Mario Roy
On sait à quel point le monde de la musique a été chamboulé par la numérisation des oeuvres et leur échange sur internet. Le processus a engendré nombre de problèmes inédits. La numérisation du livre, loin d’être aussi avancée, apporte déjà son lot de difficultés, comme je le laisse entendre aujourd’hui en colonne éditoriale de La Presse .
Mais l’histoire la plus rigolote et la plus inquiétante à la fois concerne le Kindle vendu par amazon.com.
Et elle va comme ceci.
Il y a peu de temps, à la suite de problèmes de droits qui sont apparus après la mise en vente, le libraire virtuel a détruit par commande à distance, pour ainsi dire, tous les exemplaires d’un livre que beaucoup de propriétaires de Kindle avaient acheté et conservaient dans leur liseuse.
Problème !
D’abord, on ne savait pas que la technologie permettait à amazon.com de «pénétrer» dans le Kindle de ses clients pour y subtiliser un livre dûment payé ! Et, bien entendu, la légalité de toute cette affaire assez orwellienne est douteuse. C’est comme si votre libraire entrait chez vous, la nuit, et reprenait le livre qu’il vous a vendu et qui repose sur votre table de chevet !
Bref, le libraire virtuel s’est excusé, a remboursé ses clients et promis de ne plus recommencer…
Mais vous ne savez pas encore le plus beau… Quel était le livre en question ? C’était 1984 , de George Orwell ! Oui, Big Brother lui-même !
Ça ne s’invente pas…
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