
Photo Martin Chamberland, La Presse
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Jean-Pascal Beaupré
Les pharmaciens en ont marre des ordonnances illisibles des médecins. Des centaines de plaintes sont logées chaque semaine à la Régie de l’assurance maladie. Le Collège des médecins a servi une sévère mise en garde à ses membres, nous apprenait notre collègue Sara Champagne (lire ici) vendredi dernier.
Ainsi, une fois sur deux, le pharmacien exaspéré doit rappeler le médecin lorsqu’il n’est pas en mesure de déchiffrer l’ordonnance. Que de temps précieux gaspillé quand on sait combien le système de santé est saturé !
Dans l’autre moitié des cas, faute de temps, le pharmacien déchiffre la prescription «au meilleur de son jugement». D’où le risque accru d’erreurs dont les patients font les frais lorsqu’ils consomment leurs médicaments. L’ordonnance est supposée améliorer leur santé, et non pas la mettre en péril…
Ce qui est particulièrement désespérant, c’est que malgré les centaines de millions investis dans le programme d’informatisation de la santé au Québec, aucun système uniformisé d’ordonnance électronique, qui corrigerait le problème, n’a encore vu le jour. Faudra-t-il donner des cours de calligraphie aux médecins en attendant afin qu’ils s’appliquent davantage lorsqu’ils remplissent leurs ordonnances ?
Vous est-il déjà arrivé de recevoir la mauvaise posologie en raison d’une ordonnance mal rédigée par votre médecin et mal interprétée par votre pharmacien ? Cette erreur a-t-elle eu un effet néfaste sur votre santé ?
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