Le blogue de l'édito

Le blogue de l'édito - Auteur
  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Samedi 1 mai 2010 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (42)

    Louis XIV à Québec !

    NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publiera désormais que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

    Mario Roy

    Parmi les caractéristiques immuables qu’on peut attribuer à l’administration gouvernementale, s’en trouvent certainement trois sur lesquelles tout le monde s’entend. L’incapacité dont sont affligés les chefs d’État de tenir leurs promesses. L’appétit insatiable de l’État pour des ressources, des apparats et des servants supplémentaires (ce que j’examine en particulier, aujourd’hui, en colonne éditoriale en visant en particulier l’État québécois). L’impossibilité dans laquelle l’État se trouve d’aller chercher le gros de ses ressources ailleurs que dans les poches de la classe moyenne…

    La classe moyenne, vous connaissez ? Ces gens qui travaillent en général fort, gagnent trop peu, paient de l’impôt pour ceux (environ 42%) qui n’en paient pas et, en retour de tout cela, sont cordialement méprisés et priés de se taire…

    Colbert-51Comiquement, une pièce de théâtre, Le Diable rouge , qui a fort bien marché en France, parle de cette classe moyenne et de l’appétit de l’État… au XVIIe siècle, sous Louis XIV ! Elle contient notamment un dialogue entre Colbert (à gauche, contrôleur des Finances, sorte de Raymond Bachand de Versailles !) et le cardinal Mazarin (à droite, qui en apprit beaucoup au Roi-Soleil), qui a été à mon attention par un lecteur, M. Pierre Brouillette.

    Ça va comme suit.

    Colbert : Il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

    Mazarin : On en crée d’autres.

    MazarinJulesColbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

    Mazarin : Oui, c’est impossible.

    Colbert : Alors, les riches ?

    Mazarin : Les riches non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

    Colbert : Alors comment fait-on ?

    Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches, redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous allons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux-là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser… C’est un réservoir inépuisable…

    Formidable, non ? Ne se croirait-on pas sur la Grande-Allée ?…


    • On espère juste que vous vous en souviendrez avant d’estimer justifiés, le ticket modérateur et la nouvelle contribution-santé
      Johanne Patry

    • Pourtant il existe un beau moyen de taxer les riches. Il s’agit de leur offrir des “bebelles” de riches, comme un casino dans le Vieux port. On a refusé sous le prétexte de valeur morale, comme si la clientèle ciblée se retrouvait chez les B.S.. Mais le B.S. qui se retrouve au casino, est-ce un vrai B.S. ou un fraudeur?

      Quand je pense qu’on a rejeté en même temps une place permanente au Cirque du Soleil et à Céline Dion comme si on ne pouvait croire qu’ils rempliraient leur salle alors qu’ils les remplissent partout à travers le monde. Faudrait arrêter de penser que tout le monde ça ne veut pas dire juste le Québec.

      Il serait ridicule de penser que Montréal ne peut attirer de tourisme à l’année avec toutes les infrastructures qui sont et seront en place : Quartier des spectacles, musées, festivals et tous autres événements spéciaux. En plus de manque l’occasion de taxer les riches, on a manqué l’occasion de taxer les riches d’ailleurs.

      Quand je pense que René Angélil peut dépenser facilement 250000$ et que personne n’aie pensé qu’il ne joue pas tout seul, mais avec des gens qui ont les mêmes moyens que lui. Je ne peux qu’espérer que le projet refasse surface.

      Michel Winner

    • Clin d’oeil :

      Méfiez-vous monsieur Roy, Louis XIV a réduit à néant la liberté de presse avec son absolutisme.

      Robert Duquette

    • Les lucides ont raison. Mais faudra-t-il attendre la faillite totale pour que notre gouvernement change d’attitude ? Je le crois. La lucidité ne donne pas de votes immédiats.
      Albert Champagne

    • En fait, la classe moyenne, c’est l’IMMENSE COHORTE DES HUMBLES QUI DEPUIS LE FOND DES TEMPS ASSURENT L’ESSENTIEL. J’ai oublié qui a dit ça.
      Il y a pire que nous. Le Guatemala par exemple. Trois classes de gens. Les Blancs ou plus pâles, une minorité, qui se marient entre eux et qui, depuis los conquistadores, se sont appropriés de tout et s’enrichissent sans cesse. Les Mayas, -ils ont déforesté leurs montagnes- qui n’ont rien -son pobres- et errent ça et là en quémandant. Les Métis, l’ immense majorité, qui n’ont aucun filet de sécurité et travaillent à longueur de vie pour enrichir davantage la classe possédante. J’ai méprisé, quoique je ne l’aurais pas voulu, ces ploutocrates blancs guatémaltèques, qui n’ont pas su organiser leur pays justement.

      Heureusement, malgré tout, nous n’en sommes pas là chez nous. Notre société est plus juste
      Claude Dufour

    • Bon Matin M. Roy :)

      Hé hé! «Plus ça change plus c’est pareil» est un dicton français et pertinent.

      Pour ajouter une note historique à vos propos, je signale que Vauban s’était attiré les foudres du Roi avec son projet de “dîme royale” destinée à réformer les impôts et à les rendre plus justes.

      Si ma mémoire est bonne Jonathan Swift comparait l’État et le fisc à un tonneau sans fond, métaphore tout à fait appropriée pour notre “gouvernementeur”. La fiscalité devra un jour ou l’autre être réformée mais si je crois que cela se fera de mon vivant c’est en raison de mon indécrottable optimisme.

      La lourdeur fiscale est justifiée par nos dirigeants (et parasites) par les bienfaits supposés qu’elle est sensée financer. Si nous jetons un coup d’œil du côté des dépenses nous constatons d’abord deux choses:

      1- Les coûts payés par le gouvernement pour les biens et services sont en général gonflés par les fournisseurs (ce qui, pour parler comme nos soi-disant cousins de France, nous GONFLE!) Je souligne en particulier les coûts liés à la corruption par exemple dans les investissements routiers.

      Ici Monsieur l’asphalte coute plus cher qu’ailleurs car elle est obtenue par un savant mélange de bitume, de gravier et d’enveloppes brunes!

      2- Les postes de dépenses sont pour une bonne part difficile à justifier d’autant plus qu’une fois une dépense engagée à tel poste celui-devient une sorte de droit acquis au financement à perpétuité.

      Je pense surtout au chantage aux subventions des entreprises (subventionnez-nous sinon il y aura du chômage), à l’achat de la paix sociale dans des projets dont seuls les fous ou les menteurs les croient viables (la célèbre papeterie de Matane ou encore la Gaspésia ) sans oublier la multitude de déductions fiscales qui transforment la redistribution “social-démocrate” en farce plate. Cette dernière consistant à aider tout le monde sauf ceux qui en ont réellement besoin.

      À cela il faut ajouter l’utilisation des Sociétés d’État en tant que vaches à lait, du détournement de fonds des caisses d’Assurance-Chômages ou d’Assurance-Automobile et de toute cette sorte de choses…

      Prière de ne pas oublier aussi la folie fiscale à prétexte sanitaire: le tabac, vice déplorable, est si surtaxé qu’il provoque la création d’un marché noir du tabac: les fisc n’y gagnant rien de plus, les fumeurs invétérés continuant à s’emboucanner, la pègre à se financer et l’État à dépenser encore plus pour des opération policières extravagantes.

      Je m’abstiens de commenter davantage car, pour parler comme un correspondant de Descartes, ce matin, «j’ai l’esprit lourd et lent à s’ébranler…» ;-)

      P.S. Parlant de ce Louis XIV: je suis toujours outragé quand je pense que le buste du révocateur de l’Édit de Nantes se trouve sur la Place Royale de Québec. J’estime, M.Roy qu’à la place et sur laPlace, il devrait y avoir une statue plein pied ou mieux, équestre, de notre Roi Henri IV qui, lui au moins, tenait à ce que ses sujets aient une poule au pot tous les dimanches d’autant plus qui si Québec existe, c’est grâce à lui, à son ministre Sully tout autant qu’au premier «Ononthio» du Canada, Samuel de Champlain.


      Claude LaFrenière
      http://www.google.com/profiles/climenole

    • Nos médias se sont acharnés à diaboliser l’ADQ et maintenant on se retrouve avec les 2 mêmes partis qui vont continuer à nous servir une politique de gauche qui prône la dépense à outrance.

      La sécurité d’emploi et les pensions à prestations déterminées des fonctionnaires, les garderies à 7$, Télé-Québec, la SGF,etc….
      le Québec veut le beurre et l’argent du beurre

      B Rheaume

    • Lumineux!

      J. Bouthillier

    • Monsieur Roy

      Il serait temps que les journalistes et éditorialistes, supposément des gens articulés, au liieu d’alimenter la grogne populaire, se mettent à faire un peu de pédagogie et faire comprendre à la classe moyenne de gens gâtés qu’ils ne pourront indéfiniment tout avoir sa payer la note.

      Ce temps achève où :

      On confie notre enfant à l’état en disant : $7.00, c’est tout ce que je veux payer, débrouillez-vous pour le nourrir et payer les gardiennes qui vont s’en occuper;

      On consomme comme des malades, mais une fois que nos cochonneries sont sur le trottoir, c’est à l’état d’en disposer mais je me garde le droit de manifester si ce n’est pas fait à mon goût. Et les gaz à effet de serre, ce n’est pas ma faute, c.est la faute aux compagnies de pétrole qui me vendent le gaz dont j’ai besoin pour prendre mon char pour aller au dépanneur m’acheter une caisse de 24.

      Les urgences débordent de gens comme moi qui se rendent malades à force de fumer ou de manger le nourriture industrielle fabriquée par des compagnier dont le but principal n’est pas ma santé, mais de faire des profits. Il ne faut pas oublier que la caisse qui fait fructifier mon fonds de pension investit dans ces compagnies, donc elles doivent faire de gros profit.

      Excusez-moi, j’ai rendez-vous avec mon agent de voyages pour planifier mes trois mois en Floride l’hiver prochain. Que voulez-vous, il faut des volontaires pour aider l’économie de nos voisins américains.

      Attention, la balloune de la Grèce est en train de péter, ça peut amorcer une réaction en chaine et nous pourrions y passer, à moins que le Québec ne soir une terre bénie à l’abri de toutes les turbulences.

      Réal Gagnon

    • Mazarin (ou son auteur!) est un génie! C’est à croire que, plus de 300 ans plus tard, la réalité est la même…

      Sauf que j’ajouterais que le peuple a un peu cherché ce dénouement. À l’écouter, il ne faut pas toucher aux frais de scolarité, il ne faut pas toucher non plus aux tarifs d’hydro, et malheureusement, on ne peut pas charger un ticket modérateur pour les rendez-vous chez le médecin (selon la loi). Je lisais cette semaine dans la cyberpresse (je crois qu’il s’agissait de la présidente d’une association de médecin) l’opposition de cette association à l’imposition d’un ticket modérateur en disant que de toute façon les gens ne consommaient pas plus qu’il faut en terme de visites chez le médecin. Je dirais que je ne suis pas tellement d’accord avec cette affirmation. La preuve: les soirs de matchs de hockey en séries, les urgences sont apparemment vides… Coïncidence?

      Donc, pour en revenir à mes moutons, les gens ne veulent pas payer plus pour aller à l’école, ne veulent pas payer pour aller chez le médecin et ne veulent pas payer plus d’hydro. Aux dernières nouvelles, l’argent ne pousse pas dans les arbres. Il faut donc que l’argent vienne de quelque part et malheureusement, la classe moyenne écope. Je dirais même que ceux au-dessus de la classe moyenne écope aussi, puisqu’ils paient beaucoup d’impôts tout en ne recevant pas plus de services que ceux de la classe moyenne. Les seuls qui bénéficient de ces hausses sont les plus pauvres, qui ne paient pas d’impôts.

      Mais voilà un autre problème. 42% de la population ne paie pas d’impôts. C’est presque la moitié de la population! Plutôt que de ne pas payer d’impôts, pourquoi ne devraient-ils pas en payer, mais bénéficier d’un taux d’imposition plus bas, puis de crédits d’impôts? Mais non, on crierait au scandale! Comment peut-on frapper quelqu’un qui est déjà à terre? Voilà où nous amène un monde socialiste. C’est une belle idéologie en théorie, mais en bout de ligne, quelqu’un doit payer pour la garder en vie.

      Julie Ledoux

    • Mazarin était d’une lucidité incommensurable. C’est un fait que la classe, dit moyenne, a des ambitions réelles. C’est vrai qu’elle n’est pas tout à fait pauvre, mais en même temps elle n’est pas riche et tend toujours à s’en rapprocher. Pour ce faire, elle sait qu’avec un peu plus de travail, elle atteindra son but. Je pense souvent à mon ancienne ville (Montréal) et autour de moi, il n’était pas rare de voir des gens qui occupaient deux emplois et parfois un troisième. C’est pas quelque chose qu’on remarque dans la région de Québec.

      Les montréalais me semblent être des “workooliques” et c’est sans doute ce qui fait le rythme effréné de la métropole et donne la faim à notre Gouvernement et sa paresse à piger dans la même tale de gens.

      Mazarin était sans doute un brillant homme, il semble qu’il manquait de vision. S’il en avait eu, il aurait su que des humains qui ont faim sont aussi dangereux qu’un animal sauvage pris dans un piège. On sait maintenant que cette royauté toute française a eu bien du mal à se perpétuer dans le temps.

      Est-ce qu’il y a quelqu’un qui se rappelle l’époque de la révolution tranquille? C’était merveilleux, tout changeait, le progrès entrait dans nos maisons par les portes et les fenêtres. À un moment donné, les factures sont arrivées. C’est devenu moins drôle cette révolution. Vous rappelez-vous les hauts cris contre “Tit Jean la Taxe”? C’est là que les Libéraux ont plonger dans l’abîme électoral. On dit que l’histoire est un éternel recommencement. . . en serions-nous là aujourd’hui?
      Gilles Pelletier, Québec

    • @Monsieur Roy,

      Tant qu’à être dans les comparaisons littéraires, poussons le bouchon encore un peu plus loin.

      Compte tenu de ce que le «peuple», fatigué, a fini par faire subir à un certain descendant de Louis XIV et à la noblesse française, vous tenez là des propos que l’on pourrait trouver séditieux.

      Par contre, et c’est ceci qui expliquerait cela, les pillards qui pigent dans nos poches ont probablement lu, ou se sont fait lire Cioran qui écrivit: «Le ”peuple”, on sait trop bien à quoi il est destiné: subir les événements et les fantaisies des gouvernants.(….) Aucun régime n’assurant son salut, il s’accommode de tous et d’aucun».

      Et tant qu’à être cynique, il ajoute:«Si, à la limite, on peut gouverner sans crimes, on ne le peut en aucun cas sans injustices. Il s’agit néanmoins de doser les uns et les autres, de les commettre seulement par à-coups. Pour qu’on vous les pardonne vous devez savoir feindre la colère ou la folie, donner l’impression d’être sanguinaire par inadvertance, poursuivre des combinaisons affreuses sous des dehors débonnaires.»

      Et le peuple de poursuivre dans le «confort et l’indifférence» entrecoupés à l’occasion de déclarations velléitaires jamais suivies d’actions concrètes à moins que l’on ne considère le refus d’aller voter comme une «action concrète».

      Désespérant, non?

      J-F. Couture

    • M. Roy, il n’y a qu’une seule réponse à votre article d’aujourd’hui: si vous avez le malheur de faire partie de la classe moyenne au Québec, ou de la classe moyenne supérieure (je ne parle pas ici des Péladeau, Desmarais et cie.), vous n’avez qu’une chose à faire : préparez vous à partir! Sortez d’ici avant qu’il ne soit trop tard!

      Si vous restez, non seulement ils vont vous saigner à blanc, mais lorsque vous aurez besoin de services, vous attendrez votre tour derrière les chanceux qui ne paient rien, car eux ont le temps de faire la ligne.

      Préparez-vous à de nouvelles escalades de la part du ministère des finances du Québec. On assistera bientôt à des saisies de patrimoines.

      Moi dans quatre ans je serai parti, et je ne laisserai rien derrière moi; tout sera à l’abri hors du Québec.

      G. Lalande

    • Un autre article qui laisse entendre que la population et l’État font deux. Visiblement ça fait longtemps que ça dure et c’est loin d’être terminé. Les québécois ne sont pas allés voter en 2008, or qu’ils avaient l’occasion de voter pour un parti qui allait charcuter dans l’État: l’ADQ. Et bien non, c’était plus facile de rester à la maison.

      Vous avez le gouvernement que vous méritez. Un gouvernement qui n’a pas le courage de ses ambitions, qui méprise la population en ne prenant pas le temps de l’informer (adéquatement), ou s’il le fait, c’est en se payant sa tête (les jeans, un dimanche!).

      Triste époque.

      JPLegault
      Montréal

    • Remplacer Colbert par Charest et Mazarin par Bachand et nous voilà en 2110.

      Jean Bottari
      St-Mathias-sur-Richelieu

    • Quand le peuple français en a eu assez il a fait la Révolution en 1789…La devise était: “Il vaut mieux obéir que se faire raccourcir”. En effet plusieurs têtes sont tombées dont celles de Marie Antoinette et Louis XV1..le site était à Paris où se trouve maintenant la place de la CONCORDE!!!
      Tu peux mentir au peuple un certain temps, mais pas tout le temps…je pense qu’au Québec nous sommes maintenant “réveillés”
      plus personne ne dort au gaz de la tolérance.

      Voici ce que pensait Churchill, un visionnaire:

      Le DÉFAUT du capitalisme, c’est qu’il répartit inégalement la RICHESSE.
      La QUALITÉ du socialisme c’est qu’il répartit également la misère.

      Que pourrait-il y avoir entre les deux? le coopératisme.

      Marie-France Legault

    • ”L’art de l’imposition consiste à plumer l’oie pour obtenir le plus possible de plumes avec le moins possible de cris.” Par Colbert sur Wiki…..

      Y. ROY, Mtl

    • Bonjour.

      Quelle est la limite d’un gouvernement à taxer la classe moyenne ? C’est une question assez simple. Une limite ne se fait pas toujours voir d’avance. Il arrive qu’il faille être dessus pour s’en rendre compte. C’est valets de l’état, qui disent au Premier, ce qu’il veut bien entendre, lui font croire que la limite est élastique.

      Dans les hôpitaux; personnel et infrastructures, sont à la limite. Même chose pour les infrastructures et les finances de l’état.

      Durant toutes ces années à chercher la limite nombre de nos concitoyens ont quitter la province que Québec pour des cieux plus cléments. Chercheurs, Médecin, Gestionnaires de haut niveau. Il est indéniable, pour moi, que cette perte de richesses intellectuelles commencent à faire mal et va en s’aggravant.

      A ce rythme d’ici 5 ou 10 ans nous allons vivre une crise sans précédent. Nous courrons allègrement à notre perte. Nous avons vécu une crise économique, somme toute, bien absorber, au Québec. Nous en voyons le résultat sur les finances publique. Il ne faudrait pas qu’il arrive une autre crise semblable d’ici 2 ou 3 ans.

      La reprise est très faible. La Grèce est un prélude à ce qui guette le Portugal et L’Espagne dans un avenir rapproché, peut-être la zone Euro au complet à moyen terme.

      Si ça se produit, le Québec, une des nation les plus endettés au monde, va aussi subir une décote très sévère. C’est à ce moment que nous allons souffrir vraiment.

      Jean Dumont

    • Je pense que la solution à notre gouvernement provincial archi-gourmand est simple: mettre une limite supérieure sur les taux d’impositions des québécois et le baisser graduellement au fil des ans jusqu’à ce que les Québécois soient les Canadiens les moins taxés après l’Alberta. Donc ceci génère un revenu X au gouvernement qui devra faire des choix (nos fameux choix de société) sur comment alouer ce montant X sans le dépasser. On veut financer des centaines d’agences, de programmes et de subventions mal pensées. Soit. Mais ça veut dire des coupes en santé, éducation et infras. Rapidement, on verra les vrais priorités émerger et tout le fla-fla gouvernemental qui ne sert qu’à un petit groupe d’intérêts particuliers va rapidement mourir, affamé de financement. Mario Roy nous parle de 217 agences et 4800 programmes; combien de ceux-ci sont utilisés par plus de 1% de la pouplation? Pouvez-vous nommer 30 agences ou 30 programmes? Moi non plus! Il est grand temps d’étouffer la grosse machine à Québec.

      Paul Gendron

    • Le réservoir inépuisable auquel les nobles ont puisé leur eau a fini par faire éclater la citerne en 1789. Mazarin s’est trompé.

      Ce que je trouve un peu drôle, c’est que suite à ce billet, des gens ici s’en prennent au 42% qui ne paient pas d’impôts pour cause de pauvreté. Vous pensez aller chercher beaucoup d’argent dans les poches de pauvres?

    • Denis-Charles Savard

    • C’est l’échecs de la mondialisation et du néo-libéralisme à l’oeuvre depuis 30 ans.

      Michel Leclerc

    • Le problème provient du gouvernement qui n’impose pas de balises pour les services sociaux. Le tout est présenté comme un buffet à volonté. La classe moyenne paie beaucoup trop à cause des abus de la population. On demande aux gens de faire attention à l’environnement, de l’autre côté, il y a un gaspillage dû à une super surconsommation des services “gratuits de l’état”. C’est le gouvernement -Libéral comme PQ- qui ne veut rien savoir d’imposer des quotas de perception des services (par ex. la fille peut se faire avorter 3 fois par année à perpet- soins intensifs pour cadavres frankestein cause la famille aime les monstres- médicaments-BS volontaire à perpet…etc…etc…etc…
      E.V.Ross

    • Je suis d’avis que Jean Charest incarne de toute évidence un pastiche de Louis XVI, Puisqu’il finira la tête dans la guillotine politique que le peuple du Québec lui réserve.
      M. Notredame

    • Lu dans Cyberpresse hier

      Mme Marois croit qu’il serait possible de réduire le nombre de paliers de décision et de «débureaucratiser» sans faire de licenciements, en procédant simplement par attrition.

      Sans faire de licenciements, 50% du budget va en salaires pis elle veut débureaucratiser sans faire de mise a pied. Est diplomée des HEC elle la, ca parait pas pantoute.

      On va tu attendre d’etre dans la meme situation de la Grèce avnt de réagir ?

      Yves Béchard

    • @ dcsavard: c’est sûr qu’on n’irait pas chercher une fortune chez les plus pauvres, mais reste que “un peu” c’est mieux que rien du tout. Mais vous trouvez ça normal que presque la moitié de la population ne paie pas d’impôts? Vous approuvez? Si non, quelle serait votre suggestion pour palier ce manque? Taxer les plus riches? “Awaye le con, crache ton cash!”??!
      Julie Ledoux

    • Gauche ou droite, notre portefeuille est toujours sous haute surveillance …

      Quand ce n’est pas l’État qui nous taxe, c’est le privé qui s’invente des astuces pour venir cueillir notre “richesse”.

      Y’a qu’à penser aux pétrolières, aux banques et aux compagnies d’assurance …

      Choisir celui qui nous tond comme des moutons, c’est l’histoire du monde démocratique. Au moins on à gagner le droit de « choisir », c’est toujours ça.
      F. Jean

    • Hum, des biens beaux commentaires qui semblent tous aller dans le même sens la pauvre petite classe moyenne est opprimée. La vérité est toute autre selon moi, en fait, les salaires au Canada sont beaucoup trop élevés pour nous permettre la moindre compétitivité internationale. La classe moyenne indienne, chinoise, brésilienne, etc. gagne beaucoup moins et ne se plaint pas.

      De plus, on voudrait taxer plus les pauvres, mais de qui parle t-on là des familles monoparentales ou des personnes âgées seules et sans défense qui sont, soulignons les classes de population les plus pauvres.

      Et, l’inévitable réduction des services, bien entendu. Depuis que les québécois ont plus ou moins abandonné leur style de vie collectiviste, notamment avec l’arrivée du tracteur pour réduire les besoins de main d’œuvre à la ferme, nous avons adapté un mode de vie plus individualiste. Donc, plus dépendant sur un filet social élaboré.

      Tout sa pour dire que y a pas de solution magique à la situation, car il faut agir, les finances publiques sont dans le rouge et pas à peu près. Le conference board of canada citait récemment que malgré les signes de reprise, les finances publiques québécoises ont été fortement mises à l’épreuve et constituent désormais un risque sérieux.

      Xavier Corriveau
      Étudiant en sciences de la consommation

    • a Gasston t’a parfaitement raison. Dans mon cas, malgré mon profond attachement au Québec et ma culture, mes convictions nationalistes ….etc j’ai décidé dernièrement de faire comme les joueurs de hockey…«let’s get the PUCK out of here». Immense déception surtout depuis que j’ai tenté d’accéder au syst. de santé. Accès a un médecin de famille (même si tu est seul) c’est une formidable occasion de te faire ridiculiser par «Le réseau». Tu va au privé, comme je l’ai fait, alors la tu découvre les pénalités fiscales vicieuses mises en place pra …devinez qui.
      Je suis libre et la maison est a vendre. Profondément déçu et trahi (a 68 ans) je dékwiss tres bientôt. Portez-vous-bien le samis
      Peter Largie

    • @dc savard

      Au sujet du 42% des Québécois qui ne paient pas d’impôt, trois pistes de reflexion:

      1) De ce nombre, combien paieraient des impôts si tous leurs revenus étaient déclarés?
      2) Pour ceux qui ne tombent pas dans la catégorie ci-haut, comment faire pour leur créer de la richesse? Nulle richesse n’a jamais été crée avec des impôts lourds et un gouvernement trop gras
      3) Si les services sont pour 100% de la poluation mais sont payés par 58% de la population, alors il faut revoir à la baisse ces services et laisser une plus grande place au privé; triste à dire, mais ce n’est peut-être pas tout le monde qui devrait avoir accès à tous les services. Une personne sur le BS, à moins d’être en recherche d’emploi active, ne devrait pas avoir recours aux garderies à $7

      Paul Gendron

    • La forume “taxer les riches”, que j’entend depuis des lunes, me fera toujours rire…

      Il sont où les riches au Québec? Oui je sais, vous allez me nommer Desmarais… Péladeau… Laliberté… et après? Ils sont où les vrais riches au Québec?

      S’il y a une chose en quoi le Québec est riche, c’est en pauvres…. et il est pas la même occasion très pauvre en riches! On taxes qui alors? Des fantômes?

      Et si on commençait pas plutôt par arrêter de vivre en province riche, chose que nous ne sommes pas?

      Tristan Morelli, T-R

    • @tendrement: Vous avez raison, les conditions de vie sont bien meilleures dans vos beaux paradis socialiastes (Cuba, Corée du Nord, Viet-Nam, Vénézuela…) ;)

      C’est l’omniprésence de l’État qui a amènera le Québec à sa perte, pas le capitalisme.

      Tristan Morelli, T-R

    • Pauvreté:
      Le taux de faible revenu des familles classe le QC au 2e rang canadien, à 6%, contre 7,9% pour l’Ontario, par exemple (La Presse Affaires, 9 avril 2010,p.3). Les chiffres sont de Statistique Canada.

      Fiscalité:
      “La charge fiscale nette que doivent supporter les contribuables québécois est inférieure à la moyenne du G7 est très compétitive par rapport à celle des Américains.” (La Presse, Rudy Lecours, citant une étude de la chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l’U. de Sherbroooke).
      Les impôts sont plus élevés, mais les cotisations sociales moindres (ex.RRQ) et prestations plus élevées (ex.soutien aux enfants).

      Politiques familiales:

      Montant net dont dispose une famille avec des revenus bruts de 75 000$ (2 enfants à l’école):

      QC: 59 537$
      CA: 59 381$

      (L’écart est bien plus grand avec des enfants en garderie, bien sûr).

      Part du revenu brut dont dispose une famille type avec deux enfants (pour 70 000$ de revenu):

      QC 79%
      FR 69%
      USA 66%

      (Source: Le Québec, paradis des familles Francis Vailles, La Presse, 6 nov.2008, citant une étude)

      Autre chose:
      Le Canada a beaucoup moins souffert de la récession que les autres pays de l’OCDE, et le Québec moins que les autres provinces.

      Conclusion:

      Si on ne regarde qu’une seule donnée, sans tenir compte de l’ensemble des faits, on a nécessairement une vision déformée de la réalité. Il est vrai que les Québécois paient plus d’impôts, mais ils reçoivent beaucoup plus de services, souvent gratuits (santé) ou à faible coût (garderies, université).

      J’ai vraiment du mal avec le caractère simpliste des réactions de certains…

      L. Martin

    • @Phazon
      Il y a plein de riches ! Une grosse maison, 2 chars de luxe, des voyages, une piscine, un chalet et hop ! Toute personne qui vit dans le luxe peut et mérite d’être imposée davantage.
      Et si certains arrêtaient de vivre aussi richement et luxueusement, dans une province qui est ni riche ni pauvre.
      @Paul Gendron
      Ceux qui ne payent pas d’impôt sont tous simplement trop pauvres pour en payer. Ce pourcentage est de 43 % au Canada et de 45 % aux USA (Voir le blogue de Lisée). Notre pourcentage est NORMAL.
      Nous ne sommes pas les plus taxé en Amérique du Nord (voir le blogue de Lisée). Nous offrons seulement beaucoup de services collectifs que nous devons payer, bien sûr. Si ce n’est plus l’État qui offre les services, ce sera le privé et ça ne coûtera certainement pas moins cher. Les frais seront individualisés. Individualisme rampant et mortifère.
      @Burn_mx
      Depuis quand le PLQ (et le PQ!) sont-ils des partis de gauche ? Il semble que pour vous un parti de gauche soit un parti qui dépense trop. Cette définition est inadéquate. Un parti qui dépense trop est incompétent, qu’il soit de gauche ou de droite. En plus, ça mettrait le gouvernement BUSH dans le camp des partis de gauche !!!! hihihi
      L’ADQ comme solution…hihihi

      Olivier Laroche

    • @teddybear

      1 mai 2010
      15h04

      Pauline Marois est une “Travailleuse sociale”…à moins qu’elle ait pris des cours du soir!!!

      Gilles Tremblay, Québec

    • @phazon

      1 mai 2010
      18h11

      Tout à fait d’accord avec vous. Je vais cependant rajouter certaines choses:

      1) Le principal problème du Québec c’est qu’il y a beaucoup trop de gens qui ne contribuent pas (ou très peu) aux revenus du gouvernement. 40% ne paient pas d’impôt du tout et ajouter un autre 20% qui en paient très peu. En fait, seulement 31% de la population assument 82% des revenus du gouvernement.

      2) Il y a considérablement d’abus des services offerts. C’est le gros défaut des personnes qui ne contribuent pas. Elles sont sous l’impression que tout est gratuit.

      3) Trop de décrocheur scolaire. Tous ces gens sont en général de futurs pauvres qui ne contribueront pas durant leur vie.

      4) Le Québec s’est doté de beaucoup trop de programmes sociaux qu’il n’avait pas les moyens de se payer…Plus facile de dire qu’on n’a qu’à taxer les riches.

      Parlons un peu des médias: Présentement, les différents journaux présentent presque 2 à 3 pseudo scandales par jour. Ils sont en train de mettre dans la tête de beaucoup de gens que notre déficit de 6 milliards est du aux bonis et différentes fraudes ( évidemment par les libéraux) et que si on éliminait tous ces bonis et primes, le déficit serait ainsi éliminé. Mettons que toutes ces malversation représentent 100 millions (Ce qui est probablement exagéré)…On a besoin de 6 milliards par an.

      Gilles Tremblay, Québec

    • @phazon
      Le capitalisme à créer beaucoup de richesse depuis 30 ans. Le problème c’est que cette richesse est concentré dans un groupe de plus en plus restreint. L’écart entre les riches et les pauvres ne cessent de grandir. Ce sont les politiques économique néo-libérale qui est la cause de cette distribution injuste de la richesse. Distribuer équitablement la richesse n’est pas antinomique au capitalisme. Ca prend une volonté politique par contre.

      Michel Leclerc

    • tendrement

      1 mai 2010
      21h01

      @phazon
      Le capitalisme à créer beaucoup de richesse depuis 30 ans. Le problème c’est que cette richesse est concentré dans un groupe de plus en plus restreint. L’écart entre les riches et les pauvres ne cessent de grandir. Ce sont les politiques économique néo-libérale qui est la cause de cette distribution injuste de la richesse. Distribuer équitablement la richesse n’est pas antinomique au capitalisme. Ca prend une volonté politique par contre.

      Michel Leclerc

      __________

      Vous évoquez des évidences. ”L’écart entre les riches et les pauvres ne cesse de grandir.”
      Oui.

      Dans capitalisme il y a le mot “capital” . Distribuer équitablement la richesse n’est pas le but du capitalisme.

      Donc il faut changer de “modèle”. Les volontés politiques actuelles ne permettront jamais un tel changement.

      Alors on fait comment ?

    • Encore oublié de signer sur mon commentaire de 22h50

      Robert Duquette

    • @lestat

      1 mai 2010
      19h40

      Je veux bien comprendre vos arguments mais il reste que le Québec est le cinquième pays le plus endetté de la planète (Si on considère le Québec comme un pays évidemment). Il a présentement un déficit de 6 G$ qui sera presque de 15 G$ en 2014…si rien n’est fait. Le Québec se paie trop de programmes sociaux (17,5 G$ de plus que l’Ontario). Il a le plus haut taux de décrochage au Canada. Le Québec a le quart de la population de la Californie et a pourtant deux à trois fois plus d’employés de l’état….etc.

      Gilles Tremblay, Québec

    • phazon et pager s’entendent comme laron en foire pour vomir encore une fois sur les institutions québécoises.

      Un des vrais problèmes, mais pas spécifique au Québec, ce sont justement ces “self-haters” du type phazeux et pager.

      Jean Émard

    • @mcdoux

      La solution n’est évidemment pas de taxer les plus pauvres.

      J’irais surement voir ou il y a de l’argent: Les ministeres de la santé, l’éducaton, les transports !

      Encore que… une commission d’enquete aiderait à voir ou va les sommes qui y sont envoyées.

      C’est parfaitement inutile d’envoyer un dollar de plus si ce dollar est gaspillé. En tout …. il me semble.

      bernard roy.

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