Photo: Dans l’ordre habituel: Fo Niemi, directeur exécutif du Centre de recherche-action sur les relations raciales, Maria Gallardo, d’origine philippine, et son fils Luc. (Alain Roberge, La Presse)
NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publiera désormais que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Ariane Krol
L’affaire avait défrayé la manchette au printemps 2006. Un élève de sept ans d’origine philippine se fait réprimander à cause de ses manières à table. La mère va à l’école pour expliquer à la surveillante qu’il est normal, dans la culture philippine, de manger à la fois avec une fourchette et une cuiller. L’échange se passe mal, une discussion subséquente avec le directeur de l’école aussi. La mère raconte son histoire aux médias, provoquant une réaction indignée de l’ambassadeur des Philippines à Ottawa et incitant même des protestataires à défiler devant l’ambassade du Canada à Manille.
Quatre ans plus tard, le Tribunal des droits de la personne vient de condamner la commission scolaire et deux employés de l’école à verser 17 000 $ de dommages à la mère. Je suis tombée des nues. Comment un incident aussi banal a-t-il pu dégénérer à ce point?
La réponse se lit en filigrane dans le jugement du Tribunal: les parties ont été incapables de s’entendre parce qu’elles ne parlaient pas de la même chose. On devine la mère outrée et blessée par ce que vit son fils, et l’école agacée par ce parent envahissant. L’une voit du racisme, l’autre une «fatigante».
Comme c’est souvent le cas dans ces chicanes, les parties se contredisent et aucune n’est en mesure de prouver que les paroles reprochées à l’autre ont bel et bien été prononcées. Ce n’est pas pour rien que la Commission des droits de la personne n’a retenu qu’un seul motif de discrimination, admettant que la preuve ne permettait pas de conclure sur le reste.
À ce stade, les deux parties auraient pu accepter l’offre de la Commission et retourner en médiation. La mère, appuyée par le Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR), a préféré aller devant le Tribunal des droits de la personne.
Certains diront qu’elle a bien fait, puisque le tribunal lui a donné raison. Moi, je persiste à croire que cette histoire n’aurait jamais dû se rendre aussi loin. Qu’on aurait dû forcer les parties à régler ça sur le terrain, entre adultes.

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 










gimenez
28 avril 2010
13h41
Contre l’État de droit, Ariane Krol refuse et résiste. Contre le pouvoir du Tribunal des droits de la personne, Ariane Krol a choisi un combat.
Alexandre Bélanger
davidsonstreet
28 avril 2010
13h46
Racisme
Jean-François Vincent
Montréal
gillesfpelletier
28 avril 2010
13h52
Quand un pays possède des lois pour protéger les droits de la personne, il devient une proie facile pour toute personne qui essaye de profiter d’une faille dans la législation pour en obtenir des bénéfices monétaires par la suite. Le genre de litige qui a été évoqué dans l’article de ce blogue n’aurait jamais dû se retrouver devant les tribunaux. La Commission scolaire aurait pu trouver une solution intelligente et honorable et l’histoire n’aurait pas fait l’objet de la moindre manchette dans un journal à potins.
Hélas, au Québec nous sommes souvent en déficit du GBS, c’est-à-dire du gros bon sens. Enfin, faudrait dire aussi que nous n’en sommes pas à ce seul déficit. Il y en a bien d’autres.
Gilles Pelletier, Québec
bananajoe
28 avril 2010
14h03
Il me semble que quand tu vas à quelque part et que quelqu’un te dit : ” Ici, quand tu manges comme ça, t’as l’air d’un sale cochon”.
Il me semble que tu te forces un peu pour mieux paraître (à table), non ?
Yves Pinchaud
pamplemousserose
28 avril 2010
14h06
si des gens se rendent en cour supreme pour l histoire du cours sur les religions dans les écoles québécoises il est plus que justifié que le cas présent se rendent en cour.
ça prend pas un bac pour comprendre ça.
osman mehmet gazi
ramses2.1
28 avril 2010
14h10
Que la décision aille dans un sens ou dans l’autre le problème c’est le Tribunal des Droits de la personne. Il faut dépoussiérer cette institution caduque.
Jean Émard
basel
28 avril 2010
14h21
Moi ça me fait plaisir de voir que le tribunal punit l’attitude de “notre culture est la meilleure”. Si les adultes qui surveillent nos enfants et qui les éduquent ne savent pas accepter les différences, comment pensons nous que les enfants vont se traiter entre eux?
Basel Al-Kana
hermy
28 avril 2010
14h48
Durant ma carrière de 31 ans à la DPJ de Montréal, je peux vous confirmer que les conflits entre certaines écoles et certains parents dégénèrent au point que l’escalade prend des proportions extrêmement déplorables… et que tous finissent par s’accuser des pires intentions et des pires maux. D’ailleurs, tous les intervenants de la DPJ vous diront que, très souvent, ils doivent alors agir à titre de ‘médiateurs’, ce qui n’est pas leur rôle et qui ne relève pas de leur fonction.
Par ailleurs, lorsque cela survient, les intervenants de la DPJ se retrouvent eux-mêmes pris dans des situations ‘très délicates’ et, s’ils prennent partie pour l’un ou pour l’autre des protagonistes, ils risquent fort bien de se retrouver eux-mêmes à se débattre avec une plainte faite par la partie mécontente. Les situations sont souvent inextricables et, habituellement, c’est l’élève qui écope de nombreuses façons.
Il faudrait, selon moi, que dans de tels cas de conflits parents-école, il y ait une OBLIGATION des parties de se référer à un professionnel à l’externe de la Commission scolaire, un genre d’ “Ombudsman scolaire”.
Je crois fermement que la fréquence de telles situations dans de nombreuses écoles exige une telle procédure… même si, de fait, ces situations font rarement l’objet d’une plainte formelle à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.
hermy
28 avril 2010
14h49
J’ai oublié de signer : André Delisle, Montréal
bccc
28 avril 2010
14h56
Bonjour, vraiment de l’enfantillage. C’est quoi le problème de manger avec deux ustensiles. Un ou une surveillante s’est senti investi d’un pouvoir divin (boss de bécosse) et a voulu exercer son autorité.
Bernard Ouellet
expoutine
28 avril 2010
15h03
Quand une ONG (CRARR) se trouve une cause pour justifier son existance, il n’y a malheureusement plus rien de rationnel .
Mario Olivier
samsuffi
28 avril 2010
15h08
Je trouve juste le montant de $17,000 très petit. Elle aurait pû au moins y aller pour $170,000 la madame.
La victoire se fait surtout sur la société raciste (Villanueva)(niqab) et homophobe (incident Weir) qu’on retrouve continuellement au Québec. Irma Elkouri ne cesse de déplorer le profilage racial et le racisme des Québécois. Elle a raison.
L’État québécois est un buffet à volonté et chacun peut se servir à volonté. Il n’y a pas de limites, de balises. Cette démarche juridique fait parti du cours BS 101 qui se donne au CEGEP. Ces gens ne font que se servir de leurs droits comme tout le reste de la société.
Merci à ces gens de nous fournir une autre occasion d’affaires.
Félicitations à Fo Niemi et Maria Gallardo!
E.V.Ross
tipoporapido
28 avril 2010
15h11
Quand on commence sa phrase par “dans ton pays…” c’est du racisme, de l’intolérance et du rejet.
Vraiment pas fort, en milieu scolaire en plus, un lieu d’éducation, ça devient de l’incompétence. De là à dire que ça vaut 17000$, je ne le pense pas mais les institutions, comme les gens, ne comprennent que ce langage…
P.Lavoie
claude_lafreniere
28 avril 2010
15h21
Bonjour Mme Krol
Vous avez écrit (à juste titre): «cette histoire n’aurait jamais dû se rendre aussi loin».
ET ce n’est pas la première fois car ce cas est analogue à celui du jeune Sikh et de son Kirpan [1]: il s’agit de la part des responsables d’une ignorance abyssale non seulement de la culture des autres mais du simple fait que des différences culturelles existent et sont, en général, aussi valable que les nôtres.
L’inculture généralisée est le style de notre époque, une retombée dans une nouvelle barbarie. C’est le règne des analphabètes fonctionnels et des illettrés au pouvoir!
J’observe le Québec avec autant de dégoût qu’Ammien Marcellin observait les regnum barbarum dans l’ex-Empire Romain d’Occident. Quelle confrérie d’avachis et de sombres ignorants aussi prompt à dégainer des poursuites judiciaires que les barbares de ce temps-là des scramasaxes ou des francisques!
Quelle sera la prochaine sottise des éducateurs sans éducations du Québec? Faire un drame si un jeune chinois utilise des baguettes?
Note: [1] en ce qui concerne le kirpan du garçon, je ferai remarquer aux Sainte-Nitouche de la cervelle qu’étant jadis moi-même un gamin,. comme tous mes amis, j’avais moi aussi un petit canif pour “gosser” du bois. Personne à cette époque n’aurai songé à en faire un drame ou à me le confisquer contrairement à mon sling-shot, à mon tire-pois et à mon fusil à patate! Confisqués … MAIS sans draaaaame.
:S
–
Claude LaFrenière
http://www.google.com/profiles/climenole
bloganon
28 avril 2010
15h28
Ignorance et mauvaise gestion.
J. Bouthillier
jeanfrancoiscouture
28 avril 2010
15h30
Les façons de faire à table d’un mousse de sept ans! Misère!!! Il me semble qu’on est rendus pas mal loin des droits fondamentaux dans un pareil cas, non? Comme le disait si bien le frère Conrad, notre prof de Latin, tournant en dérision nos niaiseries: «Où t’allons-nous?»
Je suis bien prêt à admettre que le comportement de la monitrice et son vocabulaire n’étaient pas la trouvaille du siècle mais je pense que tout le monde ici a perdu de vue l’aphorisme latin qui dit que «De minimis non curat praetor» et qu’on a monté en épingle un cas qui, s’il n’avait mis en cause que des «souchards*» ne serait pas allé plus loin que le bureau de la direction, et encore.
Mon âge étant ce qu’il est, j’ai vécu dans mon enfance d’écolier des situations où la «maîtresse», et plus tard le révérend frère Directeur, au vu de certains de nos comportements d’enfants, nous semonçaient de manière pas mal plus verte sans que nous ne sentions le besoin d’aller nous en plaindre à nos parents. De toute manière, cela aurait été inutile puisqu’à l’époque, les enseignants jouissaient d’un préjugé favorable de la part des parents et agissaient «in loco parentes» ce qui, de nos jours, n’est manifestement plus le cas.
Quelle image que ce petit, maintenant âgé de onze ans, vedette au Téléjournal, tirant fierté de tout cela. Un vrai futur contestataire. Et sa mère d’affirmer, en anglais soit dit en passant, que les droits de ne pas adopter les façons de faire à table de la société d’accueil, c’est sacré. Je serais curieux d’entendre Madame Louise Masson sur ce sujet.
Et m’est revenu à la mémoire un récent reportage télévisé dans lequel la Directrice des Communications de la ville de Wetsmount donnait des cours sur la bonne tenue à table à des enfants de l’âge de ce marmot. Et les petits étaient fiers d’apprendre. On était là à des années lumière d’une controverse de cafétéria qui vire à la foire d’empoigne et qui dure quatre ans.
Décidément, il y a des fois où il convient de se demander ce que devient le gros bon sens et ce, des deux côtés de la barrière lingusitico-culturelle.
Bon printemps,
J-F. Couture.
* «Souchard» Néologisme résultant d’une contraction issue de l’appellation «Québécois de SOUche canadienne-française» et du nom de son auteur, M. Gérard BouCHARD.
carbone-14
28 avril 2010
15h30
L’État ou la Cultûre? Vaste pôblème de Droits et de baguettes en effet… Où l’Étiquette a été faussement prise pour une règle. Bien fait pour eux….
Y. ROY, Mtl.
jinnyoutaouais
28 avril 2010
15h41
La crainte des poursuites et des dédommagements déraisonnables. Voilà pourquoi tant de services publics et d’organismes se mettent à quatre pattes pour faire des accomodements parfois même non sollicités.
G. Bertrand
pmdderuelle
28 avril 2010
15h48
Comme quoi qu’il est plus facile de declarer une guerre que de l’arreter!
La surveillante de cette ecole a manque de jugement, c’est l’origine du conflit, quand aux parents, tant mieux pour eux, cela leur fera passer de bonnes vacances estivales.. Chanceux.
pierre m de ruelle
laloueapril
28 avril 2010
15h56
La réponse est dans cette phrase:
[La mère, appuyée par le Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR),
a préféré aller devant le Tribunal des droits de la personne.]
Le CRARR et Fo Niemi sont très heureux de ce jugement.
Le CRARR soutient la confrontation tous les jours.
Plusieurs décisions de ce tribunal laissent plusieurs questions en plan….!
Très bizarre comme décision…….
Louise April(Laloue)
jcmarin
28 avril 2010
15h57
Je suis un peu sceptique sur la nature de la contribution de CRARR. En effet, l’organisation (CRARR) se dit auto-financée et indépendante. Oui, des partenaires privés contribuent mais aussi des organismes publiques. Donc, nous pouvons conclure que nous, les payeurs de taxe, payons indirectement pour cette organisation qui, probablement, à payé un avocat à madame ainsi que des frais juridiques.
SVP qu’un journaliste enquête!
Non, je ne suis pas raciste.
JC Marin
clark
28 avril 2010
16h16
Ridicule. Pis quand des éthiopiens vont se présenter et dires: ben nous autres on mange dans un plat commun avec nos doigts pis en plus on les lèche pour se nettoyer, vous allez dire quoi? À Rome fait comme les romains.
Guy Auger
herouxtown
28 avril 2010
16h21
Qui siège à ce tribunal? Qui a nommé les juges?
Jacques Plante
monsieur_bleu
28 avril 2010
16h21
Je suis d’accord avec tipoporapido : Quand tu commences une phrase avec “Dans ton pays…” pour faire un reproche ça frise grossièrement le racisme.
Et pourquoi l’école interdit à un enfant de 7 ans de manger avec une cuillère et une fourchette en même temps?
Il est où le problème avec le fait de manger avec 2 ustensils?
Va t’on empêcher les baguettes chez Sushi Shop ?
Bien d’accord aussi avec bccc, ça semble un cas de power-trip de surveillant(e) du midi !
Steve Beaulieu
carl1975
28 avril 2010
16h43
L’école a exagéré, mais d’un autre côté, je n’ai pas grand confiance au Tribunal et à la commission des Droits de La Personne, cela aurait dû aller dans le système de justice régulier tout simplement.
C.E Codère
Saint-Lambert
minotte
28 avril 2010
16h49
Mauvaise gestion ! j’ai toujours trouvé toute cette histoire ridicule. Il avait 7 ans, je le trouve bien habile à cet âge de manipuler 2 ustensiles ! Il utilise la fourchette pour glisser les aliments dans un cuillère, et puis après ? La majorité des gamins de son âge mettent les aliments sur la fourchette avec leurs doigts !
Le plus drôle est que cette histoire m’avait fait réaliser que depuis des années, sans savoir où j’ai pris ça, je mange les plats de riz à la façon des philippins, avec une fourchette et une cuillère. Faut croire que mes manières sont déplorables…
S. Girouard
sakamura
28 avril 2010
17h03
@claude_lafreniere : Je suis d’accord avec vous que bien des éléments ne devraient pas siéger dans nos règlements. Le canif en est un exemple que vous exprimez bien de façon éloquente, et je suis totalement d’accord. Les enfants se doivent d’être responsabilisés face à la vraie vie, et ce genre d’interdits est tout aussi stupide que les ustensiles en plastique dans les avions. Tout ceci ne fait qu’infantiliser et emmerder les gens qui sont honnêtes tout en donnant une fausse impression de sécurité, quand un gangster/terroriste bien déterminé va bien trouver le moyen d’apporter ses armes dans l’avion sans qu’on ne l’emmerde.
TOUTEFOIS … nous vivons hélas dans une telle société, et en Amérique du Nord, nous avons appris à nous infantiliser à un point ridicule, avec des mentions que le café est chaud, et des interdits aberrants, comme empêcher les chandails à carreau rouges style bucheron, interdit que j’avais dans mon école secondaire.
Et le “hélas” peut se transposer en “une chance” si on tiens compte des acquis que de telles limites nous procurent, dont la sécurité pour les interdictions de canifs. L’histoire du kirpan ayant envoyé un pavé dans la mare dans une direction différente que le sens commun, pour le meilleur ou le pire. La façon de manger de cet enfant en étant une autre.
Selon ces quelques lignes éditoriales, je ne me permettrai pas de juger quiconque, et souhaite que la décision ait été adéquate… et le montant est fort probablement juste.
@hermy: Qu’il n’y ait pas de médiation plus simple, c’est toutefois un non-sens. Je suis d’accord avec vous. Ne reste qu’à rester dans les limites du bon sens. Si toutes les décisions qu’une école peut donner doivent nécessairement passer par un ombudsman pour éviter des poursuites, ça devient impossible de gérer une école, et je plains déjà présentement les directeurs d’école, ça serait encore pire avec un tel système. Je peux imaginer la conversation: “Je veux vous suspendre une semaine; sexiste; ok, vous restez dans l’école et nous envoyons la cause à l’ombudsman”.
M. Donais
nininou
28 avril 2010
17h12
17 000 $ ???
Comment et pourquoi en sont-ils arrivés à ce montant? Pour un seul motif de discrimination.
Je trouve que c’est nettement disproportionné par rapport à l’offense somme toute mineure.
Nicholas Tremblay
ectic
28 avril 2010
17h15
28 avril 2010
13h40
En effet, cela n’aurait jamais du se rendre si loin, l’école aurait du faire s’assurer que le jeune ne soit pas pris à partis dans le conflit et réagir rapidement lorsque c’est arrivé. À partir de là ça devient du racisme ou à tout le moins de la xénophobie active …
Si je manger ma pizza avec les mains , je suis un sauvage ????? Bref, l’école n’a pas à se mêler de comment les gens font les chose, ce n’est pas leur mission.
Ma liberté arrête ou commence celle des autres. C’est vrai pour tout le monde, pas juste nous autres.
17000$ c’est bien beau, mais c’est plutot un blame ou un congédiment qui importe.
John Doew
russ
28 avril 2010
17h32
Je ne fais pas de commentaires…. parce qu’ils seraient racistes et xenophobes…. C’est quoi un minimum d’intégration? Pourquoi les gens d’ici, avec les coutumes d’ici ont-il nécessairement tort? Avec de tels jugements, de telles poursuites on ne fera qu’envenimer les relations interraciables et développer la xénophobie…
Je signe R.Gilbert
gillesmenard
28 avril 2010
17h35
Je mange toujours mon spaghetti avec une fourchette et une ”cuillère”pour le tourné et en faire une bouchée.Chez moi c’est scandaleux de couper les spaguettis.
Aussi il y a 80% des habitants de la planète qui mangent avec leurs doigts,c’est quoi être normal en ce domaine?
Gilles Ménard
gren
28 avril 2010
17h45
Que nos blogueurs sont naif! Beaucoup d’immigrés connaissent mieux les lois que nous. Ils savent très bien que les poursuites contre les gouvernements (NOUS) sont possibles. Avec les commissions que les avocats en retirent vous avez le duo explosif. Ne vous avancez pas traiter publiquement ces gens de quoique ce soit car vous aurez les chacals après vous. Posez vous la question: Qui fabrique ces lois?A qui elles rapportent? Vous comprendrez tout.
gren
28 avril 2010
17h46
désolé signé:n.y.grenier
creekcreek
28 avril 2010
18h23
monsieur R Gilbert dit:avec de tels jugements,de telles poursuites,on ne fera qu’envenimer les relations interracialeset développer la xénophobie.On emplit la poudriere d’explosifs et on se promene la-dedans éclairés de chandelles.Quand ca va nous petter au visage,il y aura plein de réactions de surprise.C’est pour quand un parti nationaliste de droite?Ne pourrait-on pas évaluer la pertinence de ne rien changer a la Charte qui nous met dans le pétrin de plus en plus?Dénichons quelques Sarko et quelques Labeaume pour ramener le GBS dans notre société canadienne. Commentaire de J.Poulin
ectic
28 avril 2010
18h27
@russ Que quelqu’un mange avec une cuillière et une fourchette ça change quelque chose à votre vie ? Ce petit gars va payer votre pension un jour ….
John doew
proculation
28 avril 2010
18h29
Ce qui me dérange c’est pas vraiment le 17 000$ mais surtout le montant que cet organisme doit recevoir en subventions de notre part.
Dans les deux cas, c’est nous qui payons pour vouloir vivre selon nos standards…
Olivier Gagnon
lavoial
28 avril 2010
19h23
On aura compris que la société d’accueil n’a qu’à se fermer la trappe. C’est l’immigrant ici qui fait la loi.
alain lavoie
joseemontreal
28 avril 2010
19h39
@ectic
J’ai eu un élève qui crachait sa nourriture et la ressortait de sa bouche avec ses doigts… il s’amusait à frapper sur son tube de yogourt pour le faire exploser, il y avait du yogourt partout et sur ses voisins… j’aurais dû le laisser faire car lui c’est comme ça qu’il mange?? Dans le cas ici, j’aurais félicité l’élève qui sait manipuler ses ustensiles… mais nous n’étions pas présents ni vous ni moi pour juger…
Josée Bélanger
2piedssulabavettedupoele
28 avril 2010
19h46
Devinez où est allé le 17 000$…dans les poches des avocats…same old, same old.
Richard Guimont
gringo39
28 avril 2010
21h04
L’Émigrant est conseillé par un employer du fédéral face aux lois et coutumes du Québec et vous croyez que cet employer ne fait pas bien son travail dans la mentalité des Canadians? Si vous et moi étions des émigrants pour la Province du Québec, nous ferions la même chose que ceux là qui arrivent ici car c’est au Canada que nous arriverions! Alain Maréchal
celebrome
28 avril 2010
22h27
P.s.
Pour ceux qui disent: encore un autre immigrant qui vient nous imposser ca facon de vivre……
Vous sortez d’ou vous ? Le jeune n’était pas a prier dans un coin ou a vouloir sacrifier un animal ou a faire n’importe qu’elle autre rituel religieux, il mangait avec une fourchette et une cuilliere………………………
Stéphane coté
lmisslucie
28 avril 2010
22h49
Pour avoir travailler longtemps avec le public, y travailler encore et travailler avec de nombreuses personnes issues de communautés culturelles, j’en ai plus qu’assez que plusieurs de ces personnes voient du racisme partout. Je suis présentement victime d’intolérance et de mesures vexatoires de la part d’un voisin. Un confrère noir, m’a avoué que si une telle situation lui était arrivée, il y aurait vu du racisme. La stupidité est répartie également entre tous les groupes. Alors, cette histoire ne mérite pas 17 000$, même pas de se rendre devant le tribunal des droits de la personne.
lmisslucie
28 avril 2010
22h49
oups
lucie paquette
raledieusoleil
28 avril 2010
22h57
En lisant cet article et le jugement du tribunal, je me dis que la peine décidé par le juge n’est pas suffisamment sévère. Il faudrait virer le personnel enseignant qui se permet d’émettre des phrases racistes ou discriminatoire, des jugements de valeurs ou qui cherche à créer un lien entre un geste à priori inacceptable et l’origine de l’enfant. Les enfants on besoins d’avoir de bons exemples, des personnes devant eux pour en prendre modèle. Dire à voix haute “Dans ton pays, est-ce qu’on se lave les mains ?” est rabaissant et humiliant pour cet enfant. Pourquoi a-t-elle besoins de savoir si on le fait dans son pays ou non?… Il faut simplement lui demander pourquoi il n’a pas envie de se laver les mains. Si la personne n’est pas capable d’analyser ses actes et paroles et donc à méta-communiquer, mieux vaut l’interdire d’enseigner avant de causer d’autres dégâts aux futurs acteurs de la société que sont les enfants d’aujourd’hui…
Ce que cet enfant a vécu est choquant, triste, méchant et raciste !
Pour info, je suis un Belge francophone et non pas un Québécois. Je ne suis pas en train de défendre ma cause ou ma situation de séjour au Canada. J’avais simplement envie de partager ma réflexion par rapport à cette tragique situation.
Bien à vous,
Raphaël Rousseau
jolico
29 avril 2010
00h19
C’est désolant de voir que les gens ne savent plus manipuler leurs ustensiles. Quand j’étais jeune (oui, encore une maudite fatigante de boomer), on nous apprenait très jeunes comment tenir nos ustensiles. La madame dans la pub pour le riz au micro-ondes se serait fait dire: “Eille, une fourchette, c’est pas une pelle mécanique!” chez nous. À ma grande peine, j’aimais bien voir Geneviève Borne dans une émission où elle allait manger un peu partout au monde, mais du style pelle mécanique! Au moins, les écoles d’étiquette vont un bon jour faire beaucoup d’argent. Et quelqu’un va vite se retourner de bord pour me dire quelque chose, genre: “On s’en fout, de l’étiquette (des bonnes manières)!” Oui, beaucoup s’en foutent éperdument, mais quand il s’agira de s’intégrer à l’élite de notre société, pour les rares qui en auront la capacité, il y en a qui auront des surprises, car leur façon de mal manipuler les ustensiles sera retenue contre eux même s’ils ont les plus beaux diplômes. S’ils croisent quelqu’un de généreux en conseils, cette personne leur suggérera l’école d’étiquette…
Et je peux assurer n’importe qui que dans le monde de la diplomatie, entre autres, même un anthropophage sait comment utiliser ses ustensiles dans les soirées élégantes.
J. Lincourt
mia-maude
29 avril 2010
01h20
Qui se souvient de ce jeune homme qui fut transpercé par une manchette (!) à bord d’un autobus à Montréal-Nord il y quelques années? C’était un crime d’une rare violence, tout-à-fait gratuit, et probablement un rite d’initiation à un gang de rue. Un portrait robot d’un suspect de race Noire fut alors communiqué aux médias et placardé dans tous les arrêts d’autobus de Montréal-Nord. Devinez quoi? Fo Niemi y avait alors dénoncé -rien de moins!- une stigmatisation des Noirs! Faites une recherche sur Google et vous constaterez que le Monsieur voit du racisme, de la xénophobie ”à la québécoise de souche” partout partout partout, même dans son sirop d’érable… Quant à moi, il n’a aucune crédibilité à mes yeux.
Mia-Maude Ferl.
gimenez
29 avril 2010
02h14
J’espère que vous êtes contente, Ariane Krol, du nombre impressionnant de commentaires ethnocentristes, racistes et xénophobes que vous avez su générer. Encore une fois, les gens, malheureux de leur situation spécifique, détestent faire preuve d’empathie envers l’inconnu, mais aiment beaucoup déplacer leur rancoeur vers des personnes encore moins privilégiées qu’eux dans le cadre de la division du travail (division entre autres internationale). Tant qu’à ne pas pouvoir décider de leur vie, ils préfèrent s’attaquer à plus faibles qu’eux qu’à ceux qui contrôlent les moyens de production. Et ne me dites pas que vous ne vous y attendiez pas à cette vague de commentaires racistes.
Alexandre Bélanger
sarcelle33
29 avril 2010
05h49
Ah! que nous sommes loin de l’enseignement traditionnel au Québec au temps des couvents et collèges!
À l’époque, dans les couvents et collèges, les religieux et religieuses enseignaient aux
enfants les bonnes manières à table et je ne crois pas que des parents se soient rendus devant les tribunaux pour s’en plaindre.
Comme le dit si bien un commentaire: ‘À Rome, il faut faire comme les Romains’. La maman
‘Philippine’ aurait dû faire comprendre cela à son fils, c’eut été une excellente leçon de
civisme surtout lorsqu’on veut bien s’intégrer aux us et coutumes du pays qui nous accueille.
Il serait intéressant d’avoir aussi la version de l’école. Ont-ils été aussi intransigeants qu’on le laisse croire? Si c’est le cas, eux aussi auraient une bonne leçon de civisme à recevoir.
Isabelle Lefebvre.
alexis26
29 avril 2010
06h24
Aucun bon sens! Qui sont les idiots qui sont nommés sur cette commission? Bouchard et Taylor??
Il n’est même plus possible d’avoir des rêgles d’étiquette dans notre société?
Alexis Houle
lefranc
29 avril 2010
07h06
renvoyer un enfant parce qu’il fesait usage de sa cuiller pour manger?!?…..je trouve que la réprimande n’est pas suffisante pour corriger ces adultes imbéciles qui abuse de leurs petits pouvoirs sur des innocents. Je me rapelle qu’au Québec, les prêtes manipulaient les gens avec de telles absurdités au quotidien.
Gauthier, Pierre
laloueapril
29 avril 2010
08h13
–Luc, qui est né aux Philippines, est venu au Canada à l’âge de 8 mois.–
Luc le petit philippin est arrivé à 8 mois, pourquoi sa mère le classe t-elle comme
une minorité……..?????????
N’est-il pas un québécois? (arrivé à 8 mois…8 mois )
Depuis leur arrivée, la mère n’a t-elle pas eu le temps d’apprendre à son fils les
“coutumes sociales” du Québec?
Avec qui cet enfant a t-il appris à manger depuis ses 8 mois?
L’intégration faut aussi la vouloir et y participer!
Jouer la carte de la minorité peut être payant…malheureusement.
Oui à l’immigration, non à l’intimidation.
Louise April(Laloue)
derteilzeit-berliner
29 avril 2010
09h07
Il faut vraiment être insécur pour voir une menace envers le Québec si on mange du riz avec une cuillère. Je ne mange pas mes croûtes de pain, je mérite donc sûrement la déportation!
Je ne vois pas ce cas comme du racisme mais bien comme un coup de barre au milieu de l’éducation pour que l’individualité des enfants soit respectée. J’écris de la main gauche mais je prends des ciseaux de la droite, bien quand j’étais en maternelle, ma mère avait dû intervenir pour qu’on me laisse faire car la professeure trouvait que ça n’avait pas de sens. Qui était-elle pour juger de quelle main je devais prendre mes ciseaux.
Ce procès n’aurait jamais dû être récupéré par un lobby anti-racisme mais plutôt par un groupe dédié à la défense des libertés individuelles!
J. Gagnon
lucpomerleau
29 avril 2010
10h19
Racisme? Non. Tout simplement un autre exemple de la bêtise humaine, des deux côtés de l’affrontement.
Pour avoir eu à intervenir dans plusieurs conflits de nature apparentée, je sais très bien que les parties perdent rapidement de vue la teneur et l’importance réelles des simples faits qui ont donné lieu à la divergence initiale. La nécessité d’avoir raison, publiquement, et d’humilier l’adversaire devient l’objectif ultime et unique, qui prend le pas sur la raison et sur le bon sens.
C’est pourquoi l’école s’est entêtée et a même renchéri avec une mise en demeure, alors que le commentaire qui a mis le feu aux poudres était difficilement défendable. Et pourquoi la mère et ses alliés opportunistes ont crié au racisme et à l’insulte culturelle collective, en refusant toute médiation puisque cela aurait nécessité d’accepter la possibilité que le point de vue de l’autre ne soit pas entièrement erroné.
Le tribunal s’est bien évidemment fait le complice de cette surenchère sans fondement, comme à son habitude. Ce qui aura comme effet inévitable d’encourager d’autres personnes à se camper sur des positions aussi indéfendables, sachant qu’elles trouveront toujours des appuis bien-pensants pour les conforter dans leur acharnement infantile.
Tout ça pour avoir utilisé deux ustensiles en mangeant!
Luc Pomerleau
montrealaise
29 avril 2010
12h38
L’étiquette à table varie d’un pays à l’autre. Maintenant, le fait de vivre au Québec oblige-t-il une famille à manger comme les Québécois éduqués?. Non.
Ce problème a été mal géré. Je peux dire par expérience que lorsqu’on s’adresse à un enfant avec amour et respect, on peut lui faire comprendre beaucoup de choses sans aucun heurt. Quel est le but qu’on désire atteindre? L’humilier (ainsi que sa famille) ou l’amener à modifier un comportement ?
.
Lu récemment dans l’agenda d’un enfant “visible” de 8 ans qui venait faire ses devoirs avec le mien:
“Donnez des Kleenex à XYZ. Il renifle et ça nous écoeure.”
Et c’était signé par une enseignante pure-laine d’expérience. Pour la connaitre un peu, je sais qu’elle n’a aucune affection pour ses élèves. XYZ lui, méritait d’etre humilié. Sa famille aussi.
ÇA, c’est du racisme… soft, j’oserais dire. Du racisme ordinaire. Et l’enseignante n’en est pas consciente. Dans sa petite tete, il y a ceux qui méritent le respect et les autres.
Y Labonté
jeanfrancoiscouture
29 avril 2010
16h24
@montrealaise,29 avril 2010,12h38: Vous avez écrit:
«“Donnez des Kleenex à XYZ. Il renifle et ça nous écoeure.” Et c’était signé par une enseignante pure-laine d’expérience.»
__________________________
Du racisme ça? Moi, j’y vois une bonne dose d’insensibilité accompagnée d’un manque de savoir-vivre. On n’écrit pas comme cela à des parents d’élève. J’aurais écrit: «Madame/Monsieur, vous serait-il possible de munir XXX de mouchoirs car son rhume le dérange et l’amène aussi à a causer certaines perturbations en classe. Merci à l’avance. Signature et # de tél.
Et, en attendant, je lui en aurais passé des «Kleenex». À 5,97 le paquet de six boites, ça n’est quand même pas la mer à boire.
Par contre, pourquoi imputer ce manque de savoir faire et de savoir être au racisme? Et si le petit «écoeurant» avait été un «souchard*»???
* «Souchard» Néologisme résultant d’une contraction issue de l’appellation «Québécois de SOUche canadienne-française» et du nom de son auteur, M. Gérard BouCHARD.
J-F. Couture.
montrealaise
30 avril 2010
08h54
@ jeanfrancoiscouture
Avec hésitation, j’ai classé l’affaire dans le tiroir “racisme soft” ou “petit racisme ordinaire”. C’est que cette enseignante n’a pas la même attitude avec les élèves blancs et les Asiatiques. Elle réserve ce traitement aux Arabes et aux Noirs, tout comme certains policiers n’arrêtent pas de la même façon les citoyens issus de communautés précises.
Je la connais depuis quelques années. C’est vérifiable.
Y Labonté
jeanfrancoiscouture
30 avril 2010
23h19
@montrealaise¸ 30 avril 2010, 08h54.
La connaissance que vous avez de cette personne vous permet d’évaluer son comportement et je prends votre parole. Tout comme vous, je n’apprécie pas les comportements à géométrie variable selon le faciès. J’en ai déjà été témoin: Par exemple, une personne préposée à la caisse qui est toujours sympa avec moi, le «souchard» et qui est beaucoup moins avenante avec «les autres». Tout à fait désolant! Et gênant.
Et c’est encore pire quand il s’agit d’un enfant qui est généralement en état d’infériorité vis à vis un adulte. Et si les enfants d’aujourd’hui ont une mémoire comparable à la mienne au même âge, il y a des chances pour qu’ils s’en souviennent longtemps. À moins que je n’aie bénéficié des instincts belliqueux de la branche irlandaise de mes ascendants.
En tout cas, merci de la précision.
J-F. Couture.
americanflag
2 mai 2010
10h07
La derniere fois que je suis allez au Japon j’ai mange avec des baquettes.
Denis Belanger