
Photo: Recensement du Canada, 1871. Montréal, quartier St-Louis (Bibliothèque et Archives Canada).
NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Ariane Krol
Si le ministre de l’Industrie Tony Clement comptait sur l’été pour tripatouiller le recensement en toute impunité, c’est raté. De nouvelles voix s’ajoutent au choeur de protestations presque chaque jour. Et pour cause: abolir le questionnaire long obligatoire pour le remplacer par une autre enquête facultative nous privera de données essentielles au bon fonctionnement de nombreux programmes, ainsi qu’au calibrage d’une foule d’autres enquêtes.
Le ministre Clement justifie sa décision en disant que le formulaire long était trop intrusif. Exemple: la question H3b), qui demande au répondant combien de chambres à coucher comporte son logement. Son prédécesseur à l’Industrie, le député Maxime Bernier, vient d’ajouter son grain de sel en réclamant des audiences pour expliquer la décision. Selon lui, 80% de la population ne réalise pas à quel point le formulaire était intrusif, parce que seulement 20% étaient obligés de le remplir.
Maxime Bernier dit avoir été inondé de plaintes contre le recensement lorsqu’il était à l’Industrie. C’est possible. Ce qu’il oublie de dire, c’est que ce n’est pas tant contre les questions que s’insurgeaient les citoyens que contre le contrat accordé par Statistique Canada à Lockheed Martin. Le choix de cette multinationale américaine spécialisée dans le militaire a choqué beaucoup de gens et suscité un vaste mouvement de protestation au dernier recensement. Et l’élimination du formulaire long ne les satisfait pas, car le court demeure obligatoire.
Avez-vous déjà eu à répondre au questionnaire long? L’avez-vous trouvé trop indiscret? Si vous n’avez jamais eu à le faire, vous trouverez celui de 2006 ici. Est-ce vraiment trop demander de participer à cette exercice, dont l’utilité sociale n’est plus à démontrer?










jeanfrancoiscouture
19 juillet 2010
12h24
Bien sûr que le questionnaire long en demande beaucoup. Si nous faisons confiance aux déclarations du Gouvernement sur la confidentialité ABSOLUE des renseignements fournis, je ne vois cependant pas le problème.
En cette époque de piratage informatique, de croisement de fichiers, et surtout de cette manie des gouvernements de tout surveiller justement en croisant ces damnés fichiers, un syndrome du complot est en train de se faire jour. Le plus drôle c’est que ce soit un régime hyper contrôlant comme les Conservateurs de S. Harper qui, soudain, à l’air de se préoccuper des données confidentielles du citoyen. Une bien étrange convergence.
La volonté de ne plus rendre ce formulaire obligatoire couplée à sa longueur et sa relative complexité, je lui prédis un très faible taux de réponse. Si on persiste dans cette voie, autant oublier ça. Les données ainsi recueillies ne voudront plus dire grand chose. On fera au moins l’économie du papier.
J-F. Couture.
mess
19 juillet 2010
12h26
Moi, j’en ai tellement peur que j’en fais de l’insomnie plusieurs jours avant de répondre au questionnaire. Maxime Bernier, c’est-tu juste moi? Ou bien c’est partagé, sa crédibilité ne pèse pas lourd ici. J’appelle mon député à chaque recensement pour me plaindre d’une question “intrusive”. Et je ne suis pas seul, on est une grosse gang dans cette situation……riressss
hdufort
19 juillet 2010
12h27
Il y a parfois lieu de s’inquiéter de la récupération politique des résultats du recensement, en particulier lorsqu’il est question des langues officielles. La méthodologie et les questions posées ont régulièrement été modifiées, afin de masquer le déclin du français au Canada et particulièrement hors du Québec.
Le français est attaqué et menacé un peu partout. Dans l’ouest, le financement gouvernemental des organismes francophones est coupé, pendant que les “vitrines” officielles francophones vantent les mérites et les réalisations de communautés pourtant abandonnées par les gouvernements.
Au Nouveau-Brunswick, les organisations militantes anglophones redoublent d’ardeur pour promouvoir leur notion de “English First”, quand ce n’est pas simplement le rejet du bilinguisme provincial pour divers prétextes (souvent économiques… le bilinguisme “coûte trop cher” à leur avis). Sans compter la ville de Bathurst, qui fera flotter le drapeau francophobe à son hôtel de ville le 18 septembre (date de la chute de Québec, le 18 septembre 1759). Ces mêmes gens qui affirment constamment que les francophones sont obsessifs et tournés vers le passé…
Donc OUI il y a des raisons morales ou idéologiques de rejeter le recensement. Si le gouvernement rassurant la population en permettant à un organisme NEUTRE de réviser les questions, pour éviter les formes subjectives, tendancieuses ou motivées politiquement, ce serait un premier pas. On se souvient du mouvement de boycott de la mention “bilingue” par les francophones lors du dernier recensement (2006 – chaînes de lettres demandant aux francophones de ne pas cocher “bilingue” dans le questionnaire).
Aussi, il faudrait que les données demeurent au Canada, plutôt que d’aller enrichir les bases de données américaines en vertu du PATRIOT Act s’appliquant aux entreprises américaines. Mais ça, c’est une autre histoire.
H. Dufort
patrk
19 juillet 2010
12h59
Qu’elle est le but de l’abolition de ce questionnaire? Sauver de l’argent! Dites-moi pas que c’est parce que celui-ci est trop intrusif. S’il avait été si intrusif que cela le 20 % de la population qui l’a rempli ne l’aurait pas fait. Je trouve bizarre que ce soit le gouvernement qui décide de ce qui est trop intrusif dans ma vie. Comme je viens de le dire s’il avait été si intrusif que cela presque personne ne l’aurait rempli, obligé ou pas.
Par ailleurs, qu’est-ce que le gouvernement a à faire dans les affaires d’une société indépendante d’elle? On dirait que c’est encore des politiques à la Harper afin de taire la vérité, de taire tout court ce qui pourrait nuire à sa carrière.
Qu’est ce qu’il y a dans ces statistiques qui le dérangent tant?
En tant que futur chercheur je trouve inconcevable de priver le monde de la recherche d’une telle source d’information. Cela va directement dans le sens des technosciences; payons pour faire de la recherche. Cela demande de faire des recherches qui soient payantes à la place de faire de la recherche au nom de la découverte.
Pat Desbiens
ina34
19 juillet 2010
13h03
J’ai déjà eu un questionnaire long, c’est loin d’être si pire que ça, et je le remplirai volontairement si je l’ai l’an prochain (je n’étais pas encore à cette adresse la dernière fois). Cependant, il est évident que le caractère non obligatoire nuira à la fiabilité des statistiques. Bien des gens refuseront de sacrifier une trentaine de minutes à remplir le questionnaire.
Les renseignements obtenus sont extrêmement utiles. Je ne répéterai pas les divers articles et lettres d’opinion déjà sur Cyberpresse à ce sujet, et qui expriment très bien les problèmes que l’élimination de l’obligation risque de créer.
Quant à la discrétion, il n’y a aucune raison de craindre que ce soit indiscret puisqu’au moment où les données sont compilées, tout ce qui identifie le répondant a déjà été retiré et déchiqueté.
Un recensemement, c’est un instrument précieux et non, le remplir, ce n’est pas trop demander.
S. Dufour
S. Dufour.
yveslachance
19 juillet 2010
13h05
Qui a peur du recensement? Les conservateurs, on dirait!
Yves Lachance
alex_cyr
19 juillet 2010
13h05
“Est-ce vraiment trop demander de participer à cette exercice, dont l’utilité sociale n’est plus à démontrer?”
La naiveté légendaire des socialistes Québécois est pour moi une
source intarissable d’ahurissement et de rigolade… suivi d’un profond
désespoir.
J’aimerais bien savoir quelles “utilité sociale” les militaires Américains
retirent de ces statistiques.
Le reste du Canada n’est pas dupe et le Quebec encore une foi
n’y comprend rien..
Alvin Toffler avait raison,
On peut menacer les gens. On peut les acheter. Ou encore mieux,
on peut les convaincre…
AlexCyr
demagogue
19 juillet 2010
13h24
Bonjour.
Je déteste être “sondé” même sur une base anonyme. Je ne veut pas être partie prenante de la création du “Canadien moyen” ou du “Consommateur moyen” de “l’écolo moyen” etc…
Si c’est fait sur une base anonyme ça me désole autant, car rien n’est fiable à mon sens.
Les gens pouvant dire n’importe quoi.
Si c’est fait sans le filet de l’anonymat c’est encore pire. Jamais je ne serait pour. C’est la continuation de “Big Brother”. Déjà qu’avec internet et équifax il y a trop de gens qui connaissent des choses sur nous sans que nous les connaissions.
Si les “brasseux” de papier veulent savoir quelles voitures nous utilisons au Canada, qu’il aillent chercher leurs chiffres chez les fabriquant de Voiture, s’il veulent savoir quelles maladies nous avons…. et bien qu’ils aillent dans les hôpitaux… pour la nouriture il y a les épiceries etc… etc…
Mais la paix. Jamais je ne voudrais donner de renseignement personnels au gouvernement. Jamais je ne ferai confiance a un fonctionnaire, imaginez pour préservez ma vie privé.
Gang de paresseux. Trouvez-vous d’autres méthodes et laissez le citoyen privé, “privé”.
Merci
Jean Dumont
kainfury
19 juillet 2010
13h40
On a besoin de données de recensement pour pouvoir mieux cerner les habitudes des citoyens et ajuster les programmes sociaux et les lois en conséquence.
Facile de dire de nous foutre la paix, de laisser le citoyen “privé”, mais le gouvernement a besoin d’une base pour pouvoir gouverner.
On veut des services adéquats, mais on ne veut pas contribuer?
Le syndrome du 450 à mon avis.
Nathan Burkes
parisfor
19 juillet 2010
14h00
Étant donné la mode à mentir effrontément de la part de nos gouvernements (cout des routes du Québec basé sur 1km en région, négation de la modification des horaires d’école pour les juifs malgré l’évidence, dépenses partisanes dans la circonscription du ministre sous couvert d’un forum G8/G20, création de statistiques 1000 plaintes / jour contre le rencensement, …), l’abolition du rescensement rendra plus difficile la découverte des faits réels.
A ceux qui tiennent à tout prix à rester privé, qu’avez-vous donc à cacher ?
Qu’est-ce qu’il y a de si confidentiel à dire que j’habite dans un 3 chambres à coucher et qu’en moyenne je pars travailler à 7h15 et que ça me prend 45 minutes en transport en commun ? Ce n’est pas comme si on vous demandait votre NIP pour aller vider votre compte de banque.
Quand à la démonisation des fonctionnaires, franchement ! Un fonctionnaire est un être humain comme les autres dont la seule caractéristique particulière est que son employeur est un gouvernement.
M. Paris, Montréal
raoul914
19 juillet 2010
14h05
Je prédis que les résultats du prochain recensement nous apprendrons qu’il n’y a presque plus de pauvres au Canada. Les immigrants sont retournés dans leur pays d’origine, les analphabètes sont tous morts et tout le monde aime remplir des recensements …
PS demagogue, quand tu n’a rien à cacher, tu n’a rien à cacher.
Robert Gauthier
bloganon
19 juillet 2010
14h11
Les renseignements fournis sont confidentiels, ils ne servent qu’à des fins statistiques, des statistiques précieuses pour orienter les décisions.
C’est le gouvernement Harper qui a peur du recensement et des statistiques. Ils veulent éviter de justifier leurs décisions rétrogrades.
J. Bouthillier
le_gaspesien
19 juillet 2010
14h12
C’est une décision absurde. On achète pour 16 milliard d’avions de combat et on coupe dans le recensement pour sauver quelques millions? On évoque un questionnaire trop *intrusif* alors que ce Gouvernement est obscédé par la sécurité et les renseignements confidentiels? En effet, pour *tripatouiller* la vérité, les CONservateurs sont les rois.
Et généralement, quand Maxime Bernier prend position sur un sujet (ca lui arrive à cette tête creuse) il est tout à fait raisonnable de penser que le GBS (gros bon sens) se retrouve dans la prise de position inverse. Sa crédibilité en politique comme ailleurs ne vaut même pas un Jo Louis. Je suis toujours étonné que l’on ose le citer ailleurs que dans un gala Juste pour rire.
Sérieusement, à part certains Québécois qui souffrent de paranoia aigue comme Jean Dumont (en passant, ca se soigne ta maladie), qui va se plaindre de devoir compléter un formulaire *long* du recensement?? C’est un devoir de citoyen, pas une visite chez le dentiste.
De manière pratico-pratique, le recensement nous permet d’avoir accès à une mine de renseignements sur nos communautés, de mieux comprendre celles-ci et de constater leur évolution dans le temps. Ce n’est d’ailleurs pas sans raison que l’Institut de la Statistique du Québec, entre autres, a dénoncé l’intention du Gouvernement fédéral.
J’ai une solution, fort simple: Que l’ISQ fasse elle-même son propre recensement sur le territoire du Québec. On diluera encore plus la présence du Fédéral sur notre territoire. Encore faudrait-il que le Gouvernement du Québec ne soit pas dirigé par des minus dont la principale préoccupation est le financement du PLQ et non les intérêts du Québec.
Benito Casablanco
steakbledindepatate
19 juillet 2010
14h14
On passe les frontières avec des douaniers for indiscrets sans se plaindre….
Un questionnaire obligatoire ne devrait pas soulever autant de réprobation sauf qu’avec les conservateurs à Ottawa le droit individuel a pris le pas sur ceux des droits collectifs.
steakbledindepatate
19 juillet 2010
14h16
Signé, Claude desjardins
carbone-14
19 juillet 2010
14h18
Il serait tout aussi important de faire disparaître les fausses cartes d’identité ou les NIP volés que de prolonger indéfiniment les formulaires de recensement puisqu’un passeport répond adéquatement à tous ces pôblèmes. Du moins quand on a une seule nationalité ou une seule femme évidemment… Y. ROY, Mtl
dcsavard
19 juillet 2010
14h34
J’ai eu à remplir le questionnaire long comme ina34. Alors je me permettrai un premier commentaire destiné à patrk (Pat Desbiens), sachez que ne pas remplir le questionnaire long est un délit passible de poursuites par le gouvernement, ce qui explique très probablement qu’il n’y a pas grand monde qui refuse de le remplir. En conséquence, votre argument ne vaut absolument rien dans les circonstances.
Deuxième commentaire, oui, le questionnaire est intrusif, mais sachant que les données sont découplées de l’identité du répondant par Statistiques Canada, comme pour n’importe quelle étude le moindrement sérieuse, alors il est donc impossible de retracer les répondants une fois les réponses traitées et informatisées. C’est une sécurité très suffisante et s’il le faut, que Statistiques Canada fasse la démonstration de cette impossibilité pour rassurer les répondants éventuels.
Oui, je suis pour le questionnaire long et l’obligation de le remplir. La participation volontaire c’est de la merde d’un point de vue statistique, les réponses ne valent pratiquement plus rien en bout de ligne.
Et pour ce qui est de Maxime Bernier, s’il a eu tellement de plaintes c’est parce qu’il s’acharnait à vouloir ajouter une question demandant: «Combien de Jos Louis avez-vous dans votre garde-manger au moment de remplir ce questionnaire?»
David-Charles Savard
re3e
19 juillet 2010
14h45
pas besoin de ca , le gouvernement en sais déjà plus su moi que ma vielle mère et moi même , j’ai eu la chance de voir un rapport de sécurité pendant un processus d’emplois pour un job sur un projet classe secret défense (bon OK j’étais pas suppose lire mon dossier), le recensement long est une blague , juste pour nous faire croire qu’ils ont pas deja l’info
jean bloom ,mtl
pjeanguy
19 juillet 2010
14h50
J’ai rempli le questionnaire long et j’en remplirai d’autres s’il y a lieu.
Je ne comprends pas la grosse crise de bassinette à ce sujet.
Avec mon NAS, certains fonctionnaires peuvent savoir ce que j’ai fait au niveau fiscal, du moins.
D’accord avec le_gaspésien pour le reste!
Jean-Guy Poupart
yhwh
19 juillet 2010
15h05
@ raoul914
les analphabètes ne sont pas tous morts c’est seulement qu’ils n’arrivent pas à remplir le formulaire de recencement ;-)
Ayant déjà eu à replir le long formuaire dans les années je peux affirmer que je n’ai pas aimé l’expérience.
Exemple de questions posées alors :
Qui paye le loyer,
Qui paye le compte d’électricité,
Qui et Combien de temps passez vous à effectuer des tâches ménagères (lessive, ménage, vaisselle, etc.,)
Je n’ai pas apprécié ces questions et omis d’y répondre. Une représentante est venue me voir et je lui ai indiqué mon refus de répondre à des questions d’ordre personnels autres que combien de personnes vient ici, leurs âges, sexes et revenus.
Gilbert Duquette
cddb
19 juillet 2010
15h08
Le gouvernement Harper vient de donner un business case sur un plateau d’argent à Léger Marketing et les autres entreprises oeuvrant dans l’acquisition et la gestion de données.
Les données receuillies par le recensement sont nécessaires sinon névralgiques pour à peu près tous les secteurs d’activités. Si elles ne sont pas receuillies par le gouvernement fédéral, un autre groupe s’en chargera (Pourquoi pas facebook ou encore google?). Elles seront vendues de gré-à-gré au plus offrant sans contrôle sur la distribution.
Croire que si Statistique Canada ne receuille plus les données, elles ne seront plus récupérées… c’est vivre avec la pensée magique. Maintenant, au lieu que les données soient receuillies de manière officielle et rigoureuse, elles le seront de manière détournée mais le besoin de précision sera encore présent. Je n’ai pas de difficulté à imaginer comment les sondages et enquêtes se multiplieront afin d’arriver à produire ces données.
J’ai bien hate de voir quelle entreprise offrira en premier “Des données avec un précision inégalée pour vos analyse de marché”
La nature a horreur du vide…
Derek G. Beacon
notario
19 juillet 2010
16h12
FélitationS aux Gaspésien ( Bénito Casablanco ) et David – Charles Savard pour vos textes plein de bons sens y compris pour vos commentaires du twit de la Beauce…..Max Bernier……..que de conneries dans sa tete ou ailleurs.
J’AI COMPLÉTÉ LE LONG QUESTIONNAIRE SANS AUCUNE CRAINTE , UN BIEN PETITE CONTRIBUTION POUR VIVRE DANS UNE SOCIÉTÉ ÉVOLUÉE……UN BEL OUTIL D’ANALYSE CES STATISTIQUES, FAUT PAS LAISSER LES CONSERVATEURS DÉTRUIRE CELA….
ROGER MARCOTTE
gorbacookie
19 juillet 2010
16h15
En effet CDDB – Le gouvernement a d’ailleurs déjà annoncé qu’il enverra un nouveau formulaire à 30 % de la population, soit 1,5 million de foyers de plus qui recevront l’Enquête nationale auprès des ménages. (ENM) Autrefois on devait compléter le détaillé pour la même date que le questionnaire abrégé. Les citoyens concernés auront quatre semaines suivant le rencensement obligatoire de mai 2011 pour compléter l’ENM, semaines durant lesquelles le gouvernement encouragera les gens à compléter l’ENM. ($$$publicité)
D’ailleurs, un représentant de l’Institut Fraser qui s’est prononcé en faveur a déclaré au G&M “It’s obviously much cheaper to get the data if you’re forcing people to answer these questionnaires than it would be if you had to voluntarily get them to respond,” (No more free ride on census)
http://www.theglobeandmail.com/news/politics/ottawa-notebook/no-more-free-ride-on-census-data-fraser-institute-says/article1642790/
Ceci est typiquement Conservateur : un nouveau moyen de dépenser plus de fonds publics.
Loraine King
fraymonjo
19 juillet 2010
17h33
Comment se surprendre de cette décision de ne plus rendre obligatoire le questionnaire long, de ne plus respecter la méthodologie développée par Satistiques Canada, de prétendre, pour se justifier, que ce questionnaire long était trop intrusif? Depuis que ce gouvernement Harper sévit, on ne compte plus les “folleries” qui nous sont présentées comme des décisions sérieuses.
Françoise Raymond
dcsavard
19 juillet 2010
18h11
Je vois que plusieurs n’ont pas de connaissances élémentaires des statistiques pour croire qu’il suffit de donner un contrat à Léger & Léger Marketing pour remplacer le recensement. Il y a une très grande importance que l’échantillonnage soit totalement aléatoire, ce qui ne serait pas du tout le cas avec un sondage Léger & Léger Marketing.
D’autres ignorent totalement comment fonctionne le cloisonnement des bases de données au gouvernement pour croire que n’importe quel fonctionnaire puisse accéder à n’importe quelle information dans n’importe quelle base de données. Ce n’est pas comme ça que ça marche et le jour où ça marchera comme ça, je serai le premier à faire la révolution.
Et pour expliquer un peu comment la patente fonctionne pour vos données de questionnaire long, lorsque vous envoyez votre formulaire, il comporte votre identité, mais lorsqu’il est informatisé, les réponses sont séparées de votre identité et il y a normalement deux alternatives: Ou bien il existe une table de correspondance dont l’accès est très rigoureusement contrôlé et qui est la seule façon pour un fonctionnaire ou quiconque demandant un accès aux données de pouvoir identifier les répondants ou bien il n’existe tout simplement pas de table et plus personne ne pourra jamais reconstruire l’identité du répondant. Les questionnaires papier sont ou bien détruits ou bien dans un coffre-fort à l’accès rigoureusement contrôlé. Tout ça pour dire que ces données du questionnaire long peuvent être utilisée par n’importe qui puisqu’il n’est plus du tout possible de savoir qui a répondu quoi dans la vraie vie. Il n’y a qu’une somme de réponses à une somme de questions. Ce qui est très suffisant pour assurer la confidentialité. Et celle-ci est perpétuelle si les données papier ont été détruite et que la table de correspondance n’existe pas. Là, il faudrait qu’un responsable de Statistique Canada explique laquelle des deux alternatives que je mentionne est la bonne, je ne me souviens plus puisque ça fait déjà plusieurs années que j’ai eu à répondre à cette version du questionnaire.
David-Charles Savard
superlulu
19 juillet 2010
18h14
L’équation est simple. Le gouvernement Harper prend des décision souvent irréfléchies.
Si ils n’ont aucun comparatifs, ils peuvent gaffer à volonté.
Lucien Trépanier
basilic
19 juillet 2010
18h18
Wow ! on demande combien de chambres à coucher il y a dans la maison, mais quelle indiscrétion. Ma municipalité le sait (taxes foncières) mais le fédéral n’a pas à le savoir, dit-on. Qui paye l’électricité. Hydro-Québec le sait, il encaisse l’argent sur un compte valide, mais il faut le cacher au fédéral. Vraiment quand on veut pas faire quelque chose tous les arguments sont bons. Mais je comprends que bien des analphabètes fonctionnels doivent avoir un mal fou à comprendre les questions et à y répondre. Mais ça, c’est pas la faute du questionnaire.
Albert Champagne
belette-lachinoise
19 juillet 2010
19h05
Les gens (3 en 10 ans!) se plaignent que le questionnaire est intrusif. Mais il n’y a jamais eu de fuite à Statistique Canada et les données sont diffusées de manière anonyme, avec toutes sortes de précaution. Tandis que bien des gens publient toute leur vie sur Facebook, où la sécurité est très mauvaise (le fondateur de Facebook a déjà dit qu’il ne croyait pas à la vie privée!). Plein de données sont mal protégées dans les banques, les cies de cartes de crédit… mais les gens ne se plaignent pas.
Je en crois pas Maxime Bernier et ses «milliers de plaintes», parce qu’il est incapable de nous en montrer une seule. Le fait est simplement que les conservateurs veulent que certains phénomènes sociaux qui ne font pas leur affaire ne soient plus connus. La criminalité baisse au Canada, mais ils sont prêts à dépenser des milliards pour rien en prisons etc. dont nous n’avons pas besoin.
belette-lachinoise
19 juillet 2010
19h06
Oups. Belette = A. Binette
respectable
19 juillet 2010
19h30
J’ai déjà répondu une seule fois au recensement long car j’avais confiance que les données s’en iraient directement à Statistique Canada et non à l’ARC. Mais jamais je ne répondrai à un éventuel recensement ou quelque questionnaire Québécois. Lui j’en aurais pas confiance.
Simon Picotte Trois-Rivières
jean_yves
19 juillet 2010
20h49
Dites Madame Krol, vous n’auriez pas un lien sur ce fameux questionnaire long? Cela aiderait à se faire une idée basée sur autre chose que le petit combat médiatique présent.
Dans les petites choses qui clochent il y a comme un problème avec le prétendu anonymat puisque la loi prévoit que vous devez répondre. Donc on contrôle un formulaire bien identifié à vous. La loi prévoit même des pénalités pour ceux qui y font de fausses déclarations et mentent… Hors comment fait on pour savoir si quelqu’un ment a un sondage s’il est anonyme?
Il y a comme un os dans le fromage non?
Bien sûr n’avoir que des réponses volontaires réduit la précision. Mais est-on en train de dire que les sondages des Légers et gros Marketing de ce monde nous comptent des sornettes avec leur 3% de marge d’erreur 19 sur 20?
Et même, que dire alors de la qualité de leurs sondages internet avec leurs club de 600 répondants sélectionnés ?
Bon. Bien sûr, tout le monde ‘’normal’’ est prêt a répondre tout de go. La preuve, on nous dits que les plaintes se comptes sur le bout des doigts. Et bien sûr, tout ceux qui sont prêt a laisser un commentaire signé (…,petite toux) sur cyberpresse!
Pourtant pourtant, dans ma municipalité ou un questionnaire semblable a été envoyé avec le compte de taxe, le taux de réponse a été de 1 sur… 6 !
Jean Yves Arès
djernakhor
19 juillet 2010
22h03
“La Loi sur la statistique ne permet pas la divulgation de renseignements personnels des recensements postérieurs à 1911. En vertu de cette loi, quand 92 années se seront écoulées après la réalisation d’un recensement, ce recensement sera ouvert à la consultation.” (trouvé dans le Net)
Dans 92 ans, quand les Canadiens devront indiquer, sur le questionnaire long, leur origine ethnique ou celle de leurs ancêtres, ils vont s’esclaffer autant que je le ferais si on me demandait combien je possède de vaches, de fusils et d’enfants…
“What language do you speak at home ? 1) English ? 2) Chinese ? 3) Pendjabi ?”
Dans 92 ans, on n’établira pas les statistiques, on va les comparer aux banques de données que détiendront déjà nos gouvernements.
“Mommy mommy, I love you dearly. Please tell me once again that beautiful story”…
Joseph-André-Jacques Lambert de Saint-Simon
jscard
19 juillet 2010
22h30
Imaginez l’effet sur l’économie canadienne si on interdisait tout marketing et toute publicité. Les entreprises seraient privées du moyen de rejoindre leur clientèle cible. Après récession et dépression, il faudrait inventer un nouveau mot pour décrire l’ampleur de la catastrophe.
Sans avoir l’ampleur de cet exemple, priver les entreprises de données publiques sur leur marché va nuire à l’économie canadienne dans son ensemble. Les entreprises de toutes les industries dépendent d’une intelligence marketing de qualité. Les retombées négatives de la perte de cette information vont faire paraître dérisoire les économies sur le recensement.
Je travaille en recherche marketing, et ces données sont un outil de travail quotidien. Ce sont toutes les industries canadiennes qui en payeront le prix en étant privés de la meilleure source d’information disponible sur le marché – et par ricochet, tous les canadiens en seront les perdants. Nous devrons être très imaginatifs pour pallier à ce manque, et malgré tous nos efforts, en bout de ligne, il en restera un trou béant. Le coût de reproduire ces renseignements pour une entreprise privée n’est simplement pas imaginable.
On ne peut échapper à la publicité; mais celle-ci n’en paraîtra que pire lorsqu’elle sera moins bien ciblée. Imaginez être inondés de publicités pour des produits et services qui ne vous intéressent même pas un peu; ce sera encore plus pénible que de voir des publicités qui se rapprochent de vos centres d’intérêt.
Moins bonnes données sur le marché, moins bon marketing, moins bonne consommation, moins bonne économie nationale.
Cette décision est d’une telle bêtise qu’elle cache quelque chose. Et si cette raison est politique, en tout cas elle est en directe contradiction avec l’objectif de renforcer l’économie canadienne. Il y a quelque chose qui sent très mauvais dans cette histoire.
JS Cardinal
tinonica
19 juillet 2010
23h51
Avec un recensement court, Maxime Bernier pourra le laisser traîner chez Julie Couillard sans que personne s’en aperçoive….et toc.
Tout ceci démontre que Harper se fout carrément de qui nous sommes. Il gouverne sans tenir compte de notre statut. Il n’a donc pas besoin d’information sur notre situation. C’est la philosophie évangéliste: Faites ce que je dis et vous serez sauvé…..
Noel Lévesque
rightman
20 juillet 2010
00h12
Le gouvernement se donne déjà le droit d’aller voir mes finances et m’en prendre la moitié…
Ca fera l’intrusion gouvernementale…
Mais ceci dit, y a t’il vraiment une décision de Mr Harper qui ne provoquerait pas le chialage sur les blogues ici? Je pense que le monde ici vont le critiquer quoi qu’il fasse…
T Rightman.
glamoureux
20 juillet 2010
08h49
Harpeur veut le retour de la Grande Noirceur.
Si la population a moins d’informations sur ce qui se passe réellement au Canada, ils espèrent que leurs mensonges passeront mieux.
Ca fait un peu ayatollah comme processus de pensée.
Gaetan Lamoureux
arianekrol
20 juillet 2010
09h56
@jean_yves Le lien vers le questionnaire long de 2006 se trouve au dernier paragraphe du blogue, sous le mot «ici». Le voici en toutes lettres: http://www.statcan.gc.ca/imdb-bmdi/instrument/3901_Q2_V3-fra.pdf
bermasse
20 juillet 2010
10h40
Hé La Presse réveillez-vous, les deux grands et profonds penseurs d’envergure internationale Maxime Bernier et André Arthur appuient le gouvernement sur ce sujet n’est-ce pas assez pour vous remettre dans le bon chemin? Ou plutôt, le fait que ces deux nigauds (ils devraient faire un duo au Festival Juste Pour Rire) pensent la même chose devraient convaincre tous et toutes et chacun et chacune de s’opposer encore plus fort aux imbécilités de notre gouvernement fédéral.
bermasse
20 juillet 2010
10h41
OOPS! Bermasse = Bernard Massé
dmajor
20 juillet 2010
10h56
Moi aussi j’ai été soumis à l’épreuve du questionnaire long et je n’ai pas particulièrement apprécié l’expérience. Mais je crois en comprendre la pertinence donc, advenant que le sort s’acharne de nouveau sur moi, je me prêterai de nouveau à l’exercice, tout en ronchonnant un peu probablement.
Pour ceux qui y sont allergiques, je ne vois que paranoïa ou paresse civique. Quant à Maxime Bernier, je suis convaincu que l’exclusion d’une question concernant l’appréciation des Joe Louis est la motivation première de son intervention loufoque!
David Major
dcsavard
20 juillet 2010
11h29
@jean_yves,
je n’ai jamais dit que Léger & Léger Marketing ne disait que des sornettes. Pourquoi toujours sombrer dans l’exagération pour essayer de donner du poids à vos arguments? Et lisez plutôt le commentaire d’un autre intervenant dans le domaine du marketing qui vous dit que les données collectées via le recensement et le questionnaire long seraient financièrement trop coûteuses à collecter autrement. La qualité de ces données réside justement dans le fait que l’échantillon est réellement aléatoire parce que personne ne peut se désister et refuser de répondre au questionnaire.
Et les conservateurs en voulant mettre la hache dans ce questionnaire sont en train de priver les sociologues et les historiens d’une mine de renseignements et d’un portrait de la société canadienne à une époque donnée. Ce sont des vandales, rien de moins.
David-Charles Savard
carl1975
20 juillet 2010
11h51
Idéologie de droite typique de Harper… Plus rien ne me surprends de lui et sa clique. Ce qui me surprend c’est qu’il y en ait encore qui votent pour son parti, et que les autres partis sont trop frileux pour déclencher des élections…
carl1975
20 juillet 2010
11h52
Opps! Carl Eric Codère, Saint-Lambert
lucpomerleau
20 juillet 2010
12h10
À la limite, si certaines questions posaient vraiment problème, il aurait suffi de les modifier ou de n’éliminer que celles-là.
Mais puisque les élus conservateurs sortent toujours le même exemple peu convaincant, il faut conclure qu’ils n’ont même pas pensé à faire cette analyse pourtant évidente. Quant à la réponse arrogante lancée par M. Baird “essayez donc de le remplir le questionnaire long et vous verrez”, elle ne tient pas la route. J’ai reçu deux fois cette version longue et je n’ai ressenti ni douleur ni inconfort à fournir les informations demandées, sans que cela me prenne non plus une durée exagérée. Le fait de savoir que les données recueillies auraient une utilité publique pour divers ordres de gouvernement, des organismes publics ou non-gouvernementaux et des chercheurs aurait de toute manière suffi à dissiper toute irritation potentielle.
Si les Conservateurs ont pris cette décision c’est parce qu’ils ont peur d’une seule chose: les faits et la réalité vérifiable,. Ils manifestent aussi un mépris évident envers toute approche scientifique rigoureuse. Ils préfèrent prendre des décisions de politique publique fondée sur leurs conclusions pré-établies, une affaire de Foi et de Vérité révélée finalement. Ils parlent avec l’autorité que seule l’ignorance confère; pis encore, ils se sentent tout à fait à l’aise dans une telle approche.
Le pire c’est que politiquement le jeu ne vaut pas la chandelle politique. Pour contenter une poignée de réfractaires à toute soi-disant intrusion gouvernementale, les Conservateurs s’entêtent à donner à leur décision un retentissement public excessif et à payer un coût politique disproportionné. Après tout, les votes des ultra-libertariens à qui ils font ainsi plaisir leur sont déjà acquis. Mais ils préfèrent confirmer leur image publique de réactionnaires alignés sur la droite extrême, plutôt que de rassurer les électeurs du centre qui seuls leur permettraient de passer au statut de gouvernement majoritaire. La légendaire habileté politique de M. Harper semble finalement n’être effectivement que cela: une simple légende.
Toute cette historie pourrait au moins avoir un résultat positif: réaffirmer l’inintelligence politique des gens qui dirigent ce parti et ce gouvernement, ce qui pourrait peut-être faire réfléchir à deux fois certain électeurs qui auraient pu être tentés par l’option PCC.
Luc Pomerleau
gasston
20 juillet 2010
13h53
La question devrait être: qui aime le recensement intrusif? Réponse: tous les groupes de pression et quêteux de fonds publics.
… mais il y a toujours moyen de faire échec au rouleau compresseur. Par exemple, lors du recensement de 2006 il y avait 21,000 Canadiens de religion “Jedi”. J’attends avec impatience le prochain recensement pour me joindre à eux. Peut-être y aura-t-il une subvention?
G. Lalande
hdufort
20 juillet 2010
14h45
Si les Conservateurs font appel à des firmes de sondages pour le recensement, ils vont pouvoir poser des questions ciblées en fonction de leurs objectifs politiques. La méthodologie ne sera pas rendue publique de la même manière (l’entreprise privée dévoile certains chiffres, pas tous). Enfin, les résultats n’appartiendraient pas au peuple canadien mais au parti au pouvoir, en quelque sorte.
De qui Stephen Harper a-t-il peur? Il a peur des francophones en déclin, des homosexuels en essor et des inégalités sociales qui pourraient avoir augmenté après qu’il ait coupé certains programmes.
Où Stephen Harper se réfugie-t-il? Derrière les communautés culturelles, qu’il peut séduire et embrigader à la pièce, selon les régions et comtés. Il se réfugie derrière des spectacles multiculturels de pacotille ou dans des événements “culturels” comme le Stampede ou les danses amérindiennes ou ukrainiennes folkloriques. Il se réfugie aussi derrière des chiffres de croissance économique globale et de nobles objectifs stratégiques (exemple, l’Arctique), qui paraissent bien lorsqu’on ne tient pas compte de la pauvreté endémique dans les villes canadiennes et du tiers-monde dans le fond de notre cour (communautés autochtones).
hdufort
20 juillet 2010
14h48
ps: Le recensement canadien pourrait retrouver sa crédibilité d’antan s’il était géré par un organisme neutre et complètement ouvert. Dans sa forme actuelle, il y a eu glissement idéologique du côté des statistiques de langue, de religion et dans d’autres domaines. Les Libéraux ont évidemment utilisé le recensement à leur avantage, et voilà que Stephen Harper tente de tuer cet outil une bonne fois pour toutes. Il nous restera toujours l’Institut de Statistiques du Québec, qui pourra au moins nous donner l’heure juste dans notre Québec distinct.
hdufort
20 juillet 2010
14h48
Signé H. Dufort
glamoureux
20 juillet 2010
15h12
@Hdufort 14:48
“glissement idéologique”. Je ne sais pas quel age vous avez mais moi, j’ai plus de 60 ans et j’ai toujours vu les questions de langue et de religion dans le recensement.
Stats Can est neutre. Ce sont ceux qui se servent des résultats qui ne sont pas neutres. Il ne faut pas mélanger l’outil avec ceux qui se servent de l’outil.
Gaetan Lamoureux
hdufort
20 juillet 2010
15h45
@glamoureux,
Les questions ont toujours été présentes. Toutefois, elles ont constamment été modifiées depuis quelques années et cela rend impossible la comparaison des résultats récents avec ceux des recensements précédents. Impossible de quantifier la place du français au Canada si les chiffres les plus récents ne peuvent pas être comparés avec ceux de 20 ans plus tôt, par exemple. De nombreux chercheurs s’interrogent sur la pertinence de remodeler constamment les questions de langue, d’identité ou d’origine ethnique, de religion ou d’orientation sexuelle, si c’est pour obtenir des données qui ne peuvent pas être utilisées pour calculer des tendances à long terme.
H. Dufort
vadoncaudiable
20 juillet 2010
16h28
Long ou court. Qui peut prétendre que les gens disent tous la vérité? Pour ce genre de questionnaire, comme ils ne me rapportent rien, je dirais tout faux
J Bourgeois
respectable
20 juillet 2010
21h41
• Plusieurs se sentent forts que quand protégés par le plus pur anonymat. Ces gens ont peur de remplir le formulaire long du recensement! L’anonymat le plus strict est leur paradis sur terre, et un Canada sans colonne est, pour eux, estime de soi véritable!
Simon Picotte Trois-Rivières
jean_yves
22 juillet 2010
10h56
Petit coup théâtrale hier avec le statisticien en chef démissionne soit disant pour cause de la levé d’obligation de répondre. Le monsieur dépassait depuis un bout le droit a plein retraite puisqu’il travaillait a Sta Canada depuis le début des années 70…
Et premièrement, merci Ariane pour le lien, la chose est fort utile pour apprécier le sujet.
Première constatation: ce questionnaire n’est pas du tout anonyme, tout le contraire. Il est simplement «confidentiel». Confidentialité qui repose sur un serment des fonctionnaires de Statistique Canada… Permettez-moi de ne pas considérer ça comme autre chose qu’une déclaration de bonnes intentions.
A parcourir les questions je ne vois pas trop en quoi plusieurs d’elles sont d’une importance a ce que l’état décrète l’obligation d’y répondre sous peine de pénalité. Que les statisticiens rêvent de produire des relevés précis a trois chiffres après le point, de se fourrer le nez dans votre vie des gens au point de vouloir savoir combien de temps vous passer aux tâches du quotidien est une chose. Mais que d’assoupir leurs grande passion des détails deviennent une obligation exigée par l’état me semble exagéré. Et les médias ne peuvent pas d’un coté claironner «qu’un sondage dits que…» comme étant l’expression crédible de l’opinion publique, alors que ce sondage est basé sur 1,000 répondants ou moins, accrochés a la vas-vite par téléphone par des employés qui peuvent aussi bien inscrire n’importe quoi comme réponses, puis d’un autre coté venir dire que les statistiques de Stat Canada ne vaudront plus grand-chose si on ne force pas les répondants a répondre sous menace de harcèlements et de représailles. Ce n’est simplement pas cohérant discours et indignation de la part des médias.
Je ne crois pas que la citoyenneté canadienne implique que ses citoyens doivent être enrégimentés à leur pays. Enrégimenté au point ou ne pas répondre a un questionnaire de statisticiens qui veulent tout savoir soit presque traité comme une désertion militaire avec poursuite devant les tribunaux.
Et puis il y a une solution simple madame Krol pour ne pas perdre la représentation des milieux plus susceptible de ne pas répondre en nombre suffisant, «milieux défavorisés, nouveaux arrivants, régions éloignées, etc.» comme vous le dites dans votre éditorial de lundi, ce qui me semble une préoccupation bien fondée. C’est on ne peut plus simple. Ces données sont importantes pour le fonctionnement du pays? Alors on n’a juste qu’à payer les répondants pour les remplir ces questionnaires. Pour 100 fois moins cher que la sécurité de la conférence du G20 vous pourrez payer, et à peu près au tarif du salaire moyen au pays pour la demi-heure que peut prendre à remplir ce papier, Statistique Canada envoie 10$ par la poste à tous les répondants. Vous pouvez être sûr que dans ces conditions vous ne perdrez surtout pas la participation des moins nantis et vous aurez une continuité tout à fait valable des statistiques.
Jean Yves Arès