Nathalie Collard
Que c’était pénible d’entendre certains élus de l’opposition, à Longueuil, hier après midi. Il y avait tellement de mauvaise foi dans leurs propos que je me demande comment la mairesse Caroline St-Hilaire (photo) a fait pour garder son calme.
Rappelons que la 5e ville en importance au Québec est dans une impasse budgétaire depuis que le parti municipal de Longueuil (qui forme l’opposition officielle) a voté contre le budget de la mairesse St-Hilaire, le 22 décembre dernier.
Mon collègue Martin Croteau décrit la situation ici et ici.
En fait, depuis l’élection du 1er novembre dernier, la situation à Longueuil est carrément invivable puisque l’Opposition occupe 14 des 26 postes au conseil municipal. Résultat: on fait de l’obstruction systématique. Dans un tel contexte, Mme St-Hilaire a les mains liées et ne peut faire avancer ses dossiers comme elle l’entend.
Il me semble que les enfantillages ont assez duré. Oui, les candidats du PML ont récolté la majorité des votes mais il ne faudrait pas oublier une chose: leur candidat, Jacques Goyette, n’a pas été élu maire, c’est Caroline St-Hilaire que les citoyens de Longueuil ont choisie pour diriger les destinées de leur Ville. Devant ce fait, les 14 conseillers devraient faire preuve de maturité, cesser de lui mettre des bâtons dans les roues, et participer au bon fonctionnement de Longueuil.
On pousse les hauts cris pour une hausse de taxes foncières de 9,6 % (environ 8 % au résidentiel) alors que l’opposition a déjà imposé une hausse semblable en 2007.
De son côté, la mairesse St-Hilaire pourrait mettre un peu d’eau dans son vin et étaler le remboursement de la dette à RCI Environnement (6,3 millions $) sur plusieurs années plutôt que tout régler en 2010. Ce serait un geste d’ouverture qui pourrait peut-être calmer le jeu, qui sait?
Bref, il est possible de s’entendre. Qu’on le fasse et vite!
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