Le blogue de l'édito

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  • André Pratte

    André Pratte et son équipe échangent avec les internautes sur les sujets d'actualité.
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    Lundi 30 novembre 2009 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (27)

    Bébé ou CV?

    Nathalie Collard

    Demain soir, à 20h, Canal Vie présente Bébé ou CV, un film de Marie-Pierre  Duval.

    Dans ce film, vous entendrez des femmes brillantes, articulées, qui ont mis leur carrière entre parenthèses pour élever leurs enfants à temps plein. Elles étaient arrivées à un point de non-retour: essoufflées, épuisées, face à des enfants surexcités de se faire trimbaler, et confrontées à l’éventualité de voir leur couple céder sous la pression.

    D’un commun accord avec leur conjoint, elles ont donc décidé de rester à la maison quelques années pour s’investir dans la famille.

    Geste suicidiaire diront certaines, sage attitude diront les autres. Quitter son travail pour rester à la maison est une décision très personnelle.

    Force est de constater toutefois qu’il y a encore de nombreux milieux de travail qui s’adaptent peu ou pas  à la réalité des couples dont les deux conjoints travaillent: longues heures, obligations de performance, aucune mesure pro-famille…

    Bien sûr, quand on se compare aux Américains ou aux autres Canadiens, on constate que l’État québécois fait beaucoup pour les familles. Par contre, lorsqu’on connaît toutes les mesures offertes aux parents en France ou en Scandinavie, on réalise tout le chemin qu’il reste encore à parcourir.

    La bonne nouvelle c’est que les pères rejoignent les mères dans le concert de voix qui réclament encore plus de mesures conciliation travail-famille. Peut-être qu’ensemble, nous réussirons à améliorer encore les conditions de vie des parents qui, en choisissant d’avoir des enfants, font une contribution à la société. Il est donc normal de souhaiter que la société les soutienne dans leurs rôles parentaux.

    Et vous, dans votre milieu de travail, est-ce facile ou difficile de concilier vie familiale et vie professionnelle?


    • “… des parents qui, en choisissant d’avoir des enfants, font une contribution à la société. Il est donc normal de souhaiter que la société les soutienne dans leurs rôles parentaux.”

      Aucun parent ne fait un enfant pour apporter une contribution à la société. C’est un argument inventé de toutes pièces a posteriori pour faire croire qu’il normal que le travailleur parent bénéficie de privilèges dont ne bénéficie pas le travailleur non parent.

      Chaque citoyen fait sa contribution à la société : Ici, un enfant, là une découverte scientifique, là-bas une création littéraire. Et si on tient à hiérarchiser les contributions, je ne suis pas sur que la production d’un poupon remporterait la palme.

      À travail égal, salaire égal, avantages égaux. Les champions de l’équité salariale seraient-ils maintenant devenus les champions des traitements de faveur?

    • @rllemieux
      Ce n’est pas ton oeuvre littéraire qui va payer votre pension de vieillesse!

      Ma femme est encore plus à contre-courant que ces femmes du film diffusé demain soir. Elle a terminée ses études en génie et a choisi ensuite de demeurer à la maison pendant 5 ans pour s’occuper de nos enfants. Et nous avions commencés notre famille pendant les études. Aujourd’hui, avec les exigences de son travail, elle est heureuse d’avoir fait ce choix et moi aussi. Nos enfants sont notre plus grande richesse et nous devrions en prendre soin dans cette optique et soutenir ceux qui décident de s’en occuper. Qu’on essaie pas de me faire croire qu’un CPE, c’est la meilleure chose pour un bébé.

    • Y’a 7 jours dans une semaine. 24 heures dans une journée. Le temps ne s’étire pas. Alors forcément, quand on ajoute quelque chose à son agenda, faut en soustraire une autre… La condenser, l’adapter…

      On se bâtit une carrière stimulante…Une relation de couple harmonieuse et palpitante…Une vie sociale divertissante…Puis hop, on y incorpore un ou deux petits êtres qu’il faut prendre sous son aile pour plusieurs années…

      Quand j’entends des gens dire: “nous allons avoir un bébé mais nous allons nous organiser et nous n’aurons rien à sacrifier, il va s’adapter”, j’éclate de rire.

      Des enfants, ça demande du temps. Alors c’est sûr qu’il faut en prendre ailleurs. Sinon, on se retrouve comme bien des parents actuellement. Carrière stimulante… à laquelle on ne prend plus plaisir parce qu’on est épuisé de courir tout le temps. Vie de couple harmonieuse… où on se dort au visage chaque fois qu’on se retrouve face à face. Vie sociale divertissante…dont on ne profite pas et qu’on élimine graduellement, faute de temps et d’énergie…Et finalement vie de famille éreintante auprès de petits qu’on pousse dans le dos du matin au soir (vite! la garderie! Vite! on retourne à la maison! Vite! on soupe! Vite! on prend son bain! Vite! une histoire! … Je t’aime bonne nuit et endors-toi vite! car demain faut se lever de bonne heure!) et même la fin de semaine (vite! les cours de ci ou de ça!)

      La question à se poser au bout de la semaine: j’ai eu du plaisir QUAND?

      Si j’ai une carrière stimulante, une vie de couple passionnante, une vie sociale divertissante et une vie de famille “qui me comble”, la réponse ne devrait pas être, à mon avis: “Quand je pose la tête sur l’oreiller … pour m’endormir!”

      Pourtant, en toute honnêteté, combien de personnes se reconnaissent dans le portrait que je dresse ici?

      Alors cette belle vie qu’on se construit, elle donne QUOI?

      La vie est faite de choix. Je ne prône pas le renoncement à tout pour avoir des enfants, non. Je ne l’ai pas fait et je n’aurais pas voulu le faire. Je ne prône pas le renoncement à tout le reste pour avoir une carrière stimulante et enrichissante. Non. Mais comme l’a dit la réalisatrice de “Bébé ou CV” lors de son passage à Tout le monde en parle, je revendique le droit au plaisir. Plaisir au travail, dans ma vie de couple, dans ma vie sociale et dans ma vie de famille.

      Je peux tout avoir, mais de deux choses l’une: soit je redivise mon temps en plus petites portions (je travaille à temps partiel, je vois mes amis une fois par semaine au lieu de trois …), soit je mets certaines choses de côté pendant un moment pour y revenir plus tard. Mais une chose est sûre: c’est pas parce que j’ai plus de choses à faire que les heures vont augmenter dans une semaine!

      C’est une question mathématique.

      Courir tout le temps, écartelée entre tous ces aspects de ma vie, n’est pas du tout ma définition du plaisir. J’ai connu une période de ma vie où j’étais totalement épuisée de courir de droite à gauche. Je me rappelle très bien qu’en ouvrant les yeux le matin, pour me stimuler à me lever, je pensais “allons, plus vite tu vas passer au travers de la journée, plus vite tu vas revenir dormir!”. Si vous m’aviez demandé le meilleur moment de ma journée, j’aurais sans contredit répondu que c’était le 30 secondes où je posais la tête sur l’oreiller le soir …avant de sombrer dans le sommeil immédiatement.

      Oui la société doit s’adapter aux aléas de la vie quotidienne. Le monde du travail a du chemin à faire pour la conciliation “travail-famille” et il faut le réclamer haut et fort. Mais chaque individu doit aussi faire des choix de vie sans s’en remettre totalement au contexte social. Le temps ne s’étire pas.

      De nos jours, on surveille ses investissements. Constamment. Moi, je ME suis investie à me construire une vie. En étudiant, en travaillant, en ayant des enfants…C’est le plus important investissement que j’ai fait. MOI. Alors je veux que ça rapporte. Que ça rapporte de l’épanouissement, de l’accomplissement.

      Si tout ce que je récolte, c’est l’épuisement, la frustration et l’insatisfaction dans tout ce que je fais, mon investissement est mal placé. Et risque de me conduire tout droit à la banqueroute…personnelle.

      Je trouve ça bien plus préoccupant que la fluctuation des marchés financiers…

    • “Et vous, dans votre milieu de travail, est-ce facile ou difficile de concilier vie familiale et vie professionnelle?”

      De plus en plus de compagnies ont compris un principe simple : un employé heureux est un employé qui travaille mieux. Dans plusieurs domaines où la main d’oeuvre spécialisée est en criante pénurie, les compagnies ne peuvent pas se permettre de perdre des employés. Ainsi, la plupart de ses compagnies offrent des conditions excellentes, notamement : les horraire hyper-flexibles. Quand tu peux rentrer à l’heure que tu veux le matin au travail, repartir à l’heure que tu veux, prendre tes heures de lunch quand tu veux, et à la limite faire quelques heures le soir où la fin de semaine… c’est sur que ca simplifie la vie. Ce genre de compagnie n’hésiterons pas à te laisser prendre des semaines de 30h si tu en a besoin… et ne chialeront jamais contre toi si tu apelle pour dire que bébé est malade. Ils savent très bien que si tu es pas heureux, rien ne t’empecher d’aller voir la compagnie de l’autre bord de la rue et c’est sur qu’ils vont te donner ce que tu veux…

      Bref, la concilliation famille-travail n’est pas une utopie impossible.

    • rllemieux, vous avez tout à fait raison. Avoir un enfant est un choix. Pour chaque décision il y a une conséquence et il faut savoir vivre avec. On ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et sauter la fermière.

    • Ayant un salaire plus élevé que ma conjointe, il fut décidé d’un commun accord qu’elle resterait à la maison pour les enfants, du moins jusqu’à ce que tous les trois soient rendus à l’école. Après, on ré-évaluera.

      Le télétravail me permet de relativement bien concilier vie familiale et professionnelle (je travaille via Internet, de mon bureau à la maison). Quand arrive un petit pépin, une rencontre imprévue ou simplement une envie pour la conjointe de souffler un peu, il est facile pour moi de prendre quelques minutes ou une heure ou deux (quand l’horaire le permet) pour surveiller les enfants ou m’absenter au besoin.

      L’effet négatif de cette situation, c’est que ça devient aussi facile pour moi de reporter à plus tard en soirée certaines parties de mon travail. Autrement dit, réalisant qu’on a peut-être pas fait notre 8 heures de travail durant le jour, on est tenté de se reprendre un peu le soir, un coup les enfants couchés. Un peu comme l’eau et l’huile, les deux (famille et travail) ne se mélangent donc pas vraiment – on ne fait que les répartir différemment – mais on peut sortir du moule “boulot de 9 à 5 et famille ensuite”.

      J’estime ainsi être en bonne position plus tard pour pouvoir “dealer” avec les cas imprévus sur demande, permettant ainsi à ma conjointe d’avoir un travail même “traditionnel” (à l’extérieur de la maison) avec ou sans heures typiques.

    • Personnellement, j’ai choisi Bébé et ne le regrette pas. Essayer d’être partout à la fois et mener tout de front toute seule, c’est impossible. Les hommes de ma génération pas trop fort sur le partage des responsabilités. Les carrières aujourd’hui, sont de plus en plus exigeantes et les employeurs ne sont pas tous au même niveau concernant le travail-famille. Que faire alors? Choisir Bébé ou changer d’emploi? Ce sont de très longues journées pour les parents qui doivent concilier garderie-travail-maison-loisirs-activités des enfants et familiales OUF! Comme vous le dites si bien, nous avons du chemin à parcourir pour y arriver.
      Je vise en premier le système de garderie qui à mon avis devrait fonctionner 24/24- 365 jours. Ceci faciliterait la vie des parents, il n’a pas seulement des professionnels qui travaillent, plusieurs métiers et professions composent la société de travail avec des heures variées, temporaires ou permanents, papa de nuit, maman de jour ou l’inverse etc… Je crois que si on commence par améliorer le réseau des garderies publiques, considérer le privé également, cela allégerait. En ce qui concerne les employeurs, je remarque qu’ils s’adaptent de plus en plus, car ils n’ont pas le choix, ils se font pousser dans le dos par les futurs candidats

    • @rllemieux: “Aucun parent ne fait un enfant pour apporter une contribution à la société.”

      Mais certainement – ce n’est pas la raison première, bien sûr (on fait des enfants pour nous-même, parce qu’on le veut), mais notre désir d’avoir des enfants contient généralement une partie de vouloir “laisser sa trace”, laisser une descendance qui pourra elle aussi soit continuer le travail déjà fait, soit y apporter son propre grain de sel.

      Étant moi-même un expert dans mon domaine, je m’efforce bien sûr de changer le monde comme je le peux. Et les contributions que je fais à la société sont (en partie du moins) proportionnelles au temps que j’y passe. Mais comme nous ne sommes pas éternels, tôt ou tard je ne serai qu’un vieux croûton au cerveau un peu ramolli, auquel la société ne paiera plus attention…

      Il y a donc toujours un désir de faire des enfants, de les éduquer selon nos valeurs, de leur transmettre une partie de nos connaissances – et de souhaiter les voir prendre une bonne direction et contribuer eux-mêmes à cette société, à leur manière. On ne peut évidemment pas savoir à l’avance ce que nos jeunes feront, mais on se dit qu’au moins on peut former une bonne base dès le départ afin de ne pas avoir à tout reprendre de zéro à chaque génération.

    • @ kikil

      Votre commentaire est intéressant. “De nos jours, on surveille ses investissements. Constamment. Moi, je ME suis investie à me construire une vie. En étudiant, en travaillant, en ayant des enfants…C’est le plus important investissement que j’ai fait. MOI. Alors je veux que ça rapporte. Que ça rapporte de l’épanouissement, de l’accomplissement.”

      Cette logique comptable moderne, triviale et dogmatique, ça ne marche pas dans la vraie vie, qui s’ingénie avec succès a y échapper. La vie est organique, injuste, illogique, imprévisible, désordonnée, surprenante. Le monde du travail, avec ses impératifs de productivité et de profit, ne peut pas, pour être viable, s’y ajuster davantage. Essayer de changer cela n’est pas tant du rêve ou de l’utopie, qu’un doux délire un peu infantile et naïf.

      Avant de demander encore une fois à la société toute entière de se contorsionner pour leur convenir, que les parents commencent donc par “downsizer” un peu leur cahier de charges familiales, dont beaucoup sont superflues, voire pathologiques (obsession de la perfection, de la désinfection, de l’ordre ménager, de la parfaite alimentation, de la conformité, conception déraisonnable du nécessaire, surprotection des enfants, perte de temps à bloguer ou commenter — ouch — etc.).

      Les pressions sociales, ça existe, mais la résistance à ces pressions, ça se développe.

    • teamstef:

      “@rllemieux: Ce n’est pas ton oeuvre littéraire qui va payer votre pension de vieillesse!”

      Familier, en plus d’être de la démagogie de quatrième sous-sol. L’honnête romancier paiera sa part des charges sociales entraînées par les petites crapules mésadaptées abonnées à vie à nos prisons et autres services de soutien et de réinsertion, et produites par des parents persuadés que ce sont “de bons garçons”.

      De gentils et honnêtes parents comme vous peut-être, qui ne comprendront pas pantoute comment c’est arrivé! Doit être la faute à la société.

    • La question est fort mal posée. Quand j’observe autour de moi c’est plutôt : “Bébé ou BMW”.

    • BMW.

    • J’ai choisi bébés pour rayer deux mots de mon vocabulaire: conciliation et culpabilité.

      Maintenant qu’ils sont ados, c’est le retour en force du CV.

    • Moi, à mon travail, je dois faire 2 soirs jusqu à 19 heures… C est l enfer car mon conjoint est démménageur, on ne sait jamais à quelle heure il termine. Je ne peux donc pas me fier à lui. J ai une fille à la garderie qui ferme a 17h30 et une ;a l école qui ferme a 18h00. Donc je dois toujours quémander l aide d amis et de famille pour aller les chercher à ma place… Si je pouvais terminer a 16h tous les soirs, je n aurais pas ce probleme qui me cause tellement de stress !!!

    • J’ai choisi un peu les deux; un seul enfant et une carrière pas trop accaparante. J’aime mon travail mais il n’est pas toute ma vie. J’adore ma fille mais je n’aurais jamais été capable de rester à la maison pour l’élever. J’ai eu la chance d’avoir une gardienne en milieu familial qui était extraordinaire et qui a été une deuxième mère pour elle. Elle avait cent fois plus de patience que moi et une grande disponibilité. Ma fille a maintenant 12 ans et elle ne semble pas trop traumatisée par ses jeunes années à la garderie…

    • Ou mon texte était trop long — il était long — ou le point de vue des collègues de travail sans enfants est une fois de plus sans intérêt, la seule chose intéressante étant leur fric et leur solidarité.

      Solidarité qui est en train de s’émousser sérieusement.

      - – - –

      @ rlemieux

      Deuxième tentative de vous signifier mon accord complet.

    • À 70 ans, il est un peu tard pour y penser en effet. Je connais une femme dont le mari est en chômage depuis deux ans. Il garde la maison et les enfants et cela semble très bien l’arranger pour le moment.

      D’autant plus qu’il fait très bien la cuisine selon les enfants… Ce qui n’est pas le cas pour beaucoup de femmes carriéristes malheureusement, beaucoup trop enclines aux salades et aux crudités inutiles, toujours selon les mêmes enfants.

      Et d’ailleurs pourquoi en avoir en effet, si c’est seulement pour leur dire bonjour au coucher de temps à autre entre deux gardes et trois rendez-vous? Ne vaudrait-il pas mieux avoir une petite bonne à la maison plutôt qu’un gros toutou qui ne fout rien à la télé de toute façon?

    • Dans notre cas, la conciliation travail/famille est relativement facile car nos emplois nous permettent beaucoup de latitude (horaires très flexibles, télétravail, congés payés en cas d’urgence familiale, etc.). Pourtant, je suis d’accord avec Kikil: il y a seulement 24 heures dans une journée, et malgré toutes les mesures auxquelles on a accès, mon conjoint et moi, j’ai réduit mes heures de travail pour être à mi-temps. Moins payant, mais le temps ça vaut de l’or! Deux parents qui travaillent à temps plein ET qui élèvent des enfants, ça n’a pas de bon sens au quotidien.

      Oui, il faut accepter qu’il y a des choix à faire, et faire des choix signifie EXCLURE. On ne s’en sort pas, à moins de vouloir être essoufflé sans arrêt et de ne plus profiter de rien.

      J’espère que les parents et futurs parents qui nous lisent apprendront à revoir leur mode de vie. J’espère qu’ils comprendront qu’il est POSSIBLE de ne pas subir un rythme effréné, mais qu’ils comprendront que ça ne se fait pas tout seul: il faut se questionner, redéfinir nos besoins et nos valeurs, et trouver des solutions. Et je souhaite aussi que de plus en plus, les employeurs miseront sur la conciliation travail/famille.

    • Tous les parents qui ont des enfants font une contribution à la société même quand ils n’en sont pas conscients. Prétendre le contraire démarque un manque total de connaissance du fonctionnement d’une société. D’ailleurs, ceux qui font une contribution autrement et qu’ils jugent par ailleurs très importante la font parce que leurs parents à eux ont fait la leur en les élevants eux. Et que s’ils devaient aujourd’hui travailler et faire carrière dans une sociéte sans individus, incluants les plus minables, ils feraient long feu rapidement et seraient très rapidement obligés de se lancer dans la culture des pommes de terre pour survivre.

      Non mais, faut-il être assez déconnecté pour sortir une affaire de même!

    • Plusieurs employés,mettent le blâme sur la charge de travail. Par contre ils continuent de vivre comme des célibataires les fins de semaine. Le party les sorties et on fait garder les enfants,au lieu de passer leur week end en famille a se reposer et connaitre leurs enfants. Quelle vie de fou qu’ils disent.

    • BMW sans l’ombre d’un doute!

    • @misspepsi,

      il est vrai qu’en théorie l’écrivain paiera sa part, comme tout le monde, incluant ceux qui ont en plus des enfants. Ni plus, ni moins. Il faut l’applaudir? Sérieusement, tout le monde paie plus ou moins sa part dépendant de ses moyens d’après le système de répartition de la richesse que nous nous sommes donnés. Sauf, que à long terme et socialement, ça vaut en autant que d’autres ont des enfants parce que sans enfants, c’est la fin de la société.

      Mais, est-ce que les enfants sont réellement une priorité dans notre société? Ils sont son avenir, mais je ne peux m’empêcher d’avoir d’énormes doutes lorsque je regarde l’état de délabrement du système d’éducation, la piètre qualité de l’enseignment dispensé, et dans le cas qui nous préoccupe, la piètre qualité du temps que nous admettons que les parents doivent passer avec leurs enfants pour justement faire avec eux ce que l’école n’est pas supposée faire et qu’elle doit maintenant faire parce que les parents n’y suffisent pas. Le tort causé aux enfants est dans bien des cas irréparable. Oui, certains deviendront délinquants, mais ce n’est certainement pas de leur faute à eux. Ils héritent de ce que nous avons bien voulu leur donner. Peut-être même que dans une ou deux générations ils ne seront même plus capables de tirer leur épingle du jeu au niveau mondial et économique si nous continuons à mal les outiller intellectuellement comme nous le faisons présentement.

      Je ne suis pas en train de dire que tous devraient avoir des enfants, mais ceux qui décident de ne pas en avoir devraient quand même prendre acte que ceux qui en ont rament plus que leur part avec les moyens qu’ils ont dans bien des cas. Non, pas tous, vous pourrez toujours trouver des contre-exemples.

    • Personnellement, j’ai hésité très longtemps avant de retourner au travail. Je trouve qu’on met des enfants au monde pour les envoyer à la garderie. Je n’ai rien contre ça, parce que finalement j’ai envoyé ma fille à la garderie. Mais, mon idée reste la même sur ce sujet.
      Par contre, je me sens parfois coupable de l’envoyer, j’ai l’impression que je la fait éduquer par d’autre.
      J’ai beaucoup de contradiction dans ma tête, c’est vraiment bizarre. Parce que en même temps, je me sens incapable de rester à la maison 24heures sur 24, 7 jours sur 7.
      Sincèrement, j’admire ces femmes qui restent à la maison pour s’occuper de leurs enfants. Je vous lève mon chapeau. Bravo!!!
      Je ne l’ai pas fait.!!!

    • J’adore les enfants, je l’ai déjà dit être riche j’aurais un foyer remplie d’enfants, avec des profs privés passionnés par l’enseignement et des nounous.
      Moi j’avais une entreprise (une deuxième), travaillais 4 jours semaine depuis la naissances des enfants avec une super nanny (qui était mon ancien prof de cuisine végétarienne) j’étais comblée.
      Le fonctionnaire qui signait mes contrats ne le voyait pas de cet oeil, il me disait sans cesse ”quand on a voulu avoir des enfants, ma femme a sacrifié sa carrière (pas tout a fait elle a eu un salon d’esthétique dans sa maison) et malgré qu’on était très satisfait des services de mon entreprise,(grace aux bons résultats obtenus, on m’avait au fil des ans transféré tout les contrats ).
      Un méchant malade la fonctionnaire grestionnaire des contrats, dont sa femme est morte d’une maladie dégénérative et qui est devenu fou, il s’est mis à retenir mes chèques, malgré une entente verbale du paiement de mes factures aux 2 semaines, il s’est mis à accumulé mes factures et retenir mes chèques.
      Que pouvais-je faire c’est lui qui signait mes contrats. Il a approuvé mon congé pour mon premier enfant de 6 semaines en se faisant prier pendant des mois, comme j’étais juste au bord de la porte je n’ai pris que 3 semaines au deuxième enfants. Il m’a poussé à la faillite, malgré que j’avais payé rapidement mon hypothèque la valeur des maisons avait baissé en 95 quand il a réussi à mettre fin à mon contrat parce qu’il se faisait mettre en retraite.
      Là ça a sorti, le bureau qui se préparait à faire de grosse compressions m’a offert de prendre à mon services les employés de la section (qui ne prendraient pas leur retraite). Oui c’était intéressant j’aurais pu le faire j’ai posé une seule question. Si un employé s’absente est-ce que je dois le payer et payer un remplaçant. Le premier VP m’a répondu oui. J’ai du refusé car une collègue au bureau qui était employée avait un taux d’absentéisme énorme, il essayait de la mettre dehors je n’aurais pu financièrement assumé cette facture en ne mettant pas en péril les revenus de mes autres employés. Avec toutes les difficultés financières que je venais de vivre car qu’est ce qu’on peut faire quand on travaille mais que les revenus ne rentrent pas, on utilise ses économies, du crédit après plus de 2 ans de ce traitement, je me suis ramassé en faillite. Pas parce que je me suis payé des voyages, des vacances ou du luxe mais parce que je devais mangé chaque jour, payer plus de 100$ par mois de stationnement (pas d’autres choix), la gardienne 45$ par jour (ça n’existait pas des garderies à 5$). Je n’avais aucune énergie pour les poursuivre.
      Donc j’en ai pris mon parti et suis resté avec les enfants malgré que je les adorais et les stimulais beaucoup intellectuellement, ma vie sociale et actif me manquait énormément. Si je gagne à la loterie j’aurai certainement d,autres entreprises, c’est pas le potentiel qui manque. Il y a tellement de choses qui pourraient être faites. Pensez durable dans un monde ou il n’y a que des cochoneries sur le marché, faut vraiment marquer d,imagination pour ne pas voir toutes les oportunité que ça crée, le marché de monde qui en a assez des cochoneries et veut des affaires durable (regardez tout ce que vous avez dans la maison, y compris la maison… c,est quoi l’idée de continuer à construire des maisons qui ne sont pas résistante au feu, à l’humidité, au gel. Est-ce que l’Europe s’est contruit en reconstruisant des cabanes de bois continuellement…non). Ça va prendre encore combien de sciècle avant que le monde comprenne ça ici. Vous en avez pas assez de recommencer à zéro. Avec la mélamine, les plastics, et l’électronique ça recommence encore plus souvent.
      Moi je veux une maison, un girlle pain, un poèle, des armoires, une voiture tout ça une fois pour moi que je pourrai laisser aux générations qui suivront. Évidement ça se répare quand ça brise au pire ça se recycle. Saviez-vous que des fenêtres quand c’est bien concu ça peut durer 100 ans. Alors ils pourront arrêter de nous téléphoner durant le souper pour nous demander si on veut changer nos fenêtres.
      Je peux comprendre le plaisir de passer du temps avec les enfants, de les voir découvir le monde, d’en prendre soin. Ils devraient faire des congé de maternité de 2 ans et un retour au travail de 4 jours pour les 2 parents et commencé l’école à 4ans. Mais avec de vrai programmes qui stimule l’intérêt et respect le rythme de l’enfant, une révolution du monde scolaire qui permet aux enfants d’avancer à leur rythme et d’obtenir le soutient dont ils ont besoin. Avec l’ordinateur et de bons logiciels (adibou et compagnie), les enfants en apprennent d’avantage qu’a l’école. Je ne dit pas qu’on doive les laisser à eux même, pas toute la journée devant un ordinateur. Bien au contraire, mais qu’on peut les encadrer, les stimuler et les faire bouger en respectant le rhytme de chacun. Net school existe depuis longtemps. Des parents pourraient choisir de les garder à la maison, 2 jours semaines ou plus s’ils le veulent. Le programme est géré par l’école, les activités peuvent être faites autant à l’école qu’à la maison. Les parents peuvent chosir d’amener leurs enfants au ski, à l’escrime, à la plage au lieu de les laisser à l’école au gymnase. Si les parents voyages que ce soit par affaire ou plaisir ils peuvent les amener, ils auront plus à gagner a découvrir le monde en restant branché 12 mois par année si c’est leur choix, l’école a des infrastructures, des laboratoires et peut continuer d’offrir à tout les enfants des services éducatifs de meilleure qualité puisqu’ils pourront charger aux parents qui le veulent des activités enrichies et d’autres d’appuient. Ceux qui ont les moyens paieront les autres seront subventionnés. Ce qu’il faut c,est que chaque enfants ait accès à une éducation de qualité selon son rythme et ses intérêts. Il est innacceptable qu’avec les besoins d’ingénieurs et de scientifiques que notre société a qu’on continue de limiter l’accès aux sciences en le permettant qu’aux parformants. La réussite c,est bien assez. Et qu,en plus avec la pauvreté des ressources mis en anglais langue seconde, les francophones unilingue se retrouve ainsi désavantagé au collège et à l’université en plus d’être une exigence (évidement puisque la plupart des livres sont en anglais dans ces domaines on ne peut pas attendre les traductions on ne sera pas a jour dans l’enseignement), mais aussi on est déjà dans la mondialisation imaginez dans 20ans.
      Il faut se montrer ouvert et repenser notre quotidien. questionner nos modes de productions et de consommations.
      Savez vous quoi pour revenir sur ce que j’ai en travers de la gorges depuis tant d’années. Le fameux fonctionnaire qui avait été mis à la retraite, il a des contrats avec la même organisation gouverne…mental.(C’est publié sur internet). J’ai toujours en ma possession des talons de chèques qui prouvent ce que j’ai dit plus haut. Que feriez-vous à ma place.

    • Moi je suis une jeune maman d’un garçon de 2 ans et j’ai trouvé mon état de bonheur … mon épanouissement personnel. OUI c’est possible de concilier le travail et la famille. Un travail de 15 hrs sem où je génère mon propre salaire et vraiment enrichissant. Parce qu’en plus, je suis co-propriétaire de cette Coopérative de travail qui se nomme le Cercle des supermamans. Le jour où je serai plus disponible pour m’impliquer dans le monde du travail et bien je n’aurai pas à recommencer à zéro!
      C’est facile pour notre coop. car la fondatrice est coach en conciliation travail famille!!
      C’est les valeurs de la coop. qui prône cela mais dans d’autres types d’entreprise on ne peut faire un copier collé quand les valeurs ne tourne pas autour de cela, c’est un apprentissage de longue haleine pour certaine, mais cela s’apprend.
      Alors, je me trouve à être disponible pour faire un bon souper, aller chercher les enfants à la garderie et l’école à temps ainsi passer du temps de qualité avec eux.
      On ne peut leur donner le meilleur cadeau que d’être heureux avec soi-même.

    • @ tous

      On en revient à ce que je disais.

      Dans tous les courriels que je lis, on parle de choix, de réduction du temps de travail, de travail à la maison, d’horaires flexibles etc…

      PERSONNE n’écrit: “je mène tout de front, je travaille 40 heures par semaine et mon conjoint aussi, on a 2 enfants, je n’ai pas une minute à moi, je cours tout le temps, je suis épuisée, je crie après tout le monde et c’est la joie” ;-)

      Visiblement, 2 parents qui travaillent dans un horaire régulier, à temps plein, et ont des enfants, c’est la course folle . Ils ne s’expriment pas ici. De deux choses l’une: ou ils en ont ras-le-bol de courir tout le temps et crient au secours pour qu’on les délivre de ce cycle infernal, ou tout simplement, ils n’ont pas le temps de bloguer!

      Je revendique le droit au plaisir dans ce que je fais et ça inclut le temps de qualité dont on parle tant…car je persiste à dire que des parents frustrés et épuisés ne peuvent donner du temps de qualité à personne: ni à leurs enfants, ni à leur conjoint, ni à leurs amis (quand il leur en reste!), ni à eux-mêmes! :-)

      En passant, si j’ai le temps de bloguer, c’est que mes fils sont maintenant adultes et que je travaille à temps partiel. Il fut une période de ma vie où je n’aurais pas eu ce loisir. Question de choix, de priorités et d’organisation de temps.

      Y’a des choses qu’on met entre parenthèses pour un bout de sa vie et on y revient plus tard. Ou bien on continue de tout avoir, mais à petites bouchées…

      Si on essaie de prendre de trop grosses portions, tout en même temps, c’est l’indigestion, à coup sûr…

      On en revient toujours là: 24 heures dans une journée, 7 jours dans une semaine. Pas plus.

    • Comment ses femmes peuvent-elles arriver à avoir une belle cabane et une belle progéniture en ne travaillant pas??? ça me dépasse. Moi et mon copain, on a tous les deux de bonnes jobs et on se demande si on va pouvoir se permettre d’acheter une maison un jour!! Alors la question de maman à la maison, ça ne se pose même pas!

      En plus, mon copain a eu sa mère au foyer toute sa vie, et il a eu un gros problème de socialisation parce qu’il ne fréquentait pas d’autres enfants à part ses frère et soeur.

      Je suis allée à la garderie assez tôt et longtemps et je n’en garde pas de souvenir traumatisant (à part que je trouvais que la bouffe était mauvaise!). Mes deux parents sont retournés aux études quand moi et ma soeur étions jeunes, ils ont jonglé avec leurs horaires, mais je n’ai jamais eu l’impression qu’ils n’étaient pas là pour nous.

      Clairement, mes parents ont choisi les bébés ET le cv, alors que pour mon chum, sa mère a choisi les bébés. Choix qui aujourd’hui n’est pratiquement plus accessible!!!

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