André Pratte
J’ai compris que la plupart d’entre vous ne souhaitent pas vivre 100 ans… à moins d’être en parfaite santé! J’en suis. Il reste que, si j’en juge par vos commentaires à l’entrée précédente du Blogue de l’édito, plusieurs vieillissent très bien, se gardent en forme, profitent de la vie. Et il faut dire que, quoi qu’on dise contre la médecine moderne, elle (j’inclus la médecine préventive) fait quand même du bon travail.
Quand j’étais petit, les gens de 60 ans étaient considérés comme vieux. D’ailleurs, ils avaient l’air aussi âgés que les personnes de 80 ans aujourd’hui. De nos jours, 60 ans, c’est encore jeune, non? Regardez, dimanche, Tom Watson, 59 ans, est passé à un cheveu de gagner le tournoi de golf le plus difficile de l’année, le British Open. Il a finalement perdu, en ronde de prolongation, contre Stewart Cink, 36 ans.
Bon, c’est exceptionnel, bien sûr. Avant cette fin de semaine de rêve, Watson, un des bons golfeurs de l’histoire, était en voie de sombrer dans l’oubli. Il jouait sur le circuit sénior et, lors des tournois majeurs, jouait trop mal pour se qualifier en vue des rondes finales. Bref, l’âge l’avait rattrapé.
Et, lors des trous de prolongation dimanche, quand il a craqué, les commentateurs ont dit: «Il commence à être fatigué.» Que voulez-vous, c’est l’âge! N’empêche, le voir en fin de semaine tenir son bout face à des grands gaillards de 30 ans était assez émouvant… pour tous ceux qui, dans la cinquantaine ou plus, comme moi, espèrent pouvoir tenir le coup plusieurs années encore.
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