Le blogue de l'édito

Archive, juin 2009

Mardi 30 juin 2009 | Mise en ligne à 17h01 | Commenter Aucun commentaire

Afghanistan: la porte est fermée

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André Pratte

En entrevue à mon collègue Joël-Denis Bellavance, le ministre des Affaires étrangères Lawrence Cannon a déclaré mardi qu’il n’était pas question d’un prolongement de la mission des Forces armées canadiennes en Afghanistan. Bravo!

Il y a quelques jours, la Presse canadienne rapportait  que l’administration Obama discutait informellement avec Ottawa pour voir à quelles conditions le Canada accepterait de laisser ses soldats en place au-delà de la date de retrait prévue par une résolution du Parlement, soit 2011. C’est à cette information que M. Cannon a voulu réagir de façon non équivoque: «Le gouvernement du Canada va se conformer en tout point à la décision qui a été prise par le Parlement. C’est notre feuille de route. Dans ce dossier, la porte est fermée.»

Pour ma part, j’étais favorable à l’opération de l’OTAN en Afghanistan (mais contre l’invasion de l’Irak). J’étais également d’accord pour que le Canada en fasse partie et reste assez longtemps pour s’acquitter de ses responsabilités à l’égard de la sécurité mondiale.

En 2011, il y aura presque 10 ans que les soldats canadiens sont en Afghanistan. Cent-vingt sont morts. La mission aura coûté des milliards (18,1 milliards selon l’économiste du Parlement). Bref, le Canada aura fait sa part.

Nous devrons continuer d’aider les Afghans en matière de développement, de formation, de gouvernance. Mais c’est tout. Dans la mesure où la force armée est encore utile pour stabiliser le pays – je n’en suis pas du tout certain – c’est à d’autres alliés d’appuyer les Américains, qui viennent d’envoyer 17 000 soldats supplémentaires.

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Mardi 30 juin 2009 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Aucun commentaire

Connaissez-vous cet homme?

(Mis à jour à 17h40)

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André Pratte

Vous le reconnaissez? Si oui, vous faites partie de la minorité. Selon un sondage réalisé à l’occasion de la Fête du Canada par l’Institut Dominion, seulement 27% des Canadiens ont pu reconnaître ce personnage important de notre histoire, à partir de la photo. Au Québec, où on aurait encore davantage de raisons de savoir qui est ce monsieur, à peine 16% ont été en mesure de l’identifier.

Quand on dit que les Canadiens, dont les Québécois, connaissent peu leur histoire, en voici une nouvelle illustration.

La maison Ipsos-Reid a aussi montré aux personnes sondées cette photo-ci:

ja-macdonald2_s.jpgSeulement quatre Canadiens sur 10 ont pu l’identifier, lui sans qui le Canada n’existerait probablement pas. Au Québec, ce pourcentage chute à 18%. Triste…

À l’inverse, seulement un Canadien anglais sur trois a reconnu René Lévesque (87% des Québécois); incroyable mais vrai.

Deux personnages sont facilement reconnus par presque tous les Canadiens: Céline Dion et Terry Fox.

Un dernier résultat consternant: dans les provinces anglaises, à peine 40% des gens ont pu identifier la Gouverneure générale, Michaëlle Jean, pourtant l’une des personnes les plus photographiées au pays. Au Québec, société distincte toujours, cette proportion grimpe à 66%. Cela veut dire qu’il y a bien du monde qui ne lisent pas les journaux ou ne regardent pas les nouvelles à la télé. On le savait, mais ça reste consternant.

Alors, vous les reconnaissez?

Mise à jour, 17h40

Louis Riel et John A. Macdonald, bien sûr.

Quelques remarques sur les commentaires faits par les blogueurs.

- Plusieurs estiment qu’il n’est pas nécessaire de reconnaître un personnage sur une photo ou de connaître les dates des grands événements pour connaître son histoire. Je conçois que c’est loin d’être suffisant. Mais les chances sont que si vous n’avez jamais vu de photo de Louis Riel, c’est que vous n’avez pas lu de texte  ou vu de documentaire à son sujet.

- Chacun a sa version des événements historiques. Pour ma part, je me tiens loin des interprétations noires ou blanches. Louis Riel n’était pas un saint, John A. n’était pas le diable. Mais dans le cas de l’exécution du leader métis, Macdonald a commis une grave erreur.  Il faut par ailleurs reconnaître que la sympathie des Québécois francophones à son endroit tenait essentiellement au fait qu’il était francophone. S’il avait été anglophone (et tout aussi métis), nous serions restés indifférents, comme nous le sommes aujourd’hui à l’endroit des autochtones qui habitent le territoire québécois, en particulier ceux du Nord.

- quelques blogueurs ont affirmé que les Canadiens anglais ne connaissent évidemment pas Riel, puisque celui-ci rappelle un épisode noir de leur histoire. Je souligne quand même que les Québécois ont reconnu la photo de Riel dans une proportion bien plus faible que les autres Canadiens (16% au Québec, plus de 40% dans les provinces de l’Ouest). Il faut aussi noter que la Chambre des communes a déclaré en 1992 que Louis Riel devait être considéré comme le Fondateur du Manitoba et que l’anniversaire de naissance du leader métis est un congé férié au Manitoba.

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Lundi 29 juin 2009 | Mise en ligne à 15h18 | Commenter Aucun commentaire

Le régime montréalais

marche-fermier.jpg

Ariane Krol

 

Les enquêtes se suivent et se ressemblent : malgré tous les efforts de sensibilisation, la population continue à bouder les aliments dits bons pour la santé, comme les fruits, les légumes, les produits laitiers, les grains complets et les légumineuses. L’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal le constate encore une fois ce matin avec son Portrait de la consommation alimentaire de 2002 à 2007.

 

Même en visant des cibles modestes (cinq portions de fruits et légumes par jour, alors que le Guide alimentaire en recommande sept à huit), on fait chou blanc. Moins d’un Montréalais sur trois (30%) a intégré cette habitude. Pire : on ne constate aucune amélioration depuis cinq ans.

 

Le puritanisme alimentaire me tombe sur les rognons et l’obsession nutritionnelle me coupe l’appétit. Mais je comprends les spécialistes de santé publique de s’intéresser à ce qu’on met dans nos assiettes. Ces choix-là ont un impact important sur les maladies chroniques. Sauf que s’ils veulent susciter des changements, ils sont mieux de s’atteler. Comme on le voit dans l’étude, le revenu, le niveau de scolarité, le sexe et le fait d’être ou non en couple influencent énormément les habitudes alimentaires. Avec des facteurs comme ça, il va falloir pas mal plus que des messages d’information et de sensibilisation pour convaincre les gens de manger autrement.

 

Pourquoi pas une grande Opération Casseroles ? Tous ceux qui se débrouillent dans une cuisine le savent : un bon repas, ce n’est ni cher, ni long, ni compliqué à préparer. Mais il faut trouver que ça en vaut la peine. Est-ce encore possible?    

 

 

 

 

 

 


 

 

 

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