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Mario Roy
Par l’effet du hasard, alors que j’écris ces lignes, la chaîne CNN diffuse un reportage dont le thème, affiché au bas de l’écran, est celui-ci (je traduis) : «Le prix à payer pour prolonger la vie / Une veuve demande : est-ce que ça vaut le coup ?»…
Ainsi donc, au Canada, l’affaire revient mardi devant le Parlement fédéral, saisi du projet de loi privé de la bloquiste Francine Lalonde sur l’euthanasie. Souvent, nous avons l’occasion ici de pencher en faveur d’une ouverture qui serait faite aux moyens de mourir dans la dignité. Mais est-ce à dire que la cause est entendue et que nous avons à ce sujet toutes les certitudes ?
Bien sûr que non.
Ici dans le Globe and Mail , Margaret Somerville (photo), juriste et professeure à l’université McGill (et dont les positions sont souvent controversées) , signale les dangers d’une ouverture trop grande à l’euthanasie et au suicide assisté. À notre époque, existe en effet un mélange dangereux : une population qui vieillit et a de plus en plus besoin de soins de santé ; et les coûts de ceux-ci qui grimpent en flèche, grugeant une partie de plus en plus grande du Trésor public. On devine le caractère explosif de la chose…
Selon elle, dans les endroits au monde où la mort «volontaire» a été plus ou moins légalisée, on a vu s’étendre rapidement les «motifs» justifiant l’euthanasie. Et ce, jusqu’à perdre tout repère moral. L’impression que «ma vie est complétée», comme pourrait le dire un candidat à la mort, est-elle vraiment suffisante, comme on le plaide maintenant ailleurs ?…
Je n’avais pas vraiment vu les choses sous cet angle. Et vous ?
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