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Jean-Pascal Beaupré
Quelle tragédie ! À deux jours de la compétition la plus importante de sa carrière, Joannie Rochette perd sa mère. À peine arrivée à Vancouver pour voir sa fille à l’œuvre, Thérèse Rochette a succombé à une crise cardiaque ce matin à l’âge de 55 ans.
Espoir de médaille en patinage artistique, Joannie a déjà indiqué qu’elle participerait comme prévu à la compétition féminine, malgré le drame qu’elle vit. Le programme court aura lieu mardi, suivi jeudi du programme libre à l’issue duquel seront décernées les médailles.
Mme Rochette a épaulé Joannie de façon très soutenue tout au long de sa carrière. On peut penser que les émotions que ressentira la vice-championne du monde seront à leur comble lorsqu’elle effectuera ses prestations. Le décès subit de sa mère sera sans doute une profonde source d’inspiration. Mais les sauts difficiles qu’elle devra exécuter pour accéder au podium exigeront d’elle une concentration de tous les instants qui ne sera pas aisée à maintenir dans les circonstances.
À Barcelone, en 1992, la nageuse synchronisée Sylvie Fréchette avait aussi traversé une épreuve douloureuse à l’aube des Jeux olympiques quand son ami de cœur s’était enlevé la vie. Elle avait néanmoins réussi à remporter la médaille d’or. Coïncidence, Sylvie Fréchette fait partie de l’équipe de soutien de la délégation canadienne à Vancouver ; Joannie Rochette pourra bénéficier de son précieux support psychologique.
Croyez-vous que la performance de Joannie Rochette sur la patinoire sera affectée par la mort de sa mère ? Ou, au contraire, estimez-vous que cette tragédie poussera la patineuse à offrir une prestation encore plus exceptionnelle ?
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