Le blogue de l'édito

Archive du 23 juillet 2009

Jeudi 23 juillet 2009 | Mise en ligne à 14h44 | Commenter Aucun commentaire

Le prix de la visibilité de Montréal

251770-14_m.jpgPhoto d’archives Bernard Brault, La Presse

Jean-Pascal Beaupré

Les trois niveaux de gouvernement soumettront bientôt une nouvelle proposition au grand manitou de la Formule 1, Bernie Ecclestone, pour rapatrier le Grand Prix du Canada à Montréal dès 2010. Notre collègue Éric Clément nous apprend que cette offre prévoit un investissement équivalent à 15 millions par année du fédéral, du provincial et de la Ville de Montréal pour les cinq prochaines années.

Reste à voir si l’homme d’affaires multimilliardaire sera moins gourmand que l’an dernier. À l’époque, M. Ecclestone exigeait plus du double, près de 35 millions par année, sans compter une participation importante aux profits de l’épreuve. Il y a quelques mois, il avait ouvert la porte à de nouvelles négociations, ce qui pourrait laisser supposer – mais soyons prudent – qu’il se montrera plus souple.

On l’a bien vu en juin, l’absence du Grand Prix a fait mal à l’économie montréalaise, particulièrement aux hôtels et restaurants qui bénéficiaient de la manne des touristes étrangers.

Mais au-delà des dizaines de millions de dollars dont la métropole a été privé, il ne faut pas négliger la diminution de la visibilité dans le monde entier dont Montréal a souffert. Évidemment, il est difficile d’en mesurer l’impact de façon tangible, mais les images de la course, avec le centre-ville de Montréal en arrière-plan, agissaient comme une formidable carte postale auprès des centaines de millions de téléspectateurs. Combien d’entre eux ont eu l’idée de venir passer leurs vacances, ou même organiser un congrès, à Montréal, après avoir entendu parler de la ville en regardant le Grand Prix à la télé ?

Montréal n’est pas une capitale touristique incontournable comme Paris, Londres, New York ou Tokyo. Pour être sur «la map», comme on dit, il lui faut attirer l’atttention des étrangers par le biais d’événements internationaux d’envergure. Le Grand Prix du Canada remplissait ce rôle à merveille pour Montréal.

Amateur de Formule 1 ou non, croyez-vous que Montréal ferait une bonne affaire si M. Ecclestone acceptait la proposition de nos gouvernements ?

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Jeudi 23 juillet 2009 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Aucun commentaire

Faut-il avoir peur des murs?

chinois_s.jpg

Ariane Krol

Je suis à la fois rassurée et… pas du tout rassurée. Rassurée de voir qu’on n’a pas hésité à ériger un périmètre de sécurité pour éloigner les piétons d’un mur douteux dans le quartier chinois. Mais pas du tout rassurée parce que des murs lézardés, bombés et décrépis, il y en a plus qu’on peut en compter à Montréal.

Jusqu’à la semaine dernière, on ne les remarquait pas tellement. Ils faisaient partie du paysage. C’était avant qu’une femme ne perde la vie de façon tragique dans un restaurant du centre-ville, écrasée par une dalle de béton sous les yeux de son amoureux. Comme beaucoup de gens, j’ai surtout été frappée par le drame humain. Mais avec ce nouveau mur suspect sur le boulevard St-Laurent, on commence à se poser des questions. Et si la dalle de béton qui s’est détachée d’un hôtel de la rue Peel n’était pas un cas isolé?

D’ailleurs, ce n’en est pas un. Rappelez-vous ce stationnement qui a été fermé l’automne dernier après qu’une dalle de béton (encore une) se soit effondrée sur un camion de livraison, tuant son conducteur sur le coup. Et cette autre dalle fissurée au centre-ville qui a entraîné tout un branle-bas de combat à l’été 2007 – un problème détecté à temps, heureusement.

Personne n’a oublié l’effroyable épisode du viaduc de la Concorde. On a encore du mal à croire qu’il ait fallu en arriver là pour que la dégradation de nos infrastructures soit enfin prise au sérieux. Tout le monde l’avait remarquée, mais à force de se faire répéter que ce n’était pas grave, on avait fini par s’habituer.

Il serait peut-être temps de se poser des questions au sujet des murs de Montréal. L’inspection et l’entretien des bâtiments privés laisse-t-elle à désirer? Est-ce dangereux? Devrait-on s’en inquiéter

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