André Pratte
En entrevue à mon collègue Joël-Denis Bellavance, le ministre des Affaires étrangères Lawrence Cannon a déclaré mardi qu’il n’était pas question d’un prolongement de la mission des Forces armées canadiennes en Afghanistan. Bravo!
Il y a quelques jours, la Presse canadienne rapportait que l’administration Obama discutait informellement avec Ottawa pour voir à quelles conditions le Canada accepterait de laisser ses soldats en place au-delà de la date de retrait prévue par une résolution du Parlement, soit 2011. C’est à cette information que M. Cannon a voulu réagir de façon non équivoque: «Le gouvernement du Canada va se conformer en tout point à la décision qui a été prise par le Parlement. C’est notre feuille de route. Dans ce dossier, la porte est fermée.»
Pour ma part, j’étais favorable à l’opération de l’OTAN en Afghanistan (mais contre l’invasion de l’Irak). J’étais également d’accord pour que le Canada en fasse partie et reste assez longtemps pour s’acquitter de ses responsabilités à l’égard de la sécurité mondiale.
En 2011, il y aura presque 10 ans que les soldats canadiens sont en Afghanistan. Cent-vingt sont morts. La mission aura coûté des milliards (18,1 milliards selon l’économiste du Parlement). Bref, le Canada aura fait sa part.
Nous devrons continuer d’aider les Afghans en matière de développement, de formation, de gouvernance. Mais c’est tout. Dans la mesure où la force armée est encore utile pour stabiliser le pays – je n’en suis pas du tout certain – c’est à d’autres alliés d’appuyer les Américains, qui viennent d’envoyer 17 000 soldats supplémentaires.
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