Photo Alain Roberge, La Presse
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Ariane Krol
Ça fait des années que les enseignants le réclament, voilà que deux de leurs syndicats viennent de l’obtenir. La taille des classes au primaire et durant les deux premières années du secondaire diminuera dès la rentrée, prévoit l’entente de principe annoncée hier par la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) et l’Association provinciale des enseignants du Québec (APEQ).
Les classes du primaire et de la première secondaire accueilleront un maximum de 28 élèves, celles de deuxième secondaire ne dépasseront pas 29 jeunes. Actuellement, elles peuvent en compter jusqu’à 32. Les classes seront encore moins populeuses en milieu défavorisé: 20 élèves au maximum.
Notez que les enseignants affiliés à la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), qui se trouvent surtout dans la région de Montréal, de Laval et de l’Outaouais, ne font pas partie de cette entente. Les négociations se poursuivent pour la FAE, qui compte quelque 30 000 membres, soit environ 30% des effectifs provinciaux.
L’entente répond à d’autres revendications des enseignants, notamment en permettant à ceux qui débutent dans le métier d’accéder plus rapidement à des contrats à temps partiel. Évidemment, Québec et les syndicats s’en félicitent. Mais trois ou quatre élèves de moins par classe, est-ce un gain significatif?
Parents, avez-vous l’impression que vos enfants recevront une formation de meilleure qualité? Et s’il y a des profs dans la salle: sera-t-il plus facile pour vous d’enseigner? L’entente ajoute aussi 20 millions pour soutenir les élèves en difficulté. Est-ce que suffisant pour qu’ils puissent être intégrés aux classes régulières sans perturber celles-ci?
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(non, je n’étais pas encore au monde à ce moment-là…) qui a dû donner à beaucoup de Québécois une première occasion d’entendre notre “Mozart” à nous.


