Le blogue de l'édito

Archive, décembre 2009

Jeudi 31 décembre 2009 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (13)

La fin du Medley

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Nathalie Collard

La décennie qui s’achève aura été témoin de la transformation de la scène montréalaise.

Quelques exemples: le déménagement du Club Soda de l’avenue du Parc au boulevard Saint-Laurent; la transformation des salles de cinéma de l’Ex-Centris en salles de spectacle.

En 2007, nous avons assisté à la fermeture d’une salle mythique à Montréal, le Spectrum. Malgré des pétitions et des appels à l’aide, on a finalement rasé l’édifice qui avait accueilli durant 25 ans à peu près tout ce qui compte en musique, de Radiohead à Niagara, de Sting à Peter Gabriel, des Rita Mitsouko à Miles Davis… Deux ans et demi plus tard, rue Ste-Catherine, un grand trou béant fait toujours face à la nouvelle Maison du Jazz. Triste.

Aujourd’hui, c’est au tour du Medley de préparer sa sortie. Cette salle qui accueillait plus d’une centaine de spectacles par année, ainsi que plusieurs partys, sera bientôt rasée pour faire place à des condos. Selon les propriétaires de l’endroit, il y avait beaucoup de rénovations à faire et aucune subvention à l’horizon pour les payer. Ils ont donc choisi de vendre.

Le Medley est moins connu et moins populaire que le Spectrum ou le Club Soda. Normal, il recevait des groupes beaucoup plus underground: metal, speed metal, etc. Pour être honnête, je n’y avais pas mis les pieds depuis au moins 15 ans. N’empêche, c’est toujours triste quand une salle de spectacle ferme ses portes. Surtout quand cette salle ajoute à la diversité artistique montréalaise. Souhaitons qu’une autre salle saura prendra la relève.

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Mercredi 30 décembre 2009 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (55)

Potiner au travail: nuisible ou essentiel ?

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Ariane Krol

Potins, commérages, confidences… Vraie ou fausse, l’information est une monnaie d’échange précieuse en milieu de travail.  Il y a ceux qui savent tout avant tout le monde, et ceux qui sont toujours en retard d’une rumeur. J’ai longtemps voulu faire partie du premier groupe. Au point d’accompagner les fumeurs, dont je ne faisais pas partie, dans leur pause-aquarium, où la fraîcheur des potins était inversement proportionnelle à celle de l’air. Puis je me suis lassée, et j’ai glissé dans le second groupe. Mais voilà qu’un sociologue américain a entrepris de redorer la réputation des potins.

Ils jouent un rôle crucial dans les organisations, a-t-il dit à mon collègue Mathieu Perreault. Ils ont même un pouvoir propre. Le chercheur a tendu l’oreille dans une école primaire de l’Indiana durant plus d’un an. La frustration des enseignants envers la directrice était tellement grande que celle-ci n’a jamais pu implanter les réformes, pourtant légitimes, qu’elle avait en tête. Il a fallu qu’elle s’adjoigne un cadre apprécié des enseignants, et qui prêtait sans doute beaucoup moins flanc aux commérages, pour faire accepter les changements. Le New York Times en a aussi parlé.

Les potins sont-ils essentiels au fonctionnement d’un milieu de travail? Ou sont-ils tellement nuisibles qu’il vaudrait mieux, comme certaines entreprises, adopter une politique pour les interdire ? Certaines lecteurs du Times ont affirmé que le potinage n’avait pas cours dans les milieux de travail masculins. Vous l’aurez deviné, ils n’ont pas fait l’unanimité. Qu’en pensez-vous? Parlez-nous de notre expérience.

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Mardi 29 décembre 2009 | Mise en ligne à 13h50 | Commenter Commentaires (9)

Lumineuse Place des festivals

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Photo Martine Doyon, La Presse

Nathalie Collard

Si vous passez par le centre-ville durant les vacances des Fêtes, faites un détour par la Place des festivals. Jusqu’au 6 janvier, vous pourrez vous amuser quelques minutes en marchant ou en courant entre les pastilles lumineuses qui ont envahi tout l’espace,  de la rue Sainte-Catherine au boulevard de Maisonneuve.

 L’installation “Champ de pixels“, qu’on a comparée à un Lite Brite géant, est l’oeuvre de Jean Beaudoin et Érick Villeneuve. On peut s’amuser à déambuler entre les 440 points lumineux (qui sont en fait des corbeilles à papier IKEA sous lesquelles on a fixé des ampoules Dell) qui passent du blanc au rouge, au gré du mouvement des passants.

 Vous pouvez ensuite immortaliser le moment et aller voir le résultat sur le site internet de l’installation. Les enfants adorent et même les adultes se font prendre au jeu.

Ce “Champ de pixels” s’inscrit dans la même démarche lumineuse qui balise le Quartier des spectacles depuis quelques années déjà.

Voilà une installation artistique tout à fait urbaine, ingénieuse et créative. On en veut plus et plus encore à Montréal!

 

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