
Photo André Pichette, La Presse
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Nathalie Collard
Vendredi matin, le maire de Montréal s’est fâché. Invité à prendre la parole devant les membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain dans le cadre du Forum stratégique sur les grands projets à Montréal, Gérald Tremblay s’est dit «tanné» du Montréal bashing (lire le texte de ma collègue Ariane Lacoursière ici).
L’exercice se voulait sans doute un pep-talk pour la communauté d’affaires de Montréal mais quand même, il faut faire preuve d’un optimisme débordant (ou de cécité, c’est selon) pour présenter les projets du CHUM et du CUSM sous la rubrique «Grands hôpitaux, grandes avancées«. Ces projets sont paralysés depuis des années…
On y a également discuté du projet 2-22 sur la Main (retardé) ainsi que du Quartier Bonaventure (qui suscite beaucoup de critiques).
Bref, il n’y avait pas là beaucoup de raisons de pavaner.
“Il faut chasser le spectre de l’immobilisme qui semble être revenu», a déclaré le maire de Montréal, de retour de vacances. Immobilisme? Vraiment?
Comme bien des élus et des dirigeants montréalais, M. Tremblay a tendance à confondre immobilisme et saine critique. Il y a une différence entre le fait de refuser tous les projets en bloc d’une part et d’autre part, tenter de les améliorer en proposant des changements constructifs (je pense entre autres à l’échangeur Turcot).
Dans le cas de la revitalisation de la Main, par exemple, l’administration en place n’a qu’elle même à blâmer. Ce projet est parti sur des mauvaises bases et depuis, les problèmes et les retards s’accumulent.
Le maire a d’ailleurs reconnu que son administration était «en partie responsable» de la situation actuelle.
Il est vrai que le fond de l’air est triste à Montréal, ces temps-ci, mais s’il faut blâmer quelqu’un pour cette atmosphère glauque, c’est avant tout cette administration qui a contribué, par ses actions, au cynisme ambiant.
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