Jean-Pascal Beaupré
Précédemment, Raymond Lévesque avait déjà été condamné à sept reprises pour conduite en état d’ébriété. Cela ne l’a pas empêché de se retrouver à nouveau ivre derrière le volant. Malheureusement, il a fallu qu’il fauche la vie d’une jeune femme de 23 ans, Karine Méthot, en 2007, pour que la justice lui impose finalement une longue peine de pénitencier : 10 ans.
Raymond Lévesque ne passera pas 10 ans au cachot pour autant. Il a déjà purgé un peu plus de deux ans derrière les barreaux en attendant son procès; comme la loi le prévoit, son temps passé en prison compte en double. On peut comprendre que cette règle soit désapprouvée par les parents de la victime, Karine Méthot, qui ont vu leur fille agoniser alors que le chauffard prenait la fuite. Le juge a d’ailleurs relevé la «très grande insouciance, l’égoïsme et la lâcheté» de l’accusé.
Le multirécidiviste de 59 ans s’est vu aussi décerner une interdiction de conduire à perpétuité. Lorsqu’il va recouvrer la liberté, respectera-t-il cette ordonnance ? Compte tenu de ses antécédents, comment peut-on croire qu’il ne fera pas d’autres innocentes victimes ?
La Couronne, qui avait suggéré une condamnation de 10 ans, qualifie la sentence d’exemplaire. Bien qu’il s’agisse d’une des plus lourdes peines pour un crime de ce genre, jugez-vous la condamnation suffisante, trop sévère ou trop clémente ?
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