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Nathalie Collard
Il y a définitivement quelque chose qui ne tourne pas rond au Québec.
La journaliste de la Presse canadienne, Jocelyne Richer, rapportait hier que le ministère de la Famille finance de nombreuses garderies dont le programme est axé sur l’enseignement religieux.
Certaines garderies enseignent le Coran et l’arabe aux enfants, d’autres enseignent la Torah. Non seulement ces garderies ne s’en cachent pas mais elles en font un atout marketing qu’elles affichent sur internet.
Ces garderies sont pour la plupart subventionnées par les deniers publics. Dans le cas des garderies privées, les parents bénéficient de crédits d’impôt.
Comment cette situation est-elle possible? Il semble que les balises du ministère de la Famille soient plutôt floues. On apprend en outre que le nombre de places de garderies accordé au rabbin ultra-orthodoxe Yosef Minkowitz dépasse de 44 places le nombre autorisé, et qu’il est accompagné de la plus importante subvention au Québec, soit 1,3 million $.
Le ministre de la Famille, Tony Tomassi, n’a pas voulu accorder d’entrevue dans le cadre de l’article de la Presse canadienne. Il faudra bien qu’il réponde aux questions des journalistes et qu’il explique comment un gouvernement qui a retiré les cours d’enseignement religieux des écoles du Québec peut dans le même souffle financer des garderies qui enseignent la religion. La contradiction est grossière. Encore plus du fait que ces garderies sont financées à même nos impôts.
Manque de cohérence de la part du gouvernement et de son ministre responsable des services à la petite enfance? Hypocrisie? Incompétence? Ou est-ce l’ensemble de ces réponses?
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