Le blogue de l'édito

Archive, mai 2010

Lundi 31 mai 2010 | Mise en ligne à 12h29 | Commenter Commentaires (21)

Moins d’élèves par classe: un gain significatif?

290344-06_mPhoto Alain Roberge, La Presse

NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publiera désormais que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.

Ariane Krol

Ça fait des années que les enseignants le réclament, voilà que deux de leurs syndicats viennent de l’obtenir. La taille des classes au primaire et durant les deux premières années du secondaire diminuera dès la rentrée, prévoit l’entente de principe annoncée hier par la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) et l’Association provinciale des enseignants du Québec (APEQ).

Les classes du primaire et de la première secondaire accueilleront un maximum de 28 élèves, celles de deuxième secondaire ne dépasseront pas 29 jeunes. Actuellement, elles peuvent en compter jusqu’à 32. Les classes seront encore moins populeuses en milieu défavorisé: 20 élèves au maximum.

Notez que les enseignants affiliés à la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), qui se trouvent surtout dans la région de Montréal, de Laval et de l’Outaouais, ne font pas partie de cette entente. Les négociations se poursuivent pour la FAE, qui compte quelque 30 000 membres, soit environ 30% des effectifs provinciaux.

L’entente répond à d’autres revendications des enseignants, notamment en permettant à ceux qui débutent dans le métier d’accéder plus rapidement à des contrats à temps partiel. Évidemment, Québec et les syndicats s’en félicitent. Mais trois ou quatre élèves de moins par classe, est-ce un gain significatif?

Parents, avez-vous l’impression que vos enfants recevront une formation de meilleure qualité? Et s’il y a des profs dans la salle: sera-t-il plus facile pour vous d’enseigner? L’entente ajoute aussi 20 millions pour soutenir les élèves en difficulté. Est-ce que suffisant pour qu’ils puissent être intégrés aux classes régulières sans perturber celles-ci?

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Lundi 31 mai 2010 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (24)

Une vraie coalition

Michael Ignatieff et Bob Rae (Photo Reuters)

Michael Ignatieff et Bob Rae (Photo Reuters)

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André Pratte

L’installation au pouvoir, au Royaume-Uni, d’une coalition conservateurs-libéraux démocrates, a relancé les discussions à Ottawa sur une éventuelle coalition susceptible de déloger le gouvernement de Stephen Harper. Si les Britanniques le font, pourquoi pas les Canadiens? L’idée de coalition, que M. Harper avait tuée à coups de «séparatistes», a repris du poil de la bête.

Dans un texte publié sur son site internet, le député libéral Bob Rae se souvient avec nostalgie du temps où, chef du NPD de l’Ontario, il avait formé une coalition avec les libéraux de David Peterson pour ravir le pouvoir au Parti conservateur, qui venait d’obtenir une pluralité de sièges aux élections générales. C’était en 1985, il y a 25 ans.

«Dans un système parlementaire, écrit M. Rae, les élections produisent un parlement, et c’est le parlement qui fait le gouvernement. Tel fut l’enseignement de 1985. Tout le bavardage au sujet du parti qui «remporte un mandat» sans qu’il ait obtenu la majorité au parlement n’est que cela, du «spin» partisan, sans aucune signification. C’est une leçon qu’il vaut la peine de retenir.» Un message subliminal à son chef et ancien rival, Michael Ignatieff?

Le plus récent sondage sur la politique fédérale, publié dans La Presse ce matin, accorde 35% des intentions de vote au Parti conservateur, 27% au Parti libéral et 19% au NPD. Si des élections avaient lieu aujourd’hui et que les libéraux et les néo-démocrates obtenaient ensemble une majorité de sièges, ne serait-il pas légitime pour eux de négocier un pacte de gouvernement? Sans doute. Le problème, c’est qu’un tel scénario est peu probable. Le PLC et le NPD auraient propablement besoin du soutien du Bloc québécois. Et on sait quelle réaction cela provoquerait au Canada anglais.

Un tel scénario ne collerait pas non plus avec celui qui se joue en Angleterre. Là, la coalition est dominée par le parti qui a obtenu le plus de sièges, les conservateurs de David Cameron. Il est vrai qu’il y a eu des négociations entre les travaillistes et les libéraux-démocrates, mais les observateurs avaient vite qualifié ce projet de «coalition des perdants». Sans compter que ces deux partis auraient eu besoin, pour avoir la majorité, de l’appui des indépendantistes écossais…

Si les partis du centre-gauche du Canada sont prêts à parler coalition, pourquoi ne le font-ils pas AVANT les prochaines élections? Pourquoi ne se fondent-ils pas en un seul parti, présentant aux électeurs une solution de rechange forte aux conservateurs? Angus Reid a testé cette hypothèse dans le sondage publié ce matin: une coalition Libéral-NPD dirigée par Jack Layton obtiendrait plus de votes que le Parti conservateur. L’hypothèse vaut donc la peine que les deux partis l’envisagent.

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Samedi 29 mai 2010 | Mise en ligne à 10h31 | Commenter Commentaires (33)

André Mathieu au cinéma

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Mario Roy

La sortie en salles du film L’Enfant prodige (le film de Luc Dionne sur André Mathieu), ce week-end, me remet en mémoire un film de… 1947 9683137(non, je n’étais pas encore au monde à ce moment-là…) qui a dû donner à beaucoup de Québécois une première occasion d’entendre notre “Mozart” à nous.

Il s’agit du film La Forteresse , tourné à Québec, qui mettait notamment en vedette Paul Dupuis et Nicole Germain. J’en parle ici parce que la trame musicale du film était faite à partir du deuxième mouvement du Concerto de Québec d’André Mathieu, interprété par Neil Chotem. En 1947, Mathieu avait 18 ans et avait composé ce concerto cinq ans plus tôt -incroyable, non ? Il s’agit d’un film policier dont j’ai oublié le détail mais qui m’avait beaucoup frappé, notamment par sa musique, lorsque je l’avais vu à la télé dans les années 70 (il est toujours à la télé, d’ailleurs, accessible par le service de films sur demande d’un célèbre câblodistributeur…).

Est-ce que, parmi nos fidèles lecteurs, quelqu’un a un souvenir particulier de ce film ? Ou, l’âge aidant, a assisté à une partie de son tournage dans les rues de Québec ?

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