Jean-Pascal Beaupré
Le maire de Québec, Régis Labeaume, voit grand, très grand, on le sait. Un projet n’attend pas l’autre. Cette fois-ci, il réclame rien de moins qu’une injection de 350 millions des gouvernements québécois et fédéral pour la construction d’un nouvel amphithéâtre de 18 000 sièges dans la Vieille Capitale. La Ville investirait les 50 millions qui manquent.
M. Labeaume ne rend pas la réalisation du projet conditionnelle au retour d’une équipe de la LNH à Québec. Il estime que sa ville a absolument besoin d’un nouveau Colisée, moderne et multifonctionnel, capable d’accueillir des événements d’envergure internationale (congrès, spectacles culturels et sportifs).
On peut quand même s’interroger sur la viabilité d’un tel projet si une équipe professionnelle de hockey ne l’occupe pas au moins la moitié de l’année. Cependant, il est clair que sans un nouvel amphithéâtre, Québec n’a aucune chance de récupérer la franchise de la LNH qu’elle a perdue avec le départ des Nordiques en 1995.
Lors de la dernière campagne électorale, le ministre responsable de la région de Québec, Sam Hamad, s’était déjà engagé à une injection de 50 millions du gouvernement Charest. Mais sera-t-il intéressé à bonifier son offre jusqu’à 175 millions ? La marche est haute. Du côté fédéral, Josée Verner s’est aussi montrée disposée à une aide gouvernementale. On peut parier qu’une subvention fédérale ne nuirait pas à la réélection des députés conservateurs dans la région de Québec.
Selon vous, est-il justifié d’investir 400 millions de fonds publics dans un nouvel amphithéâtre ? Le maire Labeaume a-t-il raison d’invoquer que c’est au tour de la ville de Québec de profiter des deniers gouvernementaux pour moderniser ses installations sportives, sans un sou du privé ?
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