Le blogue de l'édito

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  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Lundi 31 mai 2010 | Mise en ligne à 12h29 | Commenter Commentaires (21)

    Moins d’élèves par classe: un gain significatif?

    290344-06_mPhoto Alain Roberge, La Presse

    NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publiera désormais que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    Ariane Krol

    Ça fait des années que les enseignants le réclament, voilà que deux de leurs syndicats viennent de l’obtenir. La taille des classes au primaire et durant les deux premières années du secondaire diminuera dès la rentrée, prévoit l’entente de principe annoncée hier par la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) et l’Association provinciale des enseignants du Québec (APEQ).

    Les classes du primaire et de la première secondaire accueilleront un maximum de 28 élèves, celles de deuxième secondaire ne dépasseront pas 29 jeunes. Actuellement, elles peuvent en compter jusqu’à 32. Les classes seront encore moins populeuses en milieu défavorisé: 20 élèves au maximum.

    Notez que les enseignants affiliés à la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), qui se trouvent surtout dans la région de Montréal, de Laval et de l’Outaouais, ne font pas partie de cette entente. Les négociations se poursuivent pour la FAE, qui compte quelque 30 000 membres, soit environ 30% des effectifs provinciaux.

    L’entente répond à d’autres revendications des enseignants, notamment en permettant à ceux qui débutent dans le métier d’accéder plus rapidement à des contrats à temps partiel. Évidemment, Québec et les syndicats s’en félicitent. Mais trois ou quatre élèves de moins par classe, est-ce un gain significatif?

    Parents, avez-vous l’impression que vos enfants recevront une formation de meilleure qualité? Et s’il y a des profs dans la salle: sera-t-il plus facile pour vous d’enseigner? L’entente ajoute aussi 20 millions pour soutenir les élèves en difficulté. Est-ce que suffisant pour qu’ils puissent être intégrés aux classes régulières sans perturber celles-ci?


    • tout dépend de quels “3 ou 4 élèves” de moins il s’agit!
      Si les classes se délestent de 3 ou 4 cas de comportement et de retard scolaire, alors oui ce sera très signifiactif car les classes pourront fonctionner avec plus de rythme.
      S’il agit simplement de réduire le nombre d’élèves pour faire plus de classes et embaucher plus de profs, ça ne servira à rien….

      S. Martin
      Chibougamau

    • Dans notre école … 3 groupes de sec1 .. moins 3 élèves chacun donne 9 élèves … On ouvre pas un groupe pour 9 éleves … donc le prof recevra 50 sous par cours pour chacun de ces 3 éleves de plus par groupe fois 80 cours donc 120 $ pour son année …wow .. quelle différence si en effet on pouvait avoir 28 élèves par groupe .. mais inapliquable …

      s.gervais

    • Ça ne va certainement pas nuire!

      Prochaine étape: Transformer le programme scolaire, de manière à ce qu’il ne soit plus seulement adapté aux filles!

      Tristan Morelli

    • Mon épouse enseigne le français à l’éducation aux adultes,de secondaire 1 à 5.Chaque jour,sa classe dépasse les 30 élèves(souvent des cas problèmes rejetés par les polyvalentes et autres écoles secondaires).Impossible à gérer!À ce que je sache,aucune entente n’est intervenue à cet égard.
      Denis Larocque

    • Tout ramener aux syndicats est un peu ridicule. C’est pour les enfants que les profs veulent faire ça. Ils intègrent des cas lourds dans les classes et il n’y a presque plus de service de professionnels. Même avec des classes plus petites, ça va rester difficile d’enseigner.
      Cette “entente” aurait du être donnée inconditionnellement à toutes les écoles, peu importe l’affiliation de leurs profs.
      Quatre élèves de moins va aider mais moins que la désintégration (!) des “cas” et l’embauche de plus de professionnels (et quand je dis “plus”, ca veut dire le double pour se ramener à ce qu’il y avait il y a 15 ans).

      Gaétan Lamoureux

    • Ce matin à “c’est bien meilleur le matin”, j’entendais RHR interroger Maisoneuve sur les sujets de sa chronique. Il commence par dire ” enfin une bonne nouvelle, c’est si rare”, parlant de l’entente avec les enseignants. Mais tout de suite… la question: “qu’est-ce que ça cache?”, accompagné du rire insignifiant de RHR. Comme toujours ce Monsieur Maisoneuve ne peut pas croire qu’une nouvelle peut-être bonne, qu’il faut chercher la petite bibitte…. Pas surprenant qu’avec de tels animateurs la population soit de plus en plus pessimiste! Continuez à débâtir… vous le faites si bien! Et ici le titre du blog est dans le même sens? Faut susciter le doute? Et qu’est-cequi vous aurait satisfait? Un prof un élève?. A partir de combien ça aurait fait l’affaire? Et après on se plaindra que l’école soit dévalorisée aux yeux de beaucoup…. Et vous n’y seriez pour rien?
      R. Gilbert

    • Il n’y a qu’une seule solution pour fournir une bonne éducation à nos enfants. Étudier et travailler fort, se mériter un bon emploi et envoyer nos enfants au privé. C’est tout. Les places sont limitées, bonne chance à tous!

      B. Grandchamp

    • Pour les ratios, c’est certain que c’est bon, mais qu’est-ce qui est demandé en échange ? En ce moment, la négociation ressemble à un voleur (Québec) qui te vole dix dollars et qui se dit généreux en t’en redonnant sept. Les enseignants (la FAE) ne se battent pas pour gagner quelque chose, mais bien pour ne pas en perdre trop et pour que les élèves ne fassent pas aussi les frais de certains reculs.

      Québec rajoute de l’argent, mais il veut éliminer les critères d’accès. Les enfants n’auraient plus de cotes, donc plus de difficulté (un peu comme le nombre de chômeurs qui diminue lorsqu’on rend les conditions pour y être éligible).

      Pierre Pelletier

    • La baisse des ratios était une promesse électorale du PLQ. La réalisation de cette promesse aurait se faire dès la victoire du PLQ plutôt que d’être offerte en gain aux enseignants en échange de concessions probables de leur part. Lors des dernières négociations, les enseignants ont du accepter d’augmenter de 12 % leur temps de présence à l’école pour avoir l’équité salariale qui leur était due par la loi. C’est pour ça qu’on se demande toujours s’il y a anguille sous roche.

      Pierre Pelletier

    • toujours et encore des mesures qui laissent les profs en dehors des décisions. Comme beaucoup de politiciens, ils savent ce qui est bon pour vous.Donc fermez la et marchez droit. C’est aberrant!!!!
      n.y.grenier

    • Je trouve que c’est vraiment une décision qui va aider le corps professoral. Ça aurait pû être mieux, mais dans les circonstances d’une crise budgétaire, vraiment, le gouvernement fait un effort des plus louables.
      E.V.Ross

    • Voilà enfin une bonne nouvelle dans le désespérant dossier de l’éducation au Québec. J’encourage maintenant Mme Courchesne à poser le geste suivant: sacrer dehors les hurluberlus du MELS et revenir à un enseignement plus traditionnel axé sur les connaissances, l’effort et la persévérance.
      Gaétan Tremblay

    • Ai-je bien lu? Vingt enfants par classe en milieu défavorisé? Vingt??? Quelle honte, quelle charge de travail ridicule quand on sait que ces petits bouts de chou demandent tellement d’attention. Veut-on la peau de nos professeures? Criminel, ce gouvernement.
      G. Lalande

    • Le problème majeur des classes n’est pas le surplus d’élève.
      Trois ou quatres élèves de plus ou de moins ne feront pas une différence.
      Le problème majeur c’est l’intégration des élèves à problèmes ( cognitifs et sociaux).
      Ils n’ont pas leur place dans les classes régulières.
      Il serait temps qu’on laisse faire le ”politically correct” et qu’on mette nos culottes comme parents.
      Qu’on sorte des classes régulières les enfants qui retardent les autres et sont une nuisance. Ils ne sont pas à leur place, et ils le savent. Les seuls qui ne semblent pas le savoir… sont leurs parents.
      Claude Trudel

    • De la bouillie pour les chats. Selon moi deux douzaines de “cerveaux frais” à remplir, seraient bien suffisant par classe. Encore là, ce ne serait même pas une garantie de réussite.

      Gilles Pelletier, Québec

    • M. Claude Trudel…désolée de vous corriger mais ce ne sont pas les parents qui choisissent, c’est le ministère qui a fermé les classes spécialisées. Informez-vous avant de tomber sur le dos des parents!!! Et devinez un peu pourquoi ils les ont intégré?? Eh oui, économie de bouts de chandelles!
      J’aurais préféré que fiston soit dans une classe adaptée, il n’a pas profité des soi-disant services, il a été la risée de ses camarade et pour finir il a poireauté 2 ans au secondaire avant d’avoir l’âge requis pour intégrer un programme de préparation au travail. Deux ans, je peux vous dire que c’est long quand tu n’as ta place nul part!!!

    • P.Lavoie

    • J’ai déjà “seulement” 18 élèves en première année à qui je dois apprendre à lire (je peux vous dire que l’écart est immense entre ceux qui savent lire depuis longtemps et ceux qui ne savent pas encore…). Voulez-vous savoir combien d’élèves n’ont besoin d’aucun service?? 6 !!! C’est donc dire que je dois monter des dossiers, les documenter et justifier chaque demande de service que j’ai fait cette année. Plusieurs d’ailleurs n’ont reçu aucun des services demandés… eh oui, l’orthophonie!! Je vous laisse deviner le temps que j’ai eu à consacrer à ces 6 élèves qui ne dérangent personne et ne demandent rien d’autre qu’apprendre… Eux aussi ont le droit d’avoir une prof patiente et qui a de l’énergie! Je me demande bien ce qu’il y a de mirobolant dans cette offre du gouvernement qui était d’ailleurs une promesse électorale vieille de 4 ans!!

      J. Bélanger

    • Une goutte dans l’océan. Je ne retournerais jamais dans ce milieu même pour 1 million de dollars. Les enseignants ne savent pas comment défendre leurs droits.

      H. Lemieux

    • @ phazon

      Il n’y a qu’au Québec qu’il y a un haut taux de décrochage scolaire chez les garçons.

      H. Lemieux

    • C’est peut-être une partie de la solution, mais je ne crois pas que ce soit LA solution.

      Et si on augmentait pour de vrai les critères de réussite? Peut-être qu’on occuperait ainsi les élèves capables de réussir et que ça libérerait des ressources pour ceux en difficultés? Il ne faut pas avoir peur de prendre les problèmes à l’envers des fois.

      François Lemay

      P.S. À titre d’exemple purement explicatif, mais basé sur des expériences de travail : 4 classes de 28 élèves peuvent se transformer en 3 classes de 32 et une classe de 16. Tout dépend de comment on sépare les élèves.

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