
Photo Sergei Karpukhin, Reuters
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Jean-Pascal Beaupré
Admettez que c’est quand même spécial. Six hommes ont accepté d’être enfermés ensemble pendant 520 jours – oui, l’équivalent d’un an et demi ! – pour simuler un vol habité vers Mars.
Jeudi, l’équipage composé de trois Russes, un Français, un Italo-Colombien et un Chinois a pris place dans une réplique de vaisseau spatial – sans fenêtres ! – pour tester les effets à long terme d’un isolement prolongé.
Autrement dit, seront-ils capables de s’endurer sans péter une coche ? De gérer le stress et la fatigue, d’éviter les accès d’agressivité qui surviennent parfois lorsqu’on passe autant de temps sans interruption en compagnie des mêmes individus ?
Ce ne sera pas exactement une partie de plaisir : aliments en boîte, une douche tous les 10 jours, communications avec l’extérieur uniquement par internet. Entre leurs expériences scientifiques, les participants dans la force de l’âge (de 26 à 38 ans) pourront se divertir avec des jeux vidéo. «Ce n’est pas une prison», a assuré le Français. Pas sûr !
Ce n’est certainement pas l’appât du gain qui a poussé les volontaires à lever la main : ils recevront 79 000 euros (99 000 $) en retour de leurs sacrifices.
Il y a une dizaines d’années, une expérience similaire avait mal tourné : le capitaine russe de l’équipage avait tenté d’embrasser de force une coéquipière canadienne. Deux autres équipiers en étaient venus aux coup. Est-ce la raison pour laquelle on ne retrouve aucune femme dans l’équipage cette année ?
Remarquez qu’on aura la chance de tenter l’expérience à plusieurs reprises. Le président Obama a déclaré récemment qu’un vol habité américain vers la planète rouge pourrait avoir lieu dans les années… 2030.
Et vous, à quelles conditions accepteriez-vous de rester cloîtré pendant 18 mois enfermés avec cinq étrangers?
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