
NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.
François Cardinal
Y a quelque chose de détestable dans l’attitude des pédagogues du Québec : «l’éducation est une science qui évolue, nous maîtrisons cette science, laissez-nous donc travailler en paix.»
On en voit encore une preuve dans les réactions à l’élaboration d’un bulletin unique, pour tous les élèves du Québec. «Un recul», «absurde», «triste», «inquiétant», clamaient les spécialistes des sciences de l’éducation interviewés par Le Devoir.
En un mot : que les parents jouent leur rôle de parents, nous jouerons le nôtre, de pédagogues.
Mais que fait-on des liens entre ces deux rôles? De la responsabilité des parents auprès de ces «apprenants»? Du rôle que ces derniers ont à jouer pour inculquer à leurs enfants le goût d’apprendre, l’envie de retourner à l’école le lendemain matin?
Rien de tout cela ne semble bien important aux yeux des maîtres, qui expriment encore leurs réticences face à un bulletin clair, pourtant l’unique outil favorisant la compréhension du parent, et donc, son implication.
Ceux qui ne sont pas d’accord sont aussitôt taxés de nostalgiques, qui ne comprennent rien à la «science de l’éducation».
Nathalie Lacelle, professeur à l’UQTR, en guise de réaction au retour du bulletin national : «J’ai l’impression d’être dans le film Le Petit Nicolas, dans les années 1960.»
Brigitte Friset, professeure de français au secondaire, dans une lettre à la Michelle Courchesne : «Laissez-moi vous rappeler que vous n’êtes pas une pédagogue. Vous êtes une politicienne nostalgique, comme bien d’autres, d’une époque révolue.»
Une époque révolue, peut-être, mais une époque où les profs faisaient confiance aux parents, et vice-versa.










hdufort
20 avril 2010
09h33
J’ai publié des articles de recherche en sciences cognitives. Justement, une partie de mes travaux portait sur la structuration des stratégies d’apprentissage et d’évaluation. Le débat classique en pédagogie oppose les tenants de l’enseignement “des connaissances” à celui “des compétences”, cela ne date pas d’hier.
Mais l’abondante littérature que j’ai dû éplucher lors de mes travaux (plus de 1000 articles scientifiques) m’a aussi fait découvrir des stratégies d’enseignement basées sur une intégration harmonieuse de ces approches. Par exemple, dans un cas, l’on définit une gradation des types de compétences à acquérir: de la mémorisation (le “par-coeur”) jusqu’à la capacité de synthèse, en passant par la résolution de problèmes et la généralisation.
D’autres approches utilisaient une “matrice” mettant en relation connaissances et compétences, voire même un organigramme qui alterne entre les deux (on acquière des connaissances, on développe des compétences, on passe au niveau suivant; on apprend, on applique, on évalue). On évalue les connaissances en vérifiant si elles ont été mémorisées et comprises (de manière conceptuelle); on évalue les compétences en vérifiant si l’élève est en mesure de les utiliser, qu’il s’agisse de “ploguer” des chiffres dans une formule ou de rédiger un essai.
Il faut prendre conscience qu’en quelque part, TOUTES les interventions dans le débat actuel sur l’éducation sont empoisonnées par la RADICALISATION du débat. C’est bien simple, la petite politique et la culture du slogan ont transformé les “connaissances” et les “compétences” en symboles vidés de leur sens. C’est du n’importe quoi. Le débat commence même à ressembler à une joute “Coke contre Pepsi”.
Le problème n’est pas tant que les pédagogues du Ministère ont de la difficulté à élaborer une stratégie d’enseignement et d’évaluation cohérente. Le problème est qu’ils passent trop de temps à en faire la mise en marché “politique”. Qui rime avec “pensée magique”.
H. Dufort
vincent_b
20 avril 2010
09h41
«Une époque révolue, peut-être, mais une époque où les profs faisaient confiance aux parents, et vice-versa.»
Bin voilà, vous venez de résumer… Cette époque, c’était il y près des 40 ans. Depuis, les parents ont délaissé presque l’entièreté de l’éducation de leurs enfants aux enseignants. Est-ce mauvais? J’aurais tendance à dire que c’est dans l’ère du temps depuis 20-25 ans, tout comme on achète des plats déjà préparés et des vacances tout-inclus, entre autres parce qu’on travaille davantage, avec plein d’activité à travers ça. Toujours est-il qu’à l’extrême, c’est pas l’idéal.
Le problème vient du fait que les parents ne sont/n’étaient plus en mesure _d’attester_ le rendement de leur enfant. Un pourcentage, ça reste un pourcentage. Si vous êtes bon à 75% pour conduire, il est où l’autre 25%? Vous ne regardez pas vos angles morts ou vous n’êtes pas capable de freiner à la lumière rouge?? Bin voilà… Alors, comme dans tout, un juste milieu (un bulletin qui parle mais qui est logique) est souhaitable.
Votre texte, malheureusement, montre que vous êtes de la même trempe que la ministre, une personne qui parle d’une sujet qu’elle maîtrise de façon superficielle, par «expérience»…
Vincent Beaucher
piedoq
20 avril 2010
09h47
vrai que la pédagogie évolue , que les connaissances sur le cerveau et ses capacités d’apprentissage évoluent , vrai que les connaissances des profs et des parents à ce propos n’évoluent pas aussi rapidement
Albert Bela
lavio
20 avril 2010
10h10
« …une époque où les profs faisaient confiance aux parents… »
Le problème, et rares sont ceux qui osent le soulever, c’est que je ne pense pas que les profs peuvent encore vraiment faire confiance aux parents.
Il suffit de regarder autour de soi pour constater que, dans bien des cas, les parents ne sont guère mieux que leurs enfants… Triste constat, j’en conviens, mais la réalité nous rattrape toujours.
Les enseignants ne pourront redevenir les enseignants que nous nous souhaitons que lorsque les parents auront compris leur rôle de parents, et qu’ils le joueront sérieusement. D’ici là, nous avons les enseignants que nous méritons.
Marc André Laviolette
gasston
20 avril 2010
10h15
On voit bien le mépris affiché par ces fonctionnaires inutiles bien installés dans leur tour d’ivoire. Le pire, c’est que des parties entières du gigantesque organigramme du ministère de l’éducation pourraient disparaitre demain matin et personne ne s’en apercevrait.
Ne vous attendez surtout pas à ce que M Charest fasse le ménage là-dedans, quand même! Le courage, c’est pas son fort, comme vous le savez bien. Attendons Mme Marois, alors. Oups… excusez… je viens de me rappeler que Mme Marois est la mère de la réforme scolaire. Ah, pauvres élèves, une génération perdue… c’est pas grave, au moins on a des bons pédagogues.
G. Lalande
delhornissimo
20 avril 2010
10h17
Qu’on me dise que je me trompe, j’en serai ravi. Je fais peut-être partie des nostalgiques, oui.
Je me surprends à penser que ces taux effarants de décrochage scolaire signent la dégringolade et la faillite monumentale des instituteurs québécois. Je vieillis avec la désagréable impression qu’il n’y a plus de professeurs, qu’ il n’y a que des syndiqués premièrement préoccupés de leurs conditions de travail et de leurs salaires. Ce sont en tout cas les seuls enjeux abordés par les profs qui prennent le micro.
J’ai la nostalgie du frère Pierre, qui m’a fait jouer dans le Malade Imaginaire; du frère Fernand, qui m’a fait lire toute la bibliothèque du collège St-Edouard, de Fernand Desmeules, qui m’a enseigné le théâtre de Félix; de l’abbé Potvin, qui m’a donné un saxophone dans son orchestre de jazz; de Cécile Legendre, qui me fit un matin réaliser le potentiel que la vie m’avait donné; des abbés Jean-Paul et Jacques Tremblay, mes Maîtres en philo et en littérature française. De Jacques Cantin, Marcel Rheault, Claude Bergeron et Khattar Rachoin: ces derniers m’ont tapé sur l’épaule et m’ont fait chirurgien.
Mes enfants ont subi l’école publique et la privée: n’ont à peu près jamais rencontré ces Maîtres que je leur avais dit qu’ils rencontreraient. Leur ont enseigné des syndiqués qui râlaient contre le gouvernement, des profs d’histoire péquistes qui passaient un an à encenser le PQ, des désabusés dont le message ultime était qu’il ne fallait pas enseigner et s’organiser pour faire plus d’argent. J’exagère à peine, sais-tu, lecteur?
Moi, je cherche des Daniel Pennac québécois, des abbés Jacques et Jean-Paul. Et je n’en vois plus. Où sont-ils? En voie d’extinction?
Claude Dufour
carbone-14
20 avril 2010
10h28
Passe encore que les tout-petits aient encore besoin de Joe-Louis pour survivre;
Passe encore que des ministres de l’Éducâtion ne sachent même plus compter pour s’y retrouver;
Passe encore que le socio-déconstructivisme soit maintenant devenu la norme et les jeux de légos la règle dans toutes nos petites écoles de pensée; le fait est et demeure que seuls des députés libéraux pourront vraiment assurer la liberté de la pensée libre au Qwebec déplumé des Gros-Beignes si la tendance se maintient….
Et cela étant, place aux avions de papier des programmes recalés du primaire pour s’amuser; et place encore aux cerfs-volants des camps d’été pour les reprises du secondaire quand seuls les beaux ballons du Cirque et des Festivals de la logomachie auront enfin réussi à surnager avec les phoques sur les banquises à peine disparues des philosophistes à petites barbichettes mes bien chers-z-amis….. Madeleine Ryant Si-Si-Si….
Y. ROY, Mtl Porte-parole d’Yvette Parlant LA-LA-LA….
ramses2.1
20 avril 2010
10h32
Malgré le fait qu’on voudrait qu’elle en soit une, la pédagogie n’est pas une science. C’est pour ça que ça tourne en rond depuis 40 ans.
Les “chercheurs” en pédagogie du ministère de l’Éducation sont des imposteurs.
Jean Émard
isadora
20 avril 2010
10h38
Les profs, ils veulent en faire à leur tête et c’est tout. Ils ont une attitude condescendante, et avancent avec des oreillières. Les seules fois qu’ils daignent communiquer avec les parents, c’est pour se plaindre, parce que LEUR situation les préocupent ( votre enfants dérange, il est turbulant…) et du coup, hop, le ritalin. Alors, comment espérer autrement dans toutes les sphères et les questionnements qui concernent l’éducation. Des faux bourgeois avec un dialogue de sourd, voilà mon avis.
I Dion
tesl_2004
20 avril 2010
10h49
J’admire les pédagogues qui accumulent Maîtrises et Doctorats en éducation car je valorise l’instruction et la poursuite de l’excellence.
Le hic, c’est que je suis un enseignant de première ligne (anglais au primaire) et j’accorde peu d’importance aux fabulations de ces gens lorsqu’ils se lancent dans des grandes théories comme le socio-constructivisme. Get a life.
Dans le lot, il y a des pédagogues extrêmement compétents et fabuleux (Richard Robillard, Université de Sherbrooke). Mais bon nombre sont des pseudo-savants qui sont confortablement assis dans une université. Ces gens, n’ayant pas été capables de fonctionner en première ligne de manière adéquate, veulent ensuite nous faire la leçon.
L’éducation, c’est comme la réalité militaire. Le simple soldat (le prof) est pris dans une réalité tactique qui n’est pas le reflet de la vision stratégique des officiers en arrière-ligne.
Lorsque je m’adresse à des pédagogues universitaires, je m’assure de connaître leur expérience en première ligne. Si le baggage professionnel se trouve à être de 4 stages et d’à peine 5 ans d’enseignement en première ligne, je n’ai plus à écouter ces individus.
Je vous assure toutefois qu’en première ligne, en dépit des difficultés du quotidien, c’est un univers magnifique. Je suis heureux d’être un enseignant et ma fierté est de savoir que je peux contribuer (modestement) au développement de la société.
P. Nguyên
gaslev
20 avril 2010
10h56
Le problème dans notre société québécoise, c`est que certaines personnes, supposément bien pensantes, prennent leur rêves pour la réalité. Comment se fait-il que les élévès de la génération des bébés boomers avaient de bonnes notes en français, en math, etc…, les dictées étaient de misent et on apprenait comment écrire le français.
Je crois qu`on a donné trop de place aux fumeux de pipes croches supposément pédagogues qui ont foutu le système scolaire tout croche.
Voilà où nous en sommes rendus, connaissance, compétence, apprentissage et tous les mots du dictionnaires pour nous dire comment on doit enseigner, pourtant l`école est un lieux pour apprendre à lire et écrire le français, savoir compter, savoir où la capitale de l`Italie, etc…., nos enfants sont devenus des instruments de laboratoire pour des universitaires et fonctionnaires qui veulent faire leur marque.
G. Levesque
lalionne
20 avril 2010
11h04
Si plus de parents faisaient leur job de parents, les enseignants auraient plus de temps pour enseigner.
lalionne
20 avril 2010
11h04
et je signe: Johanne Patry
bccc
20 avril 2010
11h10
Bonjour, en plus des pédagogues du ministère on a une belle brochette de profs incompétents. Peuvent pas enseigner ce qu’ils n’ont pas.
Bernard Ouellet
danmos
20 avril 2010
12h11
En réponse à delhornissimo.
Je comprends et partage votre désarroi quant au résultat de notre système d’éducation mais l’expression de votre nostalgie me désole au plus haut point.
Et cette manie de frapper sur les profs, eux-mêmes rescapés d’un système d’éducation déficient, est injuste et symptomatique d’une société malade.
Ce sont plutôt nos leaders -politiciens, économistes ou même chirurgiens…- qui, au cours des 40 dernières années, n’ont su tirer avantage de l’extraordinaire potentiel de notre société pour la positionner avantageusement sur l’échiquier mondial. Leur désengagement massif de la politique, est à ce jour la pire catastrophe qu’aura connu le Québec moderne.
La course effrénée à l’enrichissement personnel de nos leaders les ont éloignés de cette mission qui leur incombait pourtant de facto. Ils ont préférés consacrer leurs énergie et multiples talents à se construire un capital. Comment aspirer à un avenir décent quand nos meilleurs éléments ne s’engage pas?
Accumuler des avoirs et bâtir des richesses n’est pas mauvais en soi du point de vue individuel, loin de là, sauf lorsque la majorité de nos meilleurs talents optent pour cette voie.
Le Québec a besoin de gens courageux d’abord en politique! Ce n’est qu’à cette condition que nous pourrons pouvoir penser à offrir mieux à la population. Ce sont ses nouveaux leaders qui pourront ensuite corriger le tir et, par exemple, remettre sur les rails le ministère de l’Éducation.
Depuis la révolution tranquille, le vide créé par nos meilleurs leaders, trop occupés à s’enrichir personnellement, aura rapidement été occupé par des gens moins talentueux mais avides de pouvoir mettre leur deux mains sur le volant… avec les résultats que nous connaissons aujourd’hui: endettement, collusion, copinage, vision inexistante, indécision, incohérence, Alouette!
Dénigrer les enseignants et enseignantes comme vous le faites, avec condescendance, est inacceptable et inconcevable venant d’un chirurgien. Mais où allons-nous si un chirurgien s’attarde aux symptômes plutôt qu’à la cause du problème?
Votre commentaire est d’autant plus surprenant que l’admiration que vous portez aux Maîtres qui vous ont formés ne semble pas avoir de limite. Pourquoi alors ne pas avoir choisi l’enseignement plutôt celle la médecine pour votre carrière? Avez-vous choisi la médecine par souci d’enrichissement personnel? Ou peut-être avez-vous exclus l’enseignement pour ne jamais avoir à vous soucier de la défense de vos conditions de travail?
Daniel Moses
ducharme
20 avril 2010
12h17
Pouvez-vous me rappeler quel est le taux d’échec a l’examen de français pour les étudiants qui se préparent à être professeurs après avoir suivi les cours concoctés par ces brillants pédagogues ?
Daniel Ducharme
gall
20 avril 2010
12h41
Comme disait Chesterton de la sociologie, «si la pédagogie était une science, ce qui est absurde». Pire que la sociologie, la pédagogie n’a aucun objet d’étude. Les matières relèvent d’autres disciplines et les relations de profs-étudiants relèvent des relations humaines, de l’entregent, du talent et de l’intuition. Le succès dans ces relations se mesure objectivement par l’acquisition d’un savoir et des compétences objectives dans les matières spécifiques et non d’une abstraction mentale universitaire. — Un collègue me demandait concernant une norme d’évaluation pédagogique locale:” As-tu de la difficulté avec cette norme?” “Pas du tout?” “Appliques-tu cette norme?” “Pas du tout.”
La meilleure économie que le Québec pourrait faire dans le monde de l’éducation serait de fermer boutique dans le domaine de la pédagogie et de libérer les enseignants de ce carcan contre nature. La preuve? Les insuccès des réformettes.
— Georges Allaire
michele32
20 avril 2010
13h13
Le terme science pour parler de l’enseignement est déjà une preuve que les “pédagogues” du ministère se prennent pour d’autres.
Définition dictionnaire Larousse:
SCIENCE n.f.
(latin scientia, de scire, savoir)
?Ensemble cohérent de connaissances relatives à certaines catégories de faits, d’objets ou de phénomènes obéissant à des lois et/ou vérifiés par les méthodes expérimentales.
À peu près rien de ce qui est avancé par les diverses réformes de l’éducation que nous avons subies (j’ai eu droit à une réforme lorsque j’ai débuté mon secondaire au début des années 80) n’a pu être vérifié.
La science ne se limite pas à faire des expériences, il faut qu’on puisse trouver des méthodes éprouvées, ce qui n’a toujours pas été fait.
Je travaille en assurance qualité dans un domaine scientifique. Quand un changemnt ne produit pas l’effet escompté et que le résultat est pire que la situation initiale, on revient à la situation initiale. Logique.
Ça n’a rien à voir avec le fait que les parents s’impliquent ou pas. Mais c’est certain que si on ne comprend même plus les termes utilisés en grammaire française parce que nos “bons” pédagogues ont pensé qu’il serait utile de les changer, on se fait éliminer de l’équation scolaire.
Si c’est vraiment une science, il faudrait tenir compte de toutes les variables et de tous le intervenants.
Il me semble évident que nos pédagogues n’ont pas fait un des cours de science les plus élémentaires: techniques expérmentales et analyse. Ils auraient bien vite tiré les bonnes conclusions au lieu de continuer à regarder des modèles biaisés.
Michèle Côté
ambabkine
20 avril 2010
13h13
Le débat peut se faire à plusieurs niveaux, politique, sur le terrain, primaire, secondaire, collégial, etc. De façon générale, il y a certainement bien des choses à améliorer et il est sain d’en parler, mais je crois qu’il faut éviter les généralisations et ne pas mettre tous les professeurs dans la même catégorie.
J’ai deux enfants au primaire qui fréquentent une école publique de la CSDM (l’école Louis-Hippolyte-Lafontaine sur la rue Berri à Montréal) et je suis pour ma part très satisfaite de l’enseignement qu’ils y reçoivent. Ce qui me plaît dans notre système, dans cette école, c’est que les enfants apprennent en étant respectés comme individus. On leur apprend aussi très bien à trouver des solutions à des problèmes concrets par des mises en situation, mais aussi à gérer les situations interpersonnelles. Mes enfants aiment beaucoup l’école, leur école, et je trouve que c’est important à leur âge qu’ils se sentent bien dans le milieu dans lequel ils évoluent une grande partie de la journée puisqu’ils ont encore beaucoup d’années à y passer.
Leur école est différente de celle de mes années primaires, mais la différence ne sous-entend pas que la qualité de ce qu’on leur enseigne est inférieure. Peut-être que je ne serai plus du même avis lorsqu’ils seront au secondaire? On verra!
Au niveau de la société, comme parents, nous travaillons beaucoup, mais il faut reconnaître que nous aussi nous avons un rôle à jouer dans l’éducation des enfants. Tout le monde se plaint de la qualité du français, on pointe le doigt vers les professeurs, mais le français on le voit et on l’entend partout, à commencer par la maison. De la même façon, la culture générale se transmet par plus d’un moyen.
Dans les dernières quatre années, nous avons passé deux années en France, dans deux écoles différentes, et nos fils se sont chaque fois très bien adaptés au système français. Les deux années, leurs professeurs m’ont laissé savoir qu’ils trouvaient notre système meilleur… Cela ne veut pas dire qu’il soit parfait, mais il faut reconnaître ce que nous faisons bien et ne pas démotiver complètement tous ceux qui travaillent avec nos enfants.
Anne Babkine
glamoureux
20 avril 2010
13h31
@Lavio
Nous avons plutot les ensignants mèlés par les directives garrochées par le minustère.
@Isadora
Vous généralisez beaucoup trop.
@Gasston
Madame Marois est la politicienne qui s’est fait bull****er par ses fonctionnaires du MELS. Madame Courschène est la politicienne qui leur pousse dans le dos pour qu’ils sortent des pseudo-bonbons pour temporiser.
Le problème vient de l’éclatement des sphères de décison et de controle. Le MELS, les commissions scolaires, les directions d’école, le conseil d’établissement, les comités paritaire (CPEPE), les profs, les parents, les syndicats, les professionnels et les plus importants : les compagnies d’autobus. Ils tirent chacun de leur bord revendiquent l’exclusivité de la décision dans un champ. Et c’est toujours contesté par un au moins un autre intervenant. J’ai volontairement oublié les commissaires qui apportent rien et qui volent des budgets qui pourraient servir à quelque chose d’utile. Nettoyez-moi cet structure ridicule et faites des définitions de tâches claires. Et que la tête, pour prendre ses décisons, n’ait pas peur de parler aux pieds et aux mains qui touchent directement aux membres les plus importants de tout ça : les enfants, notre futur.
Gaétan Lamoureux
scotch
20 avril 2010
13h32
@ bccc
Ils ne peuvent pas enseigner quand ils doivent jouer à la police, aux travailleurs sociaux, aux psychologues, aux parents pour un salaire médiocre sans reconnaissance . Si vous parlez d’incompétence à cause de la qualité du français, commencez par regarder, écouter les médias, votre entourage. Vous ne trouvez pas qu’un test de français serait nécessaire dans les médias? N’est-ce pas la première porte d’entrée dans les maisons?
H. Lemieux
PS: Ils attendent votre candidature, il y a une pénurie en ce moment.
rllemieux
20 avril 2010
13h39
Allez faire un tour dans les universités. Allez regarder ce qu’on enseigne dans les baccalauréats en enseignement. Allez aussi voir quelles jolies activités on fait dans les cours de maîtrise en éducation.
Les enseignants de mathématiques au secondaire en savent à peine plus que les élèves à qui ils enseignent, pour la simple raison qu’ils ne connaissent que le programme de mathématiques. Un titulaire d’un baccalauréat en enseignement des mathématiques pourra avec peine se faire créditer un ou deux cours s’il décide de faire le saut vers le baccalauréat en mathématiques.
Ces enseignants n’ont aucune perspective pour enseigner l’algèbre, les relations, les fonctions, la trigonométrie. Ils finissent par donner une série de trucs ridicules comme le “test de la verticale” ou “notre petit y, eh bien!, maintenant on va l’appeler f(x)… c’est la même chose mais ça a l’air plus savant” …
Ce sont ces gens qui vont stimuler la réflexion, encourager la créativité?
Le contenu? C’est “passéiste” le contenu. “Le contenu ne sert qu’à remplir des cruches”. Alors la nouvelle pédagogie se contente de préparer des cruches vides.
Robert-Louis Lemieux
thebeenz
20 avril 2010
13h40
Je crois que l’État a trop voulu faire plaisir aux parents en ne faisant pas doubler, en chouchoutant les jeunes pour ne pas leur causer de troubles à passer du temps à s’occuper de l’éducation (et de leur formation en tant qu’individu en société) de leurs enfants.
Trop de parents qui donnent des congés d’école à leurs enfants pour des vacances, qui vont dire au professeur comment enseigner. Redonnons aux enseignants l’enseignement et que les parents “parentent”. C’est une responsabilité d’être parent, pas une corvée.
Il est temps de se rappeler que pour apprendre, il faut travailler. Pas besoin de ressortir la strap, il y a des attitudes positives et efficaces qui ont fait leurs preuves, mais apprendre que tout ne doit pas être nécessairement facile ou “le fun”, c’est un service qu’on va rendre à nos enfants.
Benoit Lemay
so-joe
20 avril 2010
14h22
Quand j’étais jeune fille (!), mon père me parlait souvent de l’époque du cours classique, du latin, des belles lettres et des frères à la règle facile. Force m’est d’admettre que si j’ai si bien appris ma langue, c’est sans doute grâce aux bonnes soeurs qui m’ont fait faire de l’analyse logique quand j’étais encore au primaire. Je peux donc comprendre les partisans de la dictée obligatoire et les mélancoliques qui veulent encore le Québec et sa jeunesse domptés par ces bons messieurs en soutane.
Le problème, c’est que quiconque essaie aujourd’hui de faire avaler Molière à un élève de 4e secondaire est vite ramené à la réalité par le désintérêt des petits et des petites, qui n’ont que faire des classiques et qui trouvent qu’un roman de 200 pages, c’est TELLEMENT long.
Ouvrez les yeux, chers amis et voisins, et réalisez que le Québec d’antan n’est plus. On faire lire Patrick Sénécal à nos élèves, plutôt que Voltaire, parce que ça, au moins, ça les intéresse un peu, et on ne leur fait plus faire de dictées, Dieu merci!, parce que savoir corriger le texte d’un autre ne les aide pas à écrire, eux, sans faute. Réveillez-vous et réalisez que l’époque des élèves qui font “Oui, Mme la professeure.”, c’est terminé. On ne peut plus prétendre dicter aux jeunes ce qu’ils doivent dire, penser, aimer et cultiver intellectuellement.
Pourquoi?
Parce que, brisés de culpabilité face à leur horaire trop chargé ou, il faut le dire, seulement complètement désintéressés de la question, les parents ne tentent même plus d’être encadrants vis-à-vis de leur progéniture, ils acceptent cette génération sans la questionner, sans la confronter, bref, sans s’y intéresser vraiment. Un élève qui sort de ce modèle familiale pour se pointer à l’école ne changera pas magiquement d’attitude face au savoir seulement parce que ses profs lui disent de le faire.
“- Lis ce texte de 2 pages, c’est important pour ta réussite.
- Heu… Prends-le pas personnelle, madame, mais ton texte, y est plate.”
Qui s’évertue à éveiller la curiosité de ces élèves? Qui leur demande de prendre place dans la société qu’ils composent? Qui n’a pas (encore) renoncé à comprendre cette génération si “gâchée” (sic)?
Chaque génération qui évacue les bancs d’école est remplacée par une autre génération, et chaque génération est taxée par la précédente d’incompétence, d’insolence, d’ignorance. Qui décide de ce qu’est le savoir, de ce qu’est la culture? Quel adulte de plus de 50 ans peut prétendre au statut d’ “être cultivé” s’il ne connait pas Nirvana ou R.E.M., s’il ne peut reconnaître la valeur artistique de l’oeuvre de Madonna ou s’il n’a jamais écouté les Simpsons? Peut-on se permettre d’être condescendants vis-à-vis d’une génération qui a, bien sûr, encore beaucoup à apprendre, mais qui pourrait servir d’exemple à nos pères et nos mères en matière d’harmonie interculturelle, d’ouverture d’esprit et, oui, aussi, de connaissances culturelles multiples?
Les parents doivent donner à leur enfant le goût d’apprendre, notamment en s’intéressant à la culture de leurs enfants.
Les enseignants doivent accepter que les générations changent et s’adapter en conséquence.
Qui n’a pas encore compris quelque chose d’aussi simple?
Et à ceux qui ont encore la nostalgie des prouesses du système de jadis, laissez-moi vous rappeler quelque chose; ce système s’adressait aux hommes, québécois, francophones, provenant d’un milieu éduqué. Bien beau, ce système, qui envoyait les filles à l’école de secrétariat à 17 ans, les gars turbulents travailler sur la ferme de mon’onc Gilles à 14 ans, les handicapés mentaux dans des institutions et les races… ben… quelles races? Un beau système où des garçons brillants, motivés et soutenus par leur famille pouvait s’épanouir intellectuellement et devenir des hommes brillants, motivés et soutenant pour leur famille.
Mais.
À notre époque, on oblige des élèves qui détestent l’école à y demeurer jusqu’à 16 ans, on intègre à des classes régulières des élèves ayant de lourds troubles d’apprentissage, on envoie les immigrants en classes régulières alors qu’ils sont à peine francisés et on leur demande de produire le même travail que les Québécois pure laine…. Alors dites-moi, chers mélancoliques, comment votre regretté système s’en tirerait-il?
Joelle Dupont
zig1
20 avril 2010
15h00
l’éducation n’est pas une science.
Pierre Schaefer
ina34
20 avril 2010
15h27
Mme Dupont, vous soulevez d’excellents points. Cependant, une vraie dictée, ce n’est pas corriger les fautes d’un autre, c’est tenter d’écrire sans fautes un texte lu par l’enseignant, avec ensuite une correction qui permet à l’élève de chercher lui-même où sont ses erreurs; quand j’étais au primaire, ce n’était plus très à la mode mais j’ai eu la chance d’avoir des profs qui tenaient encore à en donner. On se faisait indiquer les lignes où il yavait des fautes et il fallait trouver nous-même où était la faute; si on les trouvait, on pouvait récupérer des points.
Aussi, nous, si on disait à un prof que la lecture demandée était plate, on se faisait répondre qu’il n’était pas nécessaire de trouver la lecture intéressante pour faire le travail demandé. Ce qui était rigoureusement vrai. Je me suis tapée des livres que j’ai trouvés très ennuyeux mais que je suis maintenant contente de connaître, question culture générale; il y en a certains que j’ai relus bien des années plus tard et que j’ai appréciés parce que je les comprenais maintenant à un autre niveau. Je ne crois pas qu’il y a eu d’époque où les élèves du primaire ou du secondaire trouvaient automatiquement les ouvrages de type “littérature” (par opposition à des romans populaires) intéressants; mais on considérait qu’ils devaient quand même les lire et les étudier. Ce qui n’enlève pas la possibilité d’utiliser aussi des romans populaires. J’ai eu un prof de français au cégep qui utilisait couramment des extraits de romans de Stephen King pour illustrer des techniques de manipulation du lecteur et de construction du récit.
En général, en matière d’éducation, j’ai tendance à avoir un problème lorsqu’on balance complètement quelque chose. Et c’est ce qui se produit bien souvent. Pourquoi est-ce que, par exemple, on considère que tout à coup, il n’est plus nécessaire d’acquérir des connaissances avant de les appliquer? Pourquoi est-ce que l’on refuse tellement l’apprentissage dit “par coeur” en le diminuant du terme de “bourrage de crâne?”
Pourtant, peut-on réellement apprendre à écrire correctement le français sans apprendre certaines choses par coeur? Ou les tables de multiplications? On trouvait moyen à nous de nous les faire apprendre de façon intéressante, avec des comptines (pour le français) et des analogies amusantes (mon enseignante de première année parlait de “costumes” pour désigner les accents sur les lettres); j’ai eu une prof qui nous faisait faire des compétitions de table de multiplications; je vous garantis qu’on les savait nos tables à la fin de l’année. La mémoire, c’est important, c’est une capacité phénoménale du cerveau, mais elle est comme un muscle, il faut la faire travailler pour qu’elle se développe. Si un enfant n’apprend jamais rien par coeur, sa mémoire, elle va devenir quoi?
C’est important pour un enseignant d’avoir des notions de pédagogie, je suis d’accord. J’ai eu plus que ma part de profs qui connaissaient très bien leur matière mais qui ne savaient pas l’enseigner ni l’expliquer à ceux qui avaient de la difficulté. Cependant, quand les “pédagogues” deviennent les autorités suprêmes dont on ne peut remettre les dictats en question, c’est une autre histoire.
S. Dufour
kainfury
20 avril 2010
15h27
L’école n’est pas une démocratie.
- nathan Burkes
michele32
20 avril 2010
16h02
@Joelle Dupont
Vous dites “ce système s’adressait aux hommes, québécois, francophones, provenant d’un milieu éduqué”.
Je dois vous dire que c’est faux. Nombre de québécois de milieu non éduqué et ouvriers ont réussi dans ce système. À cette époque la majorité de la population québécoise n’était pas éduquée et c’est bien dans le cours classique que se sont formés la majorité des baby-boomers.
Mon père est de ce nombre et il a bien réussi malgré que mon grand-père n’avait qu’une 4ème année. Aussi, il me semble qu’il y a beaucoup de femmes de milieux modestes qui ont réussi à faire autre chose que du secrétariat (profession honorable soit dit en passant).
Je suis beaucoup trop jeune pour avoir fait le cours classique, par contre j’ai eu la CHANCE de pouvoir faire mon cours primaire à l’étranger dans le système français. C’est grâce à cet enseignement de base, rigide et discipliné, très similaire au cours classique, que j’ai développé le goût de la connaissance et l’apprentissage de l’effort.
Les générations ne changent pas tant que ça. Un enfant de la nouvelle génération a autant de capacité d’apprentissage que ceux des générations précédentes. Ce n’est pas en 4ème secondaire qu’il faut demander de lire Voltaire si on n’a jamais fait ça avant. Moi en première année de primaire je lisais des extraits de Victor Hugo, Charles Dickens et autres grands auteurs classiques. On m’a initié à Molière et à Corneille avant d’avoir 10 ans. Faites de même avec les jeunes d’aujourd’hui et ils seront à la hauteur.
Ce sont les adultes qui sont paresseux et désintéressés par l’éducation pas les jeunes.
Michèle Côté
ragazzino
20 avril 2010
16h26
[Pardon, j'ai oublié de signer, donc je renvoie]
Pour une fois, je suis d’accord avec la ministre de l’éducation qui généralement fait preuve d’une incompétence crasse et qui plus souvent qu’autrement chercher à faire couler le système d’éducation québécois avec une parade réformes plus farfelus les unes que les autres. Dans ce cas-ci, cependant, je suis tout à fait pour un retour en arrière et je m’explique mal que les gens du milieu s’inquiètent autant; le refus de faire doubler un élève est complètement absurde: si l’élève n’a pas les connaissances nécessaires pour passer à l’année suivante, qu’il recommence, c’est tout! Mon frère a doublé sa 6e année et il n’en est pas mort! En doublant, l’élève en question renforcira les connaissances qu’il maîtrise déjà et assimilera celles qu’il n’a pas pu saisir l’année précédente. Ce n’est quand même pas la catastrophe.
Je ne sais pas pour vous, mais dans mon cas au primaire on en était encore à l’époque des A,B,C,D,E et ensuite au secondaire on est passé aux chiffres, noté de 1 à 5 pour chaque matière, avec une belle petite légende pour expliquer aux parents ce que chaque chiffre signifiait et à droite des commentaires-types de la part des enseignants (bonne participation, digne de mention, manque de concentration, etc.). Concis, clair et efficace. Mes parents ne se sont jamais plaints. Et si les parents ont besoin de plus de détails, d’explications, d’éclaircissements, qu’ils se présentent aux réunions de parents.
À mon époque pas si lointaine (la mienne – de 1999 à 2004), la grammaire au secondaire y était aussi enseignée de manière claire et non pas embellie de ces nouveaux termes et concepts qui ne veulent absolument rien dire et qui ne servent qu’à confondre les étudiants.
Par contre, je suis contre l’idée d’un bulletin ”national” unique; qu’on laisse le choix aux commissions scolaires qui, eux, consulteront à leur tour les parents à savoir quel type de bulletin est-ce que la majorité des parents de leur territoire veulent bien recevoir par la poste ou en main propre de la part des enseignants de leurs enfants. Qu’est-ce que ça peut bien faire si le bulletin de Martin de Trois-Rivières n’est pas le même que celui de Marie de Sept-Îles? Allons!
En ce qui concerne les pédagogues, beaucoup de ceux qui travaillent pour le MELS n’ont soit pas mis les pieds dans une école primaire ou secondaire depuis des lunes ou pis, n’ont jamais mis les pieds dans une école malgré une panoplie de maîtrises et doctorats. Mes enseignants du secondaire dénoncaient déjà cette triste réalité et ça c’était il y a plus de 8 ans. Ces docteurs en ‘’science” de l’éducation devrait rendre visite à une classe du primaire et du secondaire au moins une fois par année, afin d’observer de quelle façon leur théories se transposent à la réalité scolaire, la vraie.
Bruno Falardeau
jean-francois_trottier
20 avril 2010
16h51
Je dois le dire, je déteste la pédagogie et ses avatars. Jamais l’étude de Piaget (étude du développement de l’enfant) n’aura fait avancer l’art de l’enseignement du quart d’un poil de souris. Jamais.
En fait, si un professeur a besoin de “pédagogie”, il a toutes les chances d’en apprendre autant qu’il aura besoin dans les deux première semaines du premier stage qu’il fera. Le reste est question d’écoute active… et surtout d’enthousiasme. La pédagogie s’apprend au jour le jour et pas autrement.
Nous sommes à mille lieux de ça pour l’instant. On a enfermé les matières dans un moule où elle devraient se fondre toutes, et c’est une aberration totale, pour mille raisons dont les principales sont:
- Aucune classe, aucun élève n’entre réellement dans un moule.
- Vouloir croire que l’on fait appel aux mêmes processus de d’assimilation en maths et en éducation citoyenne est d’une stupidité profonde.
- Exiger de l’enfant qu’il utilise toutes les facettes de sa propre démarche dans chacun des cours est dangereux pour lui: il n’apprendra que la méta-matière présentée, i.e. l’idée pédagogique qui sous-tend le cours lui-même, et jamais l’essentiel du sujet. À l’arithmétique on substitue un cours de franco/géo/moralo/gestio/etcetero où le plaisir de “trouver une et une seule solution” est totalement dilué. Bien sûr les maths sont un peu arides puisqu’elles n’acceptent qu’une seule solution! Mais au moins, peut-on avoir le plaisir de la trouver au lieu de dériver sur des concepts d’histoire ou de macro-économie?
Oui, il y a un problème plus que sérieux en éducation, qui est structurel. Les profs ont été formés en tant que pédagogues, et à la limite ils sont peu intéressés par leur matière: ils ne veulent que “former”, ce qu’ils devraient en fait laisser aux enfants eux-même, de toute évidence!
Par contre ils connaissent le langage pédagogique au bout de leurs doigts… et seulement ça. La matière vue devient un prétexte à la limite.
Alors, comment des “spécialistes en pédagogie” pourraient comprendre une seconde le langage des parents, et inversement? Impossible.
Je vais être dur: si un prof a réellement besoin d’un cours de pédagogie, je lui donnerai moi-même la formation essentielle en deux heures ou moins, puisque je n’y connais presque rien. Par contre je connais le plaisir d’apprendre, certainement!
Au secondaire, nous devons avoir des profs qui sont fous de leur propre matière et rien d’autre. Au primaire nous avons affaire à des généralistes, qui doivent être dingues de tout… et ça existe en masse.
Mais comment? Tout d’abord, à mort la pédagogie. Formons les profs sur leurs matières avant tout. Ensuite, accepter tout de suite que les profs doivent êtres des professionnels, pas des travailleurs. Pas un syndicat mais un ordre qui les représente. Une responsabilité réelle dans l’élaboration de leur propre programme, et non des plans tout faits par les sinistres disciples de Piaget.
Et évidemment une paye qui va avec. Traiter les profs en pros attirera de vraies bonnes têtes, des gens qui aiment leur job et veulent réellement comprendre chaque groupe d’élève, qui savent s’adapter aux besoins spécifiques, parce qu’ils voudront passer leur matière avant tout à ces têtes brillantes.
Tout autant en payant mieux et en créant un ordre professionnel on attirera des gars chez les profs. Des hommes qui forcément apporteront une autre dynamique dans les écoles primaires. Laquelle? Aucune idée… mais probablement un peu moins “matante”. Excusez l’image et prenez-en le sens tout de même.
Dans ces conditions seules on arrivera à une éducation qui rende aux enfants les possibilités qu’ils ont vraiment. Les enfants sont, par définition, beaucoup plus brillants que les adultes. Pourquoi les obliger à apprendre “pédagogiquement”, sur une base égalitaire, alors que chacun ne veut que recevoir selon son propre acquis et le plaisir qu’il ressent à recevoir?
Les profs actuels me font l’effet d’un mère qui déteste la popote et décide d’apprendre à ses enfants à cuisiner à travers les livres de cuisine thaïlandaise tout en parlant des magnifiques vêtements dans ce pays. Trouvez l’équivalent pour un père et le football si vous voulez.
Vous aurez des enfants qui détestent la cuisine (ou le football), qui trouvent leurs parents ridicules, et qui auront compris ce qu’est la manipulation… rien d’autre. Les enfants sont brillants, terriblement brillants. Ils savent qu’on rit d’eux et forcément deviennent… de mauvais pantins.
Quant au plaisir d’apprendre… au moins ils savent sacrer, c’est un début.
Ça, c’est notre système d’éducation.
Jean-François Trottier
tibast1
20 avril 2010
17h28
@ P. Nguyen
“c’est que je suis un enseignant de première ligne “… Tellement vrai!! Que les grands penseurs viennent dans nos classes et ils nous diront si leur belle théorie s’applique ou est viable!!
Je suis professeur en chimie au cégep et j’ai assisté à une journée-conférence à Mtl présentée par le MELS sur l’arrimage secondaire-collégial (les enfants de la réforme arrivent au cégep l’automne prochain) et j’en ai été franchement dérouté.
De beaux Powerpoints explicant les raisons pédagogiques (compétences, socio-constructivisme et tout le tralala) du changement des plan d’études, des plans cadres etc etc…
À la fin de la journée, je ne savais pas plus ce que je devais faire pour “arrimer” mes futurs élèves l’automne prochain.
Du concret svp!!
Yannick Bastien
gillesmorissette
20 avril 2010
17h44
Il me semble qu’avec le taux de décrochage scolaire que nous avons au Québec et à l’incapacité des étudiants de Secondaire V à s’exprimer correctement dans un français convenable (et je ne parle même pas de la non-connaissance de la langue anglaise), nos enseignants devraient avoir la décence de se taire.
Notre système public d’éducation est une HONTE.On y forge une génération d’illétrés, de cancres et d’incultes. Pas étonnant que de plus en plus de parents, comme moi, se tournent vers l’école privée.
Ras-le-bol des profs qui prennent nos enfants pour des “rats de laboratoires” sur qui on teste des théories élaborées en vase clos par des “pelleteux de nuages” qui n’ont jamais mis les pieds dans une école et qui traitent les parents comme des “minus”.
Tant mieux si madame la ministre de l’Éducation décide de mettre un peu d’ordre dans la “maison de fous” qu’est devenu le MEQ”.
Gilles Morissette
Québec
bloganon
20 avril 2010
17h47
Jusqu’ici, les pédagogues n’ont réussi qu’à foutre le bordel dans le système d’éducation et à rendre illisibles les textes du ministère. Bravo!
bloganon
20 avril 2010
17h50
Signature : J. Bouthillier
fgbar
20 avril 2010
18h08
C’est intéressant de voir que maintenant, tous et chacuns ont une opinion sur la valeur de la pédagogie alors qu’il me semble que lorsque j’étais jeune, ce n’était pas vraiment soulevé. Je ne sais pas si c’est bien ou mal, mais ça semble définitivement faire des gens plus mélangés par contre.
fgbar
20 avril 2010
18h08
Je signe Francis Barragan
arkvaender
20 avril 2010
18h17
«l’éducation est une science qui évolue, nous maîtrisons cette science, laissez-nous donc travailler en paix.»
Ouch.
Je ne peux pas croire qu’un pédagogue ait dit ça. C’est comme si, ayant une tribune aussi populaire que l’édito cyberpresse, je commençais mon article par:
Y a quelque chose de détestable dans l’attitude des éditorialistes de cyberpresse: «nous détenons la vérité, si vous n’êtes pas d’accord avec nous c’est que vous ne comprenez rien à rien.»
Bref le ton de cet édito est CONTRE L’ENSEMBLE des pédagogues du Québec, ce qui ne manque pas d’échauffer les esprits évidemment (vous faites de la nouvelle ou de la polémique à la Fox news au juste?). Juste à lire le premier paragraphe, on voit que les pédagogues se font regarder de haut. On leur dit qu’ils ne font pas de la science, comme un physicien par exemple. C’est comme au début du siècle quand les tenants du béhaviorisme refusaient de considérer les travaux des cognitivistes comme de la science.
Pour répondre à la question posée, il n’existe pas de cours pour permettre aux parents idiots de comprendre le bulletin de leur enfant. Donc il faut faire ça simple. Bulletin unique. Mon opinion est populiste comme celle de la ministre, de l’édito et d’une majorité de commentateurs.
Dans un autre ordre d’idées, voici une occasion d’élever vos esprits:
http://wimp.com/mathbooks/
B. Potvin
ungeduld
20 avril 2010
18h33
Là comme ailleurs, c’est toute la question de la place que prennent les technocrates dans notre système. Patricia Pitcher a écrit une intéressante étude sur la question: « Artistes, artisans et technocrates dans nos organisations. ». Son livre décrit ce qui se passe en entreprise, mais ça s’applique aussi bien à d’autres types d’organisations. Les technocrates que sont les pédagogues sont beaucoup trop présents au ministère de l’éducation. On a l’impression qu’ils vivent dans leur bulle, loin de la réalité des artisans sur le terrain – les enseignants – et des préoccupations des parents. Comme tous les technocrates, ils manquent de vision, et ce n’est pas d’eux qu’il faut attendre une évolution de notre système d’éducation.
Je suis bien d’accord que revenir aux vieilles recettes d’antan ne serait pas la solution: on oublie que la plupart des gens ne demeuraient pas longtemps sur les bancs d’école. Les enfants d’aujourd’hui ne peuvennt plus se contenter d’une quatrième année, comme leurs grands parents, et nous devons affronter le défi de les maintenir à l’école plus longtemps, et qu’ils y acquièrent un bagage suffisant pour avoir la possibilité de faire leur place dans ce monde de plus en plus complexe.
C’est un défi inédit, et les nostalgiques des cours classiques, qui s’adressaient à une minorité d’élèves studieux et motivés, auraient peut-être tendance à l’oublier. Comment donner le goût d’apprendre à une majorité d’étudiants plus ou moins motivés? Voilà la question. Les vieilles recettes ne seront pas nécessairement adaptée à cette nouvelle réalité.
On a peut-être oublié une grande vérité énoncée par Montaigne: « Mieux vaut une tête bien faite qu’une tête bien pleine ». L’école semble s’être donnée tellement de missions ! Une solide culture de base, sur laquelle l’enfant pourra bâtir le reste, me semble préférable à l’éparpillement entre 56 matières mal assimilées, faute de temps. On ne semble même plus capable d’enseigner simplement les règles de base de notre langue française à nos enfants. Il semble que le dicton voulant qu’on devienne forgeron en forgeant ne s’applique pas ici. Au lieu de les faire écrire, on leur fait faire… de l’analyse de phrase, où ils apprenent à jongler avec un vocabulaire digne d’un linguiste universitaire, même s’ils sont incapables d’aligner deux mots écrits correctement ! J’ai vu les devoirs de français de mon jeune frère, et j’étais effaré… Je n’y comprenais absolument rien ! Pourtant, on ne lui avait même pas appris à se servir d’un dictionnaire correctement, ni les petits trucs simples pour différencier un participe passé d’un infinitif par exemple. On lui avait plutôt enseigné à analyser le contexte de la phrase, méthode longue et compliquée, dont le résultat était qu’il se trompait la plupart du temps. Une vraie folie ! Même l’enseignante était incapable d’écrire sans faire de grossières fautes de syntaxe…
Je ne rejette pas l’apport des pédagogues, mais ce n’est pas d’eux qu’il faut attendre un peu de bon sens, mais des artisans sur le terrain : les enseignants. Faudrait peut-être le écouter un peu plus, et mettre une bonne gang de pédagogues à la porte.
ungeduld
20 avril 2010
18h34
J’ai oublié de signer mon trop long commentaire…
Stéphane Thibodeau
etmoi
20 avril 2010
20h00
Sur le plan épistémologique, (science qui étudie les sciences) la réforme socio-constructiviste tient parfaitement la route du développement. Et lorsque l’on mêle politique et art ou science de l’éducation, alors il ne faut pas se surprendre qu’il y a péril en la demeure. Les données objectives sont souvent dépassées par les intérêts idéologiques payants pour les partis opposés dans des rapports de force.
Pourtant, l’histoire de la pédagogie nous enseigne que les méthodes ouvertes et les connaissances transversales sont porteuses; Célestin Freinet, Dewey, Claparède et autres visionnaires de l’éducation moderne auront démontré, par leurs succès obtenus, les avantages d’une rupture avec la pédagogie passéiste, encyclopédiste, qui se résume à l’acquisition des connaissances. En effet l’acquisition des connaissances seules fragmente la pensée et n’induit pas la pensée critique essentielle à la vie moderne. Nous ne voulons pas des têtes bien remplies, disaient les anciens pédagogues. Nous voulons des têtes bien faites ! L’enjeu demeure et perdure, en ces périodes de turbulences où penser le monde, afin de pouvoir le comprendre et d’agir pour le changer est d’une actualité criante.
Paul Dussault
Andragogue (Éducateur d’adultes)
Directeur adjoind de Centre d’éducation des adultes.
Formateur d’enseignants
Retraité de l’éducation.
abourgeo
20 avril 2010
20h01
La pédagogie est un art, pas une science. C’est l’art d’éduquer. Est-ce un art que maîtrisent les pédagogues du MEQ? Avez-vous l’impression que les gens ont bien compris la réforme scolaire?
Antoine Bourgeois
gillesmenard
20 avril 2010
20h36
On a oublié ici que ce n’est pas la majorité des gens qui sont doués et fait pour des études supérieures.On tente toujours de créer un climat où tous devrions devenir des technocrates ou bureaucrates.On a fermer toutes les usines de transformations ou on les a déménager en Chine.La majorité des jeunes que je connaisse qui ont décroché c’est simplement parce qu’il n’y a pour eux aucun espoir ou perspective de participer à une société devenu trop techno et où il n’y a pas de place pour le ‘’simple” travail si ce n’est que de faire des poutines et des burger au salaire minimum et cela a temps partiel.
On préfère payé une énorme machine 300,000$ avec un chauffeur col bleu a 40$ de l’heure plutôt que d’engager 40 balayeurs de rues à 15-20$/hre.
On préfère faire bucher un gars avec une machine multifonctionnelle de un demi million qui coupe en une année ce que 50 bucherons feraient en 10 ans avec des bonnes conditions et un bon logement abordable.
On va trop vite ça va péter.
Gilles Ménard
gaetrem
20 avril 2010
20h48
Pardon, j’ai oublié de signer
Nos savants pédagogues peuvent-ils nous expliquer pourquoi nos enfants ne sont pas capables de s’exprimer correctement, à l’oral et à l’écrit, après 12, 14 et mème 17 ans de scolarité? Ca fait 40 ans que vous expérimentez vos théories farfelues sur notre jeunesse. Quel est le résultat? Un des pires taux de décrochage du monde industrialisé et des enfants qui arrivent aux études supérieures avec un bagage intellectuel et culturel tellement navrant que parfois j’en pleurerais.
Mais restons-en à la question de la langue. Dans ma famille, nous étions quatre enfants. Les trois premiers ont appris leur français avec les «vieilles méthodes». La petite dernière a eu le malheur de tomber sur les premières éructations débiles des pédagogues; ca s’appelait la «méthode du sablier» si ma mémoire est fidèle. Je vous laisse deviner quel est le seul enfant de la famille à éprouver des difficultés avec la langue française.
Gaétan Tremblay
mercedes164
20 avril 2010
20h51
l’instruction c’est comme la boisson
il y en a qui porte pas ca
claude chamberland
glamoureux
20 avril 2010
21h01
@Gillesmorissette
Ce ne sont pas les profs qui prennent les élèves pour des rats de labos. Les profs en ont ras le bol des programmes mal pensés et garrochés.
C’est pas au MEQ mais bien au MELS (Ministère de l’Education, du Loisir et du Sport) que ça pellete des nuages.
Les profs ne se tairont pas parce que ce qu’ils demandent c’est plus de ressources pour faire face aux enfants “poqués”, les futurs décrocheurs. Qu’ils coupent dans le nombre de fonctionnaires pour engager des ortophonistes, des psy et des orthopédagogues à la place. Qu’ils reveinnent au même nombre de spécialistes qu’il y avait il y a 15 ans avant que le gouvernement fasse ses coupures.
glamoureux
20 avril 2010
21h02
Gaétan Lamoureux
acotee
20 avril 2010
21h19
On tend souvent à oublier…
J’ai connu l’école secondaire triste et morne, je n’en ai pas saisi le but mais seulement les conséquences: être assise pendant 4 périodes de 70 min. à regarder des enseignants s’écouter parler. Il faut dire que je n’ai jamais été “une bonne élève”, c’est à dire que ma capacité de mémorisation est plutôt limitée et que j’ai un déficit d’attention. Je l’avoue sans aucune pudeur, je ne suis pas une encyclopédie! Alors que personne ne croyait que j’allais décrocher mon diplôme d’étude secondaire, je suis maintenant à l’université (en déplaise bien à l’élite) et je ne m’en sors pas mal ! Ce qu’il faut comprendre c’est que moi, j’apprends quand ça me fait du sens. Le nouveau programme de formation de l’école québécoise réfère à la réalité et au concret afin de former des citoyens responsables. Et oui, on permet même aux élèves de pouvoir gigoter un peu avec les situations d’apprentissages ouvertes! Et ça en choque plusieurs puisqu’en fait les élèves devrait être des vases vides que l’on remplit sans problème avec des listes et des listes d’objectifs comportant des connaissances que l’on récite comme des recettes et qui conviennent bien aux “bons élèves”. Hé oh, on est en 2010 et on a accès à l’éducation postsecondaire (huhum je ne parlerai pas ici des hausses de frais de scolarité et des auditoriums de 150 personnes). L’important selon moi au niveau primaire et secondaire, c’est de leur donner un bon bagage personnel pour assurer des adultes responsables, autonomes et pouvant s’adapter aux changements de la société. En ce qui concerne les parents, je n’écouterai que ceux qui sont présents aux réunions scolaires de leurs ados (c’est à dire une poignée). Sur le plan de l’évaluation, la vérité c’est que les lettres c’est pas mal embêtant parce qu’il n’es pas possible de savoir qu’un est meilleur que l’autre s’ils détiennent la même lettre! Le changement ça dérange toujours ceux qui ne veulent pas changer. Ceux qui ne veulent pas changer trouvent le statut quo confortable. Avez-vous oublié vos années au secondaire et la réalité de l’enseignement?
Merci à tous les enseignants qui ne font pas que soliloquer. Ce sont les enseignants comme vous qui permettent aux gens comme moi de persévérer.
Andréa Côté-Myre
Détentrice d’un diplôme secondaire
Technicienne en Génie Mécanique
Étudiante au BES-ST
demagogue
20 avril 2010
21h50
Surement. Tout évolue tellement vite. L’édifice G à Québec bien plein de fonctionnaires. Ça cogitent ces gens là. Ouf.
Ce n’est pas à la portée du mortel que je suis. Une chance qu’ils sont là pour veiller à la croissance du capital connaissance de nos jeunes.
Les décrocheurs, en nombre croissant. Pas de problèmes. Le français est tellement bien enseigné, les mathématiques aussi. C’est époustouflant. Fantastique.
Une professeure de français au secondaire…. méprise les temps passés. Elle, peut, tant qu’a moi aller se faire traire dans les pâquerettes.
Papa était médecin spécialiste, né en 1928, Je suis Designer Industriel, tous mes frères et soeurs sont diplômés d’Université. Ma mère qui est né en 1930 avait un cours d’administration et travaillait dans une banque. Elle n’a pas besoin de calculatrice à 80 ans. Tous en haut de 50 ans les enfants. C’était le temps de l’école rétrograde.
Il y a eu une soudaine mutation du cerveau humain. Je regarde mes enfants, je suis obligé de leur inculqué des notions d’histoire, de géographie, de biologie de les aidé en mathématique car vos techniques pue la théorie sans jamais se salir dans la pratique. Je vois des professeurs envoyer faire les recherches sur internet. Facilité imbécile. J’ai dû montrer à mes enfants a chercher dans un dictionnaire ou une encyclopédie.
C’est normal ?? Il faut réellement qu’ils s’en tiennent à Internet ???? Inquiétant non ?? Le sens critique = 0, le raisonnement =0. Big brother =1
La multiplication de ces fonctionnaires-pédagogues, imbue d’une science infuse me lève le coeur.
Les enfants vont aller au privé. Comme de plus en plus de parents le décident pour leurs enfants. Il doit bien y avoir une raison.
Jean Dumont
atzilut
20 avril 2010
21h52
À Simon Picotte qui ridiculise les pédagogues formés au Québec et leur préfère les diplômés de Yale: “Des pédagogues de l’Université du Québec. Pourquoi pas de Téluq une fois partie. N’importe quoi. Que disent les pédagogues de Yale? Ça ça m’intéresse.”
Deux brefs commentaires:
Le premier: d’où vous vient ce besoin irrépressible de dénigrement? Quel est le nom de votre Alma Mater? L’Université du Québec à Trois-Rivières?
Le “educational program” de Yale me semble très limité. Désolé de vous décevoir.
http://www.yale.edu/tprep/urban/courses.html
Vous savez, monsieur Picotte, quelle que soit la réputation de Yale University, si je devais étudier la littérature italienne ou française, je ne m’inscrirais pas à Yale. De même, si vous deviez souhaiter parfaire vos connaissances en océanographie ou en science de l’éolien, la très modeste Université du Québec à Rimouski me semblerait un bien meilleur choix que Yale, Harvard ou Princeton.
Pourquoi ce choix de Yale? Vous y avez étudié?
P.J. Kessler
ramses2.1
20 avril 2010
22h01
Il faudra un jour identifier qui sont les responsable de ce désastre. Qui sont ces “génies” qui, depuis 40 ans, expérimentent sur des générations de jeunes sans rendre de compte à personne ?
On veut pas les lyncher on veut juste voir leur face en plein jour.
Jean Émard
vincent_b
20 avril 2010
22h03
@ tibast1
«@ P. Nguyen – “c’est que je suis un enseignant de première ligne “… Tellement vrai!! Que les grands penseurs viennent dans nos classes et ils nous diront si leur belle théorie s’applique ou est viable!!»
La question que je me pose: est-ce que le problème est vraiment le message des chercheurs, ou celui-ci une fois passé à la moulinette et au tamis par les politiciens et hauts fonctionnaires qui décident de ce qui est bon ou pas en éducation?
Si vous saviez les vertes et les pas mûres qu’on entend sur les agissements de Québec vis-à-vis les “experts”, ça vous donnerait envie de vomir…
Vincent Beaucher
ramses2.1
20 avril 2010
22h07
Pour clarifier, dans mon message précédent je ne parle pas des enseignants mais des “génies” du MEQ (MELS si vous préférez) qui tiennent à maintenir en place un système qui n’a jamais fonctionné, pour ne pas à avoir à admettre qu’ils se sont gourés sur toute la ligne.
Jean Émard
tesl_2004
20 avril 2010
22h30
Au fond, nous (les enseignants de première ligne) sommes perplexes face à certaines débilités qu’articulent des individus en provenance du MELS et des universités.
En Montérégie, nous sommes une cohorte à suivre des cours à la Maîtrise via l’Université de Sherbrooke. Un de nos professeurs se trouve à être le Professeur Richard Robillard (PHD), un individu ayant fait son temps en première ligne pour ensuite devenir une légende dans la communauté des enseignants et enseignantes. Cet homme nous offre des cours tels que:
1) Intelligence émotionnelle
2) Inteligence relationnelle
3) L’attachement des élèves
4) Vie Professionnele
5) Gestion des comportements complexes
Et ainsi de suite… Contrairement à bien des pédagogues haut-gradés dans le système de l’éducation, cet homme transpire la crédibilité car il a expérimenté pendant des années en première ligne. De plus, il était lui-même un enfant turbulent et perturbé. La majorité d’entre nous sommes fascinés par ses enseignements percutants, pertinents et pramatiques.
Nous ne parlons pas ici d’un “Lo-Logue” qui tente de nous écraser par des grandes théories ou d’un individu en mal d’importance qui veut nous rappeler qu’il occupe un bureau dans une université. Ce n’est pas pour rien que cet homme (Richard Robillard) est très sollicité, même après environ 40 ans de service dans le milieu scolaire.
Je ne sais pas où je veux aller avec cette intervention, mais je crois que je tenais à souligner l’immense contribution d’au moins un pédagogue universitaire ayant de l’allure, de la classe et de la pertinence.
P. Nguyên
export
20 avril 2010
23h57
J’avoue être un peu abasourdi par tout ce que j’ai lu ce soir. L’éducation de nos enfants devrait être la pierre angulaire de notre société. Pas seulement l’instruction mais l’éducation de tout l’être. J’ai enseigné la musique pendant 35 ans et ces années ont passé comme un rêve. Les parents actuels, qui sont plus instruits que les générations précédentes, comprennent, je crois, que le futur de l’enfant repose sur ce qu’il recevra à l’école. Il faut un confiance profonde et une admiration pour ceux qui modèlent le cerveau et le coeur de leur progéniture. Et si le professeur n’est pas prêt à donner à ses élèves ce qu’il donnerait à ses propres enfants, peut-être n’est-il pas fait pour cette vocation. Oui, je sais, je suis un rêveur. R. Massé
gulliver
21 avril 2010
05h31
A lire le débat ici, je comprends maintenant pourquoi le Ministère de l’Éducation est mêlé et change les programmes à tous les 3-4 ans !
@GillesMorisette: j’ai demandé un jour à mon père, comment l’éducation était “dans le bon vieux temps”. Il me disait qu’à l’époque, c’était beaucoup plus simple: les élèves devait apprendre à lire et à compter, parce que à 14 ans, un paquet quittait l’école et après 16-17, seulement une mince partie continuait. Maintenant, on essait de garder la majorité au moins jusqu’au CEGEP.
@hdufort. Je conseille à tous de lire le 1er commentaire en haut de Monsieur Dufort : Excellent !
D. Gulliver
lmisslucie
21 avril 2010
05h31
Je ne suis ni pédagogue ni menuisier ni médecin. J’évalue donc le travail de ces personnes à leur résultat. Un bon menuisier saura monter un mur et construire une maison qui se tient. Un bon médecin saura me soigner quand je suis malade et me dire quoi faire pour rester en santé. C’est de peu d’importance dans le fond que je ne sache pas toute la théorie qui soutient leur pratique, que je ne sache pas planter un clou ou que j’aie peur du sang. Si les résultats sont là, si ma maison est solide, si elle a été construite dans le même délai que les semblables, si je suis en santé, c’est ce qui compte. Ne me parlez pas d’un médecin qui me dirait que je ne suis pas médecin et qui me dirait de juste lui faire confiance, sans qu’il m’explique quoi que ce soit.
Alors pourquoi en serait-il autrement pour un pédagogue. Pourquoi doit-on accepter que nos enfants soient de plus en plus incompétents. Les jeunes sortent de l’école en ne sachant plus leur français, les résultats aux tests internationaux de mathématiques sont de plus en plus faibles, ils sont p-e encore bons, mais ils le sont moins qu’avant. Alors, pour moi, ces grands ponces qui me disent que je ne connais rien et de me taire…
Un bon pédagogue c”est celui qui sait me conduire sur le chemin de la connaissance, pas celui qui me traite d’imbécile et qui me regarde de haut. Si le socioconstructivisme c’est si bon alors qu’est-ce qui ne marche pas? Est-ce que c’est l’intégration à tout prix des enfants en difficulté, handicapés physiques et mentaux et tutti quanti? Pourquoi, les professeurs sont-ils si réticents à appliquer la réforme dans son intégralité? Pourquoi les pays pionniers dans cette pédagogie ont-ils fait marche arrière? Est-ce illégitime de la part des parents de vouloir comprendre le bulletin de leurs enfants et de pouvoir les aider dans leurs études et travaux? Pourquoi suis-je si méfiante vis-à-vis des pédagogues? Est-ce que parce les deux pires professeurs que j’aie eu dans ma vie sont devenus conseillers pédagogique?
lmisslucie
21 avril 2010
05h32
oups! Lucie Paquette
mletourneux
21 avril 2010
08h14
J’ai enseigné pendant 35 années sans être pédagogue. Pendant toutes ces années il a plu sur ma tête différentes modes pédagogiques et quelques réformes issues de ces idéologies qui usurpent le vocable de “sciences”. A chaque annonce d’une nouvelle méthode pédagogique, ma réaction fut la même: c’est quoi ce foutu bazar? Jamais n’a été démontré à ma satisfaction qu’un enseignant formé à ces pseudo-sciences de l’éducation est plus compétent que celui qui n’a été formé que dans la discipline qu’il enseigne. Le problème de la psycho-pédagogie est justement son manque de scientificité. Il suffit, pour s’en convaincre, de constater que, au coeur de ses récents développements, se tient une promotion complètement déchaînée de Sa Majesté le Moi. Les pédagogues se méfient diablement des connaissances et préfèrent les méthodes pour la simple raison qu’ils ne peuvent établir leur maîtrise sur les connaissances. Le pédagogue n’est pas expert dans ce qui est enseigné, il n’est pas mathématicien, géographe, historien, informaticien, etc. Il se prétend expert en enseignement de … X. Ses méthodes seraient applicables à toute discipline, ce qui revient à dire qu’une méthode pédagogique serait indépendante de ce qui est enseigné.
J’ai toujours eu une proposition en tête: au lieu de farcir la tête des futurs enseignants de méthodes pédagogiques qui vont bientôt devenir désuètes grâce aux “progrès” des “sciences de l’éducation”, il vaudrait mieux insister, plus qu’on ne le fait actuellement, sur la maîtrise de ce qui doit être enseigné. Il est parfaitement possible de faire en sorte que les gens que l’on forme pour enseigner la langue française apprennent eux-mêmes cette langue de façon adéquate: il suffit de la leur enseigner, quitte à ce que leur sacro-saint Moi souffre un peu.
Michel Letourneux
gren
21 avril 2010
20h04
Lâchez pas les gogues de notre bon gouvernement. Vous devez être tellement fièrs de vos excellent résultats. 50% de nos étudiants décrochent. Vous savez ce qui est bon pour nos enfants. Mme Marois l’a prouvée avec les garderies. Nos enfants seront beaucoup mieux élevés que par leur mères c’est elle qui l’a dit.On les prends en charge a l’âge de 1 an et on s’en occupe jusqu’a ce qu’ils deviennent de la main d’oeuvre pour Walmart ou McDonald. Les résutats de vos politiques sont excellent dans la médiocrité.MERCI.
N.Y.GRENIER
libellulesandy
21 avril 2010
20h06
J’enseigne au primaire depuis 20 ans,au public…On a les smatts en hauts qui sont a la Commission scolaire parce qu’ils étaient les pires profs…Les commissions scolaires c’est juste de gaspillage d’argent et de papier! Moi je dis qu’on devrait forcer tous ces gens,incluant tous les membres du ministere de l’Éducation a enseigner une journée par mois…( ca c’est parce que je sais qu’on va pas abolir ces belles jobs !)On a une société de bébés gatés qui ne veulent pas travailler et une brochette de tout le monde qui nous écrase et n’ont aucune idée de se qui se passe en classe…Il y a des horreurs c’est sur…On fait se qu’on peut avec VOS enfants ,et avec le manque de programmes,de ressources et de gros bon sens de nos leaders! Mais il y a aussi de merveilleuses petites actions a chaque minute de notre journée,il a des enfants intelligents qui veulent apprendre, d’autres qui ne l’ont pas facile mais qui essaient fort,et il y a encore heureusement une tonne de parents impliqués,patients et qui nous soutiennent.Ce qui nous emmerde c’est la politique et ceux qui arretent pas de vouloir tout changer pour faire semblant d’avoir l’air occupés! Si la population savait le gaspillage et les contraintes auxquelles on fait face,on comprendrait pourquoi c’est si compliqué. Que les parents nous parlent et nous demandent comment ils-elles peuvent nous aider et aider leurs enfants …Peu importe les réformes,chaque prof a sa personalité,son style ,ses passions…De toute facon on ferme notre porte et on enseigne!! En passant a chaque année mes éleves me disent toujours que ce qu’ils ont le plus aimé ( a part ma bonne humeur!),ce sont les Dictées! ( 2 ieme année) Ils aiment la structure,mémoriser,un beau 10 sur 10 et un beau collant! On s’en fout des compétences! Ils ont tout compliqué et résultat les bulletins sont de la foutaise parce que tout est subjectif dans notre systeme.Je défie n’importe qui a passer une semaine dans une classe au primaire et vous allez voir que malgré les embuches,nous on se grouille le derriere,qu’il s’en passe des choses dans une journée ,qu’on aime nos jeunes ,qu’ils et elles apprennent et que pendant qu’en haut ils gaspillent l’argent qui devrait aller dans nos écoles…ben nous on fait notre gros possible!!
Sandra Cloutier
libellulesandy
21 avril 2010
21h23
En tant qu’enseignante ,j’associe la pédagogie au matériel pédagogique. Le beau matériel qui vient supporter les beaux programmes des pédagogues du MEQ…Eh bien moi dans ma CScolaire on se bat pour en avoir. Il existe de magnifiques cahiers d’exercises de grammaire,de la 1ere a la 6ieme.Tout est dans ca! On refuse de nous les laisser acheter! En fait dans une école c’est oui,dans une autre non!Ca dépend du boss! Donc on fait quoi?! Regardez dans le sac de votre enfant..des papiers! On perd la moitié de notre temps a faire des photocopies illégales,a créer nous-memes notre matériel et ca c’est dans presque toutes les matieres.Math 2ieme…Ce que je devrais utiliser est hyper platte et nulle quant a moi! Par contre j’ai trouvé un magnifique cahier fait par Guérin qui couvre tout et que les enfants adorent! Impossible de l’acheter!! Pourquoi?! J’attends encore la réponse! Y’a 3 deuxiemes années dans mon école et personne sait que fait sa collegue et les enfants ont un programme assez différent!Quelle farce!On nous refuse d’acheter un petit cahier de calligraphie a 4,25$ mais il faut bien que les enfants se pratiquent!Alors on photocopie! Il y avait de magnifiques livres de francais dans une armoire et ma directrice m’a interdit de les utiliser…comme ca on l’air plus Réforme!!!Je vois des enfants de collegues qui sont dans une autre Cscolaire et le matériel est completement différent,souvent tres bien et complet …Alors les bulletins,pensez-vous que ca vaut quelque chose quand personne apprend la meme chose et que ce sont nous les proffes qui inventons les tests!!! Pour sauver des sous on nous coupe le metériel donc aucune uniformité dans le systeme.Ce qu’un enfant apprend ,ce a quoi on l’expose peut totalement varier de Magog a Amos ,a Pointe-Claire…Ca c’est le probleme et ensuite on nous blame nous parce que les enfants ne savent pas écrire…Nos directeurs ou directrices ne mettent jamais les pieds dans nos classes,ne savent meme pas se qu’on enseigne et pire encore,on a toujours l’impression qu’ils sont contre nous,on passe pour une chialeuse parce qu’on veut des livres! On nous casse les pieds avec les compétences,on doit faire des echelles de ci et de ca pour prouver ce que les enfants sont capables de faire! C’est pas compliqué,ouvrez leurs cahiers et vous allez voir!Nous sommes désabusées les proffes face a ce systeme pédagogique ! On perd du temps fou pour remédier aux failles du systeme au lieu d’avoir du temps précieux avec vos enfants! C’est la le probleme!Alors avant les grands débats sur la science et la pédagogie,de grace donnez-nous acces a du matériel pédagogique et ayons des balises claires et précises de se qui doit etre enseigné! Et j’ajoute qu’il n’y a que les parents qui ont le pouvoir sur ca…Nous les proffes on ne nous écoute pas!
Sandra Cloutier
etmoi
22 avril 2010
10h17
Correction orthographique en ligne 8 : acceptan t. Voyez, on doit toujours se relire.
etmoi
22 avril 2010
16h29
Peu importe les méthodes utilisées, l’école québécoise est actuellement incapable de former les jeunes sur les plans intellectuel et social. Pourquoi ? Parce que les parents ne les encadrent pas, parce que les jeunes sont incapables d’effort et de discipline (ils ne pensent qu’à s’amuser), parce que les professeurs n’ont jamais appliqué véritablement les éléments du socio-constructivisme qui au plan épistémologique (science qui étudie les sciences) tient la route. Et finalement, l’État tergiverse et joue d’opportunisme politique sur le dos des élèves et des enseignants en acceptant les demandes incompétentes des parents au sujet des bulletins et des formules pédagogiques auxquels ils n’entendent rien. (Les médecins accepteraient-ils de se faire dire par les patients d’user de telle ou telle autre méthode ?)…
Voilà le portrait actuel d’une partie de la réalité des jeunes en difficulté dans une école en difficulté. Quoi faire alors pour remédier à cette écatombe de 50 % de décrocheurs ?
Appliquer le socio-constructivisme et tabler sur l’acquisition des matières de base en favorisant la lecture et l’écriture. Pourquoi en changeant de méthode n’aurait-on pas le droit de conserver la dictée ou l’analyse grammaticale ? Une mixité de méthodes d’enseignement est nécessaire à l’apprentissage puisque les jeunes et les adultes n’apprennent pas tous de la même façon.
Et pour les autres matières, si la formation aux matières de base est adéquate, alors les autres apprentissages s’enchaînent puisque les habiletés cognitives sont en place.
Pour ce qui est des déchirements entre les tenants de telle ou telle approche ou méthode, l’incompétence de la Ministre de l’Éducation y est pour beaucoup, semant autour d’elle la confusion qui se répand comme l’ignorance dans une société en perte de repères.