
Carole Morinville, soupçonnée par l’AMF d’avoir monté un stratagème de Ponzi, avait déjà été sanctionnée plusieurs fois pour fautes professionnelles. Mais vous n’auriez pas trouvé cette info en consultant le Registre de l’Autorité des marchés financiers. (Photo fournie par un proche)
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Ariane Krol
Avez-vous déjà vérifié le dossier d’un conseiller financier avec l’engin de recherche de l’Autorité des marchés financiers (AMF)? Si c’est le cas, vous êtes peut-être passé à côté d’informations importantes sans le savoir. En effet, les sanctions disciplinaires n’y figurent pas. Pourtant, c’est précisément le genre de renseignements que j’aimerais avoir si j’envisageais de confier mon bas de laine à quelqu’un.
C’est en cherchant de l’info sur Carole Morinville que je me suis rendu compte à quel point les données étaient éparpillées. Rien pour aider le public à s’y retrouver. L’AMF range les décision disciplinaires ici… sans le mentionner dans son fameux Registre. Si vous aviez fait une recherche sur cette dame au début juillet, avant qu’elle ne soit radiée provisoirement, vous auriez vu qu’elle était représentante en assurance. Mais vous n’auriez pas su qu’elle a été radiée un mois en décembre dernier. Ni qu’elle s’est vu refuser le titre de représentante en épargne collective en 1999, trois ans après avoir été radiée une première fois.
On peut aussi trouver de l’info à la Chambre de la sécurité financière (CSF). Mais on vous envoie ici. N’oubliez pas de choisir le bon tribunal, sinon vous allez vous retrouver avec un tas de résultats non pertinents.
J’ai testé le service de renseignement téléphonique de l’AMF: beaucoup plus efficace. La dame a cherché d’elle-même les antécédents disciplinaires du représentant sur lequel je m’informais, sans que je le lui demande. Elle m’a expliqué ce que ça signifiait et m’a conseillé sur les questions à lui poser. Je n’en demande pas tant sur internet, mais des informations complètes, ce serait un minimum. J’en parle d’ailleurs en éditorial.
L’AMF devrait s’inspirer du site du Barreau: clair et facile à utiliser. La section Protection du public vous montre «Comment vérifier si une personne est réellement avocate ?» et «Comment savoir si un avocat a déjà eu des plaintes contre lui ?» De là, vous pouvez aller fouiller dans les décisions disciplinaires de l’Ordre, rassemblées dans une section du site de l’Institut canadien d’information juridique. Aussi simple que ça. Qu’est-ce qu’on attend?
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