
NDLR: Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publiera désormais que les commentaires signés. Merci de votre collaboration.
Ariane Krol
Microsoft a décidé l’an dernier que seuls les employés dont le téléphone cellulaire utilise le système d’exploitation Windows Phone pourraient désormais se faire rembourser leurs frais de service. Cette mesure s’inscrit dans un vaste programme de réduction des coûts, affirme l’entreprise. Des employés y voient plutôt une jambette au iPhone. L’appareil chouchou du rival Apple n’est pas bien vu au siège social de Redmont, rapportait récemment le Wall Street Journal.
Le Globe and Mail a poussé la réflexion plus loin, et sollicité des avis sur l’utilisation de produits ou services concurrents en milieu de travail. La virulence des réactions m’a soufflée. Une consultante suggère aux employeurs d”interdire clairement l’usage de produits concurrents au moment de l’embauche, par contrat écrit s’il le faut. Un autre suggère de ne pas engager de travailleurs qui ne veulent pas agir comme ambassadeurs de la marque, et de les remercier s’ils ne jouent pas le jeu.
Un spécialiste admet cependant avoir déjà dérogé à ces principes. Il s’est ouvert un compte Yahoo! pour postuler dans cette entreprise, mais une fois embauché, il a recommencé à utiliser le Gmail de Google, comme tous ses collègues. Commentaire de Yahoo!? «Les employés devraient être familiers avec la concurrence», indique une porte-parole en précisant qu’aucune règle ne force les employés à utiliser exclusivement les produits maison. Bravo!
Je me méfie du corporatisme dogmatique. Par déformation professionnelle, peut-être: un journaliste n’a pas la liberté, mais l’obligation de suivre les autres médias. Comment une entreprise peut-elle surpasser ses concurrents si elle refuse de voir ce qu’ils font de bien ? Et franchement, il y a des limites à la crédibilité des «ambassadeurs» payés par la compagnie. «Il n’y a rien de plus puissant qu’un commis de magasin qui vous dit: «J’ai cette paire de pantalons, ils sont fantastiques!», affirme un consultant dans le Globe. Ah oui? C’est drôle. Moi, quand j’entends ça, je commence à douter.
Et vous? Êtes-vous un inconditionnel des produits et services de votre employeur? Vous attendez-vous à ce que les travailleurs des commerces que vous fréquentez le soient aussi? Une employée de Tim Horton qui boit dans un verre Starbuck, ça vous choque? Une caissière de Provigo qui arrive au boulot avec un sac IGA? Un travailleur de GM qui conduit une Toyota?
Image: Steve Ballmer, le grand patron de Microsoft, à l’endos d’un iPhone. Tirée du site Forever Geek

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orbitalx
31 mars 2010
06h55
Attention aux comparaisons douteuses.
Si tu travailles pour Ford et que Ford ne veut pas payer ta nouvelle Toyota, fine. Ford ne t’empeche pas de conduire un Toyota pour autant.
Microsoft n’empeche pas ses employés d’utiliser des iPhones.
Quand je travaillais pour Ubisoft, la compagnie nous donnait des jeu d’Ubisoft, mais ne nous payais pas de jeux de la concurrence. Ce qui ne nous empechait aucunement de nous en acheter, et d’y jouer.
C’est le gros bon sens.
michelnotredame
31 mars 2010
07h06
Pourquoi être fidèle à son employeur, s’il propose des produits ou des services stupides ou ridicules ???
Cela me rappelle l’attaché de presse d’un ministre libéral, qui se vantait de voter pour le Parti Québécois, parce qu’il considérait le PLQ totalement minable.
Michel Notredame
nobodyknows
31 mars 2010
07h40
Et si on obligeait les ministres et les enseignants du secteur public à envoyer leurs enfants à l’école publique? Bonne idée, non?
N. Rivet
bedardphilippe
31 mars 2010
07h56
Il est logique d’être fidèle envers son employeur en achetant ses produits au lieu de ceux de ses concurrents. Surtout pour un représentant des ventes. (Pour vendre un produit, il faut y croire).
La fidélité est encore plus logique si l’employeur rembourse une partie du coût.
Mais la fidélité a deux sens : l’employeur est-il fidèle envers ses employés ?
Philippe Bédard
laloueapril
31 mars 2010
08h14
Michel Notredame, surprenant votre affirmation:
[Cela me rappelle l’attaché de presse d’un ministre libéral, qui se vantait de voter
pour le Parti Québécois, parce qu’il considérait le PLQ totalement minable.]
Pouvez-vous me donner son nom?
IL n’a pas dû rester longtemps comme attaché de Presse….?
Connaissant le PLQ, votre affirmation me surprend beaucoup.
Merci d’éclairer ma lanterne.
Revenons au sujet…Fidélité/employeur:
Non, je ne m’attends pas à une fidélité totale, mais une cohérence de base…
Pourquoi une caissière de Provigo utiliserait une sac de IGA pour transporter ses
choses personnelles?
Pourquoi une serveuse de Tim Horton arriverait à son travail le matin avec un café
d’un Starbuck?
Par contre j’ai beaucoup de difficulté avec:
Un professeur qui travaille au public, mais inscrit ses 2 enfants au privé.
Un employé municipal qui gagne sa vie à Montréal, mais vit à Laval.
(il vit tellement à Laval, qu’il achète même son café du matin à Laval.)
Fidélité…est-ce que ça existe encore?
Louise April(Laloue)
patrk
31 mars 2010
08h31
@ michelnotredame
Pourquoi tu travailles pour cet employeur si tu trouves que ces produits sont ridicules? Il me semble qu’il manque un peu d’intégrité et de principe dans ce monde, car s’il y en avait, beaucoup d’entreprises n’existeraient pas.
Comment accepter de travailler pour une compagnie qui fabrique des pièces qui sert à la construction des machines de querre par exemple? Je sais que je suis un des seuls au monde, mais le choix de la compagnie pour laquelle je travaille est primordial, il faut que celle-ci représente bien mes valeurs, mais je le répète: je crois que je suis unique au monde. Alors c’est pour cette raison que les compagnies sont obligées de mettre des limites à leurs employés afin de ne pas trop encourager la concurence.
Argument stupide que celui que d’autre personne vont acheter les produits que je fabrique, moi je peux me permettre d’acheter ce que je veux.
Depuis l’époque du fordisme, presque chaque employé est en mesure de se payer le produit auquel il participe à produire. Et de plus, il me semble que les employés sont les principaux représentants de sa marque. Si je vois quelqu’un avec un produit concurent, ben je me dis que s’il ne possède même pas les produits de son entreprise, alors ça doit pas valloir cher, donc je n’irai pas acheter chez eux messemble.
Prenons un exemple concrèt. Les Ski-doo! si tous les québécois achetais un bombardier (BRP) au lieu d’acheter une marque concurente, il est certain que les ventes seraient bonnes pour BRP et cela permettrait d’offrir un meilleur produit faute de plus de revenu, et par le fait même d’avoir un meilleur prix, car il y aurait une meilleure production. C’est la loi du marché; plus il y en a beaucoup qui achète plus les prix baisses. En plus, nous pourrions être fier de posséder un produit fabriqué chez nous. Mais pour ça il faut encore que ça veuille dire de quoi être che-nous dans ce monde globalisé et contrôlé par le capitalisme corporatif.
Par contre, eux ils ont compris, en interdissant d’aller chez le concurrent. Diviser pour mieux régner comme disait l’autre. Asteur profitons du manque de repère pour les faire dépenser sans réfléchir.
Pis là les taxes viennent de monter pour les petits individus individualisés, seront-ils capables de se rassembler pour s’opposer à cette stupidité. Faut pas en vouloir au gouverment, il profite juste du fait que le capitalisme à individualisé le monde, il savent que l’opposiotion publique n’existe plus.
Patrick Desbiens.
laloueapril
31 mars 2010
09h13
Patrick Desbiens., Bon matin, vous soulignez à juste tître:
[Les Ski-doo! si tous les québécois achetais un bombardier (BRP) au lieu d’acheter
une marque concurente....]
Entièrement d’accord avec vous mais….
Il faut quand même que le produit soit bon.
Chez-nous c’était Bombardier…..3 moto-neige Bombardier, le bonheur.
Fiabilité, et digne de confiance pour un nouvel achat…..années 85-90
1994:
Achat d’une moto-neige Bombardier FLAMBANT neuve….tellement belle:-)
Car les Bombardiers ont toujours une si belle ligne.
L’ENFER, cet engin ne fonctionnait pas.
Et au surprise, pas seulement le nôtre…..
4 amis, Bombardier eux aussi connaissent beaucoup de problèmes avec
leurs bolides.
Et que dire du service après-vente, déception là aussi.
Oui, nous devons être fiers des produits fabriqués chez-nous, mais…….
il y a une limite.
Louise April(laloue)
sebastienmassey
31 mars 2010
09h16
Je l’étais jusqu’au dernier budget provincial. À partir d’aujourd’hui je me cherche un emploi ailleurs au pays.
Sébastien Massey
hdufort
31 mars 2010
09h42
Votre employeur vous est-il fidèle? Est-il en train de parler dans votre dos ou d’essayer de vous remplacer?
H. Dufort
hdufort
31 mars 2010
09h45
Si je mets un drapeau de France ou de Chine sur mon balcon, la police ne viendra pas m’arrêter pour “manque de fidélité envers mon pays”. De même, si j’entre chez Provigo avec un sac réutilisable IGA, on ne me mettra pas à la porte. La fidélité et le patriotisme ne devraient JAMAIS être obligatoires, il en va de notre liberté de conscience.
H. Dufort
boguemoipas
31 mars 2010
10h30
Je suis pour un certain encadrement de l’affichage de produits de marque concurrente lorsqu’il s’agit d’employés interagissant avec le public (vendeurs, caissiers, représentants, etc…) et sur les lieux du travail.
Mais pour une canette de Pepsi dans le lunch d’un manutentionnaire d’entrepot chez Coke? Pour une secrétaire qui préfère faire son marché à l’épicerie fine du coin plutôt que la chaîne de supermarché pour laquelle elle travaille ? Pour un gestionnaire qui préfère utiliser les logiciels de la concurrence à maison? Faites-moi rire.
J’ai travaillé pour Apple Canada pendant dix ans et malgré tout, la majorité de mes ordinateurs ne sont pas des Apple (en fait juste mon laptop, des cadillacs que je recommande malgré le prix). Ni mon téléphone. J’ai acheté un iPod usagé mais j’ai aussitôt balancé son logiciel propriétaire pour le remplacer par un plus pratique, ouvert et puissant (support de plusieurs formats de haute qualité).
Oui ca a titillé un représentant des ventes un peu borné (fanboy), il a tenté de m’en prendre en faute lors d’un meeting et mon supérieur, directeur de l’architecture, a tôt eu fait de le ridiculiser pour de telles considérations enfantines.
Je peux très bien apprécier travailler pour une compagnie et trouver ses produits inférieurs à d’autres. Sincèrement je vois ça comme un signe que j’ai la capacité d’analyser et de nuancer mon jugement. Croyez vous sincèrement qu’un employé de Dolorama ne veule pas acheter un ouvre-boite ailleurs par “fidélité”?
George Detreilles
ramses2.1
31 mars 2010
10h38
“Et vous? Êtes-vous un inconditionnel des produits et services de votre employeur?
Ariane Kroll
===
J’ai travaillé longtemps dans le système d’éducation tout en considérant que le ministère de l’Éducation faisait fausse route avec ses réformes et autres lubies transversales.
Jean Émard
ectic
31 mars 2010
10h42
Il y a les 2 cotés, comme c’est infirmières du privé que l’on engage au public! c’est un vrai scandale
Jean-Francois Lucide
pasfollelamouche
31 mars 2010
10h53
Qu’est-ce que la loyauté?
Est-ce que c’est quelque chose qui doit se jouer de la part des deux parties?
Je dois vous faire part de ma propre expérience au niveau de la loyauté pour une compagnie qui est supposément être notre gagne-pain.
J’ai travaillé en tant que concessionnaire pour une certaine compagnie, et ce pendant plus de trois ans. Nos territoires n’étaient pas protégés, la compagnie fournissait les produits aux marchands oeuvrant dans les marchés aux puces et faisait, à sa propre solde, des ententes avec les marchés télévisuels.
Nous n’avions aucun salaire de base, devions assumer les frais de tous les produits utilisés en démonstration ainsi que tout le matériel autre nécessaire au bon fonctionnement de notre entreprise.
On sait tous que les marchands de marchés aux puces ne sont liés à aucun système de taxation, les clients économisent donc les taxes, et ces marchands sonnent aussi des articles complémentaires à leurs gros acheteurs, selon leur bon vouloir.
Outre ce fait, la compagnie offrait via la télévision, en période de pointe, les produits à rabais aux consommateurs, offrait des bonis sur achats multiples, les frais de livraison étaient anéantis…
Croyez-vous sincèrement que les concessionnaires qui oeuvraient dans les grandes surfaces pouvaient en toute honnêteté se présenter dans les magasins dont ils étaient responsables, faire de beaux sourires à leurs clients en sachant qu’ils leur vendaient les mêmes produits 30% plus cher que s’ils les commandaient via la télévision??? Avaient les mains liées et ne pouvaient offrir à leurs clients aucun boni, les articles étant scannés et le marchand étant privé de son % de commission??
Oui, le produit était honnête, la compagnie de son côté, nous faisait une compétition des plus déloyale.
Tout le temps que j’étais associée à eux, j’ai consommé leurs produits, je ne le fais plus.
Ils n’ont eu aucune loyauté à mon égard, ni à l’égard des autres concessionnaires.
Ils ne méritent pas non plus la loyauté des consommateurs dans ces circonstances.
Marie Tanguay
gillesmenard
31 mars 2010
11h08
Je n’ai jamais voulu travailler pour une compagnie qi proposait des produits que je trouvais inutiles ou des services que je n’approuvais pas.Je suis intègre voyez-vous et c’est pour cela que je suis demeuré pauvre.Pour devenir riche dans le capitalisme il faut savoir ”profiter” de son voisin.
J’ai fait du reboisement ce qui m’a permis d’améliorer l’environnement de tous mais ce travail n’est pas le plus payant mais combien valorisant.
Gilles Ménard
dcsavard
31 mars 2010
11h09
Pour ceux qui disent que Microsoft n’empêche pas ses employés d’utiliser les produits de Apple, vous oubliez que ce n’est pas l’envie qui lui manque, il est évidemment juridiquement impossible de les obliger. Donc, ne pas rembourser les frais d’appels (nous ne parlons pas ici des frais d’acquisition de l’appareil) est le maximum que Microsoft peut faire pour empêcher ses employés d’utiliser les produits concurrents. Pour ce qui est de mettre par écrit une obligation tel que le mentionnent certains dans l’article, je doute fort qu’une telle clause passerait le test juridique, à moins que l’emploi soit celui d’homme-sandwich. Il y a des limites à laisser son employeur envahir sa vie privée et notre image personnelle pour afficher ses logos.
Daniel Savard
patrk
31 mars 2010
11h10
@ laloueapril
Très d’accord avec vous. Le problème vient de l’extérieur; j’ai travaillé pour cette compagnie à partir du moment que c’est devenu BRP et j’ai remarqué la dégradation du produit au profit de la production de masse. C’est ce que je dis : si les gens avaient travaillé pour BRP non pas pour leur paie, mais par fierté, le produit serait encore bon, parce que leur fierté personnelle aurait été associée à la qualité du produit.
Voilà le un bon exemple du pourquoi il faut être fier et attaché aux produits que l’on fabrique, sinon ça donne ce que vous décrivez.
Dans le temps que J-A était encore dans la shop, les produits étaient de qualité et maintenant ce n’est qu’une marque comme une autre et voilà le résultat.
Pat Desbiens
Pat Desbiens
patrk
31 mars 2010
11h12
En passant je n’y travaille plus pour les raisons que vous avez mentionné, c’est à dire par principe. Si tout le monde faisait comme ça, il y aurait une épuration des mauvais produits.
PAt Desbiens
martbe
31 mars 2010
11h30
Je suis fidèle à mon employeur. Je travaille à la SAQ et j’achète tout mon vin à la SAQ. ;)
Martin Rioux-Beaulieu
loubia
31 mars 2010
12h03
patrk
J’ai travaillé 30 ans pour une compagnie qui s’est dégradée au fil des ans au point de faire régulièrement les choux gras de La Facture et d’un certain gros cave.
Ladite compagnie n’a pas hésité à envoyer nos jobs à l’étranger en nous faisant perdre ce pourquoi on avait travaillé 5-10-25 ans pour pouvoir engraisser son président et les actionnaires.
Ladite compagnie nous demandait rien de moins que la priorité sur le reste de notre vie: on travaille là d’abord et on fait autre chose s’il reste du temps et de l’énergie.
Je suis restée là parce que si vous ne l’avez pas remarqué, les emplois un tant soit peu payants sont rares.
La fidélité, ça se gagne! EUX, ils n’ont eu que mon temps que je leur vendais et mon mépris. Je gardais ma fidélité pour les CLIENTS. Comme pas mal des vieux employés de cette naguère Blue Chips.
Ils donnent un service scrap pour très cher, je suis avec deux autres fournisseurs moins chers et qui ont le service à la clientèle à cœur. Je serais allée travailler pour EUX si je l’avais pu.
Ma fidélité n’est pas à vendre, mon respect non plus!
Dominique Lavoie.
jdbourque
31 mars 2010
12h25
Personnellement, je crois que l’employeur a le devoir de fournir à ses employés les outils et ressources nécessaires à l’accomplissement des tâches de ce dernier. Si cet employé n’a pas accès à ce dont il a besoin, il doit alors préciser au maximum les paramètres de la tâches afin d’obtenir les outils et ressources appropriés.
Cependant, le même employé a aussi le devoir de connaître ce qu’offre la concurrence, afin de pouvoir offrir des pistes de solution ou de développement à son employeur. Je ne parle pas d’être un simple usager du produit concurrent, mais un utilisateur critique: un individu qui ira derrière les apparence du produit, qui cherchera à comprendre le fonctionnement, qui ciblera les failles et identifiera des solutions aux problèmes pour le bénéfice de son employeur. En achetant son café quotidien chez Starbucks, l’employé de Tim Hortons a l’occasion de regarder le menu, de prendre en note les nouveaux produits offerts par le concurrent et d’en faire part à son patron. Il s’agit d’apprendre de son concurrent: ça s’appelle de la veille concurentielle.
En agissant de la sorte, l’employé offre une valeur-ajoutée à son travail et risque de fidéliser son employeur envers lui. Et à terme, si l’employeur ne se montre jamais intéressé par les idées de cet employé, il peut toujours aller voir ailleurs. La fidélité va toujours dans les deux sens.
Jean-David Bourque
siresagud
31 mars 2010
12h28
Je trouve l’idéée pas mauvaise de donner des réductions à ceux qui utilisent le produit de son entreprise. Je travaille dans le secteur de la structure de bois.
Le jour où j’aurai besoin de murs, de trusses et poutrelles, mon employeur me donnera des réductions pour les produits à acheter, et il l’a montré à plusieurs reprises à mes collègues. Voir un concurrent serait désobligeant dans la mesure que l’employeur est honnête dans la réduction du prix et offre la même qualité.
Si par contre son prix est extravagant, je n’hésiterai aucunement à aller voir ailleurs. Et je dis bien extravagant, car pour le même prix je préfererais avoir un contrôle sur la qualité des produits, et à même l’entreprise c’est idéal!
Sire Sagud
sebsurleweb
31 mars 2010
12h50
@laloueapril
La remarque sur les enseignants est un peu basse. Ce sont ceux qui essaient d’améliorer les choses et qui sont au premier rang pour constater les lacunes. C’est bien pour ça qu’ils y en a plusieurs qui envoient leurs enfants au privé!
C’est pas parce que notre employeur fait un produit qu’il faut l’utiliser. Celui-ci peut être inférieur à un autre ou tout simplement ne pas nous convenir. Ça ne veut pas dire pour autant qu’on ne se soucie pas de la compagnie pour autant. Au contraire, un employé peut travailler très fort à améliorer la situation dans la mesure de ses moyens.
Un employeur ne devrait jamais avoir à forcer ou pénaliser ses gens en regard de l’utilisation de leurs produits. Si ses propres employés préfère un produit de la compétition, il devrait s’interroger et peut-être les sonder pour tenter de trouver des solution!
Sébastien Blais,
Boisbriand
snowroune
31 mars 2010
13h01
Je suis tellement fidèle à mon employeur que j’en suis devenue malade…..je travaille dans un hôpital.
J. Rivard
deric
31 mars 2010
13h09
J’ai un peu de misère avec cette avenue,
Car si un employé de Ford achète une Toyota et qu’il va au travail avec celle-ci. Et pour ses activités personnelles il utilise la Toyota, moi en tant que voisin, je me dirais ceci, wow si lui n’endosse même pas le produit qu’il fabrique, pourquoi moi qui ne connais le produit que de l’extérieur je m’en procurerai un?
Il me semble qu’il serait de mise d’endosser les produits ou service pour lesquels on travaille, car cela garanti et peut même promouvoir la santé économique de notre entreprise.
Si on n’endosse pas les produits ou services est-ce que cela laisse poindre un conflit de valeurs à l’intérieur des gens qui s’adonnent à cette pratique? Moi je ne travaillerai jamais pour une compagnie dans lequel je ne crois pas.
J’ai su et vu pour un fait qu’à l’usine de Chrysler en Ontario, il y avait plusieurs Toyota dans le stationnement et lorsqu’ils ont fermé des quarts de travail, le syndicat chialait contre la compagnie, mais au lieu de chialer contre la compagnie, ils auraient du encourager les membres à promouvoir leur produit, est-ce un gage de garanti, NON, mais à tout le moins on ne mord pas la main qui nous nourris.
E Bergeron
mattgilles
31 mars 2010
13h14
Dans le cas de Microsoft, si ce sont eux qui payent, il n’y a rien de choquant à ce qu’ils forcent l’utilisation de leur produit.
Mais si l’employeur ne paye pas, et qu’ils se rendent compte que tous leurs employés utilisent le produit de la concurrence, peut-être devraient-ils réaliser que leur produit doit être amélioré?
Et pour prendre l’exemple Ford/Toyota, les employés ont un bon rabais sur les véhicules, mais si en bout de ligne ils n’aiment pas la gamme qui est offerte, ou qu’ils considèrent celle-ci trop chère ou de trop basse qualité, ils sont libres de conduire autre chose.
mattgilles
31 mars 2010
13h15
Signé Matt Gilles
mariemichel
31 mars 2010
13h37
bonjour, je suis fidèle à mes employeurs et à leur politique,je ne change pas facilement d’avis sur une compagnie, si je suis satisfaite de son service, et je ne dis pas du mal d,une entreprise si je suis à son emploi,, merci ,, Marie Michel..
deric
31 mars 2010
13h51
@mattgilles
“exemple: Ford/Toyota
Je suis d’accord avec vous sur le principe de la liberté de choix, mais encore faut-il ASSUMER ses choix, car si cela peut nuire à la santé financière de l’entreprise et par le fait même fragiliser l’emploi, alors je dis simplement ceci, ASSUMER vos choix, sinon ne demander pas de l’argent aux autres (gouvernement et autres)
E Bergeron
boguemoipas
31 mars 2010
14h24
deric
Vous présuposez que l’action de l’employé est la cause des ennuis financiers de l’entreprise et le culpabilisez derechef (assumer). Avant d’être employé il s’agit d’un être humain. Vous être libre de penser ce que vous voulez de vos voisins et de vous baser sur vos observations pour faire vos achats. Je vous conseille toutefois d’aller lui faire un brin de jasette. Il vous dira peut-être que sa petite toyota est bien pratique pour se rendre au travail mais que la rutilante chrysler dans le garage est parfaite pour ses longs voyages vers la Floride.
Il est bien naif de croire que l’on travaillera seulement pour des entreprises desquelles l’on préférera les produits ou endossera toute les actions/décisions/politiques. Tant mieux si vous y êtes arrivé, on est jamais à l’abri d’une acquisition ou d’un changement de direction.
George Detreilles
patrk
31 mars 2010
14h42
loubia
Je suis parfaitement d’accord, les compagnies nous demandent d’être disponible pour eux en tout temps, mais eux, dès qu’ils le peuvent, en profitent pour nous traiter comme de la marde.
Mais ça, c’est un autre sujet. Je ne prends pas parti pour la compagnie, mais bien pour les principes.
Le slogan des compagnies est: faite ce que je dis pas ce que je fais, mais ça, c’est un autre sujet.
Si on prend votre raisonnement, il faudrait que tout le monde se foute de tout le monde et fasse ce qui lui chante, et jetons par-dessus bord les principes.
Moi ce que je dis c’est qu’il faut commencer quelque part si on veut améliorer le monde. Peut-être suis-je naïf? Mais bon j’ai des principes.
Par ailleurs, je suis partie avant qu’il me mette dehors exactement pour les raisons que vous décrivez.
Pat Desbiens
steakbledindepatate
31 mars 2010
15h03
Lu quelque part qu’un employer de Coka Cola s’est fait indiqué la porte parce qu’il avait emporté avec son lunch une Pepsi…..La dictature corporative n’est plus a nos portes. Nous y sommes dedans jusque au cou.
Claude Desjardins
mcmullen
31 mars 2010
15h20
On ne mord pas la main qui nous nourrit. Point final.
De la même manière que vous ne verrez aucun article de cyberpresse nuire à une entreprise de Paul Desmarais ou à sa famille ou un article de TVA nuire à Québécor ou Radio-Canada nuire au Parti Libéral du Canada.
Et c’est parfait comme ça, nous sommes tous biaisés et je respecte ça.
Patrick McMullen
dcsavard
31 mars 2010
17h49
Coudonc, à lire certains, lorsque tu es embauché dans une entreprise, tu dois vendre ton âme, si c’est le cas, je trouve que les salaires ne correspondent pas du tout avec les avantages demandés par lesdites compagnies.
Qui nourrit qui? Oui, bien sûr, la compagnie fait vivre des gens, mais la compagnie, c’est aussi les gens qui travaillent pour elle. Pourquoi l’équation ne marche-t-elle que dans un seul sens pour plusieurs?
Daniel Savard
steakbledindepatate
31 mars 2010
18h05
31 mars 2010
15h20
On ne mord pas la main qui nous nourrit. Point final.
Morde est un hyperbole éculé. Les entreprises ne devrait pas nous considéré comme des chiens docile dans une société ou la démocratie et la liberté d’expression est une valeur inaliénable. Allez donc en Chine, la bas modre la main de celui qui nous nourrit prends tout son sens.
Claude Desjardins