
Photo Bernard Brault, La Presse
André Pratte
Des lecteurs me reprocheront d’aborder encore une fois un sujet futile. C’est vrai. Et pourtant, de quoi parle-t-on ces jours-ci, avec notre conjoint, nos enfants, les collègues de travail, sinon du temps qu’il fait?
Sur cette question, j’établis d’abord une position de principe: je suis pour l’été. Cependant, je suis résolument contre les canicules. Alors je n’ose pas trop me plaindre du temps frais qu’il fait depuis le début de juillet. Je sais qu’un jour ou l’autre, les jours de plus de 30 degrés, auquel il faudra ajouter le très collant facteur humidex, vont arriver.
C’est vrai que l’été 2009 n’est pas très gai. Il fait gris, il faut partout apporter son parapluie. Mais sommes-nous jamais satisfaits du temps qu’il fait? Ça vient sans doute de nos lointaines origines agricoles: ou bien il fait trop chaud, ou bien trop frais. Il pleut trop, ou pas assez. Peu importe le temps qu’il fait, les récoltes sont mauvaises et les prix sont élevés.
Une autre remarque. Lorsqu’une canicule s’installe, il se trouve toujours quelques commentateurs pour y voir la démonstration du réchauffement climatique. Or, de telles affirmations ne tiennent pas debout. Les changements climatiques sont un phénomène complexe et à long terme, dont on ne peut constater les effets une saison donnée dans une région donnée. Car si une canicule résulte des changements climatiques, le présent mois de juillet indiquerait-il que le climat se rafraîchit? Bien sûr que non.
En moyenne en juillet, on compte à Montréal quatre journées où la température maximale dépasse 30 degrés. Inutile de dire que jusqu’ici en juillet 2009, il n’y en a eu aucune; Environnement Canada n’en annonce pas d’ici au moins lundi prochain. Vous vous ennuyez vraiment des canicules?
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