poison by ingestion. Moderately toxic by skin contact. When heated to decomposition it emits very toxic fumes. Lockchem.com)

      Xylène sulfonate de sodium : Pesticide associé à des produits toxiques, cancérigènes, problème de développement et de reproduction, neuro toxique et irritation de la peau (Link to information on toxicity to humans, including carcinogenicity, reproductive and developmental toxicity, neurotoxicity, and acute toxicity.) (pesticideinfo.org)

      Hypochlorite de sodium : L’hypochlorite de sodium est largement utilisé sous forme de solution aqueuse, communément appelée « eau de Javel ». Les symptômes sont : Réaction de l’organisme à la suite de l’exposition à un agent physique, chimique ou biologique conduisant à une réponse allergique des voies respiratoires (rhinite, asthme) ou de la peau (eczéma). L’exposition à l’agent sensibilisant peut avoir été sans conséquence préalablement jusqu’à ce qu’une première réponse allergique se manifeste. (reptox.csst.qc.ca)

      Gomme de guar : La gomme de guar est composée principalement de galactomannane, une fibre végétale soluble et acalorique. (wikipedia)

      Huile de base de faible toxicité : produit pétrolier rafiné. « Certains grades d’huiles de base Pétro-Canada font appel en plus au procédé d’hydroisomérisation, lorsque l’indice de viscosité fait partie des exigences de rendement. » (Petro-Canada). (J’entends encore le représentant de l’APGQ me dire que de fracturer la roche avec des hydrocarbures était une très vielle technique et que ca ne se faisait plus.)

      Amine quaternaire : Une amine est un composé organique dérivé de l’ammoniac dont certains hydrogènes ont été remplacés par un groupement carboné. Si l’un des carbones liés à l’atome d’azote fait partie d’un groupement carbonyle, la molécule appartient à la famille des amides. Les problèmes de santé pouvant se développer chez les être humains surexposés sont diversifiés, allant de l’irritation cutanée au cancer. (wikipedia)

      Monohydrate de nitrilotriacétale de trisodium : Selon le Service du répertoire toxicologique de la CSST, ce produit chimique est très toxique (Very Toxic Materail Causing Other Toxic Effect) et cancérigène (A substance, radionuclide or radiation, that is an agent directly involved in causing cancer), et très corrosif (reptox.csst.qc.ca)

      Isopropanol : L’isopropanol, ou alcool isopropylique est le nom commun pour le propan-2-ol, composé chimique sans couleur et inflammable. L’alcool isopropylique est inflammable et irritant. Il doit être maintenu loin de la chaleur et de toute flamme. Les symptômes de l’empoisonnement à l’isopropanol se traduisent par des maux de tête, vertiges, dépression mentale, nausées, vomissements, narcolepsie et coma. Il est conseillé de l’utiliser dans des endroits bien aérés avec des gants protecteurs. (wikipedia)

      Méthanol : Le méthanol, également connu sous le nom d’alcool méthylique, de carbinol, d’alcool de bois, de naphte de bois ou d’esprit de bois est un composé chimique. En raison de ses propriétés toxiques, le méthanol est fréquemment utilisé comme additif dénaturant pour l’éthanol fabriqué à usage industriel, cet ajout d’un poison permet aux industriels de l’éthanol d’économiser le versement des énormes taxes sur les alcools qui sont perçues sur toutes les boissons alcoolisées. C’est le plus simple des alcools, et il se présente sous la forme d’un liquide léger, volatil, incolore, inflammable, toxique avec une odeur caractéristique un peu écœurante. (wikipedia)

      Phosphate de tibutyl : Le phosphate de tributyle est un liquide visqueux, pratiquement incolore et inodore. En présence d’eau, il s’hydrolyse lentement en formant butanol et acide phosphorique. Selon l’étiquetage du produit par la Communauté Européenne, ce produit est nocif en cas d’ingestion, irritant pour la peau et a un effet cancérogène suspecté. Il faut porter des gants et des vêtements de protection appropriés lors de la manipulation. (inrs.fr)

      Voici donc les composants « inoffensifs selon les représentants de l’APGQ ». Et ça c’est pour la « soupe » de Questerre qui a bien voulu publier les composants de leur « soupe ». Pour toutes les autres compagnies, pas moyens d’avoir de l’information. Il y aurait donc une possibilité de 88 autres produits chimiques (100 de M. Caillé moins les 12 de Questerre) inconnus et secrets.

      Lorsque la question « Est ce que la filière de traitement est disponible au Québec », la réponse a été non. Et pourquoi.

      La réponse est simple. Les lois municipales, québécoises et canadiennes sont assez molles pour que les gazières rejettent directement dans nos cours d’eau ces tonnes de produits chimiques toxiques. « Parce que ce n’est pas des deux de pic » comme disait à plusieurs reprises ce représentant de l’APGQ en parlant des agences de contrôle.

      En fait, l’eau de production qui a été utilisée récemment dans 5 puits au Québec, soit des millions de litres d’eau (de 8 a 11 millions de litres par puits nécessaires dans la fracturation dont à peut près la moitié est rejeté si j’ai bien compris) ont été directement rejetés dans les cours d’eau. Et tout semble ne préoccuper personne. L’APGQ semble bien à l’aise.

      Vous voulez savoir pourquoi il y a des protestations contre l’industrie, outre les discours politiques, monétaire et de développement?

      Et bien la réponse est simple. Parce que c’est une industrie polluante qui n’a aucun remords à saccager et polluer l’environnement du Québec pour des milliards de $ de profit (qui pour la majeure partie du profit sortira du Québec et du Canada, voir les détails sur les redevances). Et ces compagnies avides de profits se pousseront rapidement (plus vite qu’elle ne sont entrées, et pourtant elles sont entrées vite, ne trouvez-vous pas?) lorsque le gaz aura fini de couler (le gaz étant un fluide) et nous laisseront avec un territoire pollué.

      Et bien moi, non non et non. Dites moi que je suis contre le développement et que je vais perdre mes programmes sociaux et que je serai moins riche. Bien d’accords.

      J’irai me baigner avec ma fille pour me changer les idées… Et ce avec le sentiment d’avoir évité une catastrophe.

      Yannick Bossé

      Il a aussi été dit à plusieurs reprise

    • Peak oil : le potentiel de profit des gaz qu’on a trouvé dans le sous-sol augmentera de manière exponentielle si on les laisse la. Laissons d’autres faire les erreurs et développer la technique pour que son cout et son risque soient moins élevé pour les prochaines générations.

      Maintenant, le méthane (CH4, qu’on nomme aussi gaz naturel) n’est pas un gaz rare : du purin ou les boues d’égout qui se décomposent en produisent, les résidus végétaux aussi. Un fermier peut être maitre chez lui en le produisant ET EN PLUS en changeant un négatif (le laisser aller dans l’air) en positif et en crédits-kyoto.
      Il y a même une quantité immense de méthane qui s’échape du pergélisol ; c’est la qu’il faut agir avec urgence.

      @jeanfrancoiscouture ; 28 septembre 2010 ;23h09
      “Et la meilleure, LCN nous apprend aujourd’hui que le nouveau Ministre de l’Environnment est allé souper avec M. Caillé quelque part en septembre alors qu’il ne trouve pas le temps pour rencontrer le maire de Shawinigan qui a un problème avec son ministère dans le dossier de l’approvisionnement en eau de sa ville.”
      Belle contribution ; merci!
      Maintenant, nomine-t-on un ministre pour sa connaissance approfondie d’un secteur (éducation, environnement, sécurité publique, justice, santé, etc.), ou plutot pour ses compétences connexes certifiées par Mme Landry?

      Vivement l’élection de nos ministres, donc un gouvernement élu ; vivement un processus et un mode de scrutin “à la loft”.

      Guillaume Blouin-Beaudoin

    • Faites des recherche sur le lien entre glissements de terrain, méthane et exploitation gazière.

      Faites des recherches sur les nombreuses recherches (payées par l’industrie gazière) qui tentent de concrètement solutionner le problème des glissements de terrain qui détruisent trop souvent leur pipelines et qui leur entraîne des coûts. (Ils sont sérieux pour les coûts, mais pas pour la santé humaine ni pour les désastres ou autres soi-disant “act-of-god”)

      Il semble y avoir une corrélation, mais je ne sais pas encore laquelle.

      Partagez vos résultats ici. Y a-t-il un géologue dans la salle?

      M. Bélanger.

    • Ils font une consultation publique après être entrée. C’est comme si un violeur demandait un retro-consentement à sa victime après le fait-accompli.

      Les tactiques Libérales et leurs firmes privées qui les financent ont des tactiques très anales.
      On entre le projet doucement, et après on l’enfonce bien comme il faut! Ça doit être l’air du temp!

      Patrick McMullen

    • alexnado nous parle de création de la richesse étouffée, bossair nous instruit sur les produits chimiques impliqués dans le “fracking”.
      N’y a-t-il pas d’autres moyens de créer de la richesse qu’en permettant à des minières et pétrolières de creuser, forer, vider tout notre sous-sol? Sans savoir si les petits-enfants de nos enfants n’auront pas quatre pattes, trois yeux, deux foies… en fait, sans savoir si les enfants de nos enfants pourront même faire des enfants après avoir bu et respiré des soupes chimiques… On dit bien vite que les quantités de chaque produit sont infimes, mais personne ne sait exactement ce que fait la combinaison de tous ces produits chimiques, combinaison laissée aux bons soins de ceux qui la pompent dans notre sous-terrain, dans nos eaux.

      J. Lincourt

    • Merci, Monsieur Bossé ! Pour les renseignements que je cherchais. Je ne suis PAS RASSURÉE du tout de savoir qu’à 1,600 km, il y a eu déversement des produits cités dans les cours d’eau à côté de chez moi. Et dire qu’un camion les transportant à l’état concentré aurait pu capoter dans le virage devant ma cour !!!
      Madame Normandeau nous prend pour des valises !

    • OUPS, je signe: S. Muller, Bécancour

    • Pourquoi certaines municipalités refusent-elles de traiter les eaux de forage des gaz de schiste dans leurs usines ?

      Infime quantité = grosse quantité absorbée par l’organisme sur une certaine période de temps. Quel en sera alors le résultat sur la santé des gens, animaux et agriculture?

      Diane Joli

    • La vitesse grand V à laquelle les permis sont donnés, la vitesse à laquelle le gouvernement veut y aller dénote selon moi juste une question d’intérêt de copinage une fois de plus. Les libéraux savent que les chances qu’ils ont de gagner les prochaines élections dans 2 ans sont excessivement minces, alors vite on se dépêche pour faire aller les bakchich dans les poches des copains avant que le PQ rentre la dedans avec un moratoire…c’est la raison de base pour cette voloné de tout expédier sans retenue…

      C’était tellement pathétique d’entendre Cayer dire dans une de ces audiances: «c’est 35 Québécois comme vous qui vont perdre leur job…» come on…des layoff de millier d”employé du papier et du bois et là ill va nous faire brailler pour 35 job?

      Quel gouvernement effronté …à rendre malade…

    • Eric Kanske

    • Yannick, vous connaissez l’hydrogène sulfuré?

      Ou encore le méthylmercaptan?

      Sur Wiki à la description de la toxicité on dit du premier que «est considéré comme un poison à large spectre. Il peut donc empoisonner différents organes. L’inhalation prolongée de sulfure d’hydrogène peut causer la dégénérescence du nerf olfactif (rendant la détection du gaz impossible) et provoquer la mort juste après quelques mouvements respiratoires. L’inhalation du gaz, même en quantité relativement faible, peut entraîner une perte de connaissance.»

      Pour le second wiki y vas de «est toxique et écotoxique à partir d’une certaine dose. Il réagit vigoureusement avec les acides forts et les bases en provoquant des risques d’intoxication. Chez l’humain, il cause des maux de tête, des nausées ainsi qu’un manque de coordination, puis des dommages au foie et aux reins pouvant conduire à la mort»

      Terrible produits non ?

      Pourtant, on les retrouves dans les mauvaises haleines du matin…

      Parfois avec un peu de diméthylcétone, plus connu sous le nom d’acétone !

      Voyez le contraste entre les terribles descriptions de toxicité versus la banalité de la chose qui fait partie du quotidien d’une large tranche de la population.

      Bien sûr les noms scientifiques des produits et leur description de possible toxicité offrent toute une occasion d’apeurer la population à souhait. Généralement on appel cela de la démagogie.

      Il y a des spécialistes au ministère de l’environnement qui ont pour rôle de s’assurer que nos industries ont des pratiques sécuritaires pour notre environnement. Ils sont pas mal plus compétant que vous et moi pour juger des impacts de l’utilisation tel ou tel produit.

      Jean Yves Arès

    • @Jean Yves Arès

      Les spécialistes des ministères ne sont pas toujours une référence sûre. Vous vous souvenez de la thalidomide? Nos spécialistes des gouvernements avaient pourtant approuvé ce médicament comme étant sans danger. Nous connaissont tous ses dangers maintenant sur les femmes enceintes!

      Les citoyens ne sont pas obligés de croire comme des p’tits pitous tout ce que les compagnies gazières ou autres veulent nous faire croire et fait leur affaire!

      Le jour ou ces mêmes compagnies diront les bons et mauvais côtés de leurs projets ainsi que ce qu’elles ne peuvent et ne peuvent prédire, cela ira beaucoup mieux pour tous!

      La mentalité d’aujourd’hui pour la jeune génération, n’est plus la même qu’avant. Faire de l’argent à tout prix, n’est plus le point numéro 1 à l’ordre du jour.

      Diane Joli

    • Jean_yves,

      Merci pour cet éclaircissement. Et vous mettez exactement le doigt sur le bobo. Comme vous le mentionnez, ces produits toxiques se retrouvent souvent dans des produits de beauté, des crême pour la peuu. etc. C’est pourquoi en grande partie nos lois acceptent les rejets de ces substances dans l’environnement sans même les traiter.

      Revenons donc sur votre exemple de rince bouche. Moi personnellement, je crache mon rince bouche puisqu’il est inscrit sur la bouteille de ne pas le boire. Je suppose donc que ça ne doit pas être très bon pour la santé de l’ingéré.

      Alors je me vois mal déverser des millions de litres dilués de rince bouche dans nos rivières parce que je suppose que ça ne soit pas très bon pour l’environnement. Si c’est mauvais de lavaler, ça doit être mauvais de le déverser.
      Mais les lois nous permettent quand même d’ingérer des substance nocives qui sont incorporés aux aliments qu’on mange. Alors je ne peux être en accord avec vous sur le fait que si la loi le permet, c’est évidemment bon et non nocif.

      Yannick Bossé

    • Comme on dit en Chinois “Put the money where your mouth is” …

      Ceux qui trouvent que tout ce dossier est un immense sapin se préparant à …

      AGISSEZ, suivez le lien ci-dessous et signez la pétition qui demande un moratoire:

      https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-909/index.html

      Un résident des basses-terres du St-Laurent qui veut avoir des vrais réponses, des vrais lois et des vrais retombées avant de dire “oui je le veux” à l’industrie gazière.

      L. Marcouiller

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