
Photo Patrick Sanfaçon, La Presse
NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publiera désormais que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Ariane Krol
Ça n’est pas si simple que ça en a l’air. Pendant des années, les agriculteurs, les fabricants et les associations de consommateurs ont dénoncé la réglementation fédérale. En effet, il suffisait que 51% du coût total d’un alimentait ait été encouru ici pour qu’il puisse s’afficher «Produit du Canada». Un fabricant pouvait ainsi importer des olives en vrac, les mettre en pot et y inscrire l’appellation convoitée, car les coûts de production dépassaient ceux de la matière première.
L’an dernier, après de nombreuses consultations, Ottawa a changé les règles du jeu. Désormais, pour qu’un aliment soit considéré comme un «Produit du Canada», 98% de ses ingrédients doivent provenir d’ici. Il suffit d’un peu de sucre, de café, de chocolat ou d’huile d’olive pour le disqualifier. Du pur délire! Les produits de Biscuits Leclerc, fabriqués dans la région de Québec depuis plus de 100 ans, sont désormais exclus. Tout comme la confiture de bleuets du Lac Saint-Jean, et un tas d’autres produits du terroir.
Devant la grogne, Ottawa a décidé d’ouvrir une autre consultation. «L’objectif est d’établir le bien-fondé d’une liste d’ingrédients exclus du calcul du 98%, et lesquels», m’a expliqué le ministre d’État à l’Agriculture, Jean-Pierre Blackburn.
De fait, producteur de confitures de petits fruits québécois aura beau chercher, il ne trouvera pas de sucre de canne cultivée au Canada. L’utilisation de sucre importé ne rend donc pas son produit moins local. Les cornichons importés d’Inde, par contre, font directement concurrence aux cucurbitacées canadiennes. Si le fabricant souhaite s’afficher «Produit du Canada», il devrait être obligé d’acheter cet ingrédient ici.
Si le sujet vous intéresse, allez répondre au court sondage de l’Agence canadienne d’inspection des aliments. Et, surtout, dites-nous ce que vous en pensez.

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gillesmenard
30 avril 2010
06h48
C’est un produit contenant beaucoup trop d’agents de ”conservation”.
Gilles Ménard
q.terreux
30 avril 2010
08h52
Une consultation pour déterminer que la canne à sucre ne pousse pas sous le pont Champlain ?
Je crois qu’ils prennent les consommateurs pour des cons primaires.
Robert Duquette
carbone-14
30 avril 2010
09h48
C’est un drapeau du CH made in China. Y.ROY, Mtl.
carbone-14
30 avril 2010
12h55
Cet article nous ramène indubitablement aux Républiques de Bananes encore une fois, mais étant donné que je suis probablement hors sujet, je me tais….
Y.ROY, Mtl.
jinnyoutaouais
30 avril 2010
15h52
Merci d’avoir mis ce lien sur votre blogue.
On se plaint souvent que le gouvernement impose des règles arbitraires, alors tous les lecteurs devraient se donner la peine de répondre au sondage. Je viens de le faire et j’ai trouvé le questionnaire bien fait.
G. Bertrand
pmdderuelle
30 avril 2010
16h19
produit du canada est quand meme mieux que l’etiquette aliment du quebec… car je sursaute quand je vois du cafe ( mon illustre concurent…) s’affichait comme un produit local….a grand renfort de fleurs de lys bleue PQ…
pierre m de ruelle
derteilzeit-berliner
30 avril 2010
16h52
Ce que j’ai répondu… Un produit du Canada est un produit donc l’ingrédient principal vient du Canada. Des ananas, ça pousse pas ici, alors même mis en boite en Ontario, c’est pas canadien. Mais de la compote de pommes de l’ile d’Orléans, même si le sucre vient de Cuba, les pommes viennent d’ici donc produit du Canada.
derteilzeit-berliner
30 avril 2010
16h52
Signature: JG
alexnado
30 avril 2010
17h03
La règle doit rester. Mais on doit prévoir une exemption pour les ingrédients qui ne sont pas disponibles de façon domestique. Comme le sucre. Pour autres producteurs ont l’opportunité d’utiliser l’appellation “fabriqué au canada”, alors de quoi se plaignent-ils?
Alexandre Nadeau
ectic
30 avril 2010
18h08
Et si au lieu de 98% d’ici les ingrédients on disait , je c pas 75% ou 80% ? Si ya plus que ça de sucre ou autres trucs bizarres, c’est pas un produit : c’est une ordure ….
Jean Aitrodit
dcsavard
30 avril 2010
20h09
Bien, c’est quoi l’idée d’afficher que le produit est fabriqué ou produit au Canada? L’idée, c’est de permettre au consommateur d’exercer un choix qui soit favorable à l’emploi local et à l’économie locale. Donc, si emballer des olives localement produit proportionnellement à la valeur de la matière première de la richesse locale, pourquoi pas? Je veux dire, il y a des olives emballées en dehors du Canada qui produisent zéro richesse localement et zéro emploi. Alors que celui qui se donne la peine de les faire emballer par des personnes d’ici, favorise l’économie locale. Donc, il devrait pouvoir s’afficher comme tel, puisque c’est ça l’idée derrière l’appellation fabriqué ou produit au Canada.
Là, il faut faire la distinction avec les produits du terroir et tout ça. Mais, l’appellation fabriqué au Canada n’a rien à voir avec le terroir. C’est juste une façon pour le consommateur de savoir que l’argent qu’il dépense pour le produit X plutôt que le produit Y permet la création d’emplois au Canada.
Donc, la fabrication des biscuits Leclerc, des confitures de bleuets, etc, tout ça est bel et bien fabriqué au Canada. L’ancienne formule était la bonne à mon humble avis. C’est juste que certains marchands et commerçants ont voulu lui donner une portée plus grande que ce qu’elle avait cette appellation. Il faut en revenir à l’idée originale derrière cette étiquetage.
Denis-Charles Savard
jolico
30 avril 2010
23h52
Euhhhh… j’ai tenté d’aller répondre au sondage, et le mot-clé ici est “tenté”. Est-ce une farce?
Il y a des gens pour qui ce n’est pas important l’étiquetage, mais ce que j’aimerais voir, disons sur une boîte de carottes et pois (mélangés) en conserve serait du genre: carottes 100% du Canada, pois 45% du Canada, 55% des USA, et la liste d’agents de conservation et des proportions de sel et sucres divers. Pourquoi pas une mini-liste au début de la liste d’ingrédients – avec provenance des ingrédients principaux – sur les produits comme: Préparé au Canada (à cocher si oui), Emballé au Canada (à cocher si oui)?
Mais en plus, j’aimerais que les importateurs et distributeurs demandent à leurs fournisseurs d’imprimer des listes selon les mêmes normes que nous avons ici. C’est embêtant quand on met la main sur un produit étranger dont tout l’étiquetage est dans une langue autre que le français et l’anglais.
J. Lincourt
siempre
1 mai 2010
16h46
Bon j’ai hésité quelque peu avant d’y ajouter mon avis. Avant tout il faut reconnaitre que tout ceci releve du Fédéral et que le contenu permettant d’alléguer que c’est du Canada est un puissant instrument de marketing avant tout. La protection du terroir est très secondaire pour ceux qui nous poussent leurs produits, et comme il est de pratiques plus ou moins courantes «on» n’hésite pas a tordre les concepts et données. Pourvu que ca vende. Ici j’attire votre attention a un intéressant article paru dans l’Actualité d’avril, intitulé Manger Québecois -La grande Illusion. Tres révélateur pour ce qui concerne les enjeux ($$$$). Ensuite vient le phénomène du de la transposition du concept au Québec. Alors la c’est le délire. Les supercheries sont nombreuses et malgré plusieurs «plaintes» ca se poursuit sans aucune gêne.
Le principal problème les n’est pas les règles mais surtout la façon de le contourner impunément et par le fait-même de tromper le consommateur.
Mais tout cela est Fédéral,,,alors…Prions
Peter Largie